Ultime provocation avant les vacances

Article Libé.fr

Les lycéens sont «manipulés» selon Darcos


Photo prise jeudi 18 décembre, dans les rues de Rennes.

Photo prise jeudi 18 décembre, dans les rues de Rennes. (REUTERS)

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a affirmé ce matin sur LCI qu’il faudra veiller «au mois de janvier» à ce que les «blocages» de lycée «ne se reproduisent plus».

Interrogé sur le fait de savoir s’il demanderait à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de prendre des dispositions pour que les lycées ne soient plus occupés après les vacances de Noël, le ministre a répondu: «Il faudra en tout cas que nous veillions au mois de janvier (à ce) que ces blocages ne se reproduisent pas et que les lycéens qui veulent travailler puissent travailler.»

Darcos a affirmé que «bien entendu» l’extrême gauche avait débordé les manifestants car «ce mouvement lycéen a pris un tournant très violent, (…) pour des enjeux qui sont quand même modestes». Et de poursuivre: «On voit bien qu’il y a une manipulation et que le parti socialiste a voulu hier (jeudi, ndlr) s’en faire le récupérateur principal», a-t-il dit.

Hier, jeudi, entre 123.000 et 160.000 lycéens ont manifesté partout en France, globalement dans le calme, pour le retrait (et non le simple report) de la réforme du lycée.

(Source AFP)

 

 

Article NouvelObs.fr

Lycéens : Xavier Darcos met en cause l’extrême-gauche

« On voit bien qu’il y a une manipulation », lance le ministre de l’Education, « ce mouvement lycéen a pris un tournant très violent, (…) pour des enjeux qui sont quand même modestes ».

 

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos (AP)

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos (AP)

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a estimé, vendredi 19 décembre sur LCI, que le mouvement lycéen était manipulé par l’extrême gauche.
A la question de savoir si l’extrême gauche était « en train de déborder le mouvement lycéen », le ministre a répondu : « Bien entendu, nous le savons depuis le début. Ce mouvement lycéen a pris un tournant très violent, (…) pour des enjeux qui sont quand même modestes ». Et d’ajouter : « On voit bien qu’il y a une manipulation et que le Parti socialiste a voulu hier (jeudi, ndlr) s’en faire le récupérateur principal ».

Que les « blocages » « ne se reproduisent plus »

Xavier Darcos a également été interrogé sur ce qu’il comptait faire dans la perspective d’une éventuelle poursuite des blocages des lycées après les vacances de Noël. Demandera-t-il à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de prendre des dispositions ?, lui a-t-il été demandé. « Il faudra en tout cas que nous veillions au mois de janvier (à ce) que ces blocages ne se reproduisent pas et que les lycéens qui veulent travailler puissent travailler », a-t-il répondu.
Jeudi, entre 123.000 et 160.000 lycéens ont manifesté partout en France, globalement dans le calme, contre le projet de réforme envisagé par le ministre et pour lui demander de revenir sur les suppressions de postes inscrites au budget 2009 (13.500). Une nouvelle mobilisation est prévue le 17 janvier bien que Xavier Darcos ait annoncé jeudi qu’il comptait reprendre ses réformes « à zéro ».

 

 



Inquiétude chez les inspecteurs à travers cette interpellation au ministre et aux parlementaires.

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Inquiétude chez les inspecteurs à travers cette interpellation au ministre et aux parlementaires. dans Actualités pdf inspecteurs

Le secrétaire général du SNPI-FSU
Dominique MOMIRON
à
Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale

Mesdames, Messieurs les Parlementaires
Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

L’École est une richesse essentielle de la République. Elle en constitue une institution quia le pouvoir capital de féconder la vie démocratique de la nation par l’instruction de ses futurscitoyens. Dans cette optique, l’adaptation des contenus d’enseignement et du fonctionnement
de l’école aux enjeux et à la complexité de chaque époque relève de l’évidence.
Tous les acteurs d’aujourd’hui en conviennent : l’amélioration du niveau de
développement intellectuel et culturel de chacun en vue de l’exercice de sa citoyenneté, et
l’accroissement de la qualification de tous pour assurer l’insertion sociale des générations, sont
les finalités fondamentales de notre système éducatif.
En qualité d’inspecteurs, nous mesurons combien dans le quotidien de la classe, la
majorité des enseignants de l’école est consciente des enjeux d’amélioration de l’action
éducative et pédagogique. Nous mesurons chaque jour dans les classes combien cette
immense majorité d’enseignants s’attache à transmettre la connaissance. Mais nous entendons
aussi sa demande insistante d’un accompagnement en vue d’améliorer l’efficacité des réponses
aux situations d’échec dans l’apprentissage.
Dès lors, au titre de notre devoir de loyauté, nous attirons votre attention sur la
dégradation du climat au sein des équipes pédagogiques, que ce soit à l’école, au collège, et
au lycée. Qu’on ne s’y trompe pas : les enseignants ne refusent pas toute évolution ou réforme.
Mais derrière cet engagement, nous notons de plus en plus fréquemment chez les
enseignants un désarroi qui va croissant, notamment par le ressenti d’un mépris de la part de la
représentation nationale et de l’exécutif politique. Ce mépris s’exprime parfois ouvertement,
parfois de manière biaisée. Il remet hélas profondément en cause leurs efforts et les valeurs citoyennes et professionnelles qui les animent. Ce désarroi se nourrit aussi de l’incohérence
manifeste entre les réalités des réformes engagées et leur motivation officielle. Comment peuton
améliorer le système en diminuant drastiquement ses moyens ? Comment peut-on diminuer
la proportion d’élèves en grande difficulté en faisant passer la suppression d’un tiers des Rased
pour une simple opération de sédentarisation ? Comment peut-on ouvrir l’école sur le monde en
étranglant financièrement toutes les associations périscolaires qui oeuvrent depuis des
décennies avec leurs bénévoles pour enrichir l’offre culturelle et sociale de l’école ?
Un sentiment de révolte et d’indignation de plus en plus ouvertement manifesté gagne
l’ensemble des membres de la communauté éducative, y compris les familles qui tout en
attendant légitimement l’amélioration du service n’en comprennent plus aujourd’hui les finalités,
tant les mesures promulguées en rafales leur semblent en contradiction avec les volontés
affichées. De plus en plus ouvertement, des enseignants nous expriment leur révolte
irrépressible. Et ils sont sincères, honnêtes, et dévoués à la cause de l’école de la république.
Il se révèle dangereux de balayer tous les contradicteurs d’un revers de main au motif
qu’ils seraient des conservateurs ou des tenants de théories dépassées (dont certaines étaient
pourtant encore officiellement de mise il y a seulement un an dans la version des programmes
applicables en septembre 2007). Il est illusoire de s’appuyer sur des enquêtes d’opinion
technico-commerciales dont on connaît les limites.
C’est pourquoi nous en appelons au dialogue et la concertation comme moteur d’un
progrès intelligent. Le dialogue social ne se réduit pas à une cogestion. En matière d’éducation,
il doit se nourrir des intelligences concertées et confrontées des responsables politiques, des
acteurs du terrain, des praticiens, des experts et des citoyens. Seul le débat, aussi passionné
soit-il, a vocation à structurer les réformes d’un système scolaire qui ne peut affronter l’avenir
que sur le thème du progrès pour tous et pour chacun. En filigrane de ce débat, la nécessité du
« respect » se dégage systématiquement des dialogues que nous sommes conduits à mener
quotidiennement avec les enseignants, les parents et les élus locaux. Il faut lui redonner corps
et espérance !
Enfin, nous attirons votre attention sur la démarche hasardeuse engagée dans le système
scolaire dans le cadre de la loi du 21 août 2007, en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir
d’achat, dite « loi TEPA ». Sa dernière application avec la financiarisation du travail lié aux
évaluations nationales de CM2 et de CE1 s’avère contre-productive pour le travail d’équipe et
l’engagement collectif et coopératif des enseignants dans le traitement de la difficulté scolaire.
Elle constitue même un contresens, puisqu’elle laisse entendre que l’évaluation ne fait pas
partie intégrante du processus d’apprentissage de l’école primaire en assimilant cette opération
nationale à la procédure qui prévaut pour les jurys de concours et d’examen en fin de
scolarisation.

L’introduction de cette prime sélective, encore plus que celles qui ont été introduites ces
derniers mois, apparaît profondément injuste et inique. Elle est vécue par une majorité
d’enseignants comme une insulte à leur engagement. D’aucuns dénoncent déjà la logique d’un
paiement à l’acte, incompatible avec l’esprit de l’école de la République. Avec cette mesure, il
est à craindre qu’une boîte de pandore ait été ouverte, qui génère insatisfaction et
récrimination. Une révision de la grille indiciaire des instituteurs et professeurs des écoles aurait
certes été une voie plus ambitieuse, mais surtout elle aurait été plus juste et plus efficace pour
garantir et améliorer un pouvoir d’achat mis à mal ces dernières années.
Représentant les inspecteurs, personnels d’encadrement pédagogique de proximité et
acteurs clés entre le terrain et le politique, nous tenions à vous alerter d’un malaise aussi patent
qu’explosif.
Parallèlement, nous exprimons les craintes les plus vives concernant les évolutions des
carrières et des missions des inspecteurs, telles que définies par le ministère dans de récents
relevés de conclusions qui n’ont au bout du compte recueilli l’assentiment que d’une minorité
des inspecteurs consultés.
Il apparaît soudainement qu’après avoir réduit à peu de choses l’expression légale de
toutes ces contestations, le ministre envisage de rencontrer tous les syndicats de l’Éducation
nationale. Fort bien ! Pour cela, il n’est nullement besoin de conventionner le dialogue par le
biais de protocoles de discussion sclérosants. La république a prévu un dialogue social
permanent entre l’employeur et les syndicats représentatifs légalement désignés par les
salariés. Ce dialogue, au titre d’une république qui se veut sociale de par sa constitution,
procède aussi de la vie démocratique à côté des élections politiques nationales et locales. Le
SNPI-FSU a vocation à s’inscrire dans ce dialogue permanent pour y défendre les intérêts
moraux et matériels de ses mandants.
Nous sommes donc prêts à assumer ces responsabilités avec la solennité et l’ambition
nécessaires pour mettre fin à une dynamique qui devient inquiétante.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les
Parlementaires, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.
D. MOMIRON
Secrétaire général du SNPI-FSU



Uzès encore et toujours à la pointe des revendications

Les uzétiens sont pleins d’énergie,

qui en aurait jamais douté !

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Ils ont participé nombreux à la manifestation du 19 décembre appelée par les  les organisations lycéennes et soutenue par la FSU.

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Elèves et enseignants se sont retrouvés côte à côte pour dire joyeusement, dans cet après-midi d’hiver, qu’ils refusent une réforme au rabais, une réforme trop petite pour des jeunes gens,  qui ont tant  à donner.

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Apprendre, étudier, se former dans un pays qui leur ouvre un avenir : cette volonté affirmée sans relâche dans les jours froids du blocus, elle était intacte dans les rues parées pour Noël.

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Les lycéens ne désarment pas. Ils pensent déjà aux lendemains de fêtes.

 

Texte d’Odile Pernin Vidal
Pour le collectif de défense du service public de l’Uzège : Franck TICHADOU



Communiqué de la F.S.U. du Gard

Logo FSU   Section du Gard

La manifestation regroupant lycéens, étudiants, enseignants et parents d’élèves a regroupé environ 1500 personnes cet après-midi à Nîmes.
Dans une ambiance sereine les manifestants ont défilé jusque devant la Préfecture pour demander une autre politique de l’Éducation en France.

Une délégation comprenant deux représentants des étudiants (UNEF et un représentant de l’I.U.T), quatre représentants des lycéens (respectivement du lycée Jean-Baptiste Dumas à Alès, des lycées Daudet et Albert Camus à Nîmes et du lycée Charles Gide à Uzès) ainsi qu’un représentant de la F.S.U et la présidente de la F.C.P.E du Gard a été reçue en Préfecture.
L’UNEF a insisté sur la pénurie résultant d’une baisse conséquente des budgets et le rejet de la loi sur l’autonomie des universités. Les étudiants de l’I.U.T sont mobilisés contre la globalisation programmée des budgets qui prétend déléguer le budget des I.U.T. à la direction des universités, avec un risque de mise en concurrence, à terme, des formations.
Les lycéens demandent au gouvernement de revenir sur la suppression des postes dans le second degré et une politique pour l’Éducation plus ambitieuse.
La F.C.P.E en accord avec les revendications des jeunes, dénonce l’opacité et les hésitations de nos gouvernants dans la conduite de leurs « réformes ». Elle appelle à restaurer un climat de confiance et de concertations entre le Ministre, les parents, les étudiants et les enseignants.

La FSU du Gard rejoint également les étudiants pour dénoncer la globalisation des budgets dans l’enseignement supérieur qui génére une mise en concurrence des pôles de formation.
Elle appelle le gouvernement à réinvestir dans l’Éducation Nationale, de la Maternelle à l’Université, à renoncer à supprimer autant de postes et à engager des réformes qui n’aient pas pour seule finalité les économies budgétaires.

Nîmes, le 18 décembre 2008,

Emmanuel BOIS
cosecrétaire départemental



9 jours de blocage du lycée charles Gide d’Uzès; et demain dernier jour avant les vacances ….

Réforme suspendue !…

feu

Mobilisation maintenue !

blocage

Les lycéens ont décidé de continuer leurs actions tout en innovant leurs types de manifestations:

Demain « blocage » des grilles en position ouverte : les élèves sont invités à entrer dans l’établissement.

Les lycéens, parents d’élèves (FCPE, APDESU) et professeurs de l’UZEGE, convergent vers les revendications suivantes :

-La suspension soudaine de cette réforme ne fait qu’accroître l’aspect confus de ce projet. M.Darcos, en annonçant cette suspension, échappe à la conférence du Mardi 16 Décembre 2008 qui de surcroît était attendue avec impatience.

-On déplore les moyens utilisés pour appliquer la réforme (nombre de professeurs, budget…)

-Nous soutenons aussi les mouvements qui se déroulent actuellement au sein des écoles primaires, des maternelles, et des universités, contre les réformes de monsieur Darcos (Suppression de RASED…).

-On craint que cette réforme favorise encore la concurrence entre établissements.

Les lycéens, parents d’élèves (FCPE, APDESU) et les enseignants, restent à ce jour vigilants et mobilisés. Ils souhaitent mener une action commune afin d’agrandir la brèche ouverte par les mouvements lycéens.

 

 



Face aux manifestations lycéennes, Darcos promet de « rouvrir la totalité du dossier »

Article NouvelObs.fr

 

Selon un premier décompte, plus de 50.000 personnes ont manifesté dans toute la France, sur fond de blocage de nombreux établissements. A Paris, le cortège a réuni entre 7.500 et 13.000 manifestants.

Manifestation de lycéens à Bordeaux, mardi (Sipa)

Manifestation de lycéens à Bordeaux, mardi (Sipa)

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a affirmé jeudi 18 décembre, devant le Sénat, qu’il allait « rouvrir la totalité du dossier » de la réforme du lycée.
Le ministre s’exprimait alors que des dizaines de milliers de lycéens ont manifesté partout en France contre le projet de réforme.
« Nous allons reprendre les choses à zéro, nous allons ensemble rouvrir la totalité du dossier, nous allons prendre le temps sans hésiter précisément, de sorte qu’on ne dise pas que cette réforme est faite à la va-vite et pour des raisons qui ne seraient pas dictées par l’intérêt des lycéens, par l’intérêt des jeunes de ce pays », a expliqué Xavier Darcos. Lundi, le ministre de l’Education a annoncé qu’il reportait d’un an la réforme du lycée censée entrer en vigueur à la rentrée 2009 en seconde, avant de préciser mardi à l’Assemblée nationale qu’il fallait répartir « de zéro » sur ce projet.

Suppressions de postes

Ce report n’a pas empêché d’importantes perturbations partout en France.
Selon un premier décompte partiel, plus de 50.000 jeunes ont manifesté jeudi dans tous le pays, sur fond de blocage de nombreux établissements.
La manifestation lycéenne parisienne, qui a réuni entre 7.500 et 13.000 manifestants, selon police et syndicats, s’est achevée jeudi vers 16h30 aux abords du métro Duroc. Avaient quitté peu avant 14h30 les abords du jardin du Luxembourg pour se diriger vers le ministère de l’Education en défilant derrière la banderole de tête sur laquelle était écrit: « Notre éducation n’est pas au service du fric! ».
« No you can’t détruire notre éducation! », « résistance! », faisaient également partie des slogans scandés par les manifestants.
« Nous ne voulons pas de réforme du lycée qui légitime les suppressions de postes », a lancé Antoine Evennou, président de l’UNL, première organisation lycéenne. « C’est impensable de parler d’une réforme sur fond de suppression de postes », a renchéri Alice Nicolet, présidente de la FIDL, deuxième organisation lycéenne.
Jean-Baptiste Prévost, président de l’Unef, organisation syndicale étudiante qui s’est jointe à la manifestation, a estimé que l’ »inquiétude » des lycéens gagnait l’université, qui craint pour son « budget ».

Manifestations partout en France

La mobilisation des lycéens est particulièrement forte en Midi-Pyrénées, en Rhône-Alpes et dans l’Ouest (> la situation ville par ville).
A Lyon, des heurts ont émaillé la fin de la manifestation lycéenne, où une voiture a été brûlée et plusieurs jeunes légèrement blessés.
Le syndicat lycéen UNL demande que le ministre de l’Education revoit sa réforme sur le lycée, tandis que la Fidl réclame le retrait du projet Darcos. Dans un communiqué, la Fidl demande également à Nicolas Sarkozy, après la présentation jeudi de son plan sur la diversité, l’annulation des suppressions de postes (13.500 en 2009) dans l’Education.
Le Parti socialiste a appelé à manifester aux côtés des lycéens. Le Premier ministre François Fillon a répliqué en accusant l’opposition de vouloir « créer des tensions« .

 



Lycéens et policiers blessés en marge de la manif à Lyon

EDUCATION (actualisé 18h) - Des échauffourées ont émaillé jeudi à Lyon la manifestation lycéenne, quelques participants et policiers ont été blessés, et une quarantaine de jeunes gens arrêtés. Quelques 5.500 (selon la préfecture) à 10.000 (selon les organisateurs) lycéens et collégiens manifestaient, et de nombreux établissements de l’agglomération ont connu de forts taux d’abstentéisme. Des élèves ont également tenté de bloquer leurs bahuts, mais certains en ont été dissuadés par des chefs d »établissements qui ont menacé d’appeler la police pour les déloger. La manifestation a traversé le centre de Lyon, avant de dégénérer en fin de matinée. Une voiture a été incendiée, trois autres retournées. La police a chargé à plusieurs reprises…

Plusieurs jeunes ont été légèrement blessés, dont Alexia Portin, militante de la Fidl, syndicat lycéen.  Cinq policiers ont par ailleurs été touchés, indique la préfecture du Rhône. Quelques poubelles ont été par ailleurs incendiées, des abribus cassés. Selon la police, 38 personnes ont été interpellées et des procédures judiciaires sont en cours jeudi soir.

Le cortège avait manifesté aux cris de « Darcos, maintenant ou dans douze mois, ta réforme on n’en veut pas ». Défilant au pas de course et en ordre dispersé, les jeunes ont manifesté derrière quelques banderoles indiquant le nom de leur établissement ou encore « éducation sans entrave » et « lycéens en colère ». Ils ont manifesté leur colère à coups de pétards et de feux de bengale. Des jets de pierre et bousculades ont également émaillé le parcours de la manifestation jusqu’au rectorat, où les heurts les plus importants se sont déroulés. Les transports en commun lyonnais ont été perturbés toute la matinée, la ligne D a été brièvement coupée, les trams et de nombreux bus détournés.

A Grenoble, plusieurs centaines de lycéens ont défilé dans la matinée entre la gare et le rectorat. Environ 1.400 personnes ont défilé sans incident à Clermont-Ferrand, et 1.200 à Saint-Etienne, selon la police.

A Roanne (Loire), des étudiants d’IUT ont multiplié les blocages, interrompant notamment le trafic ferroviaire en descendant quelques minutes sur les voies à la gare SNCF, a constaté un correspondant de l’AFP. Ils étaient 170  selon la police (400 selon les manifestants).



Mille lycéens dans les rues d’Orléans: «Darcos veut nous la faire à l’envers»

Article Libe.fr

ÉDUCATION. «Ils sont quand même là?», s’étonnait, ce jeudi matin, un passant en voyant le millier de lycéens se réunir sur le parvis de la cathédrale d’Orléans pour partir, en cortège, dans les rues de la ville. Ils avaient décidé, à l’image de Thibo (notre vidéo), de ne pas se contenter du seul report du projet Darcos pour les lycées, mais d’obtenir son abrogation pure et simple «Il veut nous la faire à l’envers», résumait Mathieu, élève de seconde dans un lycée de l’agglomération. «Nous, ce qu’on veut, c’est le retrait de cette réforme de m…». Si la manifestation s’est déroulée dans le calme (malgré quelques interpellations en marge du défilé et une présence policière particulièrement nerveuse), le matin même, des incidents s’étaient produits devant le lycée Pothier. (Lire la suite…)

Img_8059 «Nous avions mis en place un barrage filtrant sous la forme d’une chaîne humaine», explique Hannah, 17 ans, élève de terminale L. «Trois policiers sont venus pour casser ce blocage. Ils étaient agressifs et semblaient vouloir aller au conflit. Ils ont accusé l’un d’entre nous d’avoir bu de l’alcool, ce qui était naturellement faux. Sans l’intervention d’un parent d’élève de la FCPE, tout aurait pu dégénérer».
Le cortège, qui a quitté la cathédrale peu après 10 heures, était fermé par des représentants de la fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), du syndicat SNES-FSU et du mouvement des jeunes socialistes du Loiret (MJS). Vers midi, les manifestants se sont dispersés dans le calme après avoir occupé, un moment, l’accès au pont Thinat.

Mourad Guichard

 



«Repousser la réforme c’est bien, la supprimer, c’est mieux», estiment toujours les lycéens bordelais

Article Libé.fr

MANIF - La mobilisation commence à baisser, mais reste forte. Ils étaient encore environ 2400 lycéens, selon la police, en provenance de tout le département, à défilé aujourd’hui dans les rues de Bordeaux pour protester contre la réforme du lycée. Le cortège, beaucoup plus modeste que celui de mardi, s’est ébranlé vers 14heures de la place de la Victoire, derrière des banderoles explicites reprenant des arguments tels que «Repousser la réforme c’est bien, la supprimer, c’est mieux». Feux de bengale, pancartes, chants et slogans ont animé le défilé, encadré par un service d’ordre conséquent, chargé de canaliser les manifestants et d’empêcher d’éventuels heurts avec les forces de l’ordre.

Les lycéens tiennent à montrer leur détermination dans ce bras de fer. «On se méfie de Xavier Darcos. Le report, c’est reculer pour mieux sauter», estime notamment Juliette, une des animatrices du mouvement, lycéenne en terminale ES à Langon et membre de l’UNL. «Il faut une réforme, mais avec les lycéens. Pas un truc sorti comme ça pendant l’été», ajoute-t-elle pour nuancer.

Le rectorat de Bordeaux a par ailleurs fait état de 10 lycées encore touchés par des tentatives de blocages ou des barrages filtrants dans toute l’académie. Et deux autres établissements étaient «totalement bloqués» à Pau. «On observe également un taux d’absentéisme très élevé» dans l’académie, souligne l’administration.

Ailleurs dans la région, ils étaient entre 1.500 et 2000 manifestants à Bayonne, 500 à Agen et 700 à Pau. A Angoulême, entre 1.300 et 1.700 lycéens, selon les sources, ont défilé dans l’après-midi. Alors qu’à Brive (Corrèze), la police a recensé 300 manifestants et les syndicats 600.

 



Plus de 4000 lycéens « maintiennent la pression » à Rennes

Article Libé.fr

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EDUCATION - A Rennes,  entre 4000 et 5000 lycéens ont défilé jeudi matin dans le calme pour « maintenir la pression ». « Nous ne sommes pas dupes des promesses de Xavier Darcos qui ne fait que décaler les problèmes et retarder l’échéance« , explique Romain Lochet, élève de première ES à Rennes. Comme d’autres, il n’est pas opposé à une réforme par principe mais veut “une autre réforme”.
Aujourd’hui il dit qu’il est prêt à discuter, mais il n’écoutera rien et tout ce qu’il veut c’est faire passer sa réforme en douce”, poursuit Romain.
Il obéi aux ordres du président et si on lui dit de faire des économies, il supprimera des postes”, ajoute Lucas, relayant la crainte largement partagée de classes surchargées alors que beaucoup compte déjà aujourd’hui quelque 35 élèves.
Au dessus de la petite foule compacte qui défilé au rythme des tambours, encadré par un service d’ordre lycéen, une pancarte proclamait: “Réforme bâclée, éducation gâchée”.
Environ 2500 lycéens ont également manifesté à Lorient, autant à Quimper, 2000 à Saint-Brieuc ou encore 1500 à Brest selon la police. Plusieurs lycées ont également été bloqués ou perturbés dans des villes de moindre importance en Bretagne.
P.H.A

 



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