La police intervient au lycée Victor-Hugo à Marseille

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Les lycéens bloquaient l’entrée ce lundi matin, la proviseure du lycée Victor-Hugo a appelé la police, qui a dégagé l’accès et interpellé un élève, ensuite relâché. Du coup, le lycée est vide, les élèves font grève, les enseignants sont en colère. Et la proviseure se désespère : « Il n’y a pas cours depuis sept semaines. C’est l’impasse. Ils ont vraiment besoin de retourner au boulot. »

« Les enseignants du lycée Victor Hugo s’élèvent vivement contre l’intervention policière de ce matin, indique l’intersyndicale SNES-SUD-CGT, dans un communiqué. Un élève a été interpellé, menotté et amené au commissariat, puis relâché après intervention de deux enseignants. Les élèves [...] ont décidé de ne pas reprendre les cours. Les enseignants réunis en AG réfléchissent à la suite à donner. »

La police était déjà intervenue vendredi, à l’appel de Michèle Tribalat, la proviseure, qui s’inquiète : « Depuis le 26 novembre, le lycée est bloqué. Avec les vacances, cela fait plus de sept semaines…C’est triste, désespérant et dramatique.  »

Selon elle, les lycéens « voudraient entendre le mot retrait » de la réforme lycéenne, qui a juste été reportée.

« On va peut-être reprendre le mouvement », assure une lycéenne, Anne Pambou. Selon elle, le blocage n’a été que partiel depuis sept semaines: « On est allés en cours, notamment avec des enseignants qui allaient travailler à la fac juste en face. »
Mais la lycéenne l’assure : « S’il le faut, on continuera à bloquer jusqu’à la fin de l’année scolaire. On veut qu’on enlève la réforme et les suppressions de postes d’enseignants. »

En attendant, le lycée est vide d’élèves.

« Avant, ils ne rentraient pas car c’était bloqué. Maintenant, ils ne rentrent pas car la police est intervenue, constate la proviseure. Il est temps que tout le monde se remette au boulot. Mais quoi que je fasse, ça ne satisfera personne. »

M.H.

 



VENUE DE MONSIEUR SARKOZY : Tous aux Arènes !

M. Sarkozy vient quelques heures à Nîmes pour présenter ses vœux aux acteurs culturels de la région.
Ici, nous sommes particulièrement touchés par sa politique dévastatrice : chômage, pouvoir d’achat, jeunesse, politique extérieure, protection sociale, services publics : Education Nationale, santé, La Poste …

Et notamment en matière de culture, le Président de la République a choisi Nîmes, qui est emblématique du désengagement public en la matière.  La politique de l’Etat,  c’est actuellement la marchandisation, le démantèlement de l’audiovisuel public, la remise en cause du spectacle vivant et du développement culturel, l’abandon du patrimoine, le populisme affiché…

Culture et droits sociaux vont de pair.

Rassemblons-nous nombreux, en liesse et en voix, dès 11 heures aux Arènes.

11 heures : Rassemblement contre la politique de Sarkozyexpression libre, témoignages.

De 12 à14 heures : Forum de la culture, avec intervention des acteursculturels; pique-nique tiré du sac

Premiers signataires : Alternatifs, Association Départementale des Elus Communistes et Républicains, Association France Palestine Solidarité, CGT, Coordination Lycéenne Nîmes, Fédération des Arts de la Rue L.R., Foyers Ruraux,  FSU, Gauche en Tête, Gauche Républicaine Occitane, LCR – NPA, LO, Mouvement de la Jeunesse Communiste,  P.C.F., Socialistes pour l’Union, Syndéac, UNEF, Union Régionale Solidaires, Verts, et les citoyens…

 

 



SOUTENONS l’Appel des appels

appel
 

Après « l’appel des enseignants en résistance », « non à Edvige », « sauvons les RASED », « sauvons la recherche », « RESF », etc… les membres des différents « appels » se regroupent ! Signer, transmettre, soutenir, informer… 

L’union fait la force. (vieux proverbe à retenir)

 

Article de Médiapart du 10 janvier :
Après les pétitions, place à l’action. Le 31 janvier, de 10 heures à 18 heures, les initiateurs d’une trentaine de pétitions telles que «Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans», «Non à EDVIGE», «Sauvons la recherche» ou «Réseau éducation sans frontières» (voir la liste complète sous l’onglet Prolonger de cet article) se rassembleront au 104 de la rue d’Aubervilliers à Paris, pour déterminer l’ensemble les actions à mettre en œuvre pour alerter sur «les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps tant à l’université qu’à l’école, ou dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture».
La convergence des multiples inquiétudes catégorielles réveillées à la suite des réformes engagées ou annoncées de l’Education nationale, l’audiovisuel public, la santé, la justice… commence à s’opérer.
Ce rassemblement est initié par Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie à l’université d’Aix-Marseille (Bouches-du-Rhône) et Stefan Chedri, psychanalyste et enseignant à l’université de Paris-IV.
Cette convergence se traduit d’ores et déjà par un texte commun, l’appel des appels, qui n’entend pas seulement s’en prendre au travail du pouvoir en place, mais plus largement critique l’«idéologie de « l’homme économique »» au nom de laquelle «le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du marché».
Pour les pétitionnaires, elle est à l’œuvre – notamment et en vrac – dans les nouveaux programmes scolaires et l’aide personnalisée à l’école, dans le statut de l’enseignant-chercheur et le démantèlement du CNRS, dans la tarification à l’acte à l’hôpital, dans la remise en cause des modalités de l’hospitalisation d’office en psychiatrie, etc. Et de façon moins catégorielle, on la retrouve aussi dans le dépistage précoce des « troubles du comportement » chez l’enfant. Pour Roland Gori, les divers dispositifs visent à «l’apprentissage à la servitude volontaire».
Ce rassemblement, auquel un certain nombre d’artistes et d’intellectuels se sont d’ores et déjà associés, n’est pas sans rappeler l’appel à la désobéissance civile, initié en février 1997 par 66 cinéastes et professionnels de l’audiovisuel en faveur des sans-papiers et qui, fort de dizaines de milliers de signatures, a contraint le gouvernement à retirer le projet de loi Debré sur l’entrée et le séjour des étrangers.
Ou encore l’appel contre la guerre à l’intelligence, initié en février 2004 par les Inrockuptibles (et Nicolas Demorand), qui entendait lui aussi fédérer «tous ces secteurs du savoir, de la recherche, de la pensée, du lien social, producteurs de connaissance et de débat public» contre «les attaques massives révélatrices d’un nouvel anti-intellectualisme d’Etat». (Remarquez ci-contre, qu’à cette époque, la Une des inrocks était partagée avec Carla Bruni…)
Ce rassemblement interviendra en tout cas au lendemain de la soirée pour la liberté de l’information organisée le 30 janvier au théâtre du Châtelet, à Paris, à l’initiative de six titres de presse: Mediapart, Le Nouvel Observateur, Marianne, Charlie Hebdo, Rue 89 et Les Inrockuptibles. Et deux jours après la manifestation du 29 janvier où les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront pour que les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités ne restent les premières victimes d’une crise «dont ils ne sont en rien responsables». Le gouvernement peut donc se préparer à une fin de mois difficile.
Par Sophie Dufau

APPEL DES APPELS

http://www.appeldesappels.org

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.Au nom d’une idéologie de « l’homme économique », le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en « faillite » le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »
Le 22 décembre 2008,

Roland Gori et Stefan Chedri



Appel à manifester jeudi de l’UNL et la Fidl, déçues par le discours de Sarkozy

L’Union nationale lycéenne (UNL) et la Fidl, principales organisations lycéennes, appellent à une journée de manifestations partout en France jeudi, estimant que le discours de Nicolas Sarkozy lundi à Saint-Lô « ne répond pas » aux attentes des lycéens, ont-elles déclaré à l’AFP.

 

 

 

Appel à manifester jeudi de l'UNL et la Fidl, déçues par le discours de Sarkozy dans Actualités photo_1231769435300-1-0

Photographe : Mehdi Fedouach AFP/Archives : Rassemblement de lycéens le 16 décembre 2008 devant la Bastille, à Paris

 

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Photographe : Philippe Wojazer AFP :: Nicolas Sarkozy visite une salle de classe à Saint-Lô (Manche) le 12 janvier 2009

« Le discours de Nicolas Sarkozy ne répond pas aux attentes des lycéens. En préalable à toute réforme sur le lycée, nous demandons l’arrêt des suppressions de postes dans l’Education. Son discours n’y répond pas. Aussi nous lançons un appel national à des manifestations jeudi 15 janvier partout en France », a déclaré à l’AFP Antoine Evennou, secrétaire général de l’UNL, première organisation lycéenne.

Interrogée, Alix Nicolet, présidente de la Fidl, deuxième organisation, a affirmé que celle-ci appelait également « à une journée de manifestations jeudi », pour demander « une réforme du lycée qui ne soit pas faite sur la base des suppressions de postes ».

« C’est joli, ce qu’il (le chef de l’Etat) a dit, mais il n’a pas répondu » aux lycéens, a-t-elle ajouté.

La manifestation de Paris partira jeudi après-midi du métro Denfert-Rochereau en direction de « Rue du Bac », selon l’UNL.

Il s’agit de continuer de « lutter contre la casse du service public d’Education », a ajouté Antoine Evennou.

Sur la décision de nommer Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, à la tête d’une « mission » sur la future réforme du lycée, « l’UNL se demande s’il n’y a pas derrière la volonté de préparer les lycéens uniquement aux grandes écoles », selon M. Evennou, qui a souligné le risque de « créer une compétition entre les lycéens ».

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à Saint-Lô le lancement d’une mission sur le lycée, afin de mener à bien la réforme reportée à la rentrée 2010, et a nommé le « père » du RSA, Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse.

Il a été peu disert sur la question des suppressions de postes, se bornant à redire que « la solution » pour l’Education, « ce n’est pas plus d’argent, plus de postes ».

 



Sarkozy lance une mission sur le lycée, nomme un haut-commissaire à la Jeunesse

SAINT-LO (AFP) – 12/01/09

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à Saint-Lô le lancement d’une mission sur le lycée, afin de mener à bien la réforme reportée à la rentrée 2010, et a nommé le « père » du RSA, Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse.

 

 

 

Sarkozy lance une mission sur le lycée, nomme un haut-commissaire à la Jeunesse dans Actualités photo_1231765325037-3-0

Photographe : Kenzo Tribouillard AFP : Une manifestante contre la politique de l’Education Nationale, le 12 janvier 2009 à Saint-Lô

 

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Photographe : Mehdi Fedouach AFP/Archives :: Martin Hirsch (d) et Christine Lagarde, le 11 décembre 2008 à Paris

 

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Photographe : Pascal Pavani AFP/Archives :: Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le 26 mai 2005 à l’entrée de l’établissement

 

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Photographe : Mychele Daniau AFP :: Le président Nicolas Sarkozy, le 12 janvier 2009 à Saint-Lô, pour ses voeux aux enseignants

En présentant ses voeux aux enseignants, le chef de l’Etat a estimé que « les inquiétudes qui se sont exprimées » ces derniers mois sont « bien compréhensibles: jamais peut-être on n’avait demandé, en si peu de temps, autant d’efforts à tous les personnels de l’Education nationale ».

La réforme du lycée, en particulier, a cristallisé ces inquiétudes mais le chef de l’Etat a redit qu’elle était « nécessaire » et, pour la mener à bien, a annoncé le lancement d’une « mission » dirigée par Richard Descoings, le directeur de Sciences Po-Paris.

Cette mission devra faire des « propositions », « associer tous les lycéens de France » et « élargir la concertation », a-t-il dit.

M. Descoings est connu pour mener une politique d’élargissement de l’accès à Sciences Po à des lycéens de issus de Zep (zones d’éducation prioritaire).

Le chef de l’Etat s’est aussi engagé à faire la réforme du lycée « sans enlever un centime et sans supprimer un poste au niveau du lycée ».

Dans le discours écrit, il était mentionné que des « expérimentations » d’éléments de la réforme auraient lieu dans une centaine de lycées dans les prochaines semaines, mais le chef de l’Etat n’en a pas fait mention oralement.

Face à la grogne croissante dans les lycées et compte tenu du contexte général de crise, le ministre de l’Education Xavier Darcos, en accord avec le chef de l’Etat, avait décidé le 15 décembre de reporter d’un an la réforme du lycée.

Alors que lycéens et enseignants réclament toujours un arrêt des suppressions de postes dans l’Education (13.500 en 2009), M. Sarkozy a été peu disert sur cette question, se bornant à redire que « la solution » pour l’Education, « ce n’est pas plus d’argent, plus de postes ».

Pour répondre à « la crise de l’avenir » ressentie par les jeunes, le chef de l’Etat a nommé Martin Hirsch haut-commissaire à la Jeunesse.

M. Hirsch, actuel haut-commissaire aux Solidarités actives, conserve ces fonctions mais se voit confier en plus la responsabilité « de porter (…) une politique de la jeunesse ».

« La première demande des jeunes, c’est celle d’un droit à l’autonomie. Et toute la politique de la jeunesse du gouvernement doit être tournée autour de cette idée de renforcer l’autonomie des jeunes », a dit M. Sarkozy.

Cette décision modifie les attributions du secrétaire d’Etat Bernard Laporte, qui ne conserve plus que les Sports, a-t-on précisé à l’Elysée.

Personnalité d’ouverture, M. Hirsch, ancien président de la fondation Emmaüs, est entré au gouvernement en mai 2007 pour mettre en place le revenu de solidarité active (RSA), qui doit entrer en vigueur à la mi-2009.

Dans le texte écrit de son discours, M. Sarkozy devait annoncer un « fonds d’expérimentation pour les jeunes » doté de 150 millions d’euros, mais il ne l’a pas fait oralement.

Accompagné de MM. Darcos et Hirsch, M. Sarkozy a visité avant son discours une école primaire et discuté à huis clos avec six enseignants. Des heurts se sont produits entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de cette école.

Les principales fédérations syndicales de l’Education ont boycotté les voeux du président et ne se sont pas rendues à Saint-Lô en raison de « la situation de tension actuelle dans l’Education ».

 

 

 



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