«Le mouvement s’affaiblit mais je continue jusqu’au 29»

Article Libé.fr

 

Quelques milliers de lycéens sont à nouveau descendus dans la rue aujourd’hui à Paris. Si certains sont fatigués, les autres attendent la manifestation interprofessionnelle du 29 janvier.

FLORIANE ANDREY

Mêmes slogans, mêmes banderoles. Les lycéens ont à nouveau manifesté contre la réforme des lycées ce jeudi.

Mêmes slogans, mêmes banderoles. Les lycéens ont à nouveau manifesté contre la réforme des lycées ce jeudi. (Photo Floriane Andrey)

 

«Ce n’est pas raisonnable». 14 heures à Denfert-Rochereau, dans le sud de Paris, le proviseur d’un lycée tout proche se désespère de voir à nouveau les lycéens dans la rue. «La réforme se fera quoi qu’ils fassent». Si ce directeur d’établissement n’y croit plus, les lycéens sont encore entre 700 et 3 500, selon les sources, à manifester contre la réforme du lycée, une semaine après leur rassemblement de rentrée.

«Il faut arrêter de dire que nos rassemblements sont des bides. C’est faux», clame Antoine Evennou, secrétaire général de l’UNL. «Le mouvement reprend doucement mais sûrement, on attend le mouvement d’ampleur du 19 janvier».

Le cortège aborde le boulevard Raspail. Mêmes slogans, mêmes banderoles que depuis le début du conflit. A la différence près que les lycéens entonnent un chant des partisans remixé. Ils ne veulent pas «se soumettre à ce que veut Darcos» à l’image de Vess, adhérente au Nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Nous gardons le même mot d’ordre — stop aux suppressions de postes — pour rassembler le plus de monde possible», explique Maxime Delamotte, représentant Fidl d’Ile-de-France. «Darcos recule pour mieux sauter, il veut nous expliquer cette réforme. Nous, nous voulons une réforme faite avec les lycéens.»

Si certains sont prêts à continuer le mouvement, d’autres sont fatigués. «Je rentre chez moi. cette manifestation est ridicule. Il faut arrêter d’être sans cesse contre le gouvernement», s’exclame Eva, en première au lycée Montaigne. Alexandra, élève de terminale, elle aussi, désespère. «Le mouvement s’affaiblit, j’ai l’impression qu’on en fait trop mais je poursuis le mouvement jusqu’au 29.»

Samedi, à 14 heures à République, les enseignants et parents d’élèves appellent à la manifestation pour défendre le service public d’éducation. Les lycéens le promettent, ils seront là.

 

 



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