L’exécutif recule sur la réforme des lycées dans un contexte social tendu

Article Dépêches de L’Education
 

En mettant entre parenthèses le projet de réforme des lycées, l’exécutif a effectué un de ses plus importants revirements depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, dans un contexte marqué par la crainte d’une explosion sociale redoutée par la droite, pronostiquée par la gauche.

Pas question pour le gouvernement d’admettre un quelconque recul. Seule raison avancée: le besoin de davantage de pédagogie et de concertation. C’est ce qu’a affirmé lundi François Fillon, le Premier ministre assurant que « la réforme serait conduite ». Et l’Elysée, étroitement associé à la décision, se refusait à tout commentaire.

« C’est pas une question de peur » devant une possible extension de la révolte des lycéens, a en tout cas assuré un des porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, balayant la perspective d’une contagion des émeutes agitant la Grèce, que la gauche affirme de son côté possible, voire prévisible en France.

Si, depuis mai 2007, l’exécutif a plusieurs fois remanié sa copie – sur le fichier Edvige notamment – sous la pression de la rue, ou de sa majorité, il a rarement fait machine arrière aussi nettement sur une réforme quasiment aboutie… qui devait même être présentée mardi à la presse.

La semaine dernière encore, faisant fi des premières manifestations de lycéens, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos s’était montré déterminé à aller jusqu’au bout: « Je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures. Il s’agit de réformer dans un pays qui en a besoin ».

Sans vouloir parler de repli de l’exécutif, un ministre met tout de même cette décision sur le compte de « syndicats réactionnaires » et « l’absence d’autres relais pour expliquer la réforme ».

Le gouvernement aurait pu parier sur une extinction du mécontentement à quelques jours des vacances de Noël. Il a préféré ne pas prendre ce risque.

Pour le politologue Dominique Reynié, le pouvoir a pour la première fois depuis 2007 la crainte, non pas d’une « grève organisée », mais d’une « réaction spontanée, anomique et violente plus radicale » que les émeutes de banlieue de 2005 et qui s’appuierait, à l’image d’Athènes, sur une « jeune génération intégrée et diplômée qui a le sentiment d’être abandonnée ».

« Le risque est plus élevé parce qu’il y a moins que par le passé des organisations politiques et syndicales capables de réguler et d’encadrer ces réactions et de leur donner du sens par des discours, des programmes », argumente-t-il.

Le spectre de la mort de Malik Oussekine « obsède » le pouvoir quelle que soit sa couleur politique, juge aussi M. Reynié. L’étudiant était mort lors de grandes manifestations il y a tout juste 22 ans, en décembre 1986.

Dans ce climat, Nicolas Sarkozy a peut-être fait montre de la même prudence que celle qui lui a fait enterrer la semaine dernière la proposition d’ »amnistie fiscale » pour ceux qui auraient perdu une grosse partie de leur mise à la Bourse pour cause de crise financière.

« Au nom d’une mesure symbolique, ils (les Français) peuvent renverser le pays, regardez ce qui se passe en Grèce », avait avancé le chef de l’Etat.

La perspective d’un mouvement social dans un mois, auquel ont appelé, chose de plus en plus rare, l’ensemble des grands syndicats, a aussi dû participer à la réflexion du gouvernement. Une mobilisation lycéenne d’envergure aurait pu lui servir de rampe de lancement.



Les lycéens veulent maintenir la pression sur Darcos

Article Le Monde.fr

 

Devant le lycée Racine à Paris, lundi 15 décembre 2008.

Le Monde.fr

Devant le lycée Racine à Paris, lundi 15 décembre 2008.

L‘annonce, lundi 15 décembre, du report de la réforme du lycée n’a pas empêché les lycéens parisiens de continuer à mobiliser contre les projets du gouvernement.

 

« Darcos veut nous endormir ! », s’emporte Ilia, 15 ans, élève de seconde au lycée Jules-Ferry à Paris. Perché sur une poubelle devant l’établissement, il a appelé, lundi matin, ses « camarades » à continuer la lutte. Bombers noirs, rangers noirs et tracts en main, le jeune garçon dénonce les « manœuvres du gouvernement pour casser le mouvement lycéen ». « Peu importe que la réforme soit reportée d’un an, ça ne fera pas oublier les suppressions de postes », dit-il.

Même son de cloche du côté des élèves du lycée Racine, venus rejoindre leurs camarades du 9e arrondissement. Pour Maélis, 16 ans, élève en 1re L, le ministre de l’éducation « cherche seulement à calmer le jeu alors que la mobilisation prend de l’ampleur et que des manifestations se préparent« . Le report de la réforme « n’est en rien une victoire et les discussions promises ne risquent pas d’aboutir », explique-t-elle dans le froid.

« Ce que nous voulons, c’est la suppression de cette réforme », renchérit Lola, 16 ans, élève en 1re S dans le même établissement. Cheveux blonds coupés ras et bonnet de Père Noël, elle fait partie des coordinateurs du mouvement lycéen dans le nord de la capitale. Son téléphone vissé à l’oreille, elle égrène liste en main le chapelet des blocages en cours ou à venir dans les établissements parisiens : « Balzac, Quinet, Carnot, Lamartine peut-être… ».

Mais comme beaucoup de meneurs lycéens, Lola craint que la mobilisation ne s’essouffle à l’approche des vacances. L’annonce du report de la réforme a tout de même jeté un froid. « J’ai eu des coups de fil de camarades qui se demandent si le mouvement tombe à l’eau. Ça risque d’être un peu confus demain dans l’esprit de tout le monde », reconnaît-elle.

Elise Barthet

 

 



Communiqué de presse du Lycée Charles Gide d’Uzès

Suite à l’annonce inattendue du Ministère de L’Education Nationale de reporter « La Réforme du Lycée » de quelques mois, les lycéens, les parents d’élèves (APDESU, FCPE) et les personnels (enseignants et non enseignants) qui se sont mobilisés pour alerter l’opinion sur l’incohérence et la précipitation du projet ministériel, prennent acte de cette décision. Ils se félicitent d’avoir été entendus par le gouvernement et espèrent qu’un vrai dialogue va maintenant s’établir entre les lycéens, les parents, les enseignants d’une part et le Ministre de l’Education Nationale d’autre part.

Ils appellent à  rester vigilants sur les points suivants :
−    la future réforme doit prendre en compte les revendications et les inquiétudes portées par le collectif  national de défense du service public d’éducation (Un Pays, une Ecole, un Avenir);
−    le budget 2009, qui prévoit la suppression de 13 200 postes, est inacceptable;
−    le système éducatif public dans son ensemble, de la maternelle à l’université, est toujours menacé (remise en cause de l’éducation en classe de maternelle par des enseignants, suppression de 3000 postes d’enseignants spécialisés dans l’aide aux enfants en grande difficulté, mise en place de la réforme de l’université).

Nous sommes maintenant dans l’attente de propositions claires et concertées du Ministère de l’Education Nationale. Nous restons mobilisés jusqu’à ce que toute  « hésitation » gouvernementale soit dissipée.

Collectif de défense du service public d’éducation de l’Uzège (Gard)



Communiqué de presse – Xavier Darcos

Xavier Darcos décide de laisser plus de temps pour la mise en oeuvre de la réforme de la classe de seconde prévue à la rentrée 2009

Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a décidé de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde initialement prévue à la rentrée 2009 dans le cadre de la réforme du lycée.

Il rappelle que la réforme dont il a présenté les contours le 21 octobre dernier est bâtie sur un très large consensus des lycéens, des enseignants et des familles.

Ce consensus a fait l’objet de deux protocoles d’accord, signés au mois de juin dernier, avec les organisations représentatives des personnels de direction et des enseignants, d’une part, et les organisations lycéennes, d’autre part. Mieux former, mieux orienter, mieux accompagner les élèves : telles sont, de l’avis de tous, les missions du nouveau lycée républicain dont nous devons poursuivre la réforme.

Or, depuis des semaines, ce consensus est menacé par les attaques répétées des opposants à tout progrès du système éducatif qui n’hésitent pas à propager les rumeurs les plus infondées notamment sur la nature et les finalités de cette réforme. Par conséquent, dans ce contexte qui expose la sécurité des lycéens et des personnels, les conditions d’un dialogue serein et responsable ne sont plus réunies.

C’est pourquoi, Xavier Darcos, en décidant de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde, entend restaurer l’esprit de consensus qui avait présidé à la réflexion sur la réforme du lycée. Il propose à cet effet de prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu’il s’agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l’équilibre respectif des disciplines.

Ces équilibres devront faire l’objet d’une large concertation avec les représentants des enseignants, des lycéens et des familles.

Par conséquent, la conférence de presse prévue le mardi 16 décembre est annulée.

 

 



La réforme du lycée reportée d’un an

ArticleLibé.fr

 

Face au mouvement de protestation des profs et des élèves, le gouvernement recule: la réforme ne s’appliquera qu’à partir de la rentrée 2010.

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Quelque 1500 lycéens manifestaient le 12 décembre 2008 à Nantes, pour protester contre le projet de réforme de Xavier Darcos.

Quelque 1500 lycéens manifestaient le 12 décembre 2008 à Nantes, pour protester contre le projet de réforme de Xavier Darcos. (AFP)

Chaque étape de la réforme du lycée va être reportée d’un an, de la seconde à la terminale, ce qui signifie qu’elle s’appliquera de la rentrée 2010 à la rentrée 2012.

Concrètement, la nouvelle seconde va entrer en vigueur à la rentrée 2010, celle de la nouvelle première à la rentrée 2011 et celle de la terminale nouvelle version à la rentrée 2012, selon le ministèrede l’Education.

Le ministre de l’Education Xavier Darcos avait annoncé ce matin sa décision de reporter l’entrée en vigueur de la réforme de la classe de seconde, initialement prévue pour la rentrée 2009.

«Je préfère différer d’un an la réforme de la seconde. On n’est pas à un an près» a déclaré Xavier Darcos lors d’une conférence de presse à Jérusalem, à l’issue d’une visite du ministre en Israël et dans les Territoires occupés.

«Je n’ai pas le sentiment d’avoir reculé»

«Je n’ai pas le sentiment d’avoir reculé», a-t-il ajouté, disant ne pas avoir voulu se laisser «piéger» en «laissant la classe de seconde en otage».

«La réforme du lycée a fait à l’origine l’objet d’un consensus. Nous étions à peu près arrivés à une maquette qui satisfaisait tout le monde. Malgré ce consensus, il y a un climat de tension extrême et la classe de seconde est devenue un point de fixation. On ne peut plus parler sereinement», a-t-il déclaré.

«La réforme sera conduite»

Le Premier ministre François Fillon a justifié ce matin le report de la réforme: «Nous avons estimé, avec le président de la République, que cette réforme avait besoin de plus d’explication, de plus de concertation. Il faut prendre le temps d’une information complémentaire, mais la réforme du lycée sera conduite, parce qu’il y a besoin de moderniser, d’être plus efficace, de lutter contre l’échec scolaire.»

Dans son communiqué, Xavier Darcos explique vouloir «prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu’il s’agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l’équilibre respectif des disciplines».

«Ces équilibres devront faire l’objet d’une large concertation avec les représentants des enseignants, des lycéens et des familles», poursuit-il.

(Source AFP)

 



Réforme de la classe de seconde : Xavier Darcos dévoile les premières mesures

Article Le Monde.fr

 

Des élèves du Lycée Jules Verne bloquent l'entrée de leur établissement avec des poubelles, le 9 décembre 2008 à Nantes, pour protester contre les projets de réforme du ministre de l'éducation nationale, la veille d'une journée de mobilisation contre la loi Darcos.

AFP/FRANK PERRY

Des milliers de lycéens se sont mobilisés ces derniers jours, surtout dans l’Ouest de la France, pour dénoncer notamment la suppression de 13 500 postes à la rentrée 2009 dans l’éducation nationale et le projet de réforme du lycée.

Xavier Darcos qui devrait présenter mardi sa réforme de la classe de seconde en dévoile les premières mesures, dimanche 14 décembre, dans le Journal du dimanche. Le découpage de l’année scolaire sera revu, avec possibilité de changer d’orientation en cours d’année. La semaine de cours comptera 31 heures et demie d’enseignement, avec un tronc commun de matières et six heures de cours « à la carte ». Cette réforme de la classe de seconde sera mise en place à la rentrée 2009.

 

L’année scolaire sera divisée en deux semestres, avec quatre conseils de classe (deux à mi-semestre, deux en fin de semestre), contre trois trimestres et trois conseils actuellement. La semaine d’un lycéen sera composée de matières obligatoires (français, mathématiques, histoire-géographie, sciences expérimentales, deux langues vivantes et sport), de six heures de « modules d’exploration ou d’approfondissement » (deux de trois heures chacun) et de trois heures d’accompagnement spécialisé (soutien, aide à l’orientation et/ou travaux interdisciplinaires). Les objectifs de la réforme : donner plus d’autonomie aux lycéens, afin de mieux les préparer à l’enseignement supérieur, et d’éviter les redoublements.

Alors que le schéma initial comportait 30 heures par semaine (21 + 6 + 3), les sciences économiques et sociales (SES) devraient bien devenir obligatoires pour tous. Les collégiens devront choisir, en 3ème, les deux modules du 1er semestre de seconde qu’ils voudront suivre, et formuler des intentions sur ceux du 2ème semestre. Ces quatre modules devront être choisis dans « au moins trois » des quatre « dominantes » : « humanités », « sciences », « sciences de la société », « technologies », qui seront aussi les dominantes de première et terminale. Aucun des modules ne sera condition requise pour s’engager dans le parcours du cycle terminal, insiste-t-on au ministère.
Xavier Darcos, minimise les manifestations lycéennes de ces derniers jours et dénonce les « perturbateurs » venus se joindre au mouvement. Des milliers de lycéens se sont mobilisés ces derniers jours, surtout dans l’Ouest de la France, pour dénoncer notamment la suppression de 13 500 postes à la rentrée 2009 dans l’éducation nationale et le projet de réforme du lycée. D’autres mouvements sont prévus mardi et jeudi à l’appel de différentes organisations lycéennes et étudiantes. « Il ne s’agit pas à proprement parler d’un mouvement lycéen », déclare le ministre dans un entretien au Journal du dimanche. Selon lui, les manifestants étaient ces derniers jours au nombre de 20 000 à 30 000 et les blocages ont concerné moins de 10 % des lycées. Interrogé sur les enseignants qui appellent à la désobéissance pédagogique, le ministre estime qu’il s’agit d’un « épiphénomène par rapport aux 380 000 professeurs du premier degré ».

 

 

 

 



Nuit au lycée empêchée ?

Article Midi Libre

Lundi, la nuit pourrait être agitée dans les lycées. En effet, un peu sur le modèle de la « nuit des écoles » qui s’est déroulée mardi dernier, lycéens et professeurs seraient prêts à organiser des veillées ouvertes aux parents pour discuter sur la réforme en cours.

Cependant, les proviseurs auraient reçu la consigne de fermer les établissements dès 17 h (Carcassonne) ou 18 h (Montpellier ou Mende, par exemple) et ce, pour des raisons de sécurité. Des dispositions qui provoquent déjà la colère de nombreux professeurs. Autre point fort de la semaine, le « happening » organisé mardi à la Bastille et qui, espèrent les syndicats, marquera le point de départ d’une fronde lycéenne dans la capitale.



Revue de presse

Pour lire l’article de presse en entier cliquez sur le titre de chaque article.

 

Les actions

Réforme des lycées : la grogne s’organise

Ce titre fait la une du Républicain d’Uzès et du Gard. Une page entière est consacrée aux actions du lycée Charles Gide d’Uzès. Ce journal n’est pas disponible sur un site, donc à acheter dans vos kiosques à journaux dans l’Uzège.

Réforme des lycées : plus de 1 200 jeunes dans la rue

Les lourdes portes en bois du lycée Daudet barricadées par des barrières de sécurité piquées dans la ville. Cette image résume la journée d’hier dans les lycées nîmois, synonyme de classes désertes. Dès 8 heures, les élèves des principaux établissements décident le blocage pour contester la réforme Darcos.

Les lycéens toujours mobilisés contre les réformes

A Nîmes enfin, les lycéens ont repris leur mouvement de contestation contre la réforme Darcos. Dans une ambiance tendue, ce matin, près de 1000 jeunes se sont regroupés devant la Maison Carrée, encadrés par une forte présence policière, avant de se disperser une heure plus tard.

Des parents d’élèves bloquent la rue des écoliers

Tendue. Comme l’ambiance, aux abords des écoles Ferdinand-Buisson et Agnès-Varda.

Les lycéens dans la rue à Rennes et Brest

La pression lycéenne ne faiblit pas. Ce vendredi matin à Rennes, plusieurs centaines d’élèves ont commencé à défiler dans le centre ville, derrière une banderole proclamant «l’éducation est sacrifiée, il faut se réveiller». Au moins cinq lycées sont bloqués, ont affirmé les manifestants qui viennent de Rennes mais également d’établissements de la périphérie.

La tension monte dans les lycées

Rassemblements marginaux mais violents, lycées occupés, proviseure agressée: le mouvement se radicalise. Les syndicats appellent à une journée d’action le jeudi 18 décembre contre les réformes Darcos.

Les lycées de Midi-Pyrénées s’agitent contre la réforme Darcos

Des manifestations de lycéens ont touché ce jeudi 21 des 125 établissements de Midi-Pyrénées, selon le rectorat de l’académie de Toulouse. Une quinzaine de ces établissements ont fait l’objet de blocages ou tentatives de blocage.

5.000 lycéens défilent à La Réunion

Près de 5.000 lycéens ont manifesté aujourd’hui à la Réunion pour protester contre le projet de réforme des lycées du gouvernement et quelques incidents avec les forces de l’ordre se sont produits.

Manifestation contre Darcos : les lycéens marseillais en pointe

Comme partout ailleurs en France, Marseille s’est mobilisée contre les réformes menées par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos. Plus de 1500 personnes ont défilé sous la pluie et dans le froid pour dénoncer la politique de « casse de l’Education nationale », en particulier en primaire et dans les lycées.

La police évacue 200 lycéens qui bloquaient le périphérique à Aix

De nombreux lycées de l’académie d’Aix-Marseille protestent contre la réforme de l’éducation. Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse sont également touchés.

Manifestations : de nouveaux heurts entre police et lycéens à Brest

Parallèlement, les manifestations lycéennes reprennent dans plusieurs villes de l’Ouest, notamment à Rennes, Quimper et Caen, où plusieurs établissement ont été bloqués.

Nouvelles manifestations de lycéens dans l’Ouest

Des milliers de lycéens ont protesté dans de nombreuses villes de l’Ouest contre le projet de réforme des lycées. Des incidents ont éclaté à Brest et Nantes.

Le mouvement des lycéens ne faiblit pas dans l’ouest

Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté à nouveau ce vendredi matin dans de nombreuses villes de l’ouest, notamment à Rennes, contre le projet de réforme des lycées, donnant lieu à quelques incidents à Brest et Nantes.

 

La réforme

 

Le mouvement lycéen prend de l’ampleur

Au lendemain d’une journée de mobilisation nationale et malgré les déclarations de Xavier Darcos, les lycéens ont poursuivi leur mouvement jeudi. Des heurts ont eu lieu dans plusieurs villes de France.

Réforme du lycée : le projet du gouvernement

Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, présentera mardi 16 décembre, la nouvelle classe seconde, telle qu’elle se mettra en place à la rentrée 2009. Globalement, celle-ci devrait ressembler beaucoup au projet que le ministre avait présenté le 21 octobre, avant de le soumettre à concertation. Et avant les manifestations de ces derniers jours.

L’Education nationale en grève en janvier

Les syndicats de l’Education n’ont pas encore fixé de date précise. Ils appellent à la mobilisation pour l’emploi, le pouvoir d’achat et « les conditions d’une relance économique ».

 

Les sanctions


Désobéissance de profs :
de plus en plus de sanctions

La «désobéissance pédagogique» peut coûter cher. Une petite dizaine d’enseignants devraient subir une retenue sur leur salaire du mois de décembre en raison de leur refus d’appliquer la loi, selon le ministère de l’Éducation nationale.

Les profs «désobéisseurs» sanctionnés

Parce qu’ils refusent ouvertement d’appliquer les réformes Darcos, une dizaine d’instits ont des pénalités de salaire. La résistance s’organise sur la toile.

 

La jeunesse inquiète…

 

Social, jeunesse, banlieues : la France gagnée par l’inquiétude

Il y a ceux qui en parlent ouvertement. Pour souffler sur les braises ou tout simplement prendre date. Et puis il y a ceux qui se taisent mais observent le phénomène avec une réelle inquiétude. La révolte des jeunes en Grèce peut-elle s’exporter en France ?

«Nous sommes sur une poudrière»

Interview

Pour Isabelle Sommier, sociologue, la frustration des jeunes rend une explosion possible en France.

 

 

 

PS : Journal de France 2 (20h du 12/12/08) : pas un mot sur les actions dans l’éducation nationale ???

 



Mobilisation Lycéenne, Parents, Profs : quelques infos glanées sur la toile…

1) Au lycée Cocteau de Miramas il y a un blocage complet organisé par les élèves depuis vendredi dernier. Les professeurs organisent une rencontre avec les parents, les élèves et la presse lundi 15/12 à18h

 

2) Dans mon lycée (Andernos, 33)Les élèves ont bloqué aujourd’hui et ont l’intention de réitérer demain. Discussions constructives avec élèves et parents.

 

3) A La Garde (Var), les élèves ont fait un blocus mardi puis jeudi ; ça a un peu chauffé semble-t-il avec la direction, et, après des manoeuvres d’intimidation et des bousculades, le blocus est devenu très souple. Beaucoup d’absents cependant ; manif prévue à Toulon mardi (à confirmer) . Des coordinations inter-bahuts sont en train de se mettre (laborieusement) en place.

 

4) Aujourd’hui manif de bassin de 560 élèves à Bourgoin-Jallieu…

 

5) Le lycée Marie Curie de Sceaux participera au mouvement d’occupation des  lycées le lundi 15 décembre et organise une rencontre avec les parents d’élèves ce même jour pour les informer sur les enjeux de la réforme. La section Sgen du lycée ne souhaite pas s’associer au mouvement.
Lors du CA début décembre une motion contre la réforme a été approuvée  avec 21 vote pour, 1 abstention. L’administration n’a pas pris part au vote.

 

6) Contestation lycéenne dans l’Ouest : les blocus ont repris ce matin
Blocus devant le lycée Descartes.

 

7) Au lycée Janetti de Saint Maximin ( Var ) le blocage commencé Mardi se poursuivra demain , aujourd’hui la manifestation dans les rues de la ville a rassemblé 300 personnes ( élèves + profs essentiellement ) – nous occuperons le lycée Lundi soir également.

 

8) Lycée Maurice Genevoix (Montrouge) : l’occupation parents-profs-élèves se poursuit, avec des hauts et des bas (peu de monde ce soir), mais nous prenons des forces pour lundi soir : grande réunion prévue avec les parents et les élèves, de la maternelle au lycée, voire à l’université, puis réveillon festif, sauf si on se fait déloger car la proviseure a décidé d’autoriser l’occupation (oui, elle aime avoir l’impression qu’elle nous tolère !), mais pas la réunion (!), va comprendre ! On médiatise au maximum (TF1 mardi soir, plusieurs radios, reportage photo Libé…).

 

9) Pour info, certains départements ont choisi de suspendre l’aide individualisée aux élèves jusqu’à l’obtention de la suppression des mesures de Darcos à l’encontre des 3000 postes de RASED ( le 34, 92, 64, 83, 69, 49, 81, 82, 17, 91, 44, 75, …)D’autres ont mis en place des actions envers les parents d’élèves, distribution de tracts, réunion enseignants-parents, occupation d’écoles par les parents, nuits des écoles, pétitions, …Enfin, dans d’autres départements, ce sont des collègues qui ont pris l’initiative de « lettre de désobéissance ».

 

10) Trois lycéens arrêtés aujourd’hui à Nîmes par la police ont été relâchés sans mise en examen.
Les lycéens tentent de s’organiser mais ils auront  besoin de notre soutien la semaine prochaine, notamment pour assurer un service d’ordre dans leurs manifs. Nationalement, L’UNL appelle à manifester mardi et jeudi.

Les enseignants du lycée Lamour à Nîmes seront en grève Mardi 16 et se rassembleront devant leur lycée avec les élèves, ils appellent les parents à les rejoindre pour manifester

Des réveillons revendicatifs seront organisés aux lycées Gide à Uzès, Dhuoda et Camus à Nîmes, d’autres à venir, pour informer et débattre. Le mieux est que la demande au chef d’établissement soit collective : parents, lycéens, enseignants

La FSU 30 apporte son soutien à toutes les initiatives locales non violentes visant au retrait des projets Darcos (suppressions de postes, lycées, RASED…)

Les collègues en grève sont couverts par un préavis déposé par le SNES national du 15 au 19 décembre.

La proviseure du LP Darboux va mieux mais elle a mal; l’AFP a publié un nouveau communiqué plus objectif; Midi-Libre a parfaitement relaté l’accident.



Veillée du 15 décembre au lycée Charle Gide

Veillée 15/12/08



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