Revue de presse

Article libé.fr

Qui fait grève demain (et pourquoi) ?

 

programme UMP
 

Education

Primaire, secondaire, supérieur, recherche: tous les personnels sont appelés à la grève et devraient constituer le gros des troupes dans la rue demain. Rejoints par les parents d’élèves (à l’appel de la FCPE), les lycéens et les étudiants, ils protestent d’abord contre les suppressions de postes et la dégradation de leur pouvoir d’achat. Mais aussi contre des évolutions plus spécifiques: contre les réformes Darcos chez les enseignants de primaire et du secondaire (programmes, réforme du lycée, suppression du samedi…) et contre le projet de réforme des statuts chez les enseignants-chercheurs, qui menacent de se mettre en grève le 2 février.

Une fois encore, le service minimum dans les écoles s’annonce chaotique. De nombreuses municipalités -principalement de gauche- ont fait savoir qu’elles ne pouvaient toujours pas l’appliquer. Certaines académies ont lancé un appel aux étudiants d’IUFM et aux retraités de l’Education pour assurer la permanence.

Santé

Les syndicats appellent à protester, là aussi, contre le manque de personnel et de moyens et réclament une revalorisation des salaires du personnel infirmier et des primes de nuit. Ils dénoncent également le projet de loi «Hôpital, patients, santé, territoires» que le Parlement doit examiner en février.

Justice

Les syndicats (notamment les deux syndicats de magistrats et le Syndicat des avocats de France), qui ont accumulé ces derniers temps les griefs à l’encontre de la ministre Rachida Dati, appellent à la mobilisation contre «le démantèlement du service public de la justice». FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice.

Service public de l’emploi

Au Pôle emploi, qui regroupe désormais l’ANPE et les Assedic, quatre syndicats (FO, CGT, SNU-FSU, Sud) appellent à la grève. Ils réclament des garanties sur le financement du Pôle emploi et dénoncent le «flicage» des demandeurs d’emploi, qui, selon la CGT, transforme les agents «en auxiliaires de police».

La Poste

Tous les syndicats appellent à la grève contre le projet d’ouverture au capital, synonyme selon eux de «privatisation du service public postal». Il ne devrait pas y avoir de perturbations dans la distribution du courrier.

Secteur de l’énergie

Voilà leur message: «Ce n’est pas aux salariés de payer les effets de la crise financière dont ils ne sont nullement responsables.» Dit autrement: «Les bénéfices records des entreprises de la branche doivent concourir à l’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de travail (…)» La direction d’EDF a indiqué mardi qu’il était «prématuré» de prévoir d’éventuelles perturbations du service.

Petite précision cependant, dans le Sud-Ouest, après le passage de la tempête, le personnel d’EDF n’arrêtera pas le travail. «Mais les employés exprimeront leur engagement avec des inscriptions « en grève » sur les camions de dépannage» a expliqué mercredi un porte-parole de la CGT.

France Telecom

Tous les syndicats ont déposé des préavis de grève et veulent envoyer un «message fort» contre un éventuel autre plan de suppressions d’emplois.

Audiovisuel public

Onze syndicats appellent à cesser le travail. Alors que la suppression de la pub est effective depuis le 5 janvier, ils demandent un «financement pérenne et dynamique» pour l’ensemble des sociétés de l’audiovisuel public, et s’élèvent contre le plan social en cours à Radio France Internationale (RFI), où la direction a annoncé la suppression de 206 postes sur un millier.

Les chômeurs

Faits rares, les mouvements de défense des chômeurs appellent à manifester. Ils protestent contre la convention UNEDIC qui, «en l’état, avec une durée minimale d’affiliation mais aussi une durée d’indemnisation raccourcies, institutionnalise le travail en miettes » selon le mouvement national des chômeurs et des précaires.

Le Collectif des Démocrates Handicapés

Il dénonce l’habitude qui consiste à proposer des réformes dans quelque domaine que ce soit sans que le paramètre «handicap» ne soit pris en considération. Exemple: «La réforme de l’Education nationale est proposée sans que la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire n’en soit une des priorités.»

La Ligue des droits de l’homme (LDH)

Le collectif appelle à la mobilisation. Motif: «La LDH partage les grands objectifs majeurs face à la crise que sont : la défense de l’emploi et des salaires, la priorité donnée aux services publics, l’égalité d’accès à la protection sociale, l’amélioration des garanties collectives.»

Sur les rails

A la SNCF, tous les syndicats sauf l’Unsa, 3e force syndicale, ont déposé des préavis de grève du mercredi 20 heures au vendredi 8 heures. Les cheminots réclament, entre autres, l’augmentation des salaires et des pensions.

A la RATP, six syndicats sur huit, dont les quatre premiers dans l’entreprise, appellent à la grève. Des perturbations sont à également prévoir dans les réseaux de province, comme à Bordeaux notamment.

Dans les aéroports

Six syndicats de la Direction générale de l’aviation civile ont déposé un préavis de grève pour le 29 janvier. L’intersyndicale demande une hausse des salaires et redoute que «le contexte économique ne serve de prétexte à la remise en cause des garanties d’emploi».

Les routiers

Parmi les demandes de la Fédération nationale des chauffeurs routiers (FNCR): la facilitation du crédit pour inciter les entreprises à conclure des accords sur les salaires. La FNCR appelle les salariés des différentes branches du transport à cesser le travail durant cette journée.

Le personnel des autoroutes

L’ensemble des syndicats du réseau autoroutier appelle à un arrêt de travail à partir de mercredi 28 à 20h00 jusqu’au vendredi 30 janvier à 05h00 du matin. Les revendications sont générales: préserver les emplois, améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de travail. En pratique, cela devrait se traduire par des péages gratuits sur certains tronçons. Impossible de savoir avec précision si le mouvement sera suivi, «à la différence de la SNCF ou de la RATP, le personnel n’est pas forcé de déposer un préavis de grève».

Dans les banques

A la banque de France, l’intersyndicale appelle à la mobilisation pour s’opposer au plan de suppression de postes. «Si lors des derniers mouvements nous vous invitions à faire grève selon différentes modalités (de 1H à 1 journée), cette fois-ci l’objectif est de fermer un maximum d’unités et de services afin de rejoindre les manifestations organisées localement !»

Dans les banques privées, aussi, les appels à la grève se multiplient: LCL, Crédit agricole, Caisse d’Epargne…

A la Bourse

Les salariés français de NYSE-Euronext, l’opérateur de la Bourse de Paris, sont appelés à la grève le 29 janvier pour protester contre la suppression prévue d’une centaine d’emplois.

La Direction des constructions navales

L’intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre la «filialisation tous azimuts» de DCNS.

Appels divers

Chez Renault à l’appel de l’ensemble des syndicats, chez PSA Peugeot-Citroën, chez les pilotes d’hélicoptère, chez les retraités, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez le leader européen du conseil en infrastructures réseaux et systèmes Devoteam…

 

 

Journée nationale d’action: la France se prépare à un « jeudi noir »

 

La France s’apprête à vivre un « jeudi noir », surtout dans les transports publics et l’éducation, lors d’une journée de grève nationale à l’appel de tous les syndicats et qui devrait refléter une grande inquiétude face aux conséquences de la crise économique.

Revue de presse dans Actualités zoom_fermer photo_1233126823991-1-0 dans Revue de presse

Photographe : Boris Horvat AFP/Archives : Panneaux d’information le 6 novembre 2008 à la gare du Nord à Paris

« L’idéal serait qu’il y ait le sentiment que le pays est bloqué pendant une journée », a déclaré mercredi Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière (FO), le troisième syndicat français.

Le mot d’ordre des syndicats est lancé pour la défense des salaires, du pouvoir d’achat et des services publics. Avec l’opposition de gauche, qui soutient leur action, ils s’attendent à une participation massive, expression de l’angoisse du pays face à la crise mondiale qui se traduit en France, comme dans les autres économies industrialisées, par une brusque remontée du chômage.

Si l’appel à la grève, qui s’adresse à tous les salariés des secteurs public et privé, est entendu, il sonnera comme un avertissement à l’adresse du président Nicolas Sarkozy qui, depuis son élection en mai 2007, n’a pas affronté de grosse tempête sociale. Elu sur le thème de la « rupture », Nicolas Sarkozy a fait savoir qu’il comprenait les craintes de ses concitoyens, mais il a aussi a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de ralentir les réformes.

« C’est normal que les Français soient inquiets et c’est normal que ceux qui souhaitent défiler défilent », a jugé son Premier ministre François Fillon. « Le rôle du gouvernement c’est de tenir le cap de la réforme », a-t-il cependant ajouté. Des réformes du marché du travail, de la justice, des médias, des hôpitaux et d’autres services publics ont été mises en chantier depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Celles concernant le secteur public, en particulier la diminution du nombre des fonctionnaires, sont particulièrement sensibles, car c’est là que se concentre le gros des troupes syndicales.

De nombreuses écoles devraient ainsi rester fermées jeudi, et le pays sera en partie paralysé par les arrêts de travail dans les transports, dont certains devaient commencer dès mercredi soir.

Dans les chemins de fer, la SNCF prévoit un trafic très perturbé pour les trains régionaux. Les trains à grande vitesse (TGV) devraient cependant circuler à 60%, et les trains Eurostar et Thalys qui relient la France à l’Angleterre et la Belgique ne seront pas touchés.

A Paris, le métro et les transports avec la banlieue seront fortement affectés.

Dans le secteur aérien, Air France annulera entre 10 et 30% de ses vols court et moyen-courriers, mais le programme long-courrier sera maintenu.

Dans le secteur privé, la participation à la grève et aux manifestations sera difficile à évaluer.

Le taux de syndicalisation y est très faible et beaucoup de salariés devraient choisir de prendre une journée de congés, dans le cadre des accords de réduction du temps de travail (RTT), plutôt que d’affronter le chaos dans les transports ou de chercher une solution de garde pour leurs enfants.

 

La présidente du patronat français (Medef) Laurence Parisot a estimé qu’il y aurait dans lesentreprises « probablement des absences d’effectifs mais liées plus aux conditions de transports qu’àune volonté de faire grève ».

Cette grande journée de grève tombe aussi à point nommé pour l’opposition socialiste qui a retrouvé de la pugnacité depuis l’élection à sa tête de Martine Aubry, à la fin de l’année dernière. Les dirigeants du PS, qui veut être « l’interprète des mécontentements » seront dans la rue aux côtés des manifestants.

 

 Article Le Monde.fr

Forte mobilisation attendue et premier grand test social pour Sarkozy

 

Des centaines de milliers de personnes, surtout des salariés, descendront dans la rue ou cesseront le travail jeudi 29 janvier dans toute la France, à l’appel de tous les syndicats, pour la première grande mobilisation sociale depuis le déclenchement de la crise économique.

Des perturbations importantes sont à prévoir, notamment dans les transports. Le trafic ferroviaire sera réduit. La SNCF prévoit que plus de 60 % des TGV circuleront en moyenne, plus de 40 % des TER et des Transiliens, 30 % des Corails. La RATP prévoit un trafic « perturbé » du métro et « fortement perturbé » sur les RER A et B en Ile-de-France. 30 % des vols seront annulés à Orly, 10 % à Roissy. (Lire l’article Les perturbations prévues dans les transports)

 

Les syndicats prédisent aussi un nombre significatif de débrayages dans le secteur privé, traditionnellement moins affecté. L’impact des grèves est « très difficile à évaluer », selon la présidente du Medef Laurence Parisot, les difficultés de circulation pouvant avoir un effet sur l’absentéisme.

UN TEST POUR LE SERVICE MINIMUM

Cette journée de mobilisation sera un test pour le service minimum. Dans les transports, l’impact de la grève dépendra surtout du taux de grévistes, aucun agent en grève ne pouvant être contraint de travailler. La mobilisation devrait être très forte dans l’Education nationale. Dans les écoles, plusieurs communes ont déjà annoncé qu’elles ne pourraient proposer de service minimum, même si le « droit d’accueil » est officiellement obligatoire depuis la rentrée de septembre 2008. (Lire l’article Le service minimum à l’épreuve du 29 janvier)

Organisée pour défendre l’emploi, le pouvoir d’achat, les garanties collectives et les services publics, et dénoncer la politique anticrise du gouvernement, cette mobilisation est regardée avec sympathie par l’opinion, selon tous les sondages : 69 % la jugent « justifiée », selon le dernier en date (BVA-Orange-Express). (Lire l’article Le mouvement social du 29 janvier bénéficie d’un large soutien populaire)

L’exécutif n’entend pas pour autant infléchir sa politique. « Je comprends vos difficultés » mais il ne faut « pas arrêter le mouvement des réformes », a déclaré mardi le président Sarkozy. Pour François Fillon, le « rôle d’un gouvernement » n’est « pas de faire des gestes » mais « de tenir le cap de la réforme ». Le gouvernement entend toutefois calmer le jeu, face à la crainte d’une explosion de colère. (Lire les articles Brice Hortefeux : « On n’insulte pas le crocodile avant de traverser la rivière » et Le pouvoir politique redoute un grand mouvement social)

« IRRÉSPONSABLE »

« Si le gouvernement ne répondait pas à une forte mobilisation, il serait irresponsable », a répliqué le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, rappelant le rendez-vous intersyndical du 2 février pour décider des suites du mouvement. Refusant que les salariés soient « les premières victimes de la crise », les syndicats se sont unis autour d’une plateforme revendicative – CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA, Solidaires – sans précédent. Ils veulent « des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations » et une « politique de relance économique ». (Lire l’article interactif Grève unitaire du 29 janvier : secteurs et revendications)

Ils demandent aussi que les mesures de baisse d’activité, comme le chômage partiel, soit « négociées » et que les aides publiques aux entreprises soient conditionnées à la préservation de l’emploi et des salaires. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s’attend à ce que la mobilisation aille « bien au-delà » de celles observées ces dernières années. (Lire le chat avec Maryse Dumas, de la CGT : « Demain, la journée sera puissante »)

L’opposition, de son côté, entend tirer parti de ce grand mouvement de contestation. Alors que tous les responsables du PS s’attendent à voir se dégrader durablement le climat social, leur objectif est de tourner la page d’un congrès calamiteux et réaffirmer, face à la concurrence qu’exercent l’extrême gauche et le MoDem, que le PS a vocation à incarner l’alternative face à la droite. (Lire l’article Le PS cherche à accompagner le mécontentement)

La précédente journée syndicale unitaire, le 22 mai 2008, pour les retraites, avait rassemblé de 300 000 à 700 000 manifestants (selon la police ou les organisateurs). On en comptait un à deux millions en 2003 (retraites) et 1995 (Sécurité sociale).

 

Article Nouvel Obs.com

Grève de jeudi : les appels à la mobilisation, les prévisions par secteur

 

 

Voici les principaux secteurs qui seront touchés jeudi 29 janvier dans le cadre de la journée de mobilisation interprofes- sionnelle pour l’emploi, les salaires et la défense du service public:

FONCTION PUBLIQUE :
L’intersyndicale appelle les agents de la fonction publique d’Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière à participer aux manifestations pour réclamer l’ouverture de « véritables » négociations salariales et défendre « l’emploi privé et public et le maintien du pouvoir d’achat ». Ils demandent aussi « l’annulation » des délocalisations de certaines administrations prévues dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

EDUCATION
:
Les syndicats appellent à la grève tous les personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que de la Jeunesse et des Sports. Ils veulent marquer leur opposition « aux suppressions de postes, leur « lutte » pour « une école assurant la réussite de tous les jeunes », ainsi que « pour leurs salaires, leurs statuts et la revalorisation de leurs métiers ». Les enseignants-chercheurs des universités qui protestent contre la réforme de leur statut, menacent de débuter une grève le 2 février dans les universités.
> Prévisions : Selon le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), principal syndicat du premier degré, 67% des instituteurs seront en grève jeudi, avec des pointes égales ou supérieures à 80% dans l’Aude, le Cantal, le Gard, le Gers, la Gironde, l’Hérault, la Loire, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, le Rhône ou encore la Sarthe.
> Service minimum d’accueil : De nombreuses municipalités -principalement de gauche- ont fait savoir qu’elles ne pouvaient toujours pas appliquer le service minimum d’accueil (SMA). C’est le cas à Paris, Metz, Saint-Etienne, Belfort, Le Mans, Rennes, Dijon. A Bordeaux, Alain Juppé avertit qu’il est possible que le SMA ne soit pas assuré partout.
Parmi les villes qui appliqueront le SMA: Strasbourg, Amiens, Nantes, Mulhouse, Colmar, Besançon, Montauban, Marseille, Toulon, Nice.

SNCF
:
Tous les syndicats sauf l’Unsa, 3e force syndicale, ont déposé des préavis de grève de mercredi 20h à vendredi 8h. Au moins cinq syndicats (CGT, Sud Rail, FO, CFE-CGC, Fgaac) appellent formellement à la grève mais la Fgaac l’envisage pour 59 minutes seulement. La CFDT laisse chaque région décider.
> Prévisions : Un numéro vert : 0 800 15 11 11. Et les prévisions de trafic.
TGV : La SNCF prévoit 60% des TGV en moyenne. Le trafic du TGV Est sera normal, celui des TGV Nord assuré à 65%, des TGV Atlantique et Sud-Est à 50%. Aucun TGV province-province ne circulera.
Corail et TER : 30% des trains Corail (trafic national) rouleront, et 40% des Corail intercités (trafic interrégional). 40% des trains express régionaux.
Le trafic des Eurostar entre Paris et Londres, des Alleo entre Paris et Stuttgart ou Francfort, ainsi que des Thalys entre Paris, Bruxelles, Amsterdam et Cologne, sera normal. 35% des TGV Lyria entre Paris et Bâle ou Zurich doivent rouler, et 50% de ceux entre Paris et Lausanne, Berne ou Genève. Enfin, un train Artesia sur deux, entre Paris, Turin et Milan, sera assuré.
En Ile-de-France, 45% du trafic Transilien sera assuré en moyenne, 35% du trafic des lignes A, B, C et D du RER est garanti (pour la partie gérée par la SNCF), 65% sur la ligne E et les lignes du Transilien depuis la gare de l’Est, 50% depuis la gare Montparnasse, 35% depuis la gare du Nord, la gare Saint-Lazare et la gare de Lyon. Voir la liste des trains qui circuleront.

RATP
:
Six syndicats sur huit (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud et Unsa), dont les quatre premiers dans l’entreprise, ont appelé à la grève.
> Prévisions :
Métro : Lignes 1 et 14 : normal. Lignes 4 et 13 : 3 trains sur 4. Ligne 11 : 2 trains sur 3. Lignes 3, 5, 6, 7, 7 bis, 9, 10 et 12 : 1 train sur 2. Lignes 2, 3 bis et 8 : 1 train sur 3.
RER A zone RATP : 1 train sur 5, interconnexion suspendue à Nanterre-Préfecture
RER B zone RATP :
- entre Denfert-Rochereau et Robinson : 1 train sur 5
- entre Denfert-Rochereau et Massy : 1 train sur 5
- entre Saint-Rémy et Massy : trafic nul
- entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord : trafic nul
interconnexion suspendue à Gare du Nord
Bus : 3 bus sur 4
Tramway T1, T2 et TVM : 3 sur 4
Tramway T3 : 1 sur 2
Les prévisions de trafic sur le site de la RATP.

TRANSPORTS URBAINS
:
Des préavis de grève de 55 minutes à 24 heures ont été déposés dans 77 réseaux sur 137 : Aix-les-Bains, Ajaccio, Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Annemasse, Annonay, Arras, Avignon, Bayonne, Besançon, Béziers, Blois, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Calais, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Clermont- Ferrand, Dijon, Douai, Elbeuf, Evreux, Grenoble, Le Havre, L’Isle d’Abeau, Laval, Lens, Lille, Limoges, Longwy, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montbéliard, Montluçon, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, La Rochelle, Rouen, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Saint- Lô, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Soissons, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Vannes, Versailles, Vichy, Vierzon. > Voir le site de l’Union des transports publics et ferroviaires

AEROPORTS :
Six syndicats de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), la CGT, FO, la CFDT, la CFTC, CFE-CGC et Unsa ont déposé un préavis de grève pour le 29 janvier.
> Prévisions : Selon la Direction générale de l’aviation civile, les compagnies aériennes vont devoir annuler 30% de leurs vols au départ ou à l’arrivée de l’aéroport d’Orly, et 10% à Roissy. Les prévisions de trafic seront connues 24 heures à l’avance.
Air France a annulé préventivement 30% de ses vols courts et moyen-courrier à Orly et 10% à Roissy. La compagnie compte assurer 100% de son programme long-courrier. Elle proposera à ses passagers dont l’avion serait annulé un vol sur KLM ou une partenaire de l’alliance Sky team.
Pour les vols courts et moyen-courrier, Air France n’exclut pas « quelques annulations de vols ». « Des retards sont possibles ».

JUSTICE
:
Les sections CGT, CFDT, FSU, Usaj-UNSA du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ont appelé à la mobilisation contre « le démantèlement du service public de la justice ». FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice.
L’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a appelé les magistrats à s’associer à la journée d’action « par tous moyens déclinés localement ».

AUDIOVISUEL PUBLIC
:
Les syndicats de la télévision et de la radio publiques appellent à cesser le travail pour notamment demander un « financement pérenne et dynamique » et dénoncer le plan social à Radio France International (RFI). Au total, onze syndicats appellent à cesser le travail.

FRANCE TELECOM :
Tous les syndicats ont déposé des préavis de grève et veulent envoyer un « message fort » à la direction qui préparerait, selon eux, un autre plan de suppressions d’emplois appelé « Next II ».

LA POSTE
:
Tous les syndicats appellent à la grève contre la future transformation de l’entreprise en société anonyme. Pas de perturbation prévue dans la distribution du courrier.

ENERGIE
(EDF, GDF Suez…) :
L’intersyndicale appelle les salariés et retraités à « agir massivement », en participant aux manifestations et actions de grève.

RETRAITES
:
Leurs syndicats appellent les retraités « durement touchés par la crise » à « se mobiliser en masse ».

CHOMEURS :
AC!, l’Apeis et MNCP appellent à manifester.

SERVICE PUBLIC DE L’EMPLOI :
A Pôle emploi, qui regroupe l’ANPE et les Assedic, quatre syndicats (FO, CGT, SNU-FSU, Sud) appellent à la grève.
A l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes, service public), l’ensemble des syndicats appellent à la grève.

PORTS

La CGT des ports et docks appelle à des arrêts de travail de 24 heures.

DCNS (Direction des constructions navales) :
L’intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre la « filialisation tout azimut » de DCNS.

BANQUE DE FRANCE
:
L’intersyndicale appelle à la grève.

BANQUES
:
Cinq fédérations syndicales ont appelé les salariés et les retraités du secteur à participer à la mobilisation. Les appels à la grève se multiplient: LCL, Crédit agricole, Caisse d’Epargne…

AUTOMOBILE  :
Grève chez Renault à l’appel de l’ensemble des syndicats, et chez PSA Peugeot-Citroën.

ET AUSSI
:
Grève chez les pilotes d’hélicoptère, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez l’opérateur boursier NYSE-Euronext, chez le leader européen du conseil en infrastructures réseaux et systèmes Devoteam, dans les enseignes Auchan, dans les magasins Virgin

 

 

 



Tous en grève le 29 Janvier

C’est une trés grande journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle, de grève et de manifestations qui s’annonce pour le jeudi 29 janvier, à l’appel de la Cgt, la Cfdt, Fo, la Fsu, l’Unsa, Solidaires, la Cftc, la Cgc.

La totalité des fédérations de la Fonction Publique, et de l’Education Nationale, appellent à la grève et aux manifestations le jeudi 29 janvier.

Plusieurs organisations étudiantes et lycéennes, notamment l’Unef et l’Unl, appellent aux manifestations

Les fortes mobilisations qui se sont développées ces derniers mois dans l’Education Nationale, le mouvement lycéen, le fort soutien des parents et de l’opinion publique, ont contraint le gouvernement à reculer sur plusieurs points importants: report de la réforme des lycées, rétablissement de 1500 postes en Rased dans le 1er degré.
Mais même s’il a subi un échec politique, même s’il a dû marquer sèrieusement le pas, le gouvernement n’a pas pour autant renoncé à appliquer sa politique dans l’Education Nationale : suppressions massives de postes, coupes sombres dans les recrutements …
Et même s’il tente d’y mettre quelques formes, il n’a pas non plus renoncé à une réforme des lycées dont le but essentiel est de « financer » les suppressions de postes déjà décidées.
Il n’a pas non plus renoncé à sa politique de démantèlement de la Fonction Publique et des Services Publics

Ensemble, avec les salariés du public et du privé,

Mettons-nous massivement en grève

le jeudi 29 janvier


Participons massivement aux manifestations

 MANIFS,

- 10h30 à UZES

(rassemblement sur l’esplanade)

- 15h à NÎMES

(départ av. Jean Jaurès, au Taureau,

ci dessous trajet de la manifestation de Nîmes)

Trajet manif
Exigeons une autre politique pour le Service Public d’Education,
pour ses personnels et pour la jeunesse de notre pays.



recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES