Le point sur la réforme du lycée

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Après le succès de la grève du 20 novembre, toutes les organisations syndicales ont éxigé l’ouverture de négociations avec le ministre. Face à l’absence de réponse, le SNES avec toute la FSU a invité l’ensemble des fédérations de l’éducation à se réunir lundi 1er décembre , avec la proposition d’une nouvelle grève unitaire avant fin décembre.

 

Dans l’immédiat, avec les parents, les élèves, les partenaires de l’éducation, le SNES appelle dans le cadre du collectif pour l’école à participer nombreux aux manifestations décentralisées qui seront organisées dans toutes les villes le 10 décembre prochain.

Concernant la réforme du lycée, le SNES a réuni samedi 29 plus d’une centaine de représentants d’établissements afin de débattre de la réforme, des propositions alternatives. La réunion s’est conclue par un appel à l’organisation d’assises du lycée dans chaque académie. Le point sur la réforme le 29/11/2008

Dans un nombre croissant de lycées, des réunions avec les parents , des distributions de tracts sont organisées. Le SNES appelle à les multiplier. Il demande au ministre d’organiser une journée banalisée pour l’information de tous et le débat et appelle à relayer cette exigence dans tous les établissements.

Xavier Darcos doit s’exprimer sur la réforme à la mi décembre ; le SNES propose de faire de cette journée d’annonce une journée nationale d’action avec des modalités du type occupation des lycées avec les parents d’élèves, nuit des lycées, …

Enfin vendredi 28 le ministre a annoncé qu’il allait recevoir les syndicats de l’éducation pour débattre « sans tabou ». Un premier rendez vous avec la FSU est fixé au 4 décembre qui sera suivi de rencontres avec le SNES et le SNUIPP. Il était temps ! Nous vous tiendrons bien sur informés de la suite.

- La lettre ouverte à Xavier Darcos du Snes-Snep-Snuep

- Communiqué de presse du SNES-Fsu



JOURNÉE NATIONALE D’ACTION DES PROFESSEURS DE S.E.S LE MERCREDI 3 DÉCEMBRE : 10 BONNES RAISONS DE MANIFESTER A PARIS !

Manifestation à Paris

Manif. Paris 19-10-08

avec couverture : préavis de grève déposé par le Snes, le Snalc et le Se-Unsa

Le mercredi 3 décembre 2008

13h : Madeleine-République, 15h30 : meeting à la bourse du travail avec prises de parole de nos soutiens et Assemblée génrérale

Une mobilisation massive est indispensable

10 bonnes raisons de manifester à Paris le 3 décembre 2008

1- Une forte demande sociale

Dans le contexte économique et social actuel, il y a une forte demande sociale pour que tous les lycéens suivent un enseignement de SES. Selon un sondage TNS Sofres révélé lors des Journées de l’Economie à Lyon en novembre 2008, 73 % des Français estiment que l’information économique est peu ou pas du tout accessible et compréhensible, et 85 % sont favorables à une initiation à l’économie dès le secondaire.

2- Le projet de réforme de la seconde marginalisera l’option SES en seconde

Des 43% actuels d’élèves de seconde qui choisissent les SES parmi Latin, LV3, IGC, ou MPI, ISI, combien choisiront notre enseignement lorsqu’il sera en concurrence avec un module d’approfondissement de math, littérature, physique-chimie ou sciences de la vie et de la terre ?

3- La réforme de la seconde prépare un tarissement des orientations en série ES et une fusion entre les actuelles séries ES et STG

A terme, c’est l’orientation vers le futur parcours « Sciences de la Société » qui risque de se tarir, les élèves ne pouvant pas effectuer une orientation raisonnée en fin de seconde sans connaître une des « dominantes » de ce parcours. Par ailleurs, la réforme de la seconde prépare une fusion entre les actuelles séries ES et STG. Dans le cycle 1ère-Terminale, les SES ne seront qu’une dominante parmi quatre au sein du parcours « Sciences de la Société » en compagnie du Droit, des Sciences de Gestion et de l’Histoire-Géographie. Il a même été évoqué de scinder les SES entre des modules de sociologie et d’économie. Ce remodelage fait fi des complémentarités fortes qui existent actuellement dans la série ES entre les SES, les mathématiques, l’histoire-géographie, les langues et la philosophie, complémentarités qui permettent un haut niveau de culture générale propice à la réussite dans les études supérieures qu’elles soient courtes, longues ou des plus sélectives.

4- Inacceptable en termes de conditions pédagogiques d’enseignement

Le projet de réforme de la seconde est inacceptable en termes de conditions pédagogiques d’enseignement : perte de la durée annuelle (- 40% de l’horaire élève) mais aussi et surtout des TD. Les modules de découverte ne feront pas l’objet d’une note dans le bulletin mais seulement d’une appréciation ! Que transmet-on à des lycéens de 15 ans en 4 mois de cours à 35 élèves par classe ?

5- Inacceptable en termes de nombre futur de postes et de recrutement

Le projet de réforme de la seconde est inacceptable en termes de nombre futur de postes et de recrutement : – 40% de l’horaire élève en seconde, disparition confirmée des TD, baisse du taux de lycéens choisissant SES en seconde (15% au lieu de 43% actuellement ?) = près de 1000 postes excédentaires ?

6- Réforme précipitée = dégâts collatéraux

La réforme est précipitée et risque de s’appliquer avec de nombreux dégâts collatéraux non prévus pour les futurs lycéens mais aussi pour les personnels et en première ligne les enseignants. Il est inadmissible de prétendre réaliser des programmes de qualité pour la rentrée prochaine en convoquant des groupes d’experts mi-novembre et en leur demandant de confectionner un programme en un mois. Au minimum, Xavier Darcos doit repousser sa réforme en 2010 et organiser une véritable consultation du monde enseignant.

7- Calendrier de la réforme : c’est maintenant ou jamais

Le mois de décembre a été annoncé par le ministère comme le mois de la finalisation : c’est maintenant ou jamais qu’il faut se mobiliser pour accroître un rapport de force permettant des avancées sur les SES, une refonte et un report de la réforme. (Roger Guesnerie est reçu le 28 novembre sur la question de la place des SES en seconde, Xavier Darcos annonce la structure définitive de la seconde la semaine du 8 décembre, le projet serait soumis au Haut Conseil de l’Education le 23 décembre (consultatif).

8- 80% de professeurs de SES grévistes le 20 novembre

La réussite éclatante de la mobilisation du 20 novembre (près de 80% de grévistes parmi les professeurs de SES) est en train de changer la donne. Nous ne pouvons nous permettre un échec le 3 décembre à Paris : l’objectif est de mobiliser 2000 enseignants de SES po

ur la manifestation (13h) et le meeting qui suivra (15h30-17h). En janvier 2005, contre le projet de réforme de Fillon (qui marginalisait déjà l’option SES en seconde) nous avions été 1000 à Paris et nous avions gagné !

9- Le soutien aux SES n’a jamais été aussi large

Jamais nous n’avons réussi à faire autant l’unanimité sur la nécessité d’une présence forte des SES au lycée, des syndicats d’enseignants (SNES, SGEN, CGT-Education, Sud-Education) et d’étudiants (UNL, FIDL et UNEF) aux représentants de l’enseignement supérieur et de la recherche (AFSE, AFS, AFSP, APKHKSES, APHEC) en passant par le CODICE et des personnalités telles que Philippe Meirieu ou Michel Rocard. Sans compter le nombre important et croissant des questions écrites des parlementaires.

10- La défaite est impossible

La victoire est à portée de main, nous devons continuer à monter en puissance dans notre mobilisation pour faire céder le ministre. Cette journée a un coût pour chacun (une journée de grève, un déplacement à Paris, faire garder ses enfants, revenir fatigué tard mercredi soir) mais c’est ce coût qui fait la force et la valeur d’une manifestation réussie et il sera largement compensé à long terme par notre victoire et par la joie de se retrouver ensemble à Paris, de se sentir unis et soutenus par les personnalités et organisations présentes lors du meeting.

SES We can !



Les SES dans la seconde Darcos : incohérence ou assassinat programmé ?

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L’APSES a pris connaissance avec consternation des dispositions concernant l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales transmises le 25 novembre au groupe d’experts chargés d’adapter le programme de seconde à la semestrialisation.

Ainsi, un élève souhaitant se réorienter à l’issue du premier semestre ne pourra pas faire le module 1 de SES qui ne sera pas offert au second semestre. Mais un élève n’ayant pas suivi le module 1 pourra suivre le module 2. La part des SES déjà limitée se trouve donc encore réduite. Quant à la cohérence pédagogique, que dire d’un projet où le module 2 ne suit pas le module 1 ? Si la situation n’était pas si dramatique, elle pourrait donner à sourire en laissant penser qu’on est plus proche d’un gag de music-hall que d’un projet de formation.

On apprend également que les modules d’exploration ne feront pas l’objet d’une évaluation notée comme les autres. De marginale, la discipline devient ainsi exotique !

Enfin, les TD disparaissent. Le projet de formation aux méthodes, notamment celles utilisant les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) ou celles de l’enquête en sciences sociales, est totalement sabordé. Une fois de plus l’investissement dans la formation est sacrifié sur l’autel de la réduction de la dépense publique. Ces informations éclairent la réforme d’un jour particulièrement 
négatif, ce qui a poussé
plusieurs membres du groupe d’experts, dont Renaud Chartoire,
co-secrétaire général de l’APSES, à annoncer qu’ils ne siègeraient plus
dans ce groupe si le ministère ne revenait pas sur ses annonces
concernant les conditions dans lesquelles l’enseignement de SES serait 
proposé en classe de seconde.



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