Darcos pour l’uniforme à l’école

Article Libe.fr

En visite à Londres, le ministre de l’Education a vanté les mérites de l’uniforme et ne serait pas contre l’expérimenter en France. Version tee-shirt plutôt que blouse grise.

 

La rigueur britannique inspire Darcos. En visite dans une école de Londres, le ministre de l’Education s’est dit favorable à ce que les élèves d’un même établissement portent une tenue identique, y voyant un «facteur d’intégration».

«Si on n’appelle pas l’uniforme le retour à la blouse grise et que l’uniforme est sous forme d’un tee-shirt siglé qui signale l’appartenance à l’établissement, je pense que ça a beaucoup d’avantages, ne serait-ce que parce que ça supprime les différences visibles de niveau social ou de fortune, et que ça met tous les élèves dans une situation d’égalité les uns par rapport aux autres.»

Remarquant que ce dispositif existe déjà dans les DOM-TOM, le ministre a rappelé avoir suggéré il y a quelques années qu’il soit généralisé. «Mais on y a tout de suite vu évidemment un côté réactionnaire et vieillot, en disant: « Ca y est, il veut mettre tout le monde en blouse grise ».»

«Il n’en était rien évidemment, mais je trouvais que dans certains établissements où il y a une très grande mixité sociale, de très grandes disparités d’origine, on pourrait expérimenter en effet que les élèves aient tous les mêmes tee-shirts ou une tenue comparable, a-t-il repris. Ça n’aurait, me semble-t-il, rien de scandaleux. Au contraire je pense, ça serait un facteur d’intégration supplémentaire.»

(Source AFP)

 



«Le mouvement s’affaiblit mais je continue jusqu’au 29»

Article Libé.fr

 

Quelques milliers de lycéens sont à nouveau descendus dans la rue aujourd’hui à Paris. Si certains sont fatigués, les autres attendent la manifestation interprofessionnelle du 29 janvier.

FLORIANE ANDREY

Mêmes slogans, mêmes banderoles. Les lycéens ont à nouveau manifesté contre la réforme des lycées ce jeudi.

Mêmes slogans, mêmes banderoles. Les lycéens ont à nouveau manifesté contre la réforme des lycées ce jeudi. (Photo Floriane Andrey)

 

«Ce n’est pas raisonnable». 14 heures à Denfert-Rochereau, dans le sud de Paris, le proviseur d’un lycée tout proche se désespère de voir à nouveau les lycéens dans la rue. «La réforme se fera quoi qu’ils fassent». Si ce directeur d’établissement n’y croit plus, les lycéens sont encore entre 700 et 3 500, selon les sources, à manifester contre la réforme du lycée, une semaine après leur rassemblement de rentrée.

«Il faut arrêter de dire que nos rassemblements sont des bides. C’est faux», clame Antoine Evennou, secrétaire général de l’UNL. «Le mouvement reprend doucement mais sûrement, on attend le mouvement d’ampleur du 19 janvier».

Le cortège aborde le boulevard Raspail. Mêmes slogans, mêmes banderoles que depuis le début du conflit. A la différence près que les lycéens entonnent un chant des partisans remixé. Ils ne veulent pas «se soumettre à ce que veut Darcos» à l’image de Vess, adhérente au Nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Nous gardons le même mot d’ordre — stop aux suppressions de postes — pour rassembler le plus de monde possible», explique Maxime Delamotte, représentant Fidl d’Ile-de-France. «Darcos recule pour mieux sauter, il veut nous expliquer cette réforme. Nous, nous voulons une réforme faite avec les lycéens.»

Si certains sont prêts à continuer le mouvement, d’autres sont fatigués. «Je rentre chez moi. cette manifestation est ridicule. Il faut arrêter d’être sans cesse contre le gouvernement», s’exclame Eva, en première au lycée Montaigne. Alexandra, élève de terminale, elle aussi, désespère. «Le mouvement s’affaiblit, j’ai l’impression qu’on en fait trop mais je poursuis le mouvement jusqu’au 29.»

Samedi, à 14 heures à République, les enseignants et parents d’élèves appellent à la manifestation pour défendre le service public d’éducation. Les lycéens le promettent, ils seront là.

 

 



Manifestation du samedi 17 janvier

Téléchargez le tract :

Manifestation du samedi 17 janvier dans Collectif éducation pdf manif 17/01/09 pdf

manif 17/01/09



Communiqué visite présidentielle à Nimes

fsu 13/01/09



Sur le Net, les vœux de Sarkozy au monde éducatif ne passent pas

Article Le Monde.fr

Les blogs qui scrutent le milieu de l’éducation n’ont pas été convaincus par les vœux du président de la République au monde éducatif, lundi 12 janvier à Saint-Lô.

Journal d’école s’est arrêté sur la forme : « Puisqu’il est avéré qu’en toutes choses il privilégie la forme sur le fond, préfère l’oukase au débat, la communication à la concertation, l’esbroufe au sérieux, la pulsion à la réflexion, Sarkozy s’est montré égal à lui-même en présentant ses vœux aux profs aujourd’hui à Saint-Lô », écrit le blog. Avant de décrire une situation apocalyptique : « Lacrymos, matraquage, brutalités policières, des blessés conduits à l’hôpital et, bien sûr, les traditionnelles interpellations sans lesquelles une visite présidentielle en province ne serait pas tout à fait réussie. C’était aujourd’hui, à Saint-Lô, l’école visitée par Sarkozy. »

 

Sur le fond du discours, « après une ode au travail et à la méritocratie républicaine, le président a fait comme à son habitude quelques annonces et sorti deux jokers de sa manche », résume laconiquement dans sa Chronique éducation, le professeur Philippe Watrelot : Richard Descoings, le célèbre directeur de Sciences-Po Paris, sera chargé d’une mission sur le lycée, tandis que Martin Hirsch est nommé Haut commissaire à la jeunesse.

« Les réactions à ces nominations sont plutôt mitigées. On notera que nommer un commissaire pour s’occuper des jeunes peut donner lieu à une ironie facile… « , note Philippe Watrelot.

COMMENT INVESTIR ET INNOVER EN DÉPENSANT MOINS ?

Quant au discours présidentiel, le blogueur en pointe les contradictions :

« Nous n’avons pas le droit de reculer », a répété Nicolas Sarkozy, alors que la réforme du lycée a pourtant été repoussée à 2010. »

« Selon lui, l’éducation nationale a relevé le défi de la quantité, en termes d’élèves. « Mais 15 % des enfants qui sortent de l’école primaire ne maîtrisent pas suffisamment les langages, 15 % redoublent à l’entrée en seconde et 15 000 jeunes sortent de l’enseignement scolaire sans diplôme », a t-il affirmé.  » Je ne veux pas d’une France à deux vitesses ». »

« Puisqu’il affirme aussi qu’il Il faut gagner la bataille de l’intelligence, en innovant davantage, en formant mieux nos jeunes , peut-être faut-il lui rappeler la contradiction dans laquelle il se trouve. Comment investir et innover en dépensant moins ?  »

Dans son blog, Histoire et politiques scolaires, Claude Lelièvre se demande pour sa part, « quel peut être son crédit à l’aune du bilan des engagements qu’il avait pris il y a tout juste deux ans ? »

Selon l’historien, aucune annonce des précédents grands discours n’a été véritablement suivie d’effets.

Le débat sur les nouveaux programmes ? « Cela n’a pas eu lieu ».

La création d’écoles de la deuxième chance ? « Pas la moindre piste de réalisation ».

Le développement d’un système d’aide aux bons élèves pour financer leurs études ? « On n’a rien vu non plus »

La seule promesse tenue est celle de rendre gratuits les frais de scolarité pour les élèves des lycées français de l’étranger. Un gouffre financier : « On ne saurait trop ici admirer la détermination du pouvoir exécutif et élyséen à honorer – exceptionnellement – ses engagements ! Toute une politique est là; et elle ne saurait emporter ni l’adhésion, ni la confiance », conclut Claude Lelièvre.

Philippe Jacqué

 



La presse est sceptique sur la capacité de Sarkozy à réformer

Article Nouvel Obs.fr

 

Les annonces de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et la jeunesse ont laissé sur leur faim les éditorialistes qui se demandent si « l’aura de Martin Hirsch » sera suffisante pour « faire passer la pilule Darcos à une jeunesse déboussolée ».

Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux aux personnels de l'Education nationale, le 12 janvier à Saint-Lô (Reuters)

Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux aux personnels de l’Education nationale, le 12 janvier à Saint-Lô (Reuters)
Les annonces de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et la jeunesse à Saint-Lô laissent sur leur faim les éditorialistes de la presse quotidienne de ce mardi 13 janvier, ceux-ci sont sceptiques sur la capacité du président à faire passer ses réformes.
Dans La Croix, Dominique Quinio lance une mise en garde: « Personne ne doit jouer avec le feu de la jeunesse, ni pour l’étouffer, ni pour l’attiser. Avis aux politiques. »
« L’aura de Martin Hirsch sera-t-elle suffisante pour faire passer la pilule Darcos à une jeunesse déboussolée ? » s’interroge de son côté Gérard Noël dans les colonnes de Vosges Matin.
« On peut en douter », lui répond Patrick Fluckiger dans L’Alsace.

A bout d’hésitations et d’erreurs

Même scepticisme sous la plume de Jean-Pierre Bel de La Nouvelle République du Centre-Ouest : « Faut-il vraiment un « commissaire », voire un Haut-commissaire, pour redonner aux jeunes une idée, voire une haute idée, de leur avenir? »
« Confier à Martin Hirsch, le haut-commissaire à la Solidarité, la responsabilité de renouer avec la jeunesse, c’est avouer qu’à bout d’hésitations et d’erreurs on finit par la caser sur le rayon des marginalités », s’inquiète Daniel Ruiz dans La Montagne.
Dans Le Télégramme, Hubert Coudurier est plus indulgent: « Pousser Martin Hirsch, déjà haut-commissaire aux Solidarités actives, au poste de haut-commissaire à la Jeunesse, est une idée astucieuse afin de pallier l’inexistence de Bernard Laporte dans ce domaine ».
« C’est un choix très judicieux, loin des polémiques », estime aussi Jean Levallois dans La Presse de la Manche.

Un Vietnam pour tous les gouvernements

« S’il veut réussir, il lui faudra garder la confiance de tous, sans se laisser engluer dans les multiples projets de réformes sur lesquels tant d’autres se sont cassé les dents », met en garde Francis Lachat dans Le Courrier picard.
Au-delà des nominations, Hervé Favre constate dans La Voix du Nord que « sur la question des moyens et des postes, Nicolas Sarkozy a servi à l’école la même fin de non-recevoir que celle opposée vendredi aux revendications de l’hôpital ».
« Créer une énième commission pour l’avenir du lycée, fut elle confiée à une personnalité aussi inventive et sympathique que Richard Descoings, c’est un aveu d’échec définitif pour la réforme Darcos, mais aussi une forme d’attentisme », regrette Olivier Picard des Dernières Nouvelles d’Alsace.
Et Patrick Venries de Sud-Ouest de conclure: « L’Éducation nationale est un Vietnam pour la plupart des gouvernements de droite (…) Nicolas Sarkozy a, comme ses prédécesseurs, battu en retraite ».

 



La police intervient au lycée Victor-Hugo à Marseille

Article Libé.fr

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Les lycéens bloquaient l’entrée ce lundi matin, la proviseure du lycée Victor-Hugo a appelé la police, qui a dégagé l’accès et interpellé un élève, ensuite relâché. Du coup, le lycée est vide, les élèves font grève, les enseignants sont en colère. Et la proviseure se désespère : « Il n’y a pas cours depuis sept semaines. C’est l’impasse. Ils ont vraiment besoin de retourner au boulot. »

« Les enseignants du lycée Victor Hugo s’élèvent vivement contre l’intervention policière de ce matin, indique l’intersyndicale SNES-SUD-CGT, dans un communiqué. Un élève a été interpellé, menotté et amené au commissariat, puis relâché après intervention de deux enseignants. Les élèves [...] ont décidé de ne pas reprendre les cours. Les enseignants réunis en AG réfléchissent à la suite à donner. »

La police était déjà intervenue vendredi, à l’appel de Michèle Tribalat, la proviseure, qui s’inquiète : « Depuis le 26 novembre, le lycée est bloqué. Avec les vacances, cela fait plus de sept semaines…C’est triste, désespérant et dramatique.  »

Selon elle, les lycéens « voudraient entendre le mot retrait » de la réforme lycéenne, qui a juste été reportée.

« On va peut-être reprendre le mouvement », assure une lycéenne, Anne Pambou. Selon elle, le blocage n’a été que partiel depuis sept semaines: « On est allés en cours, notamment avec des enseignants qui allaient travailler à la fac juste en face. »
Mais la lycéenne l’assure : « S’il le faut, on continuera à bloquer jusqu’à la fin de l’année scolaire. On veut qu’on enlève la réforme et les suppressions de postes d’enseignants. »

En attendant, le lycée est vide d’élèves.

« Avant, ils ne rentraient pas car c’était bloqué. Maintenant, ils ne rentrent pas car la police est intervenue, constate la proviseure. Il est temps que tout le monde se remette au boulot. Mais quoi que je fasse, ça ne satisfera personne. »

M.H.

 



VENUE DE MONSIEUR SARKOZY : Tous aux Arènes !

M. Sarkozy vient quelques heures à Nîmes pour présenter ses vœux aux acteurs culturels de la région.
Ici, nous sommes particulièrement touchés par sa politique dévastatrice : chômage, pouvoir d’achat, jeunesse, politique extérieure, protection sociale, services publics : Education Nationale, santé, La Poste …

Et notamment en matière de culture, le Président de la République a choisi Nîmes, qui est emblématique du désengagement public en la matière.  La politique de l’Etat,  c’est actuellement la marchandisation, le démantèlement de l’audiovisuel public, la remise en cause du spectacle vivant et du développement culturel, l’abandon du patrimoine, le populisme affiché…

Culture et droits sociaux vont de pair.

Rassemblons-nous nombreux, en liesse et en voix, dès 11 heures aux Arènes.

11 heures : Rassemblement contre la politique de Sarkozyexpression libre, témoignages.

De 12 à14 heures : Forum de la culture, avec intervention des acteursculturels; pique-nique tiré du sac

Premiers signataires : Alternatifs, Association Départementale des Elus Communistes et Républicains, Association France Palestine Solidarité, CGT, Coordination Lycéenne Nîmes, Fédération des Arts de la Rue L.R., Foyers Ruraux,  FSU, Gauche en Tête, Gauche Républicaine Occitane, LCR – NPA, LO, Mouvement de la Jeunesse Communiste,  P.C.F., Socialistes pour l’Union, Syndéac, UNEF, Union Régionale Solidaires, Verts, et les citoyens…

 

 



SOUTENONS l’Appel des appels

appel
 

Après « l’appel des enseignants en résistance », « non à Edvige », « sauvons les RASED », « sauvons la recherche », « RESF », etc… les membres des différents « appels » se regroupent ! Signer, transmettre, soutenir, informer… 

L’union fait la force. (vieux proverbe à retenir)

 

Article de Médiapart du 10 janvier :
Après les pétitions, place à l’action. Le 31 janvier, de 10 heures à 18 heures, les initiateurs d’une trentaine de pétitions telles que «Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans», «Non à EDVIGE», «Sauvons la recherche» ou «Réseau éducation sans frontières» (voir la liste complète sous l’onglet Prolonger de cet article) se rassembleront au 104 de la rue d’Aubervilliers à Paris, pour déterminer l’ensemble les actions à mettre en œuvre pour alerter sur «les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps tant à l’université qu’à l’école, ou dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture».
La convergence des multiples inquiétudes catégorielles réveillées à la suite des réformes engagées ou annoncées de l’Education nationale, l’audiovisuel public, la santé, la justice… commence à s’opérer.
Ce rassemblement est initié par Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie à l’université d’Aix-Marseille (Bouches-du-Rhône) et Stefan Chedri, psychanalyste et enseignant à l’université de Paris-IV.
Cette convergence se traduit d’ores et déjà par un texte commun, l’appel des appels, qui n’entend pas seulement s’en prendre au travail du pouvoir en place, mais plus largement critique l’«idéologie de « l’homme économique »» au nom de laquelle «le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du marché».
Pour les pétitionnaires, elle est à l’œuvre – notamment et en vrac – dans les nouveaux programmes scolaires et l’aide personnalisée à l’école, dans le statut de l’enseignant-chercheur et le démantèlement du CNRS, dans la tarification à l’acte à l’hôpital, dans la remise en cause des modalités de l’hospitalisation d’office en psychiatrie, etc. Et de façon moins catégorielle, on la retrouve aussi dans le dépistage précoce des « troubles du comportement » chez l’enfant. Pour Roland Gori, les divers dispositifs visent à «l’apprentissage à la servitude volontaire».
Ce rassemblement, auquel un certain nombre d’artistes et d’intellectuels se sont d’ores et déjà associés, n’est pas sans rappeler l’appel à la désobéissance civile, initié en février 1997 par 66 cinéastes et professionnels de l’audiovisuel en faveur des sans-papiers et qui, fort de dizaines de milliers de signatures, a contraint le gouvernement à retirer le projet de loi Debré sur l’entrée et le séjour des étrangers.
Ou encore l’appel contre la guerre à l’intelligence, initié en février 2004 par les Inrockuptibles (et Nicolas Demorand), qui entendait lui aussi fédérer «tous ces secteurs du savoir, de la recherche, de la pensée, du lien social, producteurs de connaissance et de débat public» contre «les attaques massives révélatrices d’un nouvel anti-intellectualisme d’Etat». (Remarquez ci-contre, qu’à cette époque, la Une des inrocks était partagée avec Carla Bruni…)
Ce rassemblement interviendra en tout cas au lendemain de la soirée pour la liberté de l’information organisée le 30 janvier au théâtre du Châtelet, à Paris, à l’initiative de six titres de presse: Mediapart, Le Nouvel Observateur, Marianne, Charlie Hebdo, Rue 89 et Les Inrockuptibles. Et deux jours après la manifestation du 29 janvier où les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront pour que les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités ne restent les premières victimes d’une crise «dont ils ne sont en rien responsables». Le gouvernement peut donc se préparer à une fin de mois difficile.
Par Sophie Dufau

APPEL DES APPELS

http://www.appeldesappels.org

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.Au nom d’une idéologie de « l’homme économique », le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en « faillite » le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »
Le 22 décembre 2008,

Roland Gori et Stefan Chedri



Appel à manifester jeudi de l’UNL et la Fidl, déçues par le discours de Sarkozy

L’Union nationale lycéenne (UNL) et la Fidl, principales organisations lycéennes, appellent à une journée de manifestations partout en France jeudi, estimant que le discours de Nicolas Sarkozy lundi à Saint-Lô « ne répond pas » aux attentes des lycéens, ont-elles déclaré à l’AFP.

 

 

 

Appel à manifester jeudi de l'UNL et la Fidl, déçues par le discours de Sarkozy dans Actualités photo_1231769435300-1-0

Photographe : Mehdi Fedouach AFP/Archives : Rassemblement de lycéens le 16 décembre 2008 devant la Bastille, à Paris

 

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Photographe : Philippe Wojazer AFP :: Nicolas Sarkozy visite une salle de classe à Saint-Lô (Manche) le 12 janvier 2009

« Le discours de Nicolas Sarkozy ne répond pas aux attentes des lycéens. En préalable à toute réforme sur le lycée, nous demandons l’arrêt des suppressions de postes dans l’Education. Son discours n’y répond pas. Aussi nous lançons un appel national à des manifestations jeudi 15 janvier partout en France », a déclaré à l’AFP Antoine Evennou, secrétaire général de l’UNL, première organisation lycéenne.

Interrogée, Alix Nicolet, présidente de la Fidl, deuxième organisation, a affirmé que celle-ci appelait également « à une journée de manifestations jeudi », pour demander « une réforme du lycée qui ne soit pas faite sur la base des suppressions de postes ».

« C’est joli, ce qu’il (le chef de l’Etat) a dit, mais il n’a pas répondu » aux lycéens, a-t-elle ajouté.

La manifestation de Paris partira jeudi après-midi du métro Denfert-Rochereau en direction de « Rue du Bac », selon l’UNL.

Il s’agit de continuer de « lutter contre la casse du service public d’Education », a ajouté Antoine Evennou.

Sur la décision de nommer Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, à la tête d’une « mission » sur la future réforme du lycée, « l’UNL se demande s’il n’y a pas derrière la volonté de préparer les lycéens uniquement aux grandes écoles », selon M. Evennou, qui a souligné le risque de « créer une compétition entre les lycéens ».

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à Saint-Lô le lancement d’une mission sur le lycée, afin de mener à bien la réforme reportée à la rentrée 2010, et a nommé le « père » du RSA, Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse.

Il a été peu disert sur la question des suppressions de postes, se bornant à redire que « la solution » pour l’Education, « ce n’est pas plus d’argent, plus de postes ».

 



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