Les parents en force dans les manifestations pour « investir dans l’éducation »

Article Midi Libre.com

DRPatrick Kovarik AFP

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, parents d’élèves en tête, ont manifesté samedi dans de nombreuses villes de France pour réclamer d’ »investir dans l’éducation » à l’heure de la crise, notamment dans l’école primaire.

Au total 50.000 à 60.000 personnes ont défilé selon les organisateurs (syndicats enseignants, lycéens, étudiants de l’Unef et parents d’élèves de la FCPE).

Pour le ministre de l’Intérieur, 44.000 personnes ont défilé dans cent trente manifestations à travers le pays.

A Paris, de 4.500 personnes selon la police à 8.000 selon les organisateurs, ont manifesté entre République et Richelieu-Drouot. Ils étaient autant à Lyon, entre 4.000 et 8.000 selon les sources.

« L’école n’est pas une charge à réduire, c’est un investissement pour l’avenir »,

Les parents en force dans les manifestations pour

cachePubVide(‘pubCarreEdit’); pouvait-on lire dans la capitale sur une banderole de la FCPE. »En temps de crise, ce serait plus logique de surinvestir dans l’éducation que de désinvestir. C’est ce que font les principaux pays de l’OCDE, en particulier les pays du nord de l’Europe, et c’est ce que (le président élu américain) Barack Obama a proposé », a déclaré son président, Jean-Jacques Hazan.

Beaucoup de parents d’élèves ont aussi grossi le cortège de Bordeaux, a constaté l’AFP, où 1.900 à 2.500 personnes ont défilé selon les sources.

Les manifestants étaient entre 2.500 et 4.000 à Nantes, 2.100 et 2.500 à Grenoble, 2.000 et 2.600 à Toulouse, 500 et 2.000 à Marseille, 800 à un millier à Rennes, 370 à un millier à Angoulême, ou encore 1.000 selon la police à Clermont-Ferrand.

Des défilés de plusieurs centaines de personnes ont également eu lieu dans des dizaines d’autres villes.

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a évoqué « une journée intermédiaire » avant la grève et les manifestations prévues jeudi 29 janvier, journée d’actions interprofessionnelle.

A Paris, les leaders de tête du cortège ont estimé que les annonces faites lundi par Nicolas Sarkozy (mission sur le lycée et pas de suppressions de postes à ce niveau, Haut-commissaire à la Jeunesse) n’avaient pas convaincu, d’autant que les 13.500 suppressions de postes en 2009 avaient été confirmées.

« On ne comprend pas l’acharnement du gouvernement à maintenir les suppressions de postes en période de crise, alors que c’est une absence de débouchés pour des milliers de jeunes », a commenté le président de l’Unef Jean-Baptiste Prévost.

« Pas de suppression de postes au lycée? Le ministre (Xavier Darcos) l’assurait déjà, personne n’y croyait. Je ne sais si c’est parce que Nicolas Sarkozy l’a dit qu’on y croit davantage », a ajouté M. Hazan.

Même incrédulité sur ce sujet chez les organisations lycéennes: « les lycéens n’y croient vraiment pas », a estimé la présidente de l’UNL Lucie Bousser, « c’est la grande blague », a ajouté celle de la Fidl, Alix Nicolet.

Dans plusieurs défilés, pancartes et slogans montraient que les réformes en primaire restaient sources d’inquiétudes: « Maintien des Rased » à Nantes, « Pas de maternelle, pas de prix Nobel » ou « Non aux jardins d’éveil » à Lyon.

« Le ministre sous-estime le rôle des écoles maternelles. Avec sa réforme, mon fils ne pourra plus aller en maternelle, c’est inacceptable », a déclaré à Toulouse un ingénieur aéronautique de 36 ans venu défiler avec son enfant.

Un débat est en cours sur la scolarisation des 2-3 ans en maternelle, un rapport du Sénat prônant à la place des « jardins d’éveil ». Mais M. Darcos a assuré que la maternelle à partir de 3 ans révolus ne serait pas remise en question.

 



Éducation : 400 personnes dans la rue de bon matin

Article Midi Libre Nimes.com

 

DRPhoto S. B .

Dès 10 heures hier matin, près de 400 personnes se sont retrouvées devant la faculté des Carmes. Parents d’élèves, enseignants, étudiants et lycéens (ces derniers en petit comité) ont défilé en empruntant un itinéraire original : boulevard Courbet, place du Marché pour un terminus au lycée Daudet. Tous degrés confondus, les revendications ne changent pas. La principale : aucune suppression de postes.
« On aurait aimé un peu plus de monde, mais tous les jours, il se passe quelque chose, des réunions dans les écoles, des assemblées générales entre syndicats, la mobilisation est intacte », déclare Bertrand Humeau, secrétaire du Snes. « C’est une piqûre de rappel avant la grande manif’du 29 janvier », dit Michel Grand (FSU).
Pour le premier degré, les chiffres

cachePubVide(‘pubCarreEdit’); de la prochaine rentrée scolaire tombent : selon nos sources, dans le Gard, 30 équivalents temps plein et 17 postes Rased pourraient disparaître, tout comme 150 places pour l’accueil des deux ans. De leur côté, les enseignants prévoient une hausse de 450 à 500 élèves.

 

A. B.

 



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