Darcos compte les grèves



Darcos « ment » sur l’état du dialogue social, selon le SE-Unsa

Article du Nouvel Ob.fr :

Le ministre de l’Education nationale a déclaré, pour prouver qu’il négociait, que le SE-Unsa avait signé « quatre protocoles d’accord » avec lui. Le syndicat réplique en assurant n’avoir signé que des « protocoles de discussions », mais pas de réels accords.

 

Xavier Darcos (Sipa)

Xavier Darcos (Sipa)

Le ministre Xavier Darcos « ment » sur l’état du dialogue social dans l’éducation, en mélangeant sciemment les protocoles de discussions et les accords signés par les syndicats, a déclaré, vendredi 21 novembre, le leader du SE-Unsa, Luc Bérille, nommément cité le matin par Xavier Darcos.
Son syndicat appelle en outre à de « vraies négociations » et propose au ministre de « rendre publiques ces négociations s’il les accepte, afin que désormais la transparence soit la règle devant tous ».
« En mélangeant sciemment protocoles de discussions et accords, le ministre ment. Cela illustre ce qui est bien au cœur du conflit: la question du dialogue social » dans l’Education, a déclaré à l’AFP Luc Bérille.

« Plus de divergences que de points d’accord »

Le secrétaire général du SE-Unsa a été nommément cité vendredi matin sur France Inter par Xavier Darcos qui, pour prouver qu’il négociait, a dit que le SE avait signé « quatre protocoles d’accord » avec lui, sur le lycée, la formation des enseignants, l’organisation de la semaine en primaire et le « bac pro ».
Le SE-Unsa n’a signé sur ces quatre sujets que des « protocoles de discussions », « formule instaurée par le ministère qui veut que désormais, pour pouvoir discuter, on est obligé de signer un tel protocole », selon Luc Bérille. Or, cela fixe « un cadre de discussions » mais n’est pas « un accord » final.
En fait, sur les quatre sujets, le SE n’a signé qu’un seul accord, celui sur l’organisation du travail des enseignants en primaire, a-t-il dit.
Le SE a refusé de signer celui sur le bac pro. Et les discussions sont toujours en cours sur la réforme du lycée et la formation des professeurs, au sujet desquels le SE a fait part de « plus de divergences que de points d’accord », a conclu Luc Bérille. (avec AFP)

 



Forte mobilisation: 163.000 manifestants selon la police

Article Nouvel Obs.fr

Le défilé parisien a rassemblé entre 9.000 et 40.000 personnes selon les sources. Le ministère estime à 33% la proportion de grévistes tandis que la FSU (syndicat majoritaire) indique qu’un professeur sur deux est en grève dans les collèges et lycées, et 69% en primaire.

Manifestation des enseignants, jeudi à Nice (Sipa)

Manifestation des enseignants, jeudi à Nice (Sipa)

Selon les chiffres de la police, 163.000 personnes ont manifesté ce jeudi 20 novembre contre les suppressions de postes d’enseignants et pour de meilleures conditions de travail.
Les manifestants étaient entre 9.000 et 40.000 à Paris, de 5.500 à 20.000 à Bordeaux, 5 à 11.000 à Marseille, 6 à 10.000 à Lyon, 5 à 10.000 à Toulouse et à Nantes, ou encore 5.700 à 9.000 à Grenoble, 3.400 à 6.000 au Mans, 2.500 à 5.000 dans les rues de Rouen.

La Réunion suit le mouvement

Aux cortèges qui ont défilé dans de nombreuses villes de métropole se sont joints à la Réunion entre 3.500 et 8.000 manifestants à Saint-Denis, de 2.000 à 4.000 à Saint-Pierre.
Jour de grève dans l’Education nationale, les manifestants entendaient protester contre les suppressions de postes, notamment les maîtres spécialisés Rased, et contre la dégradation des conditions de travail, revendiquant également un meilleur dialogue social.

33% grévistes en moyenne nationale

Selon les chiffres publiés par le ministère le mouvement des enseignants était plutôt bien suivi avec plus de 33% grévistes en moyenne nationale. La mobilisation la plus forte était constatée dans le premier degré avec 48,62% des instituteurs en grève.
Dans les autres établissements, 24,41% des enseignants des collèges étaient en grève, 15,48% dans les lycées professionnels et 19,42% dans les lycées d’enseignement général.

« Une véritable interpellation au ministre »

Pour les syndicats, la mobilisation est plus importante. « Plus d’un enseignant sur deux » était en grève dans les collèges et lycées, selon le Snes-FSU (majoritaire) et 69 % des professeurs des écoles étaient en grève en primaire, selon le SNUipp-FSU (premier syndicat).
La grève est « majoritaire dans le second degré », écrit le Snes, estimant que « sans contestation possible, plus d’un enseignant sur deux a fait grève aujourd’hui (ce jeudi) dans les lycées et collèges ».
Selon le syndicat, « le message adressé est clair, et constitue une véritable interpellation au ministre [de l'Education Xavier Darcos, ndlr]. Celui-ci doit maintenant prendre en compte les revendications exprimées fortement par les personnels » sur les 13.200 suppressions de postes inscrites au budget 2009, la « revalorisation » des enseignants, la « réforme du lycée ».

« L’empilement des réformes sans concertation »

Les syndicats de l’Education, en ordre de bataille, ont appelé les enseignants de la maternelle à l’université, du public et du privé à une grève nationale contre les réformes éducatives du gouvernement et les suppressions de postes, avec une centaine de manifestations dans toute la France. De nombreuses villes refusent d’appliquer le service minimum d’accueil dans les écoles. Selon le ministère de l’Education, ces villes ne représentent que « 3 à 17% au maximum de toutes les communes de chaque académie ».
Les syndicats, qui ont choisi la Journée internationale des droits de l’Enfant pour leur mobilisation, dénoncent les suppressions de postes (11.200 cette années, 13.500 annoncées en 2009), les restrictions budgétaires ou encore « l’empilement des réformes sans concertation ».

La mobilisation ville par ville :

- Bordeaux : entre 5.500 et 20.000 manifestants
- Marseille : entre 5.000 et 11.000 manifestants
- Lille : entre 3.800 et 5.000 manifestants
- Lyon : entre 6.000 et 10.000 manifestants
- Paris : entre 9.000 et 40.000 manifestants
- Toulouse : entre 5.000 et 10.000 manifestants

 



Xavier Darcos : les enseignants « méritent mieux » que leurs syndicats

Article le Monde.fr

A la journée de grève des enseignants contre la politique éducative du gouvernement et la poursuite des suppressions de postes, jeudi 20 novembre, Xavier Darcos a décidé d’opposer la fermeté. Le ministre de l’éducation s’est appliqué à minimiser l’importance de cette grève, pourtant très suivie, particulièrement dans l’enseignement primaire. « Le monde et la France avancent plus vite que les cortèges », a-t-il déclaré le matin sur RTL, alors que son entourage soulignait le caractère rituel des « grèves de novembre » dans l’éducation nationale.

 

Le ministre qui, depuis sa nomination, avait souvent présenté les syndicalistes comme des « défenseurs de l’école républicaine », n’a pas craint cette fois de les heurter de front. « Les professeurs, a-t-il dit, méritent mieux que d’avoir des syndicats dont la fonction principale est d’organiser la résistance au changement comme si le monde ne changeait pas autour de nous. »

M. Darcos s’est toutefois heurté à une autre sorte de résistance : celle de nombreuses municipalités, principalement de gauche, qui n’ont pas voulu ou pas pu mettre en place le service minimum d’accueil, jeudi, pourtant rendu obligatoire par la loi du 16 août 2008 dès lors que plus de 25 % des personnels sont en grève. M. Darcos s’est fait menaçant, évoquant des décisions de tribunaux administratifs du sud de la France qui, saisis sur le non-respect du service minimum d’accueil, auraient « créé des astreintes de 10 000 euros par heure ».

« RÉFORME DE TROP »

Comme de coutume, le ministère s’oppose également aux syndicats sur les chiffres de participation au mouvement. Il estime à 33,39 % la participation de l’ensemble des enseignants (primaire et secondaire). C’est dans le premier degré que l’impact du mot d’ordre de grève a été le plus fort : 48,62 % de participation, selon le ministère, 69 %, selon le syndicat majoritaire. Dans le second degré, la moyenne de participation est de 21,26 %, selon le ministère et plutôt de près de 50 %, selon les syndicats. La manifestation parisienne a rassemblé 40 000 personnes selon les syndicats, seulement 9 000 selon la police. Mais d’autres manifestations ont eu lieu dans les grandes villes de province (Bordeaux, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, Grenoble…) et, sur l’ensemble du territoire, l’estimation par la police du nombre de manifestants est de 163 000.

Les syndicats ont prévu de se retrouver vendredi pour décider des suites de cette journée. Pour eux, cette grève est « l’une des plus massives de ces dernières années ». Ceux du primaire, où l’amorce de suppression des réseaux d’aides aux élèves en difficulté (Rased) semble être la « réforme de trop », ont voulu innover en adressant au ministre un « préavis de négociations » lui « donnant » cinq jours pour ouvrir des discussions. Les « railleries », selon l’expression de l’UNSA, de M. Darcos ont exaspéré les syndicalistes, mais aussi, selon des témoignages nombreux et concordants, une majorité des professeurs « de base », y compris ne faisant pas grève, dissuadés par la perspective de perdre une journée de salaires. Pour Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA (syndicat des enseignants), « une faille s’est clairement creusée entre le ministre et ses enseignants ».

Luc Cédelle

 

 



Décompte des grèvistes

Logo SNES

Afin de mieux pourvoir manipuler les chiffres du taux de grévistes, le rectorat de Montpellier et donc le ministre de l’Education Nationale,ne demande plus à chaque établissement de communiquer son pourcentage de grévistes. Il se base uniquement sur quelques établissements « représentatifs » sélectionnés par leurs services.

Pour le lycée Charles Gide le décompte des grévistes n’a donc pas été pris en compte.



DECLARATION DE LA FSU DU GARD APRES LA MANIFESTATION DU 20 NOVEMBRE 2008

Logo FSU

Environ 3000 personnes ont manifesté cet après-midi à Nîmes pour exiger l’arrêt des réformes dégradant le service public
de l’Education Nationale.

A l’appel de la FSU (SNES, SNuipp, SNEP, SNESUP, SNUEP), de la CGT, des Solidaires, de FO,
de l’UNSA (Syndicat des Enseignants), du SGEN-CFDT et avec l’appui des parents d’élèves FCPE,des étudiants de l’UNEF et
de l’association gardoise des rééducateurs, le cortège s’est déroulé de l’Inspection Académique, rue Rouget de Lisle
jusqu’en Préfecture où une délégation intersyndicale a été reçue.

Demande a été transmise au ministre Darcos de rétablir des conditions d’encadrement suffisantes pour les élèves et étudiants
de la maternelle à l’université. Le rétablissement de tous les postes de rééducateurs (professeurs des écoles spécialisés dans
l’écoute et la réadaptation des élèves en rupture avec le système scolaire) – RASED – est exigé unanimement.

Nous demandons le retrait des réformes qui abaissent le niveau des enseignements, réforme du lycée général, réforme du lycée
professionnel, réforme des programmes de l’école primaire notamment, ainsi que le rétablissement de la spécificité du métier
d’enseignant récemment mise à mal par la formation niveau master qui exclut l’ année progressive d’apprentissage qui avait cours
auparavant, avec des horaires réduits pour le jeune enseignant.

Nous demandons qu’un véritable dialogue social soit instauré d’urgence en respectant les organisations syndicales qui sont
largement représentatives dans notre profession.

Nous demandons qu’un débat sur la place et les enjeux de notre école soit ouvert au niveau national et qu’on expose
clairement à nos concitoyens les budgets nécessaires au maintien et au développement d’un service public d’éducation de qualité
pour tous sans distinction d’origine culturelle ni sociale.
Nous affirmons que les budgets nécessaires à de telles ambitions sont de faible poids en regard des sommes colossales englouties
récemment pour renflouer la finance française soumise à des pertes inouïes dues à la folie de ses dirigeants.

Nîmes, le 20 novembre 2008

Emmanuel BOIS
cosecrétaire départemental
FSU Gard



GROSSE GRÈVE !

Logo SNES

On a annoncé à 10 h : 57,1 % de grévistes (57,5 % en collège et 56,2 % en lycée) dans l’académie. Les chiffres qui sont tombés depuis, sont tout à fait dans cet ordre de grandeur. Le chiffre est donc très proche (à + ou – 1ou 2 % ) de la réalité.

Dans le Gard, les remontées des établissements donnent : 53% en collège, 56% en lycée. Dans les écoles, près de 3 enseignants sur 4 étaient en grève !

Manifs bien réussies : 5 000 à Montpellier, près de 3 000 à Nîmes avec des lycéens, des parents assez nombreux et des élus politiques à Montpellier.

Sans contestation possible, plus d’un enseignant sur deux a fait grève aujourd’hui dans les lycées et collèges.

Le message adressé est clair, et constitue une véritable interpellation  au Ministre. Celui ci doit maintenant prendre en compte les revendications exprimées fortement  par  les personnels :

budget 2009,
revalorisation,
réforme du lycée,
respect du paritarisme.
Le SNES s’adresse aujourd’hui solennellement au Ministre  pour exiger des réponses à ces demandes pour le service public de l’éducation, ses personnels et la jeunesse.

Faute de quoi, avec l’ensemble des personnels et en recherchant l’unité la plus large possible le SNES est déterminé à poursuivre l’action.

Déclaration nationale

Avec une grève largement majoritaire et de puissantes manifestations, la journée de mobilisation du 20 novembre est un véritable succès. Les personnels ont marqué avec force leur colère face à la politique conduite par Xavier Darcos et Valérie Pécresse, et leur exigence de mesures concrètes correspondant à leurs attentes et aux besoins du service public d’éducation.

Ils attendent des réponses rapides : le SNES, le SNEP et le SNUEP ont interpellé le soir même le ministre. Ils ont proposé une réunion de l’intersyndicale du second degré dès le 21 pour examiner les suites à donner, avant la réunion de l’ensemble des organisations de l’Éducation nationale tous niveaux confondus le 24 novembre.

Compte rendu, lettre ouverte à X. Darcos et réponse aux provocations du Ministre dans la prochaine US – page immédiatement téléchargeable à http://www.snes.edu/IMG/pdf/20_novembre.pdf

Cordialement,

Pour le Snes Gard
Bertrand Humeau



Lettre ouverte à M. le Ministre de l’Education nationale

Logo FSU

Monsieur le Ministre,

En participant massivement à la grève et aux manifestations ce jeudi 20 novembre, les personnels de second degré, soutenus par la majorité de la population, ont montré leur mécontentement, leur inquiétude et exprimé leurs désaccords quant à la politique scolaire que vous menez (budget 2009 et suppressions de postes, réformes fortement contestées faites au pas de charge et sans réelle consultation des personnels, dévalorisation de leur métier, dégradation des conditions de travail, etc.).

Avec nos organisations SNES, SNEP, SNUEP (FSU), ils sont porteurs de propositions pour un service public et laïque d’éducation rénové, capable de faire face aux défis du XXIème siècle, pour la formation et la qualification de tous les jeunes.

C’est fort de cette mobilisation des enseignants, personnels d’éducation, d’orientation… que nous vous demandons M. le Ministre, de recevoir en urgence nos organisations syndicales. Nos propositions nécessitent une réorientation profonde de vos choix pour le système éducatif, ses élèves et ses personnels.

Nous prenons dès aujourd’hui contact avec nos partenaires syndicaux, les fédérations de parents d’élèves, les organisations militantes et lycéennes pour envisager les suites à donner, ensemble, aux actions revendicatives s’il s’avérait que vous persistiez à ne pas prendre en compte les exigences exprimées ce jour.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre considération distinguée.

Frédérique Rolet, Co-secrétaire générale du SNES Serge Chabrol, Secrétaire général du SNEP Jérôme Dammerey, Secrétaire général du SNUEP


L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous :

L'éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous : dans Collectif éducation logomanif19octpetit

shim dans Collectif éducation

Les organisations à l’initiative de la manifestation du 19 octobre se sont réunies le 22 octobre dernier et ont décidé de faire de la semaine du 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, une semaine d’actions pour que l’éducation reste une priorité.

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Voir le communiqué commun « Après le 19 octobre ». (Format .pdf – 125 Ko).

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Nous vous proposons de mener les actions suivantes :

 

- Envoi par les conseils départementaux de courriers à tous leurs députés et sénateurs et envoi par les militants et adhérents d’une lettre aux parlementaires de leur circonscription.

 

Le modèle à télécharger ci-dessous est prévu pour être envoyé par tout citoyen, de manière individuelle, au député et au sénateur de sa circonscription. Ce modèle va également être envoyé à tous les signataires de la pétition en ligne «l’Education est notre avenir».

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Télécharger le modèle de courrier. (Format .doc – 153 Ko).

 

- Délégations auprès des parlementaires du département.

 

- Organisation de réunions-débats sur la priorité à l’éducation, dans les mairies avec les parlementaires, dans les écoles avec les enseignants et les autres partenaires signataires de l’appel.

Vous trouverez ci-dessous en téléchargement une affiche que vous pouvez utiliser dans le cadre de cette semaine d’action.

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Télécharger le modèle d’affiche (Format .pdf – 650 Ko).

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N’oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur le site www.uneecole-votreavenir.org !



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