Face aux manifestations lycéennes, Darcos promet de « rouvrir la totalité du dossier »

Article NouvelObs.fr

 

Selon un premier décompte, plus de 50.000 personnes ont manifesté dans toute la France, sur fond de blocage de nombreux établissements. A Paris, le cortège a réuni entre 7.500 et 13.000 manifestants.

Manifestation de lycéens à Bordeaux, mardi (Sipa)

Manifestation de lycéens à Bordeaux, mardi (Sipa)

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a affirmé jeudi 18 décembre, devant le Sénat, qu’il allait « rouvrir la totalité du dossier » de la réforme du lycée.
Le ministre s’exprimait alors que des dizaines de milliers de lycéens ont manifesté partout en France contre le projet de réforme.
« Nous allons reprendre les choses à zéro, nous allons ensemble rouvrir la totalité du dossier, nous allons prendre le temps sans hésiter précisément, de sorte qu’on ne dise pas que cette réforme est faite à la va-vite et pour des raisons qui ne seraient pas dictées par l’intérêt des lycéens, par l’intérêt des jeunes de ce pays », a expliqué Xavier Darcos. Lundi, le ministre de l’Education a annoncé qu’il reportait d’un an la réforme du lycée censée entrer en vigueur à la rentrée 2009 en seconde, avant de préciser mardi à l’Assemblée nationale qu’il fallait répartir « de zéro » sur ce projet.

Suppressions de postes

Ce report n’a pas empêché d’importantes perturbations partout en France.
Selon un premier décompte partiel, plus de 50.000 jeunes ont manifesté jeudi dans tous le pays, sur fond de blocage de nombreux établissements.
La manifestation lycéenne parisienne, qui a réuni entre 7.500 et 13.000 manifestants, selon police et syndicats, s’est achevée jeudi vers 16h30 aux abords du métro Duroc. Avaient quitté peu avant 14h30 les abords du jardin du Luxembourg pour se diriger vers le ministère de l’Education en défilant derrière la banderole de tête sur laquelle était écrit: « Notre éducation n’est pas au service du fric! ».
« No you can’t détruire notre éducation! », « résistance! », faisaient également partie des slogans scandés par les manifestants.
« Nous ne voulons pas de réforme du lycée qui légitime les suppressions de postes », a lancé Antoine Evennou, président de l’UNL, première organisation lycéenne. « C’est impensable de parler d’une réforme sur fond de suppression de postes », a renchéri Alice Nicolet, présidente de la FIDL, deuxième organisation lycéenne.
Jean-Baptiste Prévost, président de l’Unef, organisation syndicale étudiante qui s’est jointe à la manifestation, a estimé que l’ »inquiétude » des lycéens gagnait l’université, qui craint pour son « budget ».

Manifestations partout en France

La mobilisation des lycéens est particulièrement forte en Midi-Pyrénées, en Rhône-Alpes et dans l’Ouest (> la situation ville par ville).
A Lyon, des heurts ont émaillé la fin de la manifestation lycéenne, où une voiture a été brûlée et plusieurs jeunes légèrement blessés.
Le syndicat lycéen UNL demande que le ministre de l’Education revoit sa réforme sur le lycée, tandis que la Fidl réclame le retrait du projet Darcos. Dans un communiqué, la Fidl demande également à Nicolas Sarkozy, après la présentation jeudi de son plan sur la diversité, l’annulation des suppressions de postes (13.500 en 2009) dans l’Education.
Le Parti socialiste a appelé à manifester aux côtés des lycéens. Le Premier ministre François Fillon a répliqué en accusant l’opposition de vouloir « créer des tensions« .

 



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