Réforme du lycée : le projet du gouvernement

Article le Monde.fr

Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, présentera mardi 16 décembre, la nouvelle classe seconde, telle qu’elle se mettra en place à la rentrée 2009. Globalement, celle-ci devrait ressembler beaucoup au projet que le ministre avait présenté le 21 octobre, avant de le soumettre à concertation. Et avant les manifestations de ces derniers jours.

 

Ce qui est sûr
Les enseignements de seconde seront organisés autour d’un tronc commun regroupant le français, les mathématiques, l’histoire-géographie et l’éducation physique, les sciences expérimentales, les langues vivantes 1 et 2, l’éducation physique et sportive.

Les élèves suivront également 6 heures d’enseignements complémentaires proposés sous forme de modules. Enfin, 3 heures seront consacrées à un accompagnement personnalisé. Pour les modules, les élèves devront choisir dans une large palette de matières regroupées en quatre familles  : humanités, sciences, sciences de la société, technologies. Les élèves pourront en choisir quatre, à raison de deux modules par semestre.

Autre certitude, l’année scolaire sera divisée en deux semestres, contre trois trimestres aujourd’hui. Entre les deux semestres, une semaine permettra de faire le point sur les semaines écoulées et de réfléchir à la suite (choix des modules du deuxième semestre et orientation). En outre, quatre conseils de classe (contre trois actuellement) tenus à la moitié et en fin de semestre doivent compléter le suivi des élèves.

Les classes de première et de terminale seront réformées à leur tour, respectivement en 2010 et 2011. Xavier Darcos l’a confirmé, jeudi 11 décembre sur RMC en excluant cependant une « mutation brutale ». Les filières actuelles (L, ES et S) seront maintenues, même si elles doivent être adaptées et renommées. Enfin, « le baccalauréat restera ce qu’il est », a précisé Xavier Darcos.

Les incertitudes

Le sort des sciences économiques et sociales (SES) pourrait évoluer. Aujourd’hui proposées en option dans le cadre des modules, elles pourraient être intégrées au tronc commun, soit sous leur forme actuelle (SES), soit sous une forme plus théorique (économie).
Dans le projet initial de Xavier Darcos, le tronc commun comprend 21 heures de cours. Si cette introduction était décidée, et selon l’horaire qui serait affecté à cette discipline, le tronc commun en serait augmenté d’autant, comme le volume horaire total de la semaine de cours.

Autre inconnue qui devrait être levée mardi prochain : l’ajustement des programmes à l’organisation en semestres et les grandes lignes des nouveaux programmes de SES.

Bien entendu, le visage des nouvelles première et terminale reste également à tracer. Le ministre a prévu d’en dire davantage dans les premiers mois de 2009.

Benoît Floc’h

 



Contre les réformes de Xavier Darcos la mobilisation s’éternise

La pilule des réformes de Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, ne passe pas. Des professeurs occupent leurs établissement scolaires et battent le pavé avec le soutien des parents d’élèves, de nombreux lycéens leur emboîtent le pas dans les villes de France. Quand le ministre de l’éducation emet une analyse rassurante de la situation, Xavier Darcos se trompe en qualifiant de “presque habituels” les mouvements de contestation contre sa politique. Effectivement,  tout est dans le “presque”. La grogne s’éternise. La mobilisation fait tache d’huile et des actes violents ont déjà émaillé les manifestations. Sur Europe 1, à la question de savoir si le ministre allait revoir ses réformes, M. Darcos a répondu : “je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures”. Mais en les écoutant dans les cortèges ou devant la porte de leur lycée, ces générations présentes peinent à imaginer un futur. Quand elles l’entrevoient, c’est d’un mauvais oeil.

Voir les vidéos sur vidéo blog le Monde



Darcos : « Ils défilent pour des bobards »

La réforme de Xavier Darcos inquiète professeurs, élèves et parents. Le ministre de l’Education Nationale tente de calmer la tempête et (re)présente ses projets. Peu de changements à l’en croire.

Écouter  sur RMC infos 

 

Hier, professeurs, élèves et parents manifestaient dans les rues partout en France, allant jusqu’à occuper certains établissements. Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, ce matin en direct sur RMC, leur répond.

« Je dis l’inverse de la rue »

Loin de nier l’ampleur des contestations à ces réformes, le ministre de l’Education Nationale en dénonce les arguments : « Je ne comprends pas qu’on organise une partie de cette agitation à partir de désinformation, de gros mensonges, de bobards. Des gens défilent en disant « le ministre veut supprimer la maternelle », au moment où je dis exactement l’inverse… » Aurait-on mal compris Xavier Darcos ? Se voulant rassurant, Xavier Darcos défend point par point les grandes lignes de sa réforme. A l’en croire, pas d’inquiétude, rien ne va vraiment changer. Tout est affaire de mots…

La maternelle : « Aucune différence »

Depuis ses propos cet été sur la fonction des enseignants de petite maternelle, qui selon se résume « à changer des couches », Xavier Darcos n’a pas ces derniers dans la poche. Mais le ministre tient à les rassurer, ainsi que les parents : « Il n’y aura aucune différence. La maternelle à la rentrée prochaine sera la même qu’aujourd’hui : nous accueillerons tous les enfants de 3 ans, sans exception. Et nous accueillerons les enfants plus jeunes, là où c’est possible ou nécessaire. »

Une nouvelle seconde « à choix multiples »

Mardi prochain, Xavier Darcos présentera la réforme de la classe de seconde en détails, et notamment les nouveaux programmes. Il adressera aussi une lettre à tous les parents qui ont un enfant en classe de troisième, ainsi qu’aux principaux et proviseurs « pour qu’ils connaissent la réforme, (…) ils verront en particulier que ceux qui s’inquiètent (…) d’une diminution de l’offre éducative se trompent ».

L’année sera divisée en 2 semestres : « Au bout de 6 mois, si l’élève ne va pas bien, il pourra changer de matières [ndlr : pour les enseignements complémentaires] », se réjouit Xavier Darcos.

La moyenne des heures d’enseignement sera diminuée : de 35 heures hebdomadaires de cours en moyenne, on passera à 30, avec, précise le ministre :

« - un tronc commun de 21 heures d’enseignements généraux : français, maths, histoire-géographie, science expérimentale, éducation physique et sportive, 2 langues vivantes et peut-être de l’économie.

- deux modules semestriels de 6 heures, à choisir dans 4 matières : économie et gestion, une 3ème langue vivante, une langue ancienne, un renforcement en maths, en français… » Et Xavier Darcos justifie la mise en place de ces modules : « Aujourd’hui presque 20% des élèves de seconde redoublent. Parce qu’ils n’ont pas fait le bon choix et ne peuvent pas être récupérés.

- et enfin, 3 heures de soutien pour ceux qui en ont besoin ; les autres faisant de l’approfondissement. »

Première et Terminale : « Le Bac ne changera pas »

Même si les changements ne sont pas prévus pour la prochaine rentrée 2009, les classes de première et de terminale pourraient aussi être « relookées ». Mais Xavier Darcos reste sur ce point très prudent : « On retrouvera toujours les mêmes dominantes : professionnel, technologique, littéraire, économique et scientifique. Mais nous poursuivrons sur l’idée d’un accompagnement plus personnel, à côté des heures de cours. Je ne prévois pas de mutation brutale. Le baccalauréat restera ce qu’il est aujourd’hui. »

 



Darcos: «Pas de mutation brutale» pour la réforme du lycée

Article Libe.fr

Le ministre de l’Education assure ne pas avoir d’«intentions extrêmement novatrices» pour la première et la terminale. Mais la classe de seconde sera bien réformée dès la rentrée 2009.

 

Au lendemain d’une journée de mobilisation dans l’Education, le ministre Xavier Darcos s’est voulu rassurant ce matin sur RMC au sujet de la réforme de la classe de première et de terminale: «Je ne prévois pas de mutation brutale en ce qui concerne le cycle terminal (qui comprend la première et la terminale, ndlr) dont nous allons parler en début d’année prochaine.»

La réforme du lycée menée par le ministre prévoit une nouvelle seconde à la rentrée 2009, une nouvelle première en 2010 et une nouvelle terminale en 2011. Seules les grandes lignes de la classe de seconde ont pour le moment été présentées.

Pour «la première et la terminale, nous n’avons pas d’intentions extrêmement novatrices dans ce domaine, parce que vous retrouverez toujours des dominantes, qui sont le professionnel, le technologique, le littéraire, l’économique et les scientifiques, c’est très difficile d’imaginer autre chose».

Pas de bac commun

«Mais en revanche, nous essaierons de poursuivre cette idée qu’il faut, à côté du temps de cours (…), un temps de soutien, d’accompagnement». Le ministre a démenti avoir l’intention de faire un bac commun. «J’ai toujours dit que le baccalauréat restera ce qu’il est.»

A la question se savoir, par conséquent, si on ne supprimerait pas les filières actuelles (S, ES, L), il a répondu: «Non. On les appellera peut être différemment, mais il y aura toujours ces dominantes là.»

Interrogé sur la contestation actuelle dans les lycée, de cette réforme du lycée, le ministre a fait le distinguo entre trois catégories de personnes: «Dans ceux qui critiquent, il y a ceux qui s’interrogent – ceux là je les respecte (…), puis il y a ceux qui désinforment, et puis il y a ceux qui cassent, ceux là viennent souvent de l’extérieur.»

Enfin Darcos a assuré que l’école maternelle serait «la même qu’aujourd’hui» à la rentrée prochaine, c’est-à-dire que «nous accueillons tous les enfants de trois ans sans exception et là où c’est possible ou nécessaire, nous accueillons les enfants plus jeunes».

Source AFP

 



Vous êtes hors sujet Monsieur Darcos !

Communiqué de la section de l’Uzège du PS

Uzès, le 10/12 /08

Parti socialiste
Section de l’Uzège

Les Socialistes sont aux côtés des lycéens, des étudiants, des professeurs, des parents d’élèves et des associations pour faire front à la politique du gouvernement en matière d’éducation.

La colère grandit à juste titre chez les lycéens qui sont de plus en plus nombreux à se mobiliser dans leurs lycées et à manifester dans la rue sans aucune réponse de la part du gouvernement qui persiste dans sa volonté de casser le service public d’éducation.

Ainsi l’éducation nationale a perdu cette rentrée 11500 professeurs, 13500 postes dont 6000 dans le primaire sont amenés à disparaitre en 2009, et cela continuera jusqu’en 2012. Ces suppressions massives de postes ont déjà d’énormes conséquences concernant la qualité de l’enseignement. Des classes surchargées, des horaires réduits, moins d’aide aux élèves sur le temps scolaire, une réforme du lycée inadaptée ne peuvent que renforcer les inégalités.

Chaque année 150000 jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun diplôme, et le gouvernement multiplie les annonces sans apporter de réponse. Face à cette politique qui sacrifie l’école, le Parti socialiste, milite pour un service public de l’éducation nationale de qualité. Nous voulons une école qui permette à tous de se former et à chacun de réussir.

C’est pourquoi le PS soutient, participe et participera aux mouvements de protestation contre la réforme Darcos. Il invite tous les socialistes à se joindre à ce mouvement de résistance pour le droit à l’avenir des jeunes. 



Les statisticiens de l’éducation dénoncent « la censure du ministère »

Rapports non publiés, projets de division des services, défiance des politiques. La morosité gagne la direction chargée des études statistiques de l’éducation nationale

C’est un outil de référence pour les professionnels de l’éducation et destiné aussi à éclairer le grand public. Chaque année, en octobre « L’état de l’école » dresse un le bilan du système éducatif français. Mais cette année le document n’est pas disponible.

Lacune administrative ? Non. Le travail a bien été réalisé par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp). Volonté politique, alors ? C’est le sentiment qui se diffuse de plus en plus dans les bureaux de cette direction où les 150 à 200 fonctionnaires n’hésitent plus à parler d’une véritable censure exercée par le cabinet du ministre Xavier Darcos.

« De plus en plus de documents que nous produisons restent dans les placards, regrette un haut fonctionnaire qui cite l’exemple d’une vingtaine de « notes d’information » enterrées. Il y a quelques années, la rue de Grenelle en publiait une soixantaine par an.
Les syndicats se mobilisent

En cette fin d’année, sur le site Internet du ministère, la dernière parue date d’octobre et porte le numéro 29. Les syndicats se mobilisent. « Des dossiers sont classés confidentiels. Les résultats d’enquêtes aussi précieuses que celle sur l’absentéisme ne sont pas rendus publics ni même communiqués aux premiers intéressés, les établissements, s’alarme Daniel Blondet, du SGPEN (CGT). La Depp était une instance d’information, elle devient un outil au service de la communication du gouvernement. »

Au cabinet de Xavier Darcos, on infirme de telles intentions : « Le dossier de la rentrée scolaire présenté par Xavier Darcos fourmillait de données préparées par la Depp. Il n’est pas question de remettre en cause cette direction. Elle fournit des instruments au service du ministre qui reste le dernier garant de l’opportunité de leur diffusion. »

Il en faudra sans doute davantage pour redonner confiance aux statisticiens et autres analystes de la rue de Grenelle qui évoquent un long déclin. « Il faut se souvenir de ce qu’était la Depp il y a quelques années, songe à voix haute un fonctionnaire. Claude Thélot – presque un ministre bis – donnait quasiment une conférence de presse par mois. »

Pour Jean-Claude Émin, ancien de la Depp, retraité depuis un an, les relations entre le ministre et la Depp ont commencé à se dégrader sous Claude Allègre. « Mais c’est sans commune mesure avec ce qui se passe depuis quelque temps. Il n’y a plus de conférences de presse, cette fonction d’information du grand public n’existe plus, précise-t-il. Durant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait dénigré les statistiques de la rue de Grenelle et vanté les comparaisons internationales. »
Défiance du pouvoir actuel à l’égard des statistiques publiques

Il est vrai qu’il a fallu attendre la publication d’études comme celles de l’OCDE, au début des années 2000, pour que soient mises en évidences les mauvaises performances du système français. De plus, les ministres de l’éducation s’emportent régulièrement contre des prévisions de la Depp qui surévaluent le nombre d’élèves.

Ce que Jean-Claude Émin relativise : « Un écart de quelques milliers d’élèves sur plusieurs millions… Statistiquement, on ne peut pas faire mieux. » L’ancien cadre de l’éducation nationale estime qu’il s’agit là d’un prétexte qui cache la défiance du pouvoir actuel à l’égard des statistiques publiques en général.

L’affaire de la Depp arrive en effet dans un contexte tendu. Les projets du gouvernement de délocaliser l’Insee ou les services statistiques de différents ministères à Metz provoque la mobilisation des scientifiques (www.sauvonslastatistiquepublique.org). Officiellement la Depp n’est pas concernée, mais cette direction va, en revanche, être séparée en deux ensembles rattachés à deux ministères, enseignement supérieur et enseignement scolaire.

« D’un point de vue scientifique, c’est aberrant, certaines évaluations ne peuvent être réalisées qu’à l’échelle de l’ensemble du système éducatif », explique un fonctionnaire. Pour Patrick Gonthier, secrétaire général d’Unsa-éducation « le malaise est très profond. Les professionnels ont vraiment l’impression qu’on cherche à les affaiblir pour mieux montrer qu’ils ne sont pas utiles. »



Agonie de la fonction publique enseignante

Après avoir raté son coup contre l’école maternelle, après avoir bien mordu dans la viande des RASED, le ministre prédateur Darcos se taille des morceaux de roi dans les entrailles du statut de la fonction publique enseignante. Alors que jusqu’ici les remplacements étaient assuré par des agents titulaires (ZIL, TZR, brigade…), les inspections académiques et les directeurs d’établissement se servent désormais directement à l’ANPE. Ceci n’est pas une prédiction lugubre, c’est la réalité actuelle. Cela se passe aujourd’hui, en France.

Exemples : Dans le 93 ( Le Raincy), l’ANPE recrute des  » instituteurs  » remplaçants (bac+3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de l’heure. À ce tarif, je connais des femmes de ménage qui feraient la fine bouche et qui auraient bien raison. Dans le 79 ( Nord-deux-Sèvres), l’IA recrute pour un CDD d’un mois, un professeur des écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de 35h hebdomadaires. En Côte d’Armor, l’IA fait appel à l’ANPE pour trouver un professeur d’école remplaçant, CDD 1 mois, remplacements courte et longue durée pour 1 330,05 € mensuels Dans l’enseignement spécialisé pour jeunes handicapés, CDD de 3 mois, 27h hebomadaires pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé.

Autre exemple :  » Pour un remplacement du 1er au 5 décembre: vous donnerez des cours pour des adolescents de 14 a 16 ans ayant des troubles du comportement. vous avez le soutien d’un éducateur spécialise. Niveau primaire. 27h de cours et 5 h de préparation. possibilité prolongation du contrat. Rémunération : 8,71 € de l’heure. Des proviseurs de Moselle s’adressent directement à l’ANPE pour remplacer des professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Je n’ai pas connaissance des rémunérations, les candidats (et les curieux) peuvent téléphoner directement aux N° suivants : 03.87.67.17. 90 (lycée Julie Daubie, demander Mme Decheppe), 03.87.29.25. 40 (Lycée Condorcet, demander M. Mourer). L’ANPE recherche également des conseillers d’orientation psychologues pour intervenir dans les établissements publics: CDD 4 mois, 35h hebdomadaires, 1 595,14 € mensuels.Vous pouvez poursuivre cette visite du site de l’ANPE pour trouver d’autres exemples.

Vous avez bien lu. L’Éducation Nationale se livre, sous nos yeux, à la surexploitation de personnes de tous âges, qui ont fait des études, et qu’elle pourra prendre, jeter, reprendre et rejeter sans fin pour faire le travail des enseignants. De remplacements courts en remplacements longs, pourquoi pas des CDD sur l’année scolaire, et plus ? Qu’est-ce qui pourrait empêcher que l’on aille ainsi de plus en plus loin pour remplacer définitivement la fonction publique enseignante par des intermittents de la pédagogie payés au lance-pierres par des négriers ?

Nous qui luttons pour le service public, de quelle riposte serons-nous capables pour empêcher cela ?



recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES