REFORME DU LYCEE : Les professeurs de sciences économiques se mobilisent

Article du NouvelObs.fr

 

Les enseignants de sciences économiques et sociales vont manifester à Paris ce mercredi pour défendre la place de leur matière qu’ils jugent menacée par la réforme du lycée du ministre Xavier Darcos.

 

Les sciences économiques et sociales constituent la matière dominante de la série ES (Sipa)

Les sciences économiques et sociales constituent la matière dominante de la série ES (Sipa)

Les professeurs de sciences économiques et sociales se mobilisent mercredi 3 décembre, avec une manifestation et un meeting à Paris, pour défendre la place de leur matière qu’ils jugent menacée dans le cadre de la réforme du lycée.
Selon l’Association des professeurs de SES (Apses), les sciences économiques et sociales, qui « forment actuellement environ la moitié des élèves de seconde » et constituent la matière dominante de la série ES (un bachelier général sur trois), sont condamnées à « un déclin certain », si la réforme du lycée du ministre de l’Education Xavier Darcos n’est pas modifiée.
En effet, pour la classe de seconde, cette réforme prévoit de mettre les SES « en concurrence avec une quinzaine d’autres options ».

Tribune

« La réforme proposée par Xavier Darcos va marginaliser un enseignement en SES dont un des objectifs consiste à permettre aux élèves de mieux comprendre la société dans laquelle ils vivent », indiquent lundi dans le journal Libération le président de l’Apses, Sylvain David, et cinq professeurs.
Une « Déclaration de Lyon », adoptée le 21 novembre par plusieurs associations et chercheurs, « demande au ministère de l’Education nationale d’engager une négociation sur la place de l’enseignement des SES afin que tous les élèves suivent cet enseignement en classe de seconde ».
Elle a été signée notamment par les sociologues Christian Baudelot, Stéphane Beaud, Roger Establet, Bernard Lahire ou l’économiste Thomas Piketty.

 



Opération antidrogue en plein collège : le ministre Darcos s’étonne

Article NouvelObs.fr

 

Des gendarmes et des maîtres-chiens se sont invités en pleine classe au collège de Marciac, dans le Gers, le 19 novembre dernier. Le ministre de l’Education rappelle que de telles interventions doivent respecter « l’intégrité des établissements scolaires ». La ministre de l’Intérieur a demandé une enquête interne.

 

Opération antidrogue en plein collège : le ministre Darcos s'étonne dans Actualités 565152

(c) Reuters

Xavier Darcos, ministre de l’Education, s’est étonné mardi 2 décembre « des conditions d’intervention des forces de gendarmerie » au collège de Marciac (Gers), qui a subi un contrôle antidrogue mené par les gendarmes avec des chiens dans une classe de troisième.
Le ministre « s’étonne des conditions dans lesquelles des forces de gendarmerie ont pu pénétrer le 19 novembre dernier dans un établissement scolaire de Marciac accompagnées de chiens dressés à la recherche de stupéfiants », écrit-il dans un communiqué.
« Il rappelle qu’il existe, dans la quasi-totalité des départements, comme dans le Gers depuis 2006, des conventions de partenariat entre les ministères de la Justice, de l’Intérieur et de l’Education nationale permettant de concilier l’efficacité de l’action judiciaire et le respect de l’intégrité des établissements scolaires où la pédagogie préventive est à l’oeuvre quotidiennement ».
« Lorsque, à la demande de l’autorité judiciaire, la force publique est amenée à intervenir dans un établissement, le ministre demande que cette intervention respecte les termes de ces conventions », ajoute-t-il.

Attention à la confusion

De son côté Michèle Alliot-Marie a adressé mardi une circulaire aux préfets pour qu’ils veillent à ce qu’il n’y ait aucune confusion entre les actions de sensibilisation et les opérations de contrôle menées par police et gendarmerie dans les établissements scolaires.
Dans cette circulaire, dont l’AFP a eu connaissance, la ministre de l’Intérieur souligne la « pertinence et l’efficacité » des actions de sensibilisation aux drogues menées en milieu scolaire par les services de police et de gendarmerie, mais il appelle à ce qu’elles ne soient pas confondues « avec des opérations de contrôle entrant dans un cadre judiciaire, sous l’autorité du procureur ».
« De telles confusions sont de nature à nuire à la compréhension et à la clarté de l’action de nos services », poursuit le ministre, et « tout doit être fait pour éviter qu’elles se produisent », souligne Michèle Alliot-Marie.
De même, la ministre de l’Intérieur a demandé une « enquête interne » pour déterminer les conditions dans lesquelles » a eu lieu l’opération de Marciac, a-t-on indiqué mardi Place Beauvau.

Le 19 novembre dernier

Selon une information du quotidien L’Humanité, daté du mardi 2 décembre, le petit collège de Marciac a subi une impressionnante et impromptue opération de police, le 19 novembre dernier, dans le cadre de la convention entre la police, la gendarmerie, le procureur et l’Education nationale pour lutter contre le trafic de drogue à l’école.
L’affaire est relatée par Frédéric David, père de famille, qui a eu la surprise de découvrir, au détour d’une conversation, que sa fille Zoé, 14 ans, et plusieurs de ses camarades, avaient subi, en pleine classe, à une descente musclée des forces de l’ordre.
« Cela me paraissait tellement grave que je lui ai demandé d’écrire son témoignage sur feuille », raconte Frédéric David dans les colonnes de L’Humanité.

« Quand il mord, ça pique ! »

Le récit de la jeune fille, très précis, accable les gendarmes, qui se seraient montrés particulièrement zélés et peu prévenants à l’égard d’écoliers âgés de 12 à 14 ans.
Les cours ont débuté depuis quelques minutes ce mercredi quand les forces de l’ordre font irruption dans la classe de Zoé. « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! », prévient d’emblée le maître-chien devant des élèves terrorisés et une enseignante visiblement pas du tout informé de ce qui se passe.
L’animal passe dans les rangs et s’arrête à plusieurs reprises devant des cartables, dont celui d’une amie de Zoé priée de prendre toutes ses affaires et de sortir, comme les autres élèves suspectés. Puis vient le tour de Zoé, devant laquelle le chien n’a pourtant pas bronché.

« Elle fouilla alors dans mon soutif »

Sommée de sortir, la jeune fille subit alors une fouille en règle. Sac, chaussures, ourlets du pantalon, tout est passé en revue, même ses sous-vêtements. Mais cela ne suffit apparemment pas. L’un des policiers lance : « on dirait qu’elle n’a pas de hasch mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ».
« Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! », raconte ensuite l’élève de 14 ans dans son témoignage manuscrit à propos de la gendarme chargée de sa fouille. « Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste » ajoute-t-elle.
La fouille terminée, après que l’enfant ait déclaré qu’elle n’avait « rien », Zoé est retournée en classe, traumatisée. « Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer aux maths ! », conclut-elle.

Rien d’un cas isolé

Après avoir pris connaissance de ce qu’avait vécu sa fille, Frédéric David a évidemment tenté à plusieurs reprises de joindre le proviseur du collège de Marciac. En vain. « Il ne m’a jamais rappelé », affirme-t-il expliquant que c’est à ce moment là qu’il a décidé de rendre l’affaire publique en diffusant le témoignage de sa fille sur internet. « Il était impensable de ne rien faire », déclare-t-il dans L’Humanité et appelle à un rassemblement devant le collège de Marciac vendredi prochain avec un seul leitmotiv : « Oui à la prévention, non à la terrorisation ».
Le quotidien rappelle de son côté que cette affaire n’a rien d’un cas isolé. Suivant le même opératoire, seize gendarmes et deux maîtres-chiens avaient fait irruption deux jours plus tôt, le 17 novembre, à l’école des métiers d’Auch-Pavie, dans le Gers également.

« La loi s’applique partout »

La FCPE locale et la FSU, qui condamnent ces agissements, affirment que les forces de l’ordre ont mené pas moins de vingt-trois opérations de ce type depuis le début de l’année 2008.
De son côté, l’inspecteur d’académie, Jean-Marie Louvet, ne nie pas les faits mais explique qu’il trouve cette polémique « excessive ». Il rappelle que les gendarmes agissent dans le cadre d’opérations de prévention « presque toujours à la demande des proviseurs ».
S’il reconnaît que, dans le cas du collège de Marciac, « la préparation en amont de l’intervention n’a pas été suffisante » et assure que les procédures d’intervention vont être revues, notamment concernant l’information des élèves, Jean-Marie Louvet affirme cependant qu’il n’est pas question de « suspendre ces opérations ». Et d’ajouter : « La loi s’applique partout ».

 



COMMUNIQUE DES FEDERATIONS DE L’EDUCATION NATIONALE

FAEN –FERC/CGT- FSU – SGEN/CFDT – UNSA Éducation

Les Fédérations de l’Éducation FAEN,FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation  interpellent de nouveau le ministre de l’Education Nationale pour que les rencontres qu’il vient d’annoncer débouchent sur des réponses positives aux revendications portées par les personnels lors de la grève du 20 novembre et se traduisent par l’ouverture rapide de négociations sur l’ensemble des sujets. Elles demandent à la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de recevoir également les organisations syndicales.

Elles se rencontreront dans le courant de la semaine prochaine pour faire ensemble le point sur les réponses ministérielles : si celles-ci ne sont pas à la hauteur des attentes des personnels elles appelleront à la poursuite de l’action, y compris en envisageant de nouveau le recours à la grève au mois de janvier.

Elles appellent à maintenir la pression dans la période, notamment en assurant la réussite de la journée du 10 décembre et en la complétant par des actions qui permettent de débattre, de s’adresser à l’opinion et manifester le maintien de la mobilisation.

Paris le 2 décembre 2008



Les résultats de la participation aux élections professionnelles du lycée Charles Gide

 

Certifiés : 38 inscrits : 31 votants dont 2 par correspondance

Agrégés :16 inscrits :11 votants dont 1 par correspondance

CPE : 2 inscrits : 1 votant

Profs EPS : 2 inscrits : 1 votant

Vacataire : 1 inscrit : 1 votant

Surveillants : 9 : 4 votants



Un décret contraint les syndicats à la négociation

Article du nouvelObs.fr

 

Ce texte concerne spécifiquement l’école primaire dans le cadre de la loi sur le service minimum d’accueil. Il oblige l’organisation syndicale ayant l’intention de déposer un préavis de grève à en faire la « notification par écrit à l’Etat ». Huit jours de négociations sont alors prévus.

un décret oblige les syndicats du primaire à négocier avant le dépôt d'un préavis de grève (Sipa)

Service minimum d’accueil : un décret oblige les syndicats du primaire à négocier avant le dépôt d’un préavis de grève (Sipa)

Un décret organisant la « négociation préalable au dépôt d’un préavis de grève » dans le primaire, prévue par la loi sur le service minimum d’accueil (SMA), a été publié mardi 2 décembre au Journal officiel (JO).
Ce décret stipule notamment que l’organisation syndicale ayant l’intention de déposer un préavis de grève en fasse une « notification par écrit à l’Etat » (ministère, recteur d’académie, inspecteur d’académie) qui a ensuite trois jours pour réunir les représentants de cette organisation syndicale.
Selon ce décret, l’Etat et ces organisations syndicales disposent ensuite de « huit jours francs » à compter » de la notification « pour mener à son terme la négociation préalable ».
Enfin, à ‘issue de cette négociation, « un relevé de conclusions » est rédigé, ajoute le décret.
En cas d’accord, le préavis de grève ne sera pas déposé. Dans le cas contraire, l’organisation syndicale déposera alors un préavis de grève.

 



Le point sur la réforme du lycée

Logo FSU

 

Après le succès de la grève du 20 novembre, toutes les organisations syndicales ont éxigé l’ouverture de négociations avec le ministre. Face à l’absence de réponse, le SNES avec toute la FSU a invité l’ensemble des fédérations de l’éducation à se réunir lundi 1er décembre , avec la proposition d’une nouvelle grève unitaire avant fin décembre.

 

Dans l’immédiat, avec les parents, les élèves, les partenaires de l’éducation, le SNES appelle dans le cadre du collectif pour l’école à participer nombreux aux manifestations décentralisées qui seront organisées dans toutes les villes le 10 décembre prochain.

Concernant la réforme du lycée, le SNES a réuni samedi 29 plus d’une centaine de représentants d’établissements afin de débattre de la réforme, des propositions alternatives. La réunion s’est conclue par un appel à l’organisation d’assises du lycée dans chaque académie. Le point sur la réforme le 29/11/2008

Dans un nombre croissant de lycées, des réunions avec les parents , des distributions de tracts sont organisées. Le SNES appelle à les multiplier. Il demande au ministre d’organiser une journée banalisée pour l’information de tous et le débat et appelle à relayer cette exigence dans tous les établissements.

Xavier Darcos doit s’exprimer sur la réforme à la mi décembre ; le SNES propose de faire de cette journée d’annonce une journée nationale d’action avec des modalités du type occupation des lycées avec les parents d’élèves, nuit des lycées, …

Enfin vendredi 28 le ministre a annoncé qu’il allait recevoir les syndicats de l’éducation pour débattre « sans tabou ». Un premier rendez vous avec la FSU est fixé au 4 décembre qui sera suivi de rencontres avec le SNES et le SNUIPP. Il était temps ! Nous vous tiendrons bien sur informés de la suite.

- La lettre ouverte à Xavier Darcos du Snes-Snep-Snuep

- Communiqué de presse du SNES-Fsu



JOURNÉE NATIONALE D’ACTION DES PROFESSEURS DE S.E.S LE MERCREDI 3 DÉCEMBRE : 10 BONNES RAISONS DE MANIFESTER A PARIS !

Manifestation à Paris

Manif. Paris 19-10-08

avec couverture : préavis de grève déposé par le Snes, le Snalc et le Se-Unsa

Le mercredi 3 décembre 2008

13h : Madeleine-République, 15h30 : meeting à la bourse du travail avec prises de parole de nos soutiens et Assemblée génrérale

Une mobilisation massive est indispensable

10 bonnes raisons de manifester à Paris le 3 décembre 2008

1- Une forte demande sociale

Dans le contexte économique et social actuel, il y a une forte demande sociale pour que tous les lycéens suivent un enseignement de SES. Selon un sondage TNS Sofres révélé lors des Journées de l’Economie à Lyon en novembre 2008, 73 % des Français estiment que l’information économique est peu ou pas du tout accessible et compréhensible, et 85 % sont favorables à une initiation à l’économie dès le secondaire.

2- Le projet de réforme de la seconde marginalisera l’option SES en seconde

Des 43% actuels d’élèves de seconde qui choisissent les SES parmi Latin, LV3, IGC, ou MPI, ISI, combien choisiront notre enseignement lorsqu’il sera en concurrence avec un module d’approfondissement de math, littérature, physique-chimie ou sciences de la vie et de la terre ?

3- La réforme de la seconde prépare un tarissement des orientations en série ES et une fusion entre les actuelles séries ES et STG

A terme, c’est l’orientation vers le futur parcours « Sciences de la Société » qui risque de se tarir, les élèves ne pouvant pas effectuer une orientation raisonnée en fin de seconde sans connaître une des « dominantes » de ce parcours. Par ailleurs, la réforme de la seconde prépare une fusion entre les actuelles séries ES et STG. Dans le cycle 1ère-Terminale, les SES ne seront qu’une dominante parmi quatre au sein du parcours « Sciences de la Société » en compagnie du Droit, des Sciences de Gestion et de l’Histoire-Géographie. Il a même été évoqué de scinder les SES entre des modules de sociologie et d’économie. Ce remodelage fait fi des complémentarités fortes qui existent actuellement dans la série ES entre les SES, les mathématiques, l’histoire-géographie, les langues et la philosophie, complémentarités qui permettent un haut niveau de culture générale propice à la réussite dans les études supérieures qu’elles soient courtes, longues ou des plus sélectives.

4- Inacceptable en termes de conditions pédagogiques d’enseignement

Le projet de réforme de la seconde est inacceptable en termes de conditions pédagogiques d’enseignement : perte de la durée annuelle (- 40% de l’horaire élève) mais aussi et surtout des TD. Les modules de découverte ne feront pas l’objet d’une note dans le bulletin mais seulement d’une appréciation ! Que transmet-on à des lycéens de 15 ans en 4 mois de cours à 35 élèves par classe ?

5- Inacceptable en termes de nombre futur de postes et de recrutement

Le projet de réforme de la seconde est inacceptable en termes de nombre futur de postes et de recrutement : – 40% de l’horaire élève en seconde, disparition confirmée des TD, baisse du taux de lycéens choisissant SES en seconde (15% au lieu de 43% actuellement ?) = près de 1000 postes excédentaires ?

6- Réforme précipitée = dégâts collatéraux

La réforme est précipitée et risque de s’appliquer avec de nombreux dégâts collatéraux non prévus pour les futurs lycéens mais aussi pour les personnels et en première ligne les enseignants. Il est inadmissible de prétendre réaliser des programmes de qualité pour la rentrée prochaine en convoquant des groupes d’experts mi-novembre et en leur demandant de confectionner un programme en un mois. Au minimum, Xavier Darcos doit repousser sa réforme en 2010 et organiser une véritable consultation du monde enseignant.

7- Calendrier de la réforme : c’est maintenant ou jamais

Le mois de décembre a été annoncé par le ministère comme le mois de la finalisation : c’est maintenant ou jamais qu’il faut se mobiliser pour accroître un rapport de force permettant des avancées sur les SES, une refonte et un report de la réforme. (Roger Guesnerie est reçu le 28 novembre sur la question de la place des SES en seconde, Xavier Darcos annonce la structure définitive de la seconde la semaine du 8 décembre, le projet serait soumis au Haut Conseil de l’Education le 23 décembre (consultatif).

8- 80% de professeurs de SES grévistes le 20 novembre

La réussite éclatante de la mobilisation du 20 novembre (près de 80% de grévistes parmi les professeurs de SES) est en train de changer la donne. Nous ne pouvons nous permettre un échec le 3 décembre à Paris : l’objectif est de mobiliser 2000 enseignants de SES po

ur la manifestation (13h) et le meeting qui suivra (15h30-17h). En janvier 2005, contre le projet de réforme de Fillon (qui marginalisait déjà l’option SES en seconde) nous avions été 1000 à Paris et nous avions gagné !

9- Le soutien aux SES n’a jamais été aussi large

Jamais nous n’avons réussi à faire autant l’unanimité sur la nécessité d’une présence forte des SES au lycée, des syndicats d’enseignants (SNES, SGEN, CGT-Education, Sud-Education) et d’étudiants (UNL, FIDL et UNEF) aux représentants de l’enseignement supérieur et de la recherche (AFSE, AFS, AFSP, APKHKSES, APHEC) en passant par le CODICE et des personnalités telles que Philippe Meirieu ou Michel Rocard. Sans compter le nombre important et croissant des questions écrites des parlementaires.

10- La défaite est impossible

La victoire est à portée de main, nous devons continuer à monter en puissance dans notre mobilisation pour faire céder le ministre. Cette journée a un coût pour chacun (une journée de grève, un déplacement à Paris, faire garder ses enfants, revenir fatigué tard mercredi soir) mais c’est ce coût qui fait la force et la valeur d’une manifestation réussie et il sera largement compensé à long terme par notre victoire et par la joie de se retrouver ensemble à Paris, de se sentir unis et soutenus par les personnalités et organisations présentes lors du meeting.

SES We can !



Les SES dans la seconde Darcos : incohérence ou assassinat programmé ?

Logo UNL
L’APSES a pris connaissance avec consternation des dispositions concernant l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales transmises le 25 novembre au groupe d’experts chargés d’adapter le programme de seconde à la semestrialisation.

Ainsi, un élève souhaitant se réorienter à l’issue du premier semestre ne pourra pas faire le module 1 de SES qui ne sera pas offert au second semestre. Mais un élève n’ayant pas suivi le module 1 pourra suivre le module 2. La part des SES déjà limitée se trouve donc encore réduite. Quant à la cohérence pédagogique, que dire d’un projet où le module 2 ne suit pas le module 1 ? Si la situation n’était pas si dramatique, elle pourrait donner à sourire en laissant penser qu’on est plus proche d’un gag de music-hall que d’un projet de formation.

On apprend également que les modules d’exploration ne feront pas l’objet d’une évaluation notée comme les autres. De marginale, la discipline devient ainsi exotique !

Enfin, les TD disparaissent. Le projet de formation aux méthodes, notamment celles utilisant les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) ou celles de l’enquête en sciences sociales, est totalement sabordé. Une fois de plus l’investissement dans la formation est sacrifié sur l’autel de la réduction de la dépense publique. Ces informations éclairent la réforme d’un jour particulièrement 
négatif, ce qui a poussé
plusieurs membres du groupe d’experts, dont Renaud Chartoire,
co-secrétaire général de l’APSES, à annoncer qu’ils ne siègeraient plus
dans ce groupe si le ministère ne revenait pas sur ses annonces
concernant les conditions dans lesquelles l’enseignement de SES serait 
proposé en classe de seconde.



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