Convocation au ministère de la vice présidente du jury du CAPES de Lettres classiques

Chers camarades,

Sabine Luciani et Eric Foulon, vice-présidents du jury du Capes de
Lettres Classiques ont fait savoir que, dans le prolongement de la
motion votée par ce jury en faveur de la défense du Capes de Lettres
Classiques, ils refusaient de communiquer au ministère de l'Education
Nationale les sujets “zéro” de l'épreuve écrite de Langues anciennes.
Fermement opposés à la réforme du Capes, ils n'ont pas jugé souhaitable
de contribuer à la mise en œuvre des nouveaux programmes. Il s'agissait
là d'une action concrète de nature à entraver la mise en place du
nouveau concours. La réaction n'a pas tardé. Sabine Luciani vient de
nous informer qu'elle était convoquée au ministère. Manifestement, on
convoque individuellement ceux que l'on considère comme des fauteurs de
troubles. Des camarades du SNESup ont déjà été alertés. J'espère une
prise de position ferme de la part de la direction pour soutenir cette
collègue ainsi que les autres membres du jury qui risquent d'être à leur
tour soumis aux pressions du ministère.
Cordialement,
Fabrice Galtier, Montpellier III



Impossible absence

L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.

Elle annonce, pour la première fois depuis la Libération, le risque d’abandon d’une part fondamentale de l’histoire de notre pays.

Une part de notre histoire dont est issue la valeur accordée aux choses de l’esprit, à travers notre littérature, notre théâtre, les arts et leur circulation, dans la vision du monde que nous partageons et la place que nous avons su leur donner dans notre vie réelle. Cette absence fait planer la menace d’une défaite devant l’invasion délétère de l’esprit marchand imposée par ce que l’on nomme « globalisation ».

Les politiques qui refusent l’ordre néolibéral doivent le comprendre : non seulement la culture - au sens le plus large du mot -, est un enjeu fondamental de civilisation, mais c’est aussi pour eux un atout politique majeur.

Comme le dit le grand dramaturge Edward Bond, « que nous resterait-il aujourd’hui des Grecs s’ils ne nous avaient laissé une philosophie, un théâtre, une mythologie, des temples, des statues ? » Autrement dit un immense arrière-plan artistique et culturel créé à partir d’outils symboliques : une langue, des codes, des signes qui nous relient à une mémoire commune, à une volonté d’être ensemble et de rencontrer l’autre, de se frotter à l’inconnu, qui nous constituent en tant qu’êtres pensant, rêvant, imaginant, désirant, créant, construisant l’improbable avenir.

Ce sont ces outils qui nous permettent de nous penser, de nous ressentir, autrement qu’en tant que consommateurs ou marchands…

Notre histoire récente fut traversée de soubresauts où cette aspiration - ce désir collectif, parfois confus, souvent éclatant et vibrant - s’est manifestée. Des outils ont été construits avec le Conseil National de la Résistance. C’est ce que l’on appelle « le service public de la culture ». Il ne s’agit, en réalité, de rien d’autre que la manifestation concrète, politique, d’une volonté de donner à l’esprit sa vraie valeur dans la collectivité.
Ce service public, qui en France fut incarné par un ministère de la Culture, est en passe d’être démantelé.

Deux événements peu commentés, font figure de symptôme.
Au moment précis où plusieurs études alertent sur la désaffection de la lecture parmi les jeunes Français, la direction du Livre du Ministère a été supprimée l’automne dernier ; celles du théâtre, de la musique, de la danse et des arts plastiques ont depuis subi le même sort.
Dans le cadre d’une révision générale des politiques publiques qui veut tout soumettre, y compris l’inquantifiable, à la « rationalité économique », l’ensemble des directions artistiques sont réduites à une Direction générale de la création artistique, coincée entre une Direction des patrimoines et celle des médias et des industries culturelles.
On peut craindre que l’art ne soit plus la priorité de ce ministère…

La même rationalité économique a présidé aux débats du Forum d’Avignon : « économie et culture », présenté comme un « Davos de la culture ». Le symbole est fort. Au moment où la « crise » prouve l’inanité des dogmes néolibéraux qui dominent l’Europe, la culture devient l’ultime nappe phréatique où puiser, au service d’intérêts qui lui sont totalement étrangers.

Quel crédit porter à une « économie créative » initiée par des dirigeants d’entreprises comme Nicolas Seydoux, Didier Lombard et Axel Ganz ? Que peut véhiculer une telle « culture », réduite et instrumentalisée par les impératifs d’une « économie de la connaissance ? »

Dans l’Europe néolibérale, un faisceau de signes innombrables converge vers la destruction de ce que nous appelons l’humain. Brutalité d’une main, propagande de l’autre, encouragement général à cesser de penser et échanger. Cet encerclement qui concerne tous les aspects de nos vies tend à faire de chacun un individu dénué de sens collectif. On peut s’inquiéter de ce qu’il adviendrait d’une civilisation déjà très altérée par un individualisme stérile, une fois amputée ce qu’il lui reste de capacité à utiliser le symbole comme moyen d’échange et de construction d’une richesse culturelle commune.

À leur échelle, de nombreuses collectivités territoriales, avec des politiques qui prennent en compte différents niveaux de l’action artistique et culturelle et pallient les désengagements de l’État, tentent de résister à ce rouleau-compresseur. Comment pourront-elles agir demain, face à un gouvernement qui risque de les priver de toute marge de manœuvre en leur déniant la compétence culturelle ?

Il est temps de l’affirmer : nous avons ici des valeurs essentielles à défendre et à promouvoir.
Ces valeurs, ne doivent pas, sous peine d’effacement, se soumettre à la tyrannie du chiffre. Voici un débat public qui mérite vraiment d’être ouvert !

Pour signer cet appel, c'est ici

Les premiers signataires :

Danielle Mitterrand (Présidente de la fondation France-Libertés)

Stéphane Hessel (diplomate, ancien déporté et grand résistant ayant contribué à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme)

Roland Gori (psychanalyste, professeur des universités, initiateur de l’Appel des Appels)

Bernard Lubat (musicien multi-instrumentiste, chanteur, fondateur du festival d’Uzeste et de la Cie Lubat)

Marcel Gauchet (historien, philosophe, directeur d’études à l’EHESS, rédacteur en chef de la revue Débat)

Nicolas Frize (compositeur, membre de la LDH)

Bernard Stiegler (philosophe, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou)

Valérie de Saint-Do (co-directrice de Cassandre/Horschamp)

Nicolas Roméas (directeur et fondateur de Cassandre/Horschamp)

Barbara Cassin (philosophe, philologue, directrice de recherche au CNRS)

Philippe Meirieu (professeur en sciences de l’éducation, responsable pédagogique de la chaîne Cap TV, directeur de collection chez ESF Editeurs)

Bernard Bloch (metteur en scène, comédien, directeur artistique du Réseau (théâtre), membre fondateur de la coopérative artistique de production CAP Etoile)

Robin Renucci (comédien, réalisateur, fondateur de L’ARIA Association des Rencontres Internationales Artistiques)

Julien Blaine (poète et performeur, fondateur de la revue Doc(k)s, des Rencontres internationales de poésie de Tarascon et du Centre international de poésie de Marseille)

Jean-Gabriel Carasso (auteur, réalisateur, responsable de l’Oizeau rare, association de recherches culturelles)

Philippe Avron (auteur interprète)

Robert Abirached (écrivain, historien, critique théâtral, ancien directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la culture)

Françoise Fanfelle (Moissac - Infirmière retraitée)

Samuel Wahl (journaliste)

Pépito Mateo (conteur, acteur et écrivain)

Olivier Perrot (Plasticien photographe - Vitry sur Seine)

Édith Rappoport (ancienne conseillère à la DRAC Île-de-France)

Bruno Boussagol (Metteur en scène)

_______

L'appel est en ligne ici

www.horschamp.org



Une action forte en SES

Epreuve annulée

Epreuve annulée



Communiqué des enseignants du lycée Charles Gide aux collégiens et à leurs parents de tous le bassin de l’Uzège

tract parents collège

Tract à télécharger :

tract parents collège



Amorce de mobilisation “contre les réformes Chatel” en Seine-Saint-Denis

Article Le Monde

 
             
 

Le lycée Jean-Jaurès à Montreuil (Seine-Saint-Denis) fait partie des “établissements en lutte contre les réformes Chatel”. C'est ainsi que le site du SNES-FSU, le plus puissant syndicat d'enseignants du secondaire, présente ce lycée en grève quatre jours fin janvier. Et le secrétaire du SNES pour l'académie de Créteil, Pierre Claustre, qui y enseigne l'histoire-géographie, se félicite qu'“il y ait encore des gens prêts à prendre ce risque !”

Le mouvement pourrait reprendre à partir du lundi 8 février et la journée de mardi être un pic dans cette amorce de mobilisation essentiellement circonscrite à la Seine-Saint-Denis et - outre le SNES - aux syndicats FO, CGT, et à la CNT (anarcho-syndicaliste). Depuis la fin janvier, d'autres établissements sont “en lutte”.

Le lycée professionnel Jean-Pierre-Timbaud à Aubervilliers n'a pas accueilli d'élèves depuis le 29 janvier. Les enseignants y invoquent leur “droit de retrait” en raison d'une “suite d'événements graves”. Le lundi 1er février, ce sont des professeurs du collège-lycée Henri-Wallon, à Aubervilliers, qui se sont mis en grève, rejoints mercredi par des collègues du lycée Le Corbusier, puis jeudi par ceux de deux collèges.

SUPPRESSIONS DE POSTES

Au total une centaine d'enseignants accompagnés de quelques lycéens, se sont réunis jeudi après-midi devant la mairie d'Aubervilliers, puis à la Bourse du travail, où ils ont voté la poursuite de leur mouvement. Selon l'inspection d'académie, ces actions ne toucheraient que cinq ou six établissements sur les 184 que compte la Seine-Saint-Denis, ce que contestent les grévistes.

Cette petite vague de protestations que connaît un des départements les plus défavorisés de l'Hexagone résulte de la cristallisation de mécontentements et problèmes locaux se greffant sur une opposition plus large, visant les suppressions de postes - 16 000 sont prévues à la rentrée 2010 - et la réforme en cours des lycées, contre laquelle le SNES entend livrer bataille. Quitte d'ailleurs à s'allier pour cela à certains lycéens, comme l'indique la publication dans Le Monde du 2 février d'une tribune cosignée par le syndicat et la Fédération indépendante et démocratique des lycéens.

 

L. Cé

 

 



Communiqué des représentants enseignants du lycée Charles Gide d’Uzès

Message à destination :

-        des enseignants du lycée Charles Gide

-        des représentants de parents d’élèves au CA du lycée

-        des représentants élèves au CA du lycée

 

Bonjour à tous

 

À l’issue de l’assemblée, du mardi 02 février 2010, réunissant les enseignants,

les représentants du personnel du lycée Charles Gide d’Uzès, ont décidé de présenter une motion dénonçant l’insuffisance de la Dotation Globale Horaire (DGH) et de voter contre le Tableau de Répartition des Moyens par Discipline (TRMD) qui sera proposé par l’équipe de direction lors du prochain CA du 11 février 2010.

 

Pourquoi voter contre :

 

-        La DGH allouée à notre établissement est de :

·       973 heures poste

·       106 heures sup. année

soit une perte de 10h (ou un équivalent de 11h poste) par rapport à cette année alors que les effectifs devraient être en hausse, ce qui n’est pas normal puisque le Ministre de l’EN a envoyé un courrier aux Recteurs pour leur stipuler que :

« le taux d'encadrement des lycées doit demeurer le même. Autrement dit, la mise en application de cette réforme ne doit pas entraîner de suppression de poste…. La consigne donnée aux recteurs est claire : chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé »

 

-        Le nombre d’élèves dans notre établissement devrait être supérieur en première par rapport à celui de cette année puisque nous avons 10 classes de secondes cette année alors que nous n’en avions que 9 l’année dernière. Il devrait donc y avoir plus d’élèves en première en 2010/2011, ce que le Rectorat ne prend pas en compte puisqu’il nous donne les mêmes moyens pour l’année prochaine.

-        De plus, le nombre d’élèves attendus par les services rectoraux, en seconde pour l’année prochaine, est supérieur à celui de cette année.

C’est donc (selon nos estimations) une DGH supérieure d’au moins 10h, par rapport à celle de cette année, qui devrait être proposée pour la rentrée prochaine.

 

-        Pour faire fonctionner la réforme du lycée, en 2010 en seconde, avec la DGH allouée par le rectorat,

M Cabanis (proviseur du lycée) nous a confirmé qu’il devait globaliser les 400h de seconde avec le bloc 1er /Terminale puisque la somme des enseignements et de l’accompagnement de 2nde, présentée dans le TRMD, fait au moins 410h. Cela veut donc dire qu’il manque au moins 10h en seconde

 

-        Actuellement, 24h pour l’accompagnement (avec 20h prévues dans la dotation et seulement 4h de dédoublement pour toutes les classes de seconde) sont prévues dans le TRMD. Ceci signifie donc que l’accompagnement se fera globalement en classe entière ce qui est inacceptable. Au contraire, au vu de l’article 5 de la réforme (qui dit que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement »), nous demandons que soit pris en compte la spécificité de notre établissement rural isolé.

Nous demandons donc que la DHG de notre établissement soit abondée de 20h pour pouvoir assurer un accompagnement vraiment personnalisé et des enseignements d’exploration diversifiés et de qualité.

 

 

Au total c’est 50h qui manquent dans la DGH de notre établissement.

 

Nous appelons donc les représentants des parents d’élèves et les élèves

à voter contre le TRM qui correspond à une DGH nettement insuffisante.

 

 

Calendrier des prochaines réunions pour la mise en place de la réforme

  • Commission permanente : lundi 8 février à 17 h 30 (lycée Gide)
  • Conseil d’Administration : jeudi 11 février à 18 h (lycée Gide)



MANIF DE TOUS LES LYCÉES DU GARD À NÎMES MARDI 9 FÉVRIER, 13H, de Dhuoda aux arènes

Dernières infos des lycées du Gard :

-          Le lycée de Bagnols mobilisé depuis la grève nationale du jeudi 21 janvier (grève tournante des profs, manifestations des lycéens et enseignants) ; lire Les enseignants du technique en grève illimitée et  GARD - Bagnols : 600 lycéens dans la rue contre la réforme de Luc Chatel et GARD - Bagnols : les élèves restent mobilisés contre la réforme du lycée
-          Le lycée Dhuoda, après avoir investi la 1/2 journée banalisée, après 3 jours de grève (14, 19, 21 janvier), poursuit la mobilisation : manif du 30 à Paris (une dizaine du lycée) ; refus collectif de rentrer dans le chantage de distribution des dédoublements entre disciplines ; distribution de tracts aux parents ; “siège” du conseil pédagogique pour exprimer le refus de cette réforme
-          Lycée Camus, Nîmes : 75h de dotation en moins, vote contre en CA.
-          Lycée Gide, Uzès : suite à une réunion publique et une interview des représentants syndicaux du lycée le lycée a eu la une du journal local et une pleine page.

Les lycées Dhuoda et Albert Einstein (Bagnols) se sont rencontrés le mardi 2 au lycée Dhuoda. Les collègues en lutte ne se résignent pas à voir l’aide individualisée sacrifiée au “profit ” d’un accompagnement personnalisé fourre-tout, les horaires disciplinaires diminués, la répartition des dédoublements transformée en match entre les disciplines, la concurrence entre établissements institutionnalisée, les séries technologiques abandonnées.
C’est pourquoi il a été décidé de montrer la détermination des collègues en organisant une manifestation de tous les lycées du Gard le mardi 9 février à 13h à Nîmes (du lycée Dhuoda aux arènes).

Le Snes appelle tous les collègues à participer à cette manifestation.
Tous les lycées du Gard sont appelés à cette manif.

Pour le Snes Gard
Bertrand Humeau



Des enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 : des conséquences désastreuses pour les élèves

FCPE UNLÀ la rentrée 2010, 10 300 nouveaux enseignants vont être affectés sur des postes à plein temps, quelques semaines après avoir passé un concours de niveau bac+5 portant essentiellement sur des connaissances disciplinaires. Dans le meilleur des cas, ils n’auront eu en guise de formation professionnelle qu’un stage de six semaines en même temps qu’ils préparaient leur concours. Ils vont prendre en charge des élèves 26 h par semaine dans le primaire, de 4 à 18 classes sur 2 à 4 niveaux d’enseignement selon les disciplines dans le secondaire, ce qui représente un travail considérable de préparation et de suivi.

On leur demande d’emblée d’assurer le même service, les mêmes tâches que leurs collègues expérimentés, et tout cela sans avoir appris sérieusement à préparer des séances de cours, des évaluations, à s'occuper d'un groupe d’enfants ou d’adolescents, à réagir face aux problèmes de concentration, de motivation, voire de violence, aux difficultés scolaires de tant d’élèves, à gérer les relations parfois difficiles avec les familles.
Quelques-uns s’en sortiront tant bien que mal, et leurs élèves avec eux ; beaucoup seront désemparés au bout de quelques semaines devant les réalités de ce métier si éloignées de leur formation universitaire, débordés par la charge de travail, par les exigences d’un métier très difficile, et certains découragés par cette entrée dans le métier si mal préparée.

Que va-t-on dire aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, à leurs parents ? Un peu de patience, il apprend le métier « sur le tas » ? L’année prochaine ça ira mieux ?

Comment peut-on croire qu’être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale, suffit pour apprendre l’addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? Imagine-t-on d’envoyer des chirurgiens dans les blocs opératoires après deux épreuves écrites d’anatomie, un oral craie à la main sur la manipulation du scalpel, et trois semaines de stage d’observation ? En leur conseillant simplement d’appeler le collègue d’à côté en cas de problème ? Jusqu’à cette année, les nouveaux enseignants avaient une année de formation, sur le principe de l’alternance : ainsi dans le secondaire, entre 6 à 8 heures de cours par semaine, accompagnées par un enseignant expérimenté, et des temps de formation en IUFM. Tout le monde s’accordait pour reconnaitre cette entrée dans le métier comme imparfaite, insuffisante, à repenser, à étaler davantage dans le temps. La voilà supprimée d’un trait de plume.

Il n’y a pas beaucoup de certitudes en pédagogie. Mais on peut affirmer sans risque qu’il n’y a pas de bonne École sans de bons enseignants, et qu’on ne transforme pas un brillant étudiant en bon professeur par le miracle d’un avis administratif de titularisation, le temps d’un été. Il est vain de vouloir réformer le Lycée, développer l’accompagnement des élèves, promouvoir l’École numérique, faire acquérir à tous un « socle commun de connaissances et de compétences » si on ne se donne pas les moyens de qualifier les enseignants pour ces missions ! Depuis des années, divers rapports et recommandations, pourtant demandés par le ministère de l’Éducation nationale, se prononcent en faveur d’une formation professionnelle plus longue, plus développée, d’une alternance mieux pensée. Depuis des mois, les organisations professionnelles et les instances des IUFM alertent le gouvernement sur les dangers de ses projets. Aujourd’hui, ce sont les pires choix qui ont été retenus par le ministre, et ce sont les pires modalités qui sont mises en œuvre par certains recteurs. C’est la pure logique budgétaire qui l’emporte, avec un mépris extraordinaire pour les élèves, leurs enseignants, les familles. En effet, cette réforme n’atteindra qu’un seul objectif en 2010 : la suppression de 18 000 postes dans l’Éducation nationale !

Faire réussir tous les élèves, éduquer de jeunes enfants, les préparer à un monde si complexe, autant de défis majeurs qu’on ne peut laisser au dévouement, à l’improvisation ou au bricolage. Enseigner est un métier qui s’apprend ! L’envoi dans les classes de jeunes sortis de l’université sans aucune formation professionnelle, c’est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse. Nous demandons instamment au ministre et aux recteurs de renoncer à de tels projets et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.

Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques
Jean-Jacques Hazan, FCPE
Antoine Evennou, UNL

Paris, le 29 janvier 2010

 

 

Pétition à l’initiative de la Coordination Nationale Formation Des Enseignants
soutenue par la FCPE

100 000 voix pour la formation des enseignants

Améliorer la formation professionnelle, disciplinaire et pédagogique des enseignants est déterminant pour faire réussir tous les élèves. Or, la réforme imposée par le gouvernement va la sacrifier ! Le service public d’éducation sera durablement affaibli. Les universités, les associations de parents d'élèves, d'enseignants et d’étudiants sont unanimes pour demander l'abandon de cette réforme-là et l'ouverture d'une réelle négociation pour concevoir une formation professionnelle universitaire de qualité, permettant de recruter les enseignants fonctionnaires dont l'Education Nationale a besoin.

Voir, ci-dessus, le communiqué de presse auquel a participé la FCPE

Signons cette pétition et faisons signer.

Michel HUËT, FCPE Uzès



Les médias nationaux n’en parlent pas mais ….

LA MOBILISATION S'AMPLIFIE, QUELLES PERSPECTIVES POUR LA SEMAINE PROCHAINE ?

> Après une semaine d'un mouvement initié par les collègues d'Henri Wallon, le bilan me semble très positif.
> L'ensemble des établissements d'Aubervilliers est désormais touché par le mouvement de grève, et, celui-ci se propage dans l'ensemble du département par l'action volontariste d'équipes de collègues qui se rendent dans les établissements. A l'issue de la visite des ceux-ci, les personnels de ces établissements votent le plus souvent leur raliement au mouvement de grève (cela a été le cas après notre visite d'hier au lycée Utrillo de Stains).
>
> Les médias ont commencé à parler de ce mouvement suite au rassemblement d'hier à Aubervilliers. Par ailleurs, le contexte national qui fait qu'au travers d'incidents violents dans de très nombreux établissements, les médias sont obligés de laisser la parole à des personnels qui dénoncent les conséquences des suppressions de postes, ce contexte fait que notre dénonciation de la dégradation dans les établissements et son amplification programmée par les 16300 suppressions de postes à venir , ce contexte nous est très favorable.
>
> Notre mouvement en est à ses débuts, il n'a pas pris un caractère explosif avec une propagation très rapide, mais, tous les mouvements importants ces dernières années ont commencé comme cela, et, c'est dans ce sens là qu'il faut continuer. Le généraliser avant les vacances de février dans le département, c'est préparer les conditions de son extension à l'échelle nationale (par ailleurs nous avons connaissance de démarages de mouvements dans d'autres Académies) .
>
> La semaine prochaine, l'AG réunie à Aubervilliers à l'issue du rassemblement d'hier a décidé d'une manif à Saint-Denis mardi prochain à 14h à Saint-Denis.
> Pour assurer le succès de celle-ci, notre décision de nous remettre en grève lundi, pourraît nous permettre de faire le tour de l'ensemble des établissements de Saint-Denis, et, ainsi de faire ce qu'ont réussi à faire nos collègues d'Aubervilliers. La première Assemblée Générale Départementale se réunira à l'issue de la manif.
>
> Je propose donc qu'on se retrouve lundi matin à 7h45 pour voter la grève, nous pourrions proposer par exemple au collègues d'Utrillo de former des équipes mixtes pour aller dans les établissements.
>
> En attendant, bon week-end à toutes et à tous, on reprend des forces car on en aura besoin !

 

Déclaration du lycée Colbert

Nous, 32 enseignants du lycée Colbert, réunis le 2 février, syndiqués et non-syndiqués, avec nos organisations syndicales, SNES, SNEP, FO, SUD, nous sommes prononcés pour le retrait de la réforme du lycée.

Dès aujourd’hui, nous refusons de cogérer cette réforme.

Nous refusons de nous réunir en conseil d’enseignement pour appliquer cette réforme.

Nous sommes unis pour :

-       le respect de notre statut de fonctionnaire d’Etat et du statut de 50

-       le maintien de tous les horaires disciplinaires nationaux, de tous les dédoublements, de tous les postes, et leur augmentation

-       le respect de la liberté pédagogique de chacun

-       le refus des groupes de compétences en langue

-       le maintien de programmes nationaux sans aucun appauvrissement ni aucune dénaturation

Nous refusons la mise en place des conseils pédagogiques.

 

Déclaration lue au début de la réunion organisée au lycée Colbert par l’administration, conformément aux consignes ministérielles pour l’application de la réforme du lycée.

Déclaration communiquée au Ministère de l’Education nationale et au Rectorat de Paris.

Déclaration envoyée aux syndicats nationaux et aux sections académiques de Paris.

 

Dans le 93, la mobilisation se développe

Infos du 4 février

Le rassemblement appelé ce jeudi 4 février à 14h à Aubervilliers a réuni plus de 200 personnels de l’éducation nationale et lycéens.
Plus de 10 établissements étaient aujourd’hui en grève dans le 93
Le lycée Henri Wallon (en grève depuis lundi), Le Corbusier (en grève depuis Mercredi), les collèges Gabriel Péri, Diderot et Jean Moulin, le LP Timbaud (où le travail a cessé depuis Mercredi 27) à Aubervilliers, les collèges Jean Lolive et Jean-Jaurès à Pantin, le lycée Paul Eluard et le collège Fabien à Saint-Denis.

Ce développement de la mobilisation en quelques jours dans ce secteur du département est le signal que le mécontentement est présent dans tous les établissements et que de réelles possibilités existent pour étendre et amplifier la mobilisation dans les prochains jours.
L’AG inter-établissements qui a suivi a réuni 130 collègues. Elle a décidé d’un appel à étendre la grève pour mardi 9 février et à manifester devant la mairie de Saint-Denis à 14H. Cette manifestation sera suivie d’une Ag départementale à la bourse du Travail de Saint-Denis à 16H. Les revendications, articulées avec les revendications locales des établissements portent sur le refus des suppressions de postes (et pourquoi pas un rattrapage), contre la casse du statut (retrait des décrets de la loi sur la « mobilité », pour la titularisation de tous les précaires et l’abrogation des différentes réformes régressives dans l’éducation

Ce jeudi 4 février, le lycée Utrillo de Stains a voté la grève reconductible à partir de lundi. Il semble qu’il en est de même au lycée Jacques Brel de La Courneuve.
Le LP Weil de Pantin a voté la grève pour le mardi 9. Le LP Rimbaud de la Courneuve a voté de manière encore trop minoritaire la grève pour ce vendredi 5 février, une nouvelle AG est convoquée pour élargir la mobilisation dans le lycée le mardi 9 février.
Le LP Costes de Bobigny devait également être en grève ce jeudi 4 février
D’ores et déjà, 19 enseignants parmi les présents à l’AG du collège Marais de Villiers de Montreuil se sont déclarés prêts à une grève reconductible à partir du mercredi 10 février s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

La CGT-Educ’action 93 soutient ces mobilisations et appelle à les étendre et les amplifier.
Dans ce contexte, nous renouvelons notre appel à la tenue d’Assemblées générales dans les écoles, collèges et lycées, à l’organisation d’AGs de villes 1er et 2nd degré pour décider de l’entrée dans la mobilisation.
Rappelons que nous avons déposé un préavis de grève quotidien pour permettre aux écoles et établissements de rentrer dans la lutte. Nous sommes reçus ce vendredi à 14h à l’IA 93 pour la “négociation préalable” au préavis de grève (dispositions du SMA dans le 1er degré)

La CGT-Educ’action 93 s’est également adressé à l’ensemble des organisations syndicales du département pour leur proposer de réunir une intersyndicale de l’éducation mardi 9 février à 18h, qui en coordination avec les décisions de l’assemblée générale des établissements qui se sera réunie à 16h afin de définir les perspectives permettant le développement de la mobilisation, d’élaborer une plate-forme revendicative commune et de définir ensemble le plan de luttes unitaire nécessaire.
Dans cette période, il essentiel que les informations circulent. Aussi, nous vous demandons de nous envoyer des éléments sur la situation dans votre établissement.

—————————-

CGT-Educ’action 93

 

Appel de la cité scolaire Henri Wallon d'Aubervilliers
>
Appel de la Cité scolaire Henri Wallon d'Aubervilliers aux personnels de l'Éducation Nationale

> L'assemblée générale réunissant une quarantaine de personnes jeudi 28 > janvier à la cité scolaire Henri Wallon (Aubervilliers) a voté à la > très grande majorité des présents la >
> Grève illimitée à partir du lundi 1er février.
>
> Les raisons en sont le ras le bol de nos conditions de travail et
> l'opposition à la casse annoncée de l 'Éducation Nationale. Ces
> raisons vous les connaissez déjà :
>
>  Non à la suppression de postes dans l'Education nationale (80  000 programmées d'ici 2012) qui aggravent nos conditions de travail à > l'école, au collège et au lycée.

>  Non à la réforme Châtel qui vise à alléger les horaires, les > programmes et à terme à supprimer le service public de l'Education > nationale
>
>  Non à la réforme de formation des enseignants et à leurs > nouvelles conditions d'entrée dans la vie professionnelle

>  Fin de la précarité des personnels dans le 1er et le 2e degré. > > Nous avons décidé de nous mettre en grève, comme d'autres avant nous, car seule cette action permettra de faire valoir le droit des élèves > et des personnels à un véritable service public d'éducation. > > Nous avons décidé la grève car, il est temps que l'on se retrouve. > Seule la grève permettra de créer un mouvement d'ensemble qui puisse > mettre fin aux attaques du gouvernement.
>
> Nous avons décidé la grève car les journées ponctuelles n'ont pas
> réussi à empêcher les suppressions de poste, la mise en place de la
> réforme Châtel et la dégradation de nos conditions de travail.
>
> Nous avons décidé la grève, car si l'on ne sait pas quelle en sera
> l'issue, nous savons quelle sera l'issue d'un combat que nous n'aurons
> pas mené.
>
> Tout le monde est conscient que la situation se dégrade. Cela suffit.
> Il est temps aujourd'hui d'engager un vrai mouvement de grève pour
> nous défendre et sauver le service public de l'Education nationale que
> Sarkozy, Fillon et Châtel veulent démanteler.

Rejoignez-nous dans la grève ! 

Aubervilliers, le 29 janvier 2010



La réforme du lycée relance la guerre des programmes d’économie

Article l'Humanité

Le chômage fait tache dans les programmes

Enseignants et lycéens montent au créneau pour dénoncer la baisse du niveau des futurs programmes de sciences économiques et sociales, et les dangers de leur réorientation idéologique.

« Le ministère souhaite-t-il faire enseigner les “aspects positifs de l’économie” en SES  ? » interroge dans son communiqué l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses). C’est une crainte avérée depuis la mise à disposition, mercredi, des nouveaux programmes d’économie de la classe de seconde. Enseignants et lycéens déplorent, par exemple, l’impasse totale faite sur les problématiques du chômage, du pouvoir d’achat ou encore la portion congrue laissée aux sciences sociales par rapport à l’économie. Cette réorientation des apprentissages va de pair avec la création d’une nouvelle discipline, fortement contestée par les professeurs de sciences économiques, et baptisée « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion » (Pfeg).

« Choix dogmatiques »

Le gouvernement a donc tranché dans le bras de fer opposant les entreprises, favorables à cette option, où la microéconomie tient une place de choix, et les enseignants. Dans un rapport remis au gouvernement en 2008, une mission dirigée par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, avait mis l’accent sur le besoin de microéconomie et déploré que les SES insistent plus sur « les problèmes de notre société » que sur ses « réussites ». Sauf que l’actualité récente a montré combien ces « problèmes » étaient prégnants.

Dans ce contexte, que redoutent donc les entreprises  ? Que les jeunes lycéens développent leur esprit critique sur les enjeux des processus de précarisation et de discrimination  ? La Fidl, organisation lycéenne, n’a pas hésité à dénoncer « un formatage cérébral »  : « En enlevant tous les aspects sociaux du programme économique et social, le gouvernement espère-t-il faire de nos lycéens de braves moutons formés à la logique d’entreprise, prêts à se faire licencier, à être de bons soldats  ? » Même écho du côté de l’UNL, qui juge ce préprogramme « dogmatique ». L’association lycéenne rappelle ainsi que la crise frappe de plein fouet les jeunes, « premières victimes de la hausse du chômage et de la précarité ».

Ixchel Delaporte

 

L'enseignement de l'économie à nouveau en débat

Article les Echos
Une fois n'est pas coutume, les professeurs d'économie vont pouvoir se prononcer eux-mêmes sur leurs nouveaux programmes scolaires. Echaudé par le conflit survenu l'an passé avec les enseignants de cette discipline, le ministère de l'Education nationale a décidé de jouer cartes sur table dans le cadre de sa future réforme du lycée. Luc Chatel a mis en ligne hier sur Internet les nouveaux programmes d'enseignement de l'économie en seconde, qui seront mis en oeuvre à la rentrée prochaine. « Les propositions seront mises en ligne jusqu'au 12 mars pour que les enseignants se les approprient et puissent éventuellement suggérer quelques ajustements », a fait valoir le ministre de l'Education dans « Le Figaro ». Moyen de calmer le jeu mais aussi d'éviter le tête-à-tête avec la toute puissante Apses, association des professeurs d'économie, qui, après avoir réussi à faire reculer Xavier Darcos l'an passé, fait désormais monter la pression sur son successeur, en appelant ses troupes à défiler samedi. L'Apses considère que la réforme, qui rend l'enseignement obligatoire en seconde, à raison de 1 h 30 par semaine, et propose aux élèves de choisir entre « sciences économiques et sociales » et « principes fondamentaux de l'économie et de la gestion » ne s'accompagne pas de programmes satisfaisants. Ils « gomment les enjeux économiques et sociaux contemporains », et font l'impasse sur le chômage déplore l'Apses, rejointe par les lycéens de l'UNL.

Les Echos

 

La réforme relance la guerre des programmes d'économie
La Tribune 2/2/2010
Les projets de programmes de sciences économiques et sociales et d'économie-gestion soumis à consultation sont jugés peu attractifs et orientés idéologiquement.

Avec la mouture Chatel de la réforme du lycée, on croyait la hache de guerre sur les programmes d'économie enterrée. Il n'en est rien. La mise en ligne par le ministère de l'Education nationale de ses projets de programmes pour la classe de seconde a réactivé la polémique suscitée en 2008 par le rapport Guesnerie. Ce dernier préconisait notamment de familiariser les lycéens avec le monde de l'entreprise et critiquait un enseignement qui mettait ” plus l'accent sur les problèmes de notre société ” (chômage, précarité) et ” peu sur ses réussites “. Prudente, l'Apses (Association des professeurs de sciences économiques et sociales), plus occupée à défendre la place réservée à sa discipline (cette option de 3 heures hebdomadaires, choisie par 43 % des élèves de seconde, va devenir, comme l'économie-gestion, un enseignement exploratoire d'1h30) estimait cependant récemment que ” ce procès en idéologie de la part du patronnat ” restait ” sous-jacent “.

Enjeux :
Et de fait, les programmes soumis à consultation jusqu'au 12 mars cumulent les défaut. ” L'apprentissage d'outils plus abordables par des étudiants du supérieur est privilégié aux dépens des notions clés ” , critique Marjorie Galy, vice-présidente de l'Apses, qui craint un effet ” repoussoir ” auprès de jeunes de 15 ans, peu enclins à saisir les charmes des élasticités ou des courbes de coût marginal. Des sujets tels le chômage, la famille ou les investissements dans les entreprises disparaissent. L'association nationale des professeurs d'économie et gestion (Apceg), elle, dénonce des programmes ” trop lourds “, ” trop dogmatiques ” qui ” gomment tous les enjeux du monde contemporain ” et qui ne mettent pas en perspective ” les savoirs de gestion “. Conséquence dommageable commune à ces deux enseignements exploratoires : ” Nous ne sommes plus dans une logique d'exploration !” constate Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT qui regrette que la réforme du lycée soit l'occasion de ” régler de vieux comptes idéologiques “. De son côté le Snes-FSU dénonce une démarche ” microéconomique standard ” alors que les organisations lycéennes (UNL, FIDL) soupçonnent un ” formatage cérébral” destiné à ” ne pas éveiller l'esprit critique “.
La semaine dernière, le nouveau directeur général de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, cité par l'agence spécialisée AEF, démentait toute ” approche idéologique ” et rappelait que l'objectif de la consultation est ” de tenir compte des observations “. Le respect ou non de cet engagement ” sera un test “, prévient déjà Thierry Cadart. L'Apses compte pour sa part proposer un ” programme alternatif ” dans quinze jours.

Par Clarisse Jay

 

 



La résistance continue au lycée Gide d’Uzès

Aujourd'hui le lycée Charles Gide fait la UNE du républicain d'Uzès et d u Gard

Républicain UZES fev. 2010



Communiqué de presse du collectif éducation relatif au film “Baiser de la Lune” et aux propos émis par Le ministre de l’Education Nationale.

CP collectif



Les profs appelés à descendre dans la rue samedi à Paris

Les raisons de la colère: les suppressions des postes, la réforme du lycée, celle de la formation des maîtres….

Article Libé.fr

 

Des personnes manifestent lors de la grève nationale de la fonction publique le 21 janvier 2010 à

Des personnes manifestent lors de la grève nationale de la fonction publique le 21 janvier 2010 à Strasbourg. (© AFP Frederick Florin)

 

Plusieurs organisations de l’Education appellent à une manifestation nationale samedi à Paris notamment pour protester contre les suppressions de postes de professeurs et la réforme de la formation des enseignants.

Le cortège partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) à 13H30, pour se diriger vers la station de métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement). «Une dizaine de milliers» de manifestants sont attendus, selon la FSU.

Suppressions de postes. Les syndicats entendent protester «contre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes», selon le texte d’appel de la FSU. 50.000 postes ont été supprimés dans l’Education depuis 2007.

La formation des maîtres. Est aussi réclamé «l’abandon» de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) «et la négociation d’une toute autre réforme».

Le manque de formation pédagogique et pratique (devant élèves) au regard des aspects disciplinaires et la place du concours pendant l’année de Master 2, qui va surcharger les étudiants, entre autres, sont fortement critiqués.

La réforme du lycée. Les syndicats du second degré et la FIDL demandent par ailleurs de revenir sur la réforme du lycée qui doit s’appliquer à la rentrée 2010 pour la classe de seconde. Les textes de cette réforme ont été publiés jeudi au journal officiel.

Les opposants dénoncent les diminutions horaires de certaines disciplines et estiment que cette réforme a été faite pour supprimer des postes.

Les programmes de SES. Les professeurs de l’APSES protesteront en particulier contre les projets de nouveaux programmes d’économie de seconde pour la rentrée 2010, qui «gomment systématiquement les enjeux économiques et sociaux contemporains», en particulier sur la question du chômage.

 

Education : 10.000 manifestants défilent dans Paris

 

NOUVELOBS.COM | 30.01.2010 | 15:46

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Des milliers de manifestants défilaient cet après-midi à Paris pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants.

 

(Sipa)

(Sipa)

Des milliers de manifestants, 10.000 selon la FSU, défilaient samedi 30 janvier après-midi à Paris pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants.
Les manifestants se sont rassemblés place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) à 13H30, répondant à l'appel de plusieurs organisations de l'Education dont la FSU, la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL et les professeurs de sciences économiques et sociales de l'APSES.
Quelque 10.000 personnes, selon les organisateurs, participaient à cette manifestation, qui doit aller jusqu'à la station Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement). L'estimation policière du nombre de manifestants n'était pas encore connue samedi en milieu d'après-midi.

“Réussite de tous”

Défilant derrière une banderole proclamant: “Pour la réussite de tous. Stop aux réformes de régression! Stop aux suppressions de postes!”, les syndicats entendent protester “contre le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes”, selon le texte d'appel de la FSU.
Est aussi réclamé “l'abandon” de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) “et la négociation d'une toute autre réforme”.
Au milieu des banderoles et des ballons se trouvait un chameau, “pour montrer que l'école est au pain sec et que la réussite des élèves n'est pas un mirage”, a expliqué à l'AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

(Nouvelobs.com)

 

Entre 8.000 et 12.000 manifestants du monde de l'éducation défilent à Paris

 

Entre 8.000, selon la police, et 12.000 personnes, selon la FSU, ont défilé samedi après-midi à Paris, pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le cortège, qui est parti en début d'après-midi de la place Denfert-Rochereau (XIVe), est arrivé vers 16H30 à la station Sèvres-Babylone (VIIe) où les manifestants se sont dispersés dans le calme.

Ils manifestaient à l'appel de plusieurs organisations de l'Education dont la FSU, la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL, les professeurs de sciences économiques et sociales de l'APSES.

Défilant derrière une banderole proclamant “Pour la réussite de tous. Stop aux réformes de régression! Stop aux suppressions de postes!”, les syndicats entendent protester “contre le non remplacement d?un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes”, selon le texte d'appel de la FSU.

Au milieu des banderoles et des ballons se trouvait un chameau, “pour montrer que l'école est au pain sec et que la réussite des élèves n'est pas un mirage”, a expliqué à l'AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

“Le fait qu'il y ait des milliers de personnes venues de toute la France montre qu'il y a un problème persistant et une volonté militante de rassembler”, a estimé le secrétaire générale de la FSU, Gérard Aschieri.

Parmi les revendications des manifestants, “l'abandon” de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) “et la négociation d?une toute autre réforme”.

Les syndicats du second degré, la Fidl et l'UNL s'opposent également à la réforme du lycée qui doit s'appliquer à la rentrée 2010 pour la classe de seconde. Les textes de cette réforme ont été publiés jeudi au Journal officiel.

“La réforme du lycée montre ses limites, au vu des programmes mis en place, notamment celui de SES. On invite le ministre (de l'Education) à remettre à plat tous les programmes et en discuter avec la communauté éducative”, a dit à l'AFP Antoine Evenou, de l'UNL.

La contestation de la politique gouvernementale de suppressions de postes dans la fonction publique sera l'un des grands axes du 6e congrès de la Fédération syndicale unitaire (FSU) organisé à Lille du 1er au 5 février et marqué par le départ de son secrétaire général, Gérard Aschieri.

Elu à la tête de la première fédération de l'Education en 2001, réélu en 2004 et 2007, M. Aschieri, 57 ans, quittera ses fonctions à l'issue du congrès.

Bernadette Groison, 48 ans, professeur des écoles, devrait lui succéder, à condition d'obtenir 70% des voix lors de l'élection vendredi par le Conseil délibératif fédéral national (sorte de parlement de la FSU).

 

Plus de 8 000 manifestants du monde de l'éducation défilent à Paris

 

 

 

 



L’UNL sera dans la rue le 30 janvier !

Logo UNLLes lycéens sont appelés à descendre dans la rue à paris le 30 janvier afin de lutter contre la politique éducative du gouvernement.

Des réformes qui sont loin de répondre à toutes les attentes !

En effet, la réforme du lycée annoncée en décembre dernier est loin de répondre à toutes les attentes éducatives et sociales, notamment sur l’orientation où elle interroge sur sa capacité à mieux orienter quand on supprime des conseillers d’orientation et qu’on attribue leurs missions à des personnels non formés pour cette tâche.

De plus, l’annonce des programmes ne peut que susciter de vives contestations et particulièrement celui de SES. Effectivement, ce programme met en évidence l’idéologie libérale au détriment de toutes les autres et supprime ni plus ni moins l’étude du «chômage » en seconde !

Ajouté à cela, la réforme de la formation des enseignants aura pour conséquence d’envoyer dans les classes de jeunes sortis de l'université sans aucune formation pédagogique mettant en péril la réussite scolaire de plusieurs générations de lycéens. Cette réforme scandaleuse n’aura pour but que la suppression de 18 000 postes à la rentrée prochaine !

Des réformes appliquées dans un contexte de casse du Service Public d’Éducation.

Le désengagement de l’État vis-à-vis des Services Public met en danger l’École de la République. En effet, le manque de moyens budgétaires et humains alloués à l’Éducation Nationale met en évidence des situations locales désastreuses avec des classes de plus en plus surchargées et des conditions de travail de plus en plus difficiles pour les élèves et les enseignants.

De plus, la suppression de la carte scolaire accentue le phénomène de « ghettoïsation » des établissements.  La mixité sociale et la mixité scolaire ne semblent pas être des priorités du gouvernement. Bien au contraire, ce dernier semble chercher à casser la cohésion de notre modèle de société en s’attaquant directement à sa source : l’Égalité !

Le gouvernement doit mettre un coup d’arrêt à sa politique dogmatique et irresponsable.

Ainsi l’UNL demande :

·       La mise en place d’un plan de recrutement de personnelles dans l’Éducation Nationale

·       La restructuration de la carte scolaire avec l’ensemble de la communauté éducative

·       La mise à plat de la réforme de la formation des enseignants, afin de relancer des discussions sur des bases saines.

·       La mise à plat de l’ensemble des programmes scolaires du lycée et la discussion de ceux-ci avec l’ensemble de la communauté éducative.

L’UNL profitera da cette journée de mobilisation pour rappeler au Gouvernement que l’Éducation n’est pas une marchandise. S’il n’entend pas les revendications de la communauté éducative et devra porter la responsabilité des échecs de sa politique délibérément aveugle!

 

Antoine Evennou
Président de l'Union Nationale Lycéenne



Textes officiels sur la réforme du lycée 2010

Voici les textes officiels sur la réforme du lycée parus ce jour : à télécharger ci-dessous.

JO Réforme lycée 1

JO Réforme lycée 2

JO Réforme lycée 3

JO Réforme lycée 4
Bonne lecture critique.



Nouveaux programmes de seconde : ça fait peur.

falshLes projets de programmes pour la classe de 2nde, après réforme, sont consultable sur :
http://www.eduscol.education.fr/cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-seconde.html

Vous pouvez ainsi télécharger les matières du “tronc commun”ainsi que les enseignements d'exploration.

Avec cette base nous pourrons argumenter lors du prochain conseil pédagogique.

Courage ce n'est que le début des surprises.



SES : L’UNL dénonce un programme dogmatique et réducteur !

Logo UNL

Paris, 27 janvier 2010

L’annonce du programme de Sciences Économiques et Sociales (SES) est un véritable bond en arrière. Alors que tous les programmes sont retravaillés, les inquiétudes soulevées par les lycéens apparaissent bien plus que légitimes. 

Le Ministère doit revoir sa copie !

En effet, l’annonce du programme de SES ne peut que susciter de vives contestations. Alors que notre société subit une crise économique et sociale sans précédent où les jeunes sont les premières victimes de la hausse du chômage et de la précarité, le Ministère de l’Éducation Nationale décide tout simplement de ne plus étudier le chômage en seconde.

De plus, la densité des sciences sociales dans le programme est amoindrie au profit de la microéconomie. Ajouté à cela, la mise en évidence de l’idéologie libérale au détriment de toutes les autres.

Voudrait-il ainsi faire passer la pilule aux milliers de jeunes qui se retrouveront au chômage à cause de sa politique malgré les dires du Président de la République lundi dernier ?

Voudrait-il ainsi justifier sa politique dévastatrice d’économie budgétaire menée depuis 2007 avec près de 50 000 postes d’enseignants supprimés ?

Le programme prévu ne pourra pas éveiller l’esprit critique de tous les lycéens et les ouvrir sur le Monde. Bien au contraire, il va restreindre les possibilités d’émancipation intellectuelle de tous, mettant en danger la cohésion de notre modèle de société.

Des impératifs à ne pas oublier !

La réforme du lycée ne peut être un prétexte à la baisse du niveau global des connaissances et des compétences. Il n’est en aucun cas question ici d’un débat disciplinaire de plus, bien au contraire, nous considérons qu’il est nécessaire pour l’ensemble des programmes :

            Qu’ils permettent la hausse du niveau global des connaissances et des compétences des élèves, ce qui ne semble pas être le cas ici.

           Qu’ils assurent la pluridisciplinarité, ce qui ne pourra être possible en faisant abstraction de certains sujets et certaines notions essentielles.

           Qu’ils ne soient pas là pour enseigner au lycéen une idéologie particulière quelle qu’elle soit.

         Qu’ils soient construits en coopération avec l’ensemble de la communauté éducative.

 

L’UNL demande au Ministère de rapidement remettre à plat l’ensemble des travaux menés sur les programmes et de consulter l’ensemble de la communauté éducative sur ce sujet. Si aucun signe positif n’est donné très rapidement par ce dernier les lycéens sauront réagir en conséquence !

Antoine Evennou
Président de l'Union Nationale Lycéenne

 

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Réunion FCPE Uzès sur les Réformes de l’Éducation Nationale

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La réunion d’information-débat sur les Réformes de l’Education Nationale initialement prévue le 01 février au Collège Lou Redounet, est reportée au

mardi 02 février en Mairie d’Uzès à 18h, salle des commissions.

Un communiqué notifiant ce changement paraîtra dans le prochain numéro du Républicain d’Uzès.Il est souhaitable d’informer vos connaissances susceptibles d’y assister.

Le bureau FCPE Collèges et Lycées d’Uzès.



Contractuels, foncez ! Sarko paie sa tournée de titularisations !

Article blog :

http://www.collectif-papera.org/spip.php?breve112

Sarkozy, 21h20, 25/01/2010, TF1.

Un “vrais gens”, Samir, professeur contractuel en économie-gestion dans un lycée professionnel de Gagny, s’inquiète et demande un « véritable statut et une reconnaissance de son travail ».

Réponse de Sarkozy ; « La situation des contractuels dans la fonction publique est tout à fait anormale. Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation des contractuels ».

Avec une mastérisation qui va gonfler les chiffres de contractuels (les “collés-reçus”) et une suppression de 40000 postes en 2010 d’un côté, une politique de ressource humaine à l’université basée sur des heures supplémentaires et non sur des titularisations comme annoncée officiellement par Pécresse d’un autre côté, comment Sarkozy peut-il oser parler de titularisation des contractuels !

Sur les concours : « Tous les enfants ne sont pas faits pour être des bêtes à concours, moi d’ailleurs je ne l’ai pas été ». « Il faut moins de fonctionnaires, mieux payés, moins précarisés », conclut le chef de l’État.

Les statutaires apprécieront le : “on a privilégié la masse [de fonctionnaires] et pas la qualité”… Il continue à liquider l’image du fonctionnaire français. Une nouvelle provocation ou une insulte de plus, selon votre humeur du jour.

Ceux qui cumulent précarité, salaire fictifs et sur-travail, ils apprécierons…


Sur le Web : Revoir l’émission

 



Chatel : «Un enseignement en économie pour tous»

Article Le Figaro

Popos recueillis par Christine Ducros, Marie-Amélie Lombard-Latune, Marie-Estelle Pech, Natacha Polony
26/01/2010 | Mise à jour : 20:19
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«La crise a décuplé nos besoins de connaissances en économie.»
«La crise a décuplé nos besoins de connaissances en économie.»

Le ministre dévoile les contenus des nouveaux programmes pour la seconde.

LE FIGARO. - L'une des nouveautés de la classe de seconde qui se mettra en place à la rentrée 2010 est l'enseignement de l'économie, désormais obligatoire. Pourquoi ce changement ?

Luc CHATEL. - Il s'agit d'un marqueur important de la réforme du lycée. La philosophie première en est la suivante : un enseignement en économie pour tous. L'apprentissage de l'économie permet de décrypter le monde d'aujourd'hui, et c'est bien ce qui manquait jusqu'à présent au lycée. D'autant que la crise a décuplé nos besoins de connaissances en économie. Les Français le demandent. Une grande nouveauté de la réforme est de proposer aux élèves d'explorer un domaine sans pour autant déterminer leur orientation future. Ainsi les élèves pourront explorer l'économie au travers de deux enseignements, «sciences économiques et sociales» et «principes fondamentaux de l'économie et de la gestion».

Pourquoi deux enseignements différents ? N'y a-t-il pas le risque de les voir fonctionner comme une pré-orientation ?

Nous avons voulu maintenir la dimension sociologique qui animait les «sciences économiques et sociales» (SES). Mais les programmes seront remaniés. Et nous avons ajouté un autre enseignement : «principes fondamentaux de l'économie et de la gestion», davantage tourné vers l'organisation des systèmes, la découverte des grandes notions… Il s'agira de donner les fondamentaux à des élèves qui, peut-être, ne feront plus d'économie par la suite. Nous nous sommes appuyés, entre autres, sur le rapport remis à Xavier Darcos en juillet 2008 par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, qui préconisait de faire davantage appel aux fondamentaux et de séparer l'économie et la sociologie dans le cadre des SES. Nous veillerons à ce que les deux offres soient proposées à tous les élèves, et nous faisons même le pari que les élèves intéressés par l'économie prendront les deux. Les professeurs de SES et les professeurs d'économie-gestion se répartiront les enseignements. Et il est bien clair que le choix d'un enseignement ne détermine absolument pas l'orientation future et qu'ils donnent tous deux accès à toutes les filières.

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales proteste et menace de «désobéissance citoyenne», au motif que l'enseignement d'économie serait désormais cantonné à «l'apprentissage d'outils abstraits» éloignés des «questions de société» et «marginaliserait les autres sciences sociales». Qu'est-ce qui a présidé aux arbitrages actuels ?

Jusqu'à présent, seuls 43 % des élèves suivaient l'enseignement de SES en seconde. Désormais, tous auront à choisir deux enseignements d'exploration, dont au moins un en économie, ce qui équivaut à 54 heures dans l'année pour tous les élèves : c'est conséquent, et c'est davantage, par exemple, qu'un enseignement semestriel en première année d'université (36 heures). Quant aux programmes, ils ont été élaborés par deux commissions indépendantes. La commission de SES regroupait notamment Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique, le sociologue François Dubet et également le président de l'Apses, l'association des professeurs de SES, Sylvain David. Celle de Pfeg accueillait notamment Jean-Louis Mucchielli, professeur à Paris-I, président du jury de l'agrégation de SES, et Richard Foechterle, trésorier de l'Apceg, l'Association des professeurs de communication et économie et gestion.

Accepterez-vous des modifications substantielles ?

Ces commissions pluralistes m'ont remis leurs travaux la semaine dernière. Leurs propositions seront mises en ligne sur le site du ministère jusqu'au 12 mars pour que les enseignants se les approprient et puissent éventuellement suggérer quelques ajustements. Désormais, les programmes sont plus précis, plus détaillés. On peut avoir des divergences sur les questions économiques. Mais il y a en économie un langage commun. Il faut savoir ce que sont des prix, un marché… À l'enseignant d'expliquer qu'il y a plusieurs façons de faire, que le rôle de l'État peut-être plus ou moins important. Ce sont avant tout des notions qu'il faut assimiler. Les manuels seront donc rédigés dans ce sens. À partir de 2011, la nouvelle première entrera en vigueur, et la filière ES comportera deux enseignements d'approfondissement - économie approfondie et sciences sociales et politiques. Nous avons abordé la réforme de manière globale, et nous avons, dès le début, respecté les grands équilibres disciplinaires, justement pour éviter un combat entre les disciplines. Personne n'est sacrifié.