Darcos «enlève plus à ceux qui ont moins»

Article Libération.fr

 

REPORTAGE

A Paris et partout en France, enseignants, lycéens et étudiants ont manifesté ce mercredi pour «investir dans l’Education». Ils réclament en priorité le maintien des aides aux élèves en difficulté.

CORDÉLIA BONAL

Des profs déguisés en père noël, tracts à la main, devant la gare Saint-Lazare, ce mercredi soir.

Des profs déguisés en père noël, tracts à la main, devant la gare Saint-Lazare, ce mercredi soir. (AFP)

Bonnets rouges de Père Noël sur la tête et gilets jaune fluo sur le dos, quelques centaines d’enseignants, lycéens et étudiants se sont rassemblés en fin d’après-midi mercredi à Paris.

Partout en France, des dizaines de manifestations, rassemblements et actions étaient organisés ce mercredi, sans appel à la grève, pour dénoncer tout à la fois les suppressions de postes, la réforme du lycée, la «remise en cause des moyens des IUT» (instituts universitaires de technologie) dans le cadre de la loi LRU (loi sur l’autonomie des universités), la «disparition programmée des maternelles» ou encore la «veille d’opinion» menée par le ministère dans le milieu enseignant.

Ils étaient 2000 lycéens à Bordeaux, plusieurs centaines à Brest, où la tension est montée avec les forces de l’ordre, 1500 à Marseille, 1000 à 1500 à Toulouse, 3000 à Clermont-Ferrand, 250 à Orléans

A Paris, un peu à l’étroit sur le parvis de la gare St-Lazare, coincés entre scooters à l’arrêt et voyageurs pressés, les manifestants distribuent tracts et bonnets rouges. «On enlève des postes par-ci, on rajoute des exigences par-là, sans aucune lisibilité. C’est cet ensemble incohérent de réformes que l’on dénonce», explique Marine, directrice de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté, à destination de collégiens en difficulté) en Essonne. «Le plus hypocrite et le plus grave, c’est cette réduction des moyens pour les élèves en difficulté. On enlève plus à ceux qui ont moins.»

«Jamais vu un tel mépris»

En tête des revendications, le maintien des postes Rased (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté). Ces enseignants spécialisés interviennent en primaire, dans ou à l’extérieur de la classe, pour «aider les enfants à être un peu plus des élèves, les réconcilier avec l’école, leur redonner confiance», résume Maryse, maître Rased en Seine-Saint-Denis. Le budget 2009 prévoit la suppression de 3000 postes Rased.

En 36 ans de carrière, Maryse, qui n’avait pas manifesté «depuis bien longtemp» et glisse qu’elle a «même voté à droite en 2007», n’a «jamais vu un tel mépris de la part d’un ministre». Sa collègue, Marie-José : «Supprimer des Rased en ZEP est incompréhensible. C’est pourtant là qu’il y a le plus de besoins. Tout ça pour une question d’argent…»

Les lycéens dénoncent eux aussi les suppressions de postes. Un lycéen en terminale S à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) fait les comptes : «Dans mon lycée, ils ont supprimé 3 postes l’année dernière et 4 cette année sur 50 profs. Quand j’étais en seconde, on était 25, cette année on est 32. On n’a pas assez de places, des problèmes pour se concentrer. Et les profs ne peuvent plus s’occuper de tout le monde…»

«Des matières vont sauter»

Deuxième cheval de bataille, la réforme du lycée, qui prévoit une division de l’année en deux semestres (dès 2009 pour la classe de seconde) et un bac unique avec des options facultatives : «Darcos veut fusionner les trois sections S, L et ES, au profit de toute un série d’options. Sauf que tous les lycées n’auront pas les moyens de dispenser toutes les options. Résultats certaines matières, à commencer par les matières littéraires ou les sciences éco, vont sauter.»

Dans la foule, Bruno Julliard, ex-président de l’Unef et tout nouveau secrétaire national à l’Education du PS. Quant à Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, en Père Noël des pieds à la tête, il met en garde Xavier Darcos: «Le ministre dit que la mobilisation est ponctuelle, mais il se trompe. Il ne devrait pas la minorer.»

Ce matin sur Europe 1, le ministre est resté droit dans ses bottes, défendant en particulier sa réforme du lycée: «Je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures. Il s’agit de réformer dans un pays qui en a besoin.»

 



Les lycéens mobilisés contre la politique de Xavier Darcos

Article le Monde.fr

« Ne rajoutons pas à la crise celle de l’éducation : investissons pour elle ! », tel est le mot d’ordre des mobilisations de mercredi 10 décembre, destinées à dénoncer les treize mille cinq cents suppressions de postes de 2009, ainsi que les réformes du primaire, du lycée et de la formation des enseignants. Des rassemblements – non assortis d’appels à la grève – que le ministre de l’éducation Xavier Darcos a qualifié de « presque habituels », ont eu lieu dans plusieurs villes de France.

 

A Montpellier, entre dix-sept cents et trois mille personnes ont manifesté. Le cortège, composé d’enseignants, de lycéens, d’étudiants, de parents d’élèves et retraités de l’éducation nationale, a défilé aux cris de « Darcos, t’es foutu », ou « Non à la suppression des Rased ». Trois mille postes au sein des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) doivent être supprimés l’an prochain.
Entre mille et quinze cents personnes, selon les estimations, ont défilé dans les rues de Toulouse derrière une banderole « Ensemble défendons l’école publique ». A Marseille, près de quinze cents personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé sous la pluie dans le centre-ville. « Un pays, une école, notre avenir, Académie Aix-Marseille« , pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège composé d’enseignants, de parents d’élèves, d’écoliers de maternelles et de primaires, de lycéens et d’étudiants d’IUT. Les parents de la FCPE ouvraient la marche et étaient pour la plupart vêtus de gilets de sécurité jaune fluorescent sur lesquels on pouvait lire « Association éducative en danger de mort, chantier de démolition de l’école publique ».
A Paris, plusieurs centaines d’enseignants, de lycéens et de parents se sont rassemblés à la gare Saint-Lazare en fin d’après-midi. Portant des bonnets de Père Noël, voire l’habit complet, ils ont distribué des tracts aux passants. Ils scandaient « Darcos, c’est pas un cadeau pour l’éducation » et « Des sous pour les écoliers, pas pour les banquiers ». Des lycéens, venus entre autres de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, lançaient des slogans comme « Lycéens en colère, on va pas se laisser faire », ou encore « Dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un même droit à l’éducation ».

Près de deux mille personnes, selon la police, manifestaient dans l’après-midi à Bordeaux, en majorité des lycéens. D’autres rassemblements ont émaillé la journée de mardi, au cours desquels plusieurs lycéens ont été interpellés. Deux ont été présentés mercredi à un juge pour enfant pour des dégradations commises en marge des défilés et un troisième, âgé de 18 ans, a fait l’objet d’une comparution immédiate pour « violences » contre un policier.

A Rennes, près de deux mille lycéens, selon la police et les manifestants, ont défilé toute la matinée et au moins huit lycées étaient perturbés. Les manifestants ont commencé la journée aux cris de « Darcos, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue » et sous une banderole proclamant « Non aux réformes bidons », dans un cortège dirigé par l’Union nationale des lycéens et SUD-Lycéens. Une quinzaine d’établissements étaient bloqués à Nantes, où un millier de lycéens ont manifesté avant de tenir une assemblée générale en plein air. A Cherbourg, entre mille et quinze cents lycéens, selon les estimations, se sont rassemblés dans la matinée. D’autres manifestations et blocages de lycées ont été signalés dans de nombreuses villes de l’Ouest, perturbant parfois la circulation, comme à Saint-Nazaire ou au Mans.

A Brest, où des jeunes et les forces de l’ordre s’affrontent dans la rue depuis lundi, quatre interpellations ont eu lieu mardi, et la manifestation de mercredi a été houleuse. Un groupe de quelque deux cents jeunes a sillonné les rues en tentant de pénétrer dans un groupe scolaire privé et en dégradant des voitures en stationnement. Les gendarmes mobiles ont lancé quelques grenades lacrymogènes en réponse à des jets de pierres. A la mi-journée, le calme était revenu. « On ignore pourquoi ils manifestent », avait cependant déclaré plus tôt dans la journé Paul Merdy, directeur du lycée Anne-Marie-Javouhey, dont une vingtaine de vitres ont été brisées par des cailloux mardi.

« JE NE SUIS PAS MINISTRE DE L’HÉSITATION NATIONALE »
Xavier Darcos a dénoncé sur Europe 1 « un mélange de mensonges ou d’informations erronées de nature à affoler les opinions publiques, qui est de la véritable désinformation ». Le ministre a assuré qu’il n’était pas question pour lui « de supprimer la maternelle », ni les « mathématiques » au lycée. Interrogé sur les violences survenues dans plusieurs villes, dont Brest, en marge de manifestations lycéennes, il a reconnu que « cela l’inquiétait », mais a indiqué qu’il ne « confondait pas les lycéens avec des bandes radicalisées qui viennent tout casser ». Quant à savoir s’il va revoir ses réformes, il a répondu : « je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures. Il s’agit de réformer dans un pays qui en a besoin », défendant en particulier sa réforme du lycée.
Comme en écho, l’ex-ministre PS Jack Lang a déclaré sur RMC, à l’adresse de M. Darcos : « Si vous continuez comme ça, l’éducation nationale, ce sera votre Vietnam. » « Il y a un ras-le-bol, une colère (…) Les professeurs ne manifestent pas pour défendre des intérêts personnels, et je leur dis bravo. Bravo de faire ce travail de prise de conscience. Ils se battent parce qu’ils savent que l’école de la République est en grave danger », a-t-il ajouté. Pour lui, les réformes constituent « un plan pluriannuel de destruction de l’éducation nationale ». « En demandant que chacun respecte les règles et les biens, j’appelle l’ensemble des Français à se dresser avec force, avec détermination, contre ce plan de destruction », a-t-il dit.
Une pétition, lancée fin novembre sur Internet par une centaine de maîtres d’écoles primaires, pour demander l’arrêt de la politique éducative menée par le gouvernement et la démission de Xavier Darcos, avait recueilli, mercredi, plus de treize mille six cents signatures électroniques. Elle n’était plus accessible en fin d’après-midi.



Manifestations dans toute la France

Article NouvelObs.fr

 

Xavier Darcos a qualifié ces mouvements de « presque habituels », tout en reconnaissant qu’il y avait une « petite concentration de mécontentements ».

Enseignants, lycéens et parents d'élèves ont répondu présents à cette journée de manifestations (Reuters)

Enseignants, lycéens et parents d’élèves ont répondu présents à cette journée de manifestations (Reuters)
La contestation des réformes du ministre de l’Education Xavier Darcos s’est à nouveau exprimée dans la rue, ce mercredi 10 décembre, avec des actions et manifestations partout en France, tandis que le mouvement continuait de se développer sous des formes multiples et diffuses.
Xavier Darcos a qualifié ces mouvements de « presque habituels », tout en reconnaissant qu’il y avait une « petite concentration de mécontentements » dans l’Education. Le socialiste Jack Lang lui a parlé de « colère » contre la « démolition de l’école ».
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, plus grosse fédération de l’Education, a estimé que le ministre « se trompait » en « minorant » le conflit et a averti que la contestation était en train de « prendre des formes très multiples ».

2.000 à Bordeaux, 1.500 à Marseille

Fanfare autour d’un Père-Noël, lâcher de ballons, rassemblements « bruyants »: de multiples actions, qui se voulaient surtout symboliques, ont eu lieu dans pratiquement chaque département, à l’initiative de syndicats enseignants, de parents, d’étudiants et de lycéens.
Objectif : demander au gouvernement d’ »investir dans l’éducation », dénoncer les 13.500 suppressions de postes de 2009, les réformes du primaire, du lycée ou encore celle de la formation des enseignants.
Ils étaient ainsi 2.000 enseignants, lycéens, parents, selon la police à Bordeaux, 1.500 à Marseille, 1.000 à 1.500 à Toulouse.
On en comptait entre 660 et 1.000 à Besançon, 900 à Pau, 800 à Tours, 300 à 500 à Nancy et Strasbourg, 200 à 400 à Metz, 200 à 300 à Vesoul, 300 à Poitiers, 250 à Rouen, à Reims 150, à Perpignan 150, entre 100 à 200 à Villeneuve-sur-Lot, Agen ou Saint-Brieuc.

Des bonnets de Père-Noël

A Paris, devant la gare Saint-Lazare, plusieurs centaines de manifestants dont nombre d’entre-eux portaient des bonnets de Père-Noël, ont distribué des tracts et ont momentanément bloqué une rue.
Dès le matin, plusieurs milliers de lycéens avaient manifesté à Rennes, Nantes et Cherbourg. A Brest, un manifestant a été interpellé alors qu’un petit groupe de jeunes sillonnait les rues en tentant de pénétrer dans un groupe scolaire privé et en dégradant des voitures en stationnement.
A Clermont-Ferrand, ils étaient 3.000 lycéens et étudiants à défiler, selon la police.
A Lille, des barrages filtrants ont été mis en place durant les premières heures de cours dans quatre établissements. Les cours ont aussi été perturbés dans plusieurs lycées de Midi-Pyrénées, à la suite d’actions de blocage temporaire de lycéens, selon le rectorat à Toulouse.

Pétition sur internet

Au-delà des actions encadrées par les syndicats, les protestations en cours continuaient de prendre de nouvelles formes: occupations d’écoles et de lycées la nuit, utilisation d’internet, appels à la désobéissance pédagogique, surtout en primaire.
Une pétition lancée sur internet par une centaine de maîtres d’écoles pour demander la démission de Xavier Darcos avait recueilli mercredi plus de 13.600 signatures.
A la question de savoir si le ministre allait revoir ses réformes, Xavier Darcos a répondu sur Europe 1: « je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures. Il s’agit de réformer dans un pays qui en a besoin », défendant en particulier sa réforme du lycée.
Comme en écho, l’ex-ministre PS Jack Lang a déclaré sur RMC, à l’adresse de Xavier Darcos: « Si vous continuez comme ça, l’Education nationale, ce sera votre Vietnam ».
Le ministre a reçu le soutien des parents d’élèves de la Peep, qui a dit « adhérer » aux « grandes lignes » de la réforme du lycée.

 



Mobilisation Lycéenne : quelques infos glanées sur la toile…

Troisième jour de blocage (le lundi 8 au mercredi 10 décembre) des élèves du lycée Charles Gide d’Uzès pour manifester leur opposition à la réforme du lycée proposée par le gouvernement. (Voir ci-dessous)

Le lycée Camille Claudel de Palaiseau sera occupé Jeudi 11 décembre au soir par les profs et les parents. Appel commun profs, FCPE et UNAAPE.
Nous avons prévenus la presse locale.

Au lycée Valin de la rochelle, les élèves ont bloqués hier matin. organisent des AG.  sont partis cette après midi manifester. Ils poursuivent demain et après demain. Les profs distribuent un tract d’information à destination des parents et des élèves et organisent une nuit au lycée pour le 15 et manif demain soir devant l’hotel de ville.

Lycée Maurice Genevoix de Montrouge, ce soir, la proviseur s’est mis en tête qu’elle « tolère » notre occupation, mais elle refuse que nous laissions entrer les médias. Comme nous l’avons fait quand même (TF1, Libé,…), elle a piqué une colère, disant qu’elle ne pouvait pas nous faire confiance. Comment lui faire comprendre qu’une occupation c’est la prise de contrôle, au moins sur un périmètre délimité du lycée ?

Au lycée Maurice Janetti, les élèves bloquent depuis ce matin 8h, peu d’élèves en cours, une réunion profs, instits des écoles environnantes parents et élèves est prévues à 18h30 demain Mercredi, ainsi qu’une manifestation Jeudi matin dans les rues de la ville.
Élèves, enseignants et parents d’élèves se sont réunis ce soir, devant le lycée Lesage à Vannes pour manifester leur désaccord avec la politique éducative du gouvernement. Ils étaient mobilisés au même titre que de nombreux établissements à Lorient, Lanester, Hennebont et Guer.

Dans les trois lycées publics de Saint-Lô. A Curie (950 élèves), le blocus a été décidé hier, à Corot (350 élèves), le blocus est entré en vigueur ce matin. Le lycée Le Verrier est aussi bloqué depuis ce matin.

A Alençon, le lycée Marguerite-de-Navarre a été bloqué, ce devrait être le cas aujourd’hui de celui d’Alain.
(Ouest-France 09 et 10/12/08)

Hier, comme la veille et la semaine dernière, les lycéens de toute la France ont manifesté contre le projet de réforme dans l’Éducation nationale. En Aquitaine, selon les chiffres du rectorat publiés à 17 heures, ils étaient 1 200 à Bordeaux, 500 à Mont-de-Marsan, 100 à Nérac et 1 400 à Bayonne.

A Bayonne, le lycée Louis-de-Foix était entièrement bloqué. Le lycée Cassin l’a été partiellement, tandis que le lycée Paul-Bert a surtout été marqué par un très fort taux d’absentéisme.

Le rectorat confirmait hier que 11 lycées de l’académie, parmi lesquels Gaston-Fébus à Orthez, André-Campa à Jurançon et Maurice-Ravel à Saint-Jean-de-Luz, avaient été bloqués.Lycée Vieljeux à La Rochelle : Les élèves opposés à la réforme des lycées ont organisé un blocus de leur établissement.(Sud-Ouest 09/12/08)

En Basse-Normandie, selon le rectorat, 33 établissements sur 70 étaient perturbés (notamment à Caen, Flers). Plusieurs dizaines de manifestations de lycéens ou blocages d’établissements ont également été signalées par les autorités en Ille-Vilaine, Vendée, dans les Côtes d’Armor, le Finistère, en Mayenne, en Sarthe ou dans le Maine-et-Loire.

A Aix-en-Provence, on comptait entre 300 et 400 personnes. Sur les 105 lycées de l’académie, « une trentaine ont fait l’objet de tentatives de blocage total ou filtrant », selon le rectorat. (l’Intern@ute Actualités 09/12/08)

A Caen, le lycée Dumont d’Urville (1.100 élèves), a été bloqué…Le lycée Laplace (660 élèves), tout proche, a également été bloqué…Trois autres établissements, les lycées Jean Guéhenno à Flers et Mézeray à Argentan (Orne) et le lycée Charles Tellier à Condé-sur-Noireau (Calvados), ont été partiellement bloqués.

En Dordogne, la gendarmerie a dénombré 500 lycéens manifestant à Périgueux, 250 à Ribérac et 100 à Nontron.

A Amiens, c’est le bâtiment principal du lycée Louis Thuillier qui a été occupé par des élèves

L’absentéisme était par ailleurs « fort » lundi dans deux lycées de Cherbourg et sa banlieue, a précisé le rectorat d’académie.

En Loire-Atlantique, quatre établissements ont été perturbés lundi à Nantes et Orvault (blocage partiel), Blain (cours suspendus pour la journée) et au lycée professionnel de Guérande (fort absentéisme), selon le rectorat de Nantes.

A Chinon (Indre-et-Loire), une centaine d’élèves ont manifesté dans la matinée à l’entrée de leur lycée. (AFP 09/12/08)

Le lycée de Vire est bloqué depuis ce matin, et cela peut durer.

Les lycéens de Saint Girons sont entrés dans l’action vendredi 5 décembre. Aujourd’hui, ils ont à nouveau bloqué le lycée.

Organisation au Lycée Corot (Savigny sur Orge, 91) d’une nuit d’occupation le 15 au décembre.

Depuis lundi 1er décembre un collectif de professeurs du lycée Einstein à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) occupe l’établissement chaque nuit.

A Morteau, près de 300 lycéens, d’après les gendarmes, 200 d’après la direction de l’établissement, se sont rassemblés mardi matin devant le lycée polyvalent Edgard Faure.

A Saint-Claude, près de 150 des 950 élèves du lycée polyvalent et professionnel se sont réunis devant leur établissement vers 8h mardi.

A Dole, une centaine d’élèves du lycée d’enseignement général, technologique et professionnel Jacques Duhamel se sont réunis devant l’établissement.
(nouvelObs 09/12/08)

Mardi 9 décembre, des lycéens ont bloqué les portes d’entrée des deux grands établissements d’enseignement général d’Avignon : les lycées Aubanel et Mistral.
(La Provence 09/12/08)

La Réunion. Ils sont venus en force, d’un peu partout : Saint-Paul IV, Louis Payen, Evariste de Parny et même de Trois-Bassins. Plus de 300 lycéens ont bruyamment manifesté dans les rues de Saint-Paul, hier matin. Blocage total des lycées de Saint-Paul jusqu’à vendredi. (Clicanoo 10/12/08)

Le Lycée Geneviève Anthonioz De Gaulle à Milhaud a été bloqué ce jour.(FR3 09/12/08)

Marseille. Tous les lycées ont été, sont ou seront bloqués. Lycée St Charles, Diderot et Michelet, Lycées Hugo, Perrin, Perrier et Daumier bloqués aujourd’hui, Lycée Artaud bloqué jusqu’à mercredi.(millebabords 07/12/08)



Revue de presse

http://www.20minutes.fr/article/280224/France-Mercredi-c-est-manif.php
Enseignants, lycéens et parents d’élèves appellent à une journée de
manifestations partout en France mercredi, alors que les actions
locales et l’agitation dans les IUT se multiplient. Assez inhabituelle
en cette période de l’année, celle-ci n’a pas été exempte, ces
dernières 48 heures, d’incidents, ici et là, et qui inquiètent les
chefs d’établissement.

http://www.humanite.fr/Education-mobilisations-mercredi
Des dizaines de rassemblements, d’actions et de manifestations se dérouleront mercredi dans toute la France pour demander au gouvernement d’ »investir dans l’éducation ».
http://www.leprogres.fr/infosdujour/loire/1060673.html
Enseignants et parents appellent au rassemblement demain

http://www.liberation.fr/societe/0101304333-on-vient-pour-aider-les-maitres
Une cinquantaine d’écoles de Montpellier ont ouvert leurs portes aux
parents d’élèves hier soir, dans le cadre d’une «Nuit des Ecoles» pour
la défense de l’Education Nationale. Reportage.

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/12/nombreuses-mani.html
La journée de mobilisation des étudiants et personnels des Instituts
Universitaires de Technologie (IUT) a donné lieu à de nombreuses
manifestations, surtout en province.
Près de 2000 à Toulouse, par centaines à Belfort, Rennes, Besançon,
Colmar, Le Mans, Saint Malo, Limoges, Saint Brieuc, Saint Nazaire,
Valenciennes, Vannes… Un rassemblement s’est tenu à l’appel de
l’UNEF devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la
recherche. Au total 25 manifestations au moins, d’après mes
informations, se sont tenues.

http://www.liberation.fr/societe/0101304197-nous-craignons-la-disparition-programmee-des-iut
Interview
Jean-François Mazoin, président de l’association des directeurs des
IUT, craint que la loi sur l’autonomie des universités ne réduise le
budget de cette formation. Une centaine d’étudiants ont manifesté
devant le ministère de l’Education.

http://www.liberation.fr/societe/0101304098-les-instituts-de-technologie-defendent-leur-independance
Pourquoi cette ire dans un secteur de l’université plus connu pour son
caractère studieux et appliqué que pour une propension à sortir dans
la rue ? «Pour se mettre à l’abri d’éventuels prédateurs», répond
Jean-Pierre Seaux. Des prédateurs représentés par les présidents des
universités mode LRU – la loi Libertés et responsabilités des
universités, baptisée «loi Pécresse», du nom de la ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En cause ? La fin de
l’attribution des budgets et des moyens en personnels aux IUT
directement par le ministère sous la forme d’un «fléchage» obligatoire
auquel les présidents d’université ne pouvaient se soustraire. Un
fléchage peu compatible avec «l’autonomie» promise par la LRU.



Xavier Darcos: après les annonces, les reculs

Article Libé.fr

 

Après le blitzkrieg, l’heure de la retraite : le ministre de l’Education Xavier Darcos a ainsi singulièrement modéré le ton depuis la grève réussie du 20 novembre. Sans vouloir céder sur le fond de ses réformes, il semble désormais prêt à des concessions. Mais elles pourraient venir un peu tard.

Confronté à une contestation tous azimuts, le ministre a d’abord tenté de désamorcer la colère dans le primaire. «Si j’ai blessé les enseignants de maternelle parce qu’on a déformé mes propos, je leur présente tous mes regrets et mes excuses», a-t-il déclaré le 3 décembre. En juillet, il s’était demandé en public si cela valait la peine d’avoir des enseignants de maternelle avec bac + 5 «pour faire faire des siestes ou changer des couches». Il parlait des enfants de moins de 2 ans. Mais toute la profession s’était sentie humiliée par son ton méprisant.

Recevant les syndicats la semaine dernière, il a encore montré patte blanche. Il a assuré que rien ne changerait en maternelle et que l’école continuerait à accueillir, dans la mesure du possible, les 2-3 ans. Pourtant en novembre, il s’était montré intéressé par les conclusions d’une mission du Sénat : elle proposait de créer des «jardins d’éveil» pour les enfants de 2 ans qui ne seraient plus à la charge de l’Education nationale.

Simultanément, Darcos a reculé sur le service minimum d’accueil. Recevant les maires très remontés contre ce transfert de charges, il a indiqué que le dispositif serait aménagé pour les petites communes. Les poursuites judiciaires seront abandonnées contre elles.

Il a aussi quelque peu cédé sur la question des maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire (les «Rased»). Quelque 3 000 postes vont bien être supprimés en 2009. Mais il a précisé que la saignée s’arrêterait là.

Enfin sur la réforme du lycée, les enseignants de SES (sciences économiques et sociales), qui protestent contre la place réduite de leur discipline dans la future seconde, pourraient bien l’emporter : les SES pourraient devenir obligatoires. Mais le ministre n’est pas revenu sur la réduction des horaires.

 



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