Revue de presse du vendredi 23 Janvier

Article libé.fr

Evaluations en CM2: pourquoi ça coince

Questions impossibles, notation sévère, pression… Après les enseignants, les parents d’élèves dénoncent les tests organisés cette semaine.

MARIE PIQUEMAL

Revue de presse du vendredi 23 Janvier dans Actualités photo_0302_459_306_22155

(Reuters)

Décidément, le ministère de l’Education nationale a le chic pour mettre en rogne les enseignants… et les parents d’élèves. Au menu de la discorde cette semaine: les évaluations nationales des élèves de CM2. 100 questions, en français et en maths, pour mesurer les acquis avant le passage en 6e. Les critiques fusent depuis plusieurs jours. Les voici:

Des questions trop difficiles pour les élèves

«Sur le principe, on n’est pas contre des évaluations, d’ailleurs on en a toujours fait. Mais des comme ça, jamais!», s’emporte une enseignante du XVIIIe arrondissement de Paris. Ce nouveau test national ne semble pas adapté à des élèves de CM2 (cliquez ici pour le consulter).

«Certaines questions portent sur des points du programme qui n’ont pas encore été étudiés en classe», comme les divisions à virgule ou la règle de trois, abordées en fin d’année seulement.

«En français, pareil: lisez ce texte d’Ernest Hemingway qu’on leur a donné. Bien trop long et compliqué à leur niveau», soupire une autre prof.

Méthode de notation trop sévère

«La notation est binaire: soit vous avez tout juste, soit tout faux. C’est vraiment un système de notation à l’ancienne. Pas franchement pédagogique.» Un exemple: il est demandé aux élèves de conjuguer dix verbes à l’impératif. Et bien, si l’enfant fait neuf bonnes réponses et une faute, il a zéro!

«Si l’objectif est de décourager les élèves, c’est réussi», ironise une enseignante en classe Zep, dans le nord de Paris. Et d’avouer: «Moi aussi au fond, je suis profondément découragée. Peut-être même plus que mes élèves…»

Un sentiment partagé par un grand nombre d’instits «qui redoutent d’être jugés sur les résultats de leur classe». Du coup, certains ne cachent pas avoir soufflé quelques réponses, histoire d’améliorer le niveau général. «Cela fausse tout… Et puis, surtout quel exemple donne-t-on aux élèves!»

Pression sur les enseignants… Et sur les élèves

«Les enfants étaient très stressés et angoissés toute cette semaine. On a beaucoup parlé de ces évaluations dans les médias et du coup, les parents aussi s’en sont mêlés…» raconte une enseignante. Dans son école, les familles ont même organisé une «journée classe morte», pour protester contre ces évaluations.

«A quoi vont réellement servir ces stats? L’anonymat des enfants sera t-il préservé?» Voilà les principales craintes des parents. Les enseignants sont en effet tenus de retranscrire les notes des élèves dans une base de données informatique. Mais déjà, certains ont annoncé qu’ils feront de la résistance.

 

Aricle Libe.fr

La désinformation à la sauce Darcos

DESINTOX

Contre-expertise au quotidien des déclarations et des chiffres du débat public.

CEDRIC MATHIOT

Xavier Darcos, ministre de l'Education

Xavier Darcos, ministre de l’Education (Reuters)

Darcos est triste. Il l’a dit à Europe 1, dimanche dernier. Ce qui le chagrine, c’est la désinformation qu’il subit. Il n’aime pas qu’on «déforme sa pensée».

Ce qui n’empêche pas le ministre de déformer légèrement la pensée des autres, comme il l’a montré dans la même interview.

Interrogé en direct par la représentante de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), Alix Nicolet, Darcos répond et, une fois que son interlocutrice a raccroché, conclut : «Je suis heureux de voir qu’il y a une évolution, puisqu’au mois de décembre, elle ne voulait pas de réforme du tout.
Xavier Darcos, contraint de battre en retraite sur sa réforme du lycée en décembre, a toujours refusé de prononcer le mot «retrait» et souhaite sauver la face en démontrant au contraire que ce sont les autres qui évoluent.

Sauf qu’Alix Nicolet s’est un peu étranglée en entendant le ministre se féliciter de l’«évolution» de son organisation : car la FIDL a… toujours été favorable à une réforme. «On l’a dit dans tous nos communiqués. Dans toutes nos revendications. une réforme, mais pas celle-là», rappelle-t-elle.

En clair, il n’y aucune évolution de la position de la FIDL. Mais le faire croire au public, c’est toujours ça de gagné.

Autre exemple de la com’ du ministre : la fronde des associations d’éducation populaire dont les subventions ont été réduites. En octobre dernier, le ministère annonce la suppression de 25% des subventions aux associations. Suit une polémique, une pétition (voir le site crée par les associations). Interrogé sur le sujet par Bernard Cazeneuve, député socialiste de la Manche, lors de l’émission, Darcos évacue le sujet: «Monsieur Cazeneuve devrait se renseigner : entre temps, nous avons rencontré les représentants de ces grandes associations, qui sont entrés dans notre démarche et l’ont comprise.» Bref, affaire réglée.
Ces propos ont parfois fait sourire (jaune) dans les associations concernées. Si celles-ci ont bien été reçues en décembre (collectivement par le directeur de cabinet du ministre puis individuellement), certaines en ont profité pour exprimer leur profond désaccord avec cette mise sous condition des subventions, qui revient selon une responsable associative à une «instrumentalisation des associations»… et toutes ont demandé à récupérer les 25% supprimés en 2008. Au moment où Darcos évacuait le sujet sur Europe 1, la crise n’était d’ailleurs pas encore dénouée. Les associations ont reçu un courrier du cabinet ministériel le lendemain, avant une nouvelle rencontre, mardi.

Au final, un accord a été trouvé pour 2009 et 2010. Quant à la part des subventions sucrée en 2008, Darcos a beau assurer qu’elle pourra «revenir si les associations présentent des projets concrets», il semble qu’il n’en est rien. Le ministère a répondu aux associations que l’exercice 2008 était bouclé. Les associations ont déposé un recours gracieux afin de laisser le temps au ministre de trouver une solution. Et «avant un recours en contentieux si les choses n’évoluent pas», précise à toutes fins utiles Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement, qui coordonne l’action des huit associations concernées.

Dans la bouche de Darcos, cela donne : «Les associations sont entrées dans notre démarche et l’ont comprise.»

Sans déformer, bien sûr.

 

 

Politiques 23 janv. 6h51

Le front des refus s’organise

Par LAURENT JOFFRIN

Nicolas Sarkozy le sait : même s’il est froid ou humide, l’air sent la poudre. En principe, les temps de crise ne sont guère propices aux mouvements sociaux. La peur, l’angoisse de l’avenir, la menace qui pèse sur les conditions matérielles de vie incitent au repli et à la prudence. Mais nous sommes en France. L’individualisme du tempérament national se double d’un goût pour l’action collective soudaine qui prolonge, même sur le mode symbolique, la longue chaîne des émotions populaires commencée en 1789. Les manuels d’histoire ont plus d’influence qu’on ne le pense…

Révolte. Ainsi «l’Appel des appels» que nous publions aujourd’hui est-il un événement qui dépasse de loin le jeu du mécontentement catégoriel. Depuis de longs mois, nombre de professions, souvent vouées au service public, manifestent leur opposition. Elles usent de protestations classiques, mais aussi d’un langage et de méthodes dont la radicalité doit être méditée, alors même que leurs porte-parole ne sont pas forcément des militants organisés. Les psychiatres, les professeurs, les magistrats, les créateurs on tous un motif d’exprimer leur refus et leur revendication, quand ce n’est pas leur révolte. Il y a là un phénomène politique qui n’émane pas du monde des élus, des responsables de partis ou de syndicats. Il vient de la société.

Que veulent-ils, non pas pour leur compte, mais pour la collectivité ? D’abord un respect des libertés publiques que le gouvernement, à leurs yeux, tend à écorner dans beaucoup de domaines. Les psychiatres s’inquiètent d’une vision par trop naturaliste et carcérale du trouble mental, qui va à rebours d’une très longue tradition progressiste en ce domaine. Les magistrats s’émeuvent des tentations de contrôle qui percent dans certains gestes et surtout dans un projet de réforme de l’instruction qui mettait les enquêtes judiciaires à la merci de l’exécutif. Les professeurs ont été heurtés par l’extension à l’école du champ de recherche des familles de sans-papiers, déjà source d’indignation et de résistance dans l’ensemble du corps social.

Droit et solidarité. Ils veulent ensuite que les principes d’équité sociale et d’engagement de puissance publique ne soient pas constamment détournés ou amoindris. Ils notent que les fonds débloqués à juste titre pour lutter contre l’aggravation brutale de la situation économique vont plus aux uns qu’aux autres. Ils sont outrés de voir que souvent la classe dirigeante financière ou économique, après avoir conduit, en France et ailleurs, la planète à l’effondrement financier et à la récession subséquente, refuse au fond de changer réellement les règles. Qui dira la rébellion morale suscitée par le maintien imperturbable de nombre de gratifications exorbitantes décidées hors de tout souci collectif par les plus hauts dirigeants ? Le président de la République lui-même a dû taper du poing sur la table pour obtenir un geste. C’est dire…

Voilà pourquoi «l’Appel des appels» doit retenir l’attention. On peut discuter tel ou tel aspect des demandes ou des réquisitoires. Le sens général de l’initiative n’est pas douteux. Il s’agit de mettre en cause l’orientation générale d’une politique. Il s’agit surtout de porter haut les valeurs de droit et de solidarité qui font l’honneur de la culture politique française, dans ses meilleurs jours. Ces valeurs sont aussi celles de Libération. Voilà pourquoi nous publions cet appel.

 

 

Parents prolos contre école publique à vau-l’eau

 

EDUCATION - A l’heure du goûter, des parents d’élèves de l’école Pierre Perret de Haisnes-les-La Bassée, dans le Pas-de-Calais occupent les classes de leurs enfants. Jusqu’à 22 heures, pour protester contre la sape de l’école publique. Plutôt inédit dans ce quartier populaire de l’ancien bassin minier.

«On a prévu un goûter pour les enfants, et puis un débat sur les réformes, pour les parents. Et une distribution de soupe.»  C’est Sébastien, technicien chez Renault-Douai, et parent d’élève, qui parle. Lui qui n’a jamais milité, jamais syndiqué dans son usine, s’est saisi de la question de l’école quand il a entendu parler de la suppression des Rased.

Il ne comprend pas qu’on les supprime, alors que dans son quartier, selon lui, il n’y en a déjà pas assez pour tous les parents qui en font la demande. «On se mobilise pour nos enfants, parce qu’on sait qu’ils  seront les premiers touchés. Dans les milieux populaires, il y a plus d’enfants en difficulté, il faut pas se leurrer. C’est ici qu’on a le plus besoin des Rased».

Avec des élus et des profs, il a créé un «comité citoyen pour l’école», contre la suppression des Rased, contre la suppression des IUFM, contre les réformes en cours. Il a déjà constaté une baisse d’effectifs dans les petites classes. «C’est inquiétant. On se gargarise du fait qu’en France, les femmes font plus d’enfants que les autres en Europe, mais si on est obligé de mettre les petits dans le privé, les femmes ne pourront plus travailler. Ou alors elles feront moins d’enfants. On nous parle d’améliorer le système, or la vraie motivation, c’est que ça ne coûte pas cher» 

Au programme : trois occupations, trois vendredis d’afilée, et dès ce soir, à Haisnes et à Auchy les mines, une école à chaque fois. Pour ce soir, à l’école Pierre-Perret, Sébastien espère une forte mobilisation. «On est au coeur d’une cité minière défavorisée. Les gens, on leur explique, ils se rendent compte».

Haydée Sabéran

 

 

 

Universités : appel à la grève des cours à partir du 2 février 2009

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Va t-on vers un affrontement dur entre le gouvernement et la communauté universitaire ? La question aura une réponse… le 2 février.

Ce jour-là se termine l’ultimatum lancé par la Coordination nationale des universités, réunie à la Sorbonne le 22 janvier. Formée de délégations venues de 46 universités et de représentants de syndicats, associations, elle a voté deux motions, qui prévoient le démarrage d’une grève de cours à partir du 2 février, si le ministère ne retire pas son projet de décret transformant le statut des enseignants chercheurs (Maîtres de conférence et Professeurs), en particulier sur la question des modulations de services et sur l’attribution des promotions et grades par les commissions nommées par les Présidents d’Université.

Cette décision exceptionnelle – une grève des cours reconductible – signifie qu’une partie au moins de la communauté universitaire est déterminée à engager un combat frontal, allant au delà des initiatives déjà prises comme la rétention des notes ou la grève administrative. Cette décision traduit une exaspération, un mûrissement, dont le vote par 70% des présidents et vice-présidents des sections du Comité national des universités (CNU) d’un appel au retrait de la réforme du statut des E-C indique l’ampleur. Ici, un blog d’un maître de conférence en droit à Nîmes au ton énervé mais bien argumenté et assez représentatif. Ce sentiment se traduira t-il par l’entrée dans une action de grève ? C’est bien sûr la crainte de Nicolas Sarkozy et de Valérie Pécresse. Nul ne le sait, pour l’instant. Mais la crise dont la Conférence des présidents d’Université a pointé la possibilité dans sa lettre ouverte à Nicolas Sarkozy semble bien approcher.

 

En tout cas, je reçois des courriels significatifs, comme ce maître de conférence de Perpignan, qui avoue avoir voté Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle mais réprouve sa politique universitaire.

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Ma note d’hier sur le discours du Président de la République annonçant l’accélération des réformes se retrouve sur des listes de diffusion interne aux Universités, elle a déjà reçu plus de 20 000 connexions directes, permettant au blog Science2 de passer la barre des 800 000 visites.

Voici les deux motions votées par la Coordination nationale des universités réunie le 22 janvier 2009 et comportant des délégués provenant de quarante six universités.

Motion n°1: La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours. Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable : 1)      le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs 2)      la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré *l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête. Unanimité moins 3 voix contre

Motion  n°2: La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.

 

 

 

 

 

 



Motion des élus au Conseil National de la Vie Lycéenne du 23_01_09

Vous trouverez ci-joint et ci-dessous la motion des élus au CNVL réunis ces deux derniers jours. Cette motion est relative aux suppressions de postes et à la réforme du lycée. Ils ont sollicité l’Union Nationale Lycéenne pour transmettre leur message. Ils pourront répondre à toutes vos questions à 13h30 à la sortie du ministère. Pour contextualiser l’évenement, il faut savoir que le CNVL ne s’est jamais prononcé sur ce type de sujet au cours des dernières années.

MOTION DES ÉLUS AU CONSEIL NATIONAL DE LA VIE LYCÉENNE (CNVL)

Pour l’année 2009-2010, le Ministre de l’Education Nationale prévoit la supression de 13800 postes d’enseignants et de personnels d’encadrement, tout en voulant mettre en place une réforme du lycée, sur  laquelle nous restons ouverts au débat. Ces supressions, se veulent justifiées par une baisse démographique, mais surtout,  par la nécessité de réaliser des économies budgetaires.

Par conséquent,  elles conduisent à une dégradation de l’encadrement des lycéens,  de leurs conditions d’études et de réussite. Les classes surchargées, les difficultés d’accés à certaines options, et le manque de surveillants, CPE et professeurs dans les établissements, en sont autant de démonstrations.

Les élus lycéens du Conseil National à la Vie Lycéenne (CNVL), signataires de cette motion souhaitent, pour construire le nouveau lycée dans de bonnes conditions, avoir l’assurance des moyens accompagnant la future réforme.

Face à une crise sociale qui touche particulièrement la jeunesse, notre seul bouclier sera le diplôme.
C’est pourquoi, les élus du CNVL signataires demandent  un moratoire sur les suppressions de postes, afin de préserver le droit à l’avenir de tous les lycéens de France.



L’enfermement médiatique du Ministre de l’Education Nationale !

Logo UNL

 

Dans une interview au Figaro, Xavier Darcos a annoncé hier soir un nouveau plan de relance, de relance de l’Éducation cette fois, avec comme but celui d’enrayer l’échec scolaire.

Comme à l’habitude, l’ensemble de la communauté éducative a pris connaissance de ces projets par voix de presse, aucune concertation préalable n’ayant eu lieu ! Son projet prévoit de mettre en place 5000 médiateurs dans les quartiers, afin de renouer le dialogue entre les familles et l’École et ce en concordance avec le projet Banlieue de Fadela Amara. L’Union Nationale Lycéenne ne peut qu’exprimer sa crainte quant à la véritable utilité de cette mesure qui ne résoudra sûrement pas le problème de l’absentéisme et du rejet de l’école de la part des élèves de milieux défavorisés.

L’incompréhension du monde éducatif de la part du Ministère et plus largement du gouvernement est flagrante. En effet, d’un côté, il supprime des dizaines de milliers de postes d’enseignants, et de l’autre il annonce recruter 5.000 médiateurs en contrat aidé ! Le gouvernement ne semble pas prendre en compte le rôle primordial de l’enseignant dans la scolarisation des élèves et dans la réussite scolaire de ce dernier. C’est pourquoi il est urgent que des moyens soient alloués à l’éducation afin que les enseignants puissent travailler dans des conditions favorables permettant un suivi plus individualisé des élèves et de répondre aux attentes qu’y leur sont posées.

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation nationale a aussi annoncé la mise en place dans certains établissements, à titre expérimentale, d’une semaine dédiée à l’orientation dès l’année prochaine, comme cela avait été envisagé dans le cadre de la réforme du lycée proposée par Darcos il y a quelques mois. Si l’UNL se félicite de voir le ministre faire des essais avant de généraliser un projet, et espère y voir un début de réflexion chez le ministre, elle condamne l’hypocrisie de ce dernier!

En effet, à peine après avoir remis la réforme à plat, il remet sur la table les mêmes idées ! D’autant que cette semaine d’orientation ne semble pas prometteuse… Elle risque d’être, à l’image des conseils de classe, un simple jugement des élèves. De plus, comment est-il possible de s’orienter en une semaine ? L’orientation doit être choisie et non subie, c’est pourquoi elle doit avoir lieu tout au long de l’année scolaire et non ancrée dans une semaine particulière.

Enfin, alors que le gouvernement se dit progressiste et réformiste, l’UNL ne peut accepter de voir des annonces du ministre qui vont en contradiction avec leurs volontés telles que la réflexion sur la mise en place de l’uniforme dans le milieu scolaire ; un retour en arrière qui ne répondrai pas aux problèmes actuels de la jeunesse. De plus, Richard Descoings, nouveau chargé de mission pour la réforme du lycée, a énoncé l’idée du financement privé des lycées. Mettre en place ce type de financement ne ferait que mettre en concurrence les lycées et accentuer les inégalités déjà fortement présentes, ces derniers n’auraient alors pas les mêmes chances d’offrir le même enseignement de qualité aux élèves.

Pour continuer à lutter contre la casse du Service Public d’éducation et plus généralement contre la casse généralisée des services publics, l’Union Nationale Lycéenne, première organisation syndicale lycéenne, appelle tous les lycéens à rejoindre les manifestations le 29 janvier. Dans la perspective de cette journée, au cours du Congrès des élus lycéens organisé par l’UNL qui se tiendra à Paris les 24 & 25 janvier, des débats seront menés sur le lycée dans son ensemble mais aussi sur l’actualité ; congrès qui permettra d’échanger et de débattre sur l’avenir du lycée !

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne

Contact presse : Lucie Bousser : 06 82 66 58 62 ; Antoine Evennou : 06 08 91 72 54 ; Pierre Lejeune : 06 08 91 72 54



Un « Appel des appels » lancé contre les réformes de Sarkozy

appel

 

«Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l’Université, à l’école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d’une idéologie de « l’homme économique », le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en « faillite » le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture. Nous appelons à une Coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris.»
 

Article Nouvel Obs.fr

 

Le texte, intitulé « l’Appel des appels » et signé par 20.000 personnes, entend fédérer les initiatives s’opposant aux réformes lancées par Nicolas Sarkozy. Une coordination nationale se réunira le 31 janvier à Paris.

(Reuters)

(Reuters)

Un texte publié vendredi 23 janvier et intitulé « l’Appel des appels » et signé par 20.000 personnes entend fédérer les initiatives s’opposant aux réformes lancées par Nicolas Sarkozy.
Dans ce texte publié en « une » de Libération, professions de santé, psychiatres, magistrats, enseignants ou chercheurs dénoncent des politiques gouvernementales qui les enferment dans des logiques de marché et de pénurie.
Ils entendent se réunir en coordination nationale le 31 janvier à Paris, deux jours après la journée de grèves et de manifestations lancée par l’ensemble des organisations syndicales.
Libération présente cet appel « transversal » comme une première.

Amalgames

Cette initiative a été lancée en réaction à un discours du chef de l’Etat le 2 décembre dans un hôpital psychiatrique où, selon le psychiatre Elie Winter, Nicolas Sarkozy « a fait l’amalgame du malade mental et du fou dangereux. »
Ce texte a rallié notamment des universitaires dénonçant « la mise en cause des valeurs de l’université » et des magistrats opposés à une « vision sécuritaire des rapports sociaux ».
« Alors que nos métiers respectifs, qu’il s’agisse de la santé, du soin, du travail social, de l’éducation, de la recherche, de la justice, de l’information et de la culture, subissent une attaque sans précédent de la part du gouvernement (…) le temps est venu, nous semble-t-il, de coordonner ces différents mouvements et d’en tirer tout le sens politique », écrivent-ils sur le site de « l’Appel des appels. »
La réunion du 31 janvier devrait « faire émerger des propositions d’actions transversales pour l’avenir », ajoute le texte. (avec AP)

> Comment signer l’appel

 

 

 

 



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