Manifestation du samedi 17 janvier

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manif 17/01/09



Communiqué visite présidentielle à Nimes

fsu 13/01/09



Sur le Net, les vœux de Sarkozy au monde éducatif ne passent pas

Article Le Monde.fr

Les blogs qui scrutent le milieu de l’éducation n’ont pas été convaincus par les vœux du président de la République au monde éducatif, lundi 12 janvier à Saint-Lô.

Journal d’école s’est arrêté sur la forme : « Puisqu’il est avéré qu’en toutes choses il privilégie la forme sur le fond, préfère l’oukase au débat, la communication à la concertation, l’esbroufe au sérieux, la pulsion à la réflexion, Sarkozy s’est montré égal à lui-même en présentant ses vœux aux profs aujourd’hui à Saint-Lô », écrit le blog. Avant de décrire une situation apocalyptique : « Lacrymos, matraquage, brutalités policières, des blessés conduits à l’hôpital et, bien sûr, les traditionnelles interpellations sans lesquelles une visite présidentielle en province ne serait pas tout à fait réussie. C’était aujourd’hui, à Saint-Lô, l’école visitée par Sarkozy. »

 

Sur le fond du discours, « après une ode au travail et à la méritocratie républicaine, le président a fait comme à son habitude quelques annonces et sorti deux jokers de sa manche », résume laconiquement dans sa Chronique éducation, le professeur Philippe Watrelot : Richard Descoings, le célèbre directeur de Sciences-Po Paris, sera chargé d’une mission sur le lycée, tandis que Martin Hirsch est nommé Haut commissaire à la jeunesse.

« Les réactions à ces nominations sont plutôt mitigées. On notera que nommer un commissaire pour s’occuper des jeunes peut donner lieu à une ironie facile… « , note Philippe Watrelot.

COMMENT INVESTIR ET INNOVER EN DÉPENSANT MOINS ?

Quant au discours présidentiel, le blogueur en pointe les contradictions :

« Nous n’avons pas le droit de reculer », a répété Nicolas Sarkozy, alors que la réforme du lycée a pourtant été repoussée à 2010. »

« Selon lui, l’éducation nationale a relevé le défi de la quantité, en termes d’élèves. « Mais 15 % des enfants qui sortent de l’école primaire ne maîtrisent pas suffisamment les langages, 15 % redoublent à l’entrée en seconde et 15 000 jeunes sortent de l’enseignement scolaire sans diplôme », a t-il affirmé.  » Je ne veux pas d’une France à deux vitesses ». »

« Puisqu’il affirme aussi qu’il Il faut gagner la bataille de l’intelligence, en innovant davantage, en formant mieux nos jeunes , peut-être faut-il lui rappeler la contradiction dans laquelle il se trouve. Comment investir et innover en dépensant moins ?  »

Dans son blog, Histoire et politiques scolaires, Claude Lelièvre se demande pour sa part, « quel peut être son crédit à l’aune du bilan des engagements qu’il avait pris il y a tout juste deux ans ? »

Selon l’historien, aucune annonce des précédents grands discours n’a été véritablement suivie d’effets.

Le débat sur les nouveaux programmes ? « Cela n’a pas eu lieu ».

La création d’écoles de la deuxième chance ? « Pas la moindre piste de réalisation ».

Le développement d’un système d’aide aux bons élèves pour financer leurs études ? « On n’a rien vu non plus »

La seule promesse tenue est celle de rendre gratuits les frais de scolarité pour les élèves des lycées français de l’étranger. Un gouffre financier : « On ne saurait trop ici admirer la détermination du pouvoir exécutif et élyséen à honorer – exceptionnellement – ses engagements ! Toute une politique est là; et elle ne saurait emporter ni l’adhésion, ni la confiance », conclut Claude Lelièvre.

Philippe Jacqué

 



La presse est sceptique sur la capacité de Sarkozy à réformer

Article Nouvel Obs.fr

 

Les annonces de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et la jeunesse ont laissé sur leur faim les éditorialistes qui se demandent si « l’aura de Martin Hirsch » sera suffisante pour « faire passer la pilule Darcos à une jeunesse déboussolée ».

Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux aux personnels de l'Education nationale, le 12 janvier à Saint-Lô (Reuters)

Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux aux personnels de l’Education nationale, le 12 janvier à Saint-Lô (Reuters)
Les annonces de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et la jeunesse à Saint-Lô laissent sur leur faim les éditorialistes de la presse quotidienne de ce mardi 13 janvier, ceux-ci sont sceptiques sur la capacité du président à faire passer ses réformes.
Dans La Croix, Dominique Quinio lance une mise en garde: « Personne ne doit jouer avec le feu de la jeunesse, ni pour l’étouffer, ni pour l’attiser. Avis aux politiques. »
« L’aura de Martin Hirsch sera-t-elle suffisante pour faire passer la pilule Darcos à une jeunesse déboussolée ? » s’interroge de son côté Gérard Noël dans les colonnes de Vosges Matin.
« On peut en douter », lui répond Patrick Fluckiger dans L’Alsace.

A bout d’hésitations et d’erreurs

Même scepticisme sous la plume de Jean-Pierre Bel de La Nouvelle République du Centre-Ouest : « Faut-il vraiment un « commissaire », voire un Haut-commissaire, pour redonner aux jeunes une idée, voire une haute idée, de leur avenir? »
« Confier à Martin Hirsch, le haut-commissaire à la Solidarité, la responsabilité de renouer avec la jeunesse, c’est avouer qu’à bout d’hésitations et d’erreurs on finit par la caser sur le rayon des marginalités », s’inquiète Daniel Ruiz dans La Montagne.
Dans Le Télégramme, Hubert Coudurier est plus indulgent: « Pousser Martin Hirsch, déjà haut-commissaire aux Solidarités actives, au poste de haut-commissaire à la Jeunesse, est une idée astucieuse afin de pallier l’inexistence de Bernard Laporte dans ce domaine ».
« C’est un choix très judicieux, loin des polémiques », estime aussi Jean Levallois dans La Presse de la Manche.

Un Vietnam pour tous les gouvernements

« S’il veut réussir, il lui faudra garder la confiance de tous, sans se laisser engluer dans les multiples projets de réformes sur lesquels tant d’autres se sont cassé les dents », met en garde Francis Lachat dans Le Courrier picard.
Au-delà des nominations, Hervé Favre constate dans La Voix du Nord que « sur la question des moyens et des postes, Nicolas Sarkozy a servi à l’école la même fin de non-recevoir que celle opposée vendredi aux revendications de l’hôpital ».
« Créer une énième commission pour l’avenir du lycée, fut elle confiée à une personnalité aussi inventive et sympathique que Richard Descoings, c’est un aveu d’échec définitif pour la réforme Darcos, mais aussi une forme d’attentisme », regrette Olivier Picard des Dernières Nouvelles d’Alsace.
Et Patrick Venries de Sud-Ouest de conclure: « L’Éducation nationale est un Vietnam pour la plupart des gouvernements de droite (…) Nicolas Sarkozy a, comme ses prédécesseurs, battu en retraite ».

 



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