Sarkozy lance une mission sur le lycée, nomme un haut-commissaire à la Jeunesse

SAINT-LO (AFP) – 12/01/09

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à Saint-Lô le lancement d’une mission sur le lycée, afin de mener à bien la réforme reportée à la rentrée 2010, et a nommé le « père » du RSA, Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse.

 

 

 

Sarkozy lance une mission sur le lycée, nomme un haut-commissaire à la Jeunesse dans Actualités photo_1231765325037-3-0

Photographe : Kenzo Tribouillard AFP : Une manifestante contre la politique de l’Education Nationale, le 12 janvier 2009 à Saint-Lô

 

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Photographe : Mehdi Fedouach AFP/Archives :: Martin Hirsch (d) et Christine Lagarde, le 11 décembre 2008 à Paris

 

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Photographe : Pascal Pavani AFP/Archives :: Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le 26 mai 2005 à l’entrée de l’établissement

 

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Photographe : Mychele Daniau AFP :: Le président Nicolas Sarkozy, le 12 janvier 2009 à Saint-Lô, pour ses voeux aux enseignants

En présentant ses voeux aux enseignants, le chef de l’Etat a estimé que « les inquiétudes qui se sont exprimées » ces derniers mois sont « bien compréhensibles: jamais peut-être on n’avait demandé, en si peu de temps, autant d’efforts à tous les personnels de l’Education nationale ».

La réforme du lycée, en particulier, a cristallisé ces inquiétudes mais le chef de l’Etat a redit qu’elle était « nécessaire » et, pour la mener à bien, a annoncé le lancement d’une « mission » dirigée par Richard Descoings, le directeur de Sciences Po-Paris.

Cette mission devra faire des « propositions », « associer tous les lycéens de France » et « élargir la concertation », a-t-il dit.

M. Descoings est connu pour mener une politique d’élargissement de l’accès à Sciences Po à des lycéens de issus de Zep (zones d’éducation prioritaire).

Le chef de l’Etat s’est aussi engagé à faire la réforme du lycée « sans enlever un centime et sans supprimer un poste au niveau du lycée ».

Dans le discours écrit, il était mentionné que des « expérimentations » d’éléments de la réforme auraient lieu dans une centaine de lycées dans les prochaines semaines, mais le chef de l’Etat n’en a pas fait mention oralement.

Face à la grogne croissante dans les lycées et compte tenu du contexte général de crise, le ministre de l’Education Xavier Darcos, en accord avec le chef de l’Etat, avait décidé le 15 décembre de reporter d’un an la réforme du lycée.

Alors que lycéens et enseignants réclament toujours un arrêt des suppressions de postes dans l’Education (13.500 en 2009), M. Sarkozy a été peu disert sur cette question, se bornant à redire que « la solution » pour l’Education, « ce n’est pas plus d’argent, plus de postes ».

Pour répondre à « la crise de l’avenir » ressentie par les jeunes, le chef de l’Etat a nommé Martin Hirsch haut-commissaire à la Jeunesse.

M. Hirsch, actuel haut-commissaire aux Solidarités actives, conserve ces fonctions mais se voit confier en plus la responsabilité « de porter (…) une politique de la jeunesse ».

« La première demande des jeunes, c’est celle d’un droit à l’autonomie. Et toute la politique de la jeunesse du gouvernement doit être tournée autour de cette idée de renforcer l’autonomie des jeunes », a dit M. Sarkozy.

Cette décision modifie les attributions du secrétaire d’Etat Bernard Laporte, qui ne conserve plus que les Sports, a-t-on précisé à l’Elysée.

Personnalité d’ouverture, M. Hirsch, ancien président de la fondation Emmaüs, est entré au gouvernement en mai 2007 pour mettre en place le revenu de solidarité active (RSA), qui doit entrer en vigueur à la mi-2009.

Dans le texte écrit de son discours, M. Sarkozy devait annoncer un « fonds d’expérimentation pour les jeunes » doté de 150 millions d’euros, mais il ne l’a pas fait oralement.

Accompagné de MM. Darcos et Hirsch, M. Sarkozy a visité avant son discours une école primaire et discuté à huis clos avec six enseignants. Des heurts se sont produits entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de cette école.

Les principales fédérations syndicales de l’Education ont boycotté les voeux du président et ne se sont pas rendues à Saint-Lô en raison de « la situation de tension actuelle dans l’Education ».

 

 

 



Jean-Marie Darmian, maire de Créon, Conseiller Général et instituteur retraité, continue à défendre l’école publique

Jean-Marie Darmian, maire de Créon, Conseiller Général et instituteur retraité, continue à défendre l’école publique. Après avoir refusé de mettre en place le SMA, il résume et synthétise l’ensemble des agressions portées par l’actuel gouvernement contre le service public d’éducation. Son texte est un argumentaire à diffuser auprès de tous ceux qui ne sont pas encore informés de la gravité de la situation, enseignants et non enseignants.

Madame, monsieur,

Les citoyens de ce pays se laissent endormir par une sectorisation des attaques incessantes contre le système éducatif. En tant que Maire et ancien instituteur  je suis effaré par l’accumulation des mesures destructrices qui laissent préluder à une mise en pièces de l’enseignement primaire.

Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l’éducation nationale, M. Xavier Darcos, a en effet déjà à son actif :
> > > > >        • la suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
> > > > >        • la promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
> > > > >         • la diminution de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement (l’équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
> > > > >         • le discrédit jeté sur l’action des enseignants de l’école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
> > > > >         • des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
> > > > >         • la disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
> > > > >         • l’étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
> > > > >        • les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
> > > > >         • la mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
> > > > >         • le financement (pour 220 000 euros) d’une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».

Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
> > > > >         • la suppression brutale de 3 000 postes d’enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
> > > > >        •  la baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…
> > > > > Tout récemment, il a confirmé que trois autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
> > > > >         • la création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés ;
> > > > >         • la création des EPEP et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela) ;
> > > > >         • la suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d’éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre.
> > > > >
> > > > > Et voici que, début novembre, plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, M. Darcos annonce qu’il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2.
> > > > > C’en est trop ! C’est maintenant notre dignité qui est bafouée !
> > > > >

Depuis toujours, les enseignants assumons la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages de nos élèves fait partie de nos missions. De plus, quand il s’agit d’évaluations nationales, le plus souvent nous faisons la correction et l’analyse collectivement (en dehors des heures de classe), car les résultats à un niveau donné d’enseignement concernent toute l’équipe des maîtres, en amont et en aval. Alors, pourquoi cette prime, telles des cacahuètes jetées à des singes ? M. Darcos anticipe-t-il des résistances du fait que ces épreuves, entourées du plus grand secret, sont annoncées comme très difficiles par le ministère et qu’elles feront apparaître une énorme proportion d’élèves en grande difficulté, sans rapport avec la réalité ? Redoute-t-il que ces épreuves mettent plus nettement en évidence la malfaisance des programmes 2008 ? Craint-il que la profession y voie une rupture avec les exigences du Socle commun de connaissances et de compétences, conçu à partir des programmes de 2002, et qui est toujours en vigueur ? A-t-il peur que les enseignants refusent de faire passer les épreuves et veut-il acheter notre soumission ? Parie-t-il sur les difficultés financières des enseignants pour les opposer les uns aux autres et diviser les équipes d’écoles ?
> > > > >

Demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.
> > > > >

Appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation. Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.
> > > > >

Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre, les collectivités, entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école laïque et républicaine.

Tous les maires républicains  doivent en avoir conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas contre le corps enseignant abandonné le plus souvent dans la tourmente de réformes qui visent à le mettre à genoux.

Jean Marie DARMIAN

Maire de Créon

Conseiller général de la Gironde
> > > > > www.jeanmariedarmian.fr



Venue de Nicolas Sarkozy le 13 janvier prochain à Nîmes

Ce que l’on sait pour l’instant de cette visite :

La venue de Nicolas Sarkozy est prévue dans le cadre des voeux aux milieux culturels ! Accompagné notamment de Christine Albanel, ministre de la Culture, le Président se rendra au Carré d’art et prononcera son discours devant 400 à 500 personnes.
Concernant l’organisation de ce déplacement de deux heures, Nicolas Sarkozy atterrira à Garons, devrait présenter ses voeux à la culture, visiter la collection permanente de Carré d’art et se rendre en mairie. Là, Jean-Paul Fournier lui remettra officiellement « l’expertise permettant d’anticiper le risque inondation » que le président lui avait commandée en septembre 2007 …

Source : Midi Libre

Les actions envisagées :
- Devant la Maison Carrée, rendez-vous vers 11H00 – 11H15 : mobilisation en nombre avec des gilets jaunes, des banderoles. Tenter de trouver des slogans communs qui permettront de rendre lisible notre message, du type : «L’école est en danger : de la maternelle à l’université,  Education Populaire menacée, Culture pour tous en danger ! »

- Distribution de tracts des différents collectifs (tract : l’école en danger, disponible sur ce site)
- Constituer une délégation qui tentera d’assister au discours du Président et qui tentera de remettre un dossier à ses collaborateurs



Les lycées sont appelés à une journée d’action

Article du Nouvel Obs.fr

 

Les syndicats lycéens appellent à une mobilisation ce jeudi, en prélude à un mois où syndicats enseignants et lycéens entendent hausser le ton pour faire reculer Xavier Darcos.

La Fidl et l'UNL appellent à une journée de mobilisation, alors que le gouvernement craint une reprise violente des manifestations après les fêtes (Reuters)

La Fidl et l’UNL appellent à une journée de mobilisation, alors que le gouvernement craint une reprise violente des manifestations après les fêtes (Reuters)

Les deux principales organisations lycéennes, l’UNL et la Fidl appellent à une journée de mobilisation, jeudi 8 janvier, en prélude à un mois où syndicats enseignants et lycéens entendent hausser le ton pour faire reculer le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, sur les suppressions de postes, après le report en décembre de la réforme du lycée.
Cette nouvelle journée d’action devrait être marquée par des assemblées générales dans les lycées, des actions d’information et des rassemblements. A Paris, un rassemblement est prévu au métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement) à 14h00. Le défilé devra rallier la rue de Grenelle.

« Arrêt définitif des suppressions de postes »

L’UNL demande des « garanties » au gouvernement sur la prise en compte de ses revendications dans la future réforme du lycée. Plus largement, l’UNL et la Fidl réclament l’arrêt des suppressions de postes dans l’Education (13.500 prévues en 2009), en faisant un « préalable » à toute discussion sur la réforme.
« L’UNL demande l’arrêt définitif des suppressions de postes dans l’Education nationale, qu’elle pose comme condition préalable à toute négociation et éventuel accord sur la réforme du lycée », écrit-elle dans un communiqué.
« Si M. Darcos continue à s’entêter et ne revient toujours pas sur les suppressions de postes prévues l’année prochaine et jusqu’en 2012, l’UNL n’acceptera aucune discussion sur la réforme du lycée ».
13.500 suppressions de postes sont inscrites au budget 2009 et les syndicats craignent environ 40.000 suppressions dans les trois années à venir.
Dans un contexte général tendu (grogne croissante des lycéens, malaise global de la jeunesse en France et révoltes en Grèce), Xavier Darcos avait décidé le 15 décembre dernier, en accord avec le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, de reporter d’un an la réforme du lycée, dont la mise en place pour la seconde était prévue à la rentrée 2009.

Manifestations importantes le 17 et le 29

Le ministre de l’Education nationale, qui veut « repartir de zéro » sur la question, entend mettre en place une « vaste consultation » tant au niveau national que local, incluant également parents d’élèves, associations familiales ou d’élus.
La base de départ demeurera un texte (« points de convergences, d’objectifs et les principes directeurs de la réforme ») signé avec les syndicats et les organisations lycéennes en juin et juillet.
Sur les suppressions de postes, le ministre martèle qu’il ne peut revenir sur un texte (le budget 2009) voté par le Parlement en décembre.
L’opposition aux suppressions de postes et aux mesures éducatives du gouvernement sont les thèmes forts des manifestations prévues partout en France le samedi 17 janvier et de la grève du 29 janvier, dans le cadre d’une journée interprofessionnelle d’action.
L’annonce du report de la réforme du lycée a d’autre part « été ressentie comme un appel à renforcer les actions » ailleurs, notamment dans le primaire, où « on est dans un état de crise », explique Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa.
Autre sujet de crispation important chez les professeurs des écoles : la suppression de 3.000 postes de « Rased » (spécialistes de la grande difficulté scolaire) en 2009.
« La capacité de mobilisation y est intacte », estime le Sgen-CFDT, alors que pour le SE-Unsa, « tous les ingrédients sont réunis pour une mobilisation extrêmement forte ».

 



Manifestation du 17 janvier

17/01



Communiqué de la F.S.U. du Gard

FSU



FSU du Gard : INFO du 6 janvier 2009

I) La FSU du Gard appelle les collègues à rejoindre les AG de secteurs afin de définir unitairement les actions à venir.
Il serait intéressant de tenir, dans la mesure du possible, une AG d’établissement avant.

AG intersyndicales Gardoises
SNUipp-FSU, SNES-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, SNFOCL, Sud-Education, SDEN-CGT
Mercredi 14 janvier

Nîmes : salle des costières : 17h

Ales : Bourse du travail : 16h

Le Vigan : Salle Le Cantou : 14h

Bagnols / Cèze : Centre Culturel Léo Lagrange (salle D) : 18h30

St Laurent d’Aigouze : Salle Vincent Scotto : 17h

Sommières : école Aujargues : 17h

Il a été décidé lors de l’intersyndicale Éducation de lundi 5 janvier de faire
annoncer un ordre du jour clair en début d’AG.
La désignation d’un « président » de séance, neutre, serait une bonne chose.

II) Manifestation départementale à l’appel du collectif national pour l’éducation samedi 17 janvier.
(heure et lieu à préciser bientôt)

III) Nous soutenons la manif lycéenne prévue jeudi 8 janvier à Nîmes
(voir pièce jointe)

Bonne année à tous

Emmanuel BOIS



Réforme du lycée: Xavier Darcos entame une « large concertation » ouverte à la « société civile »

Xavier Darcos a débuté aujourd’hui une « large concertation » sur la réforme du lycée au niveau national et local, indique à l’AEF le ministère de l’Éducation nationale lundi 5 janvier 2009. Le ministre rencontrera demain mardi 6 janvier à 17h30 le recteur Alain de Gaudemar, chargé de piloter la réforme du lycée pour « parler de sa mission et faire un bilan ». Cette concertation prendra « cette semaine et dans les semaines qui viennent » la forme « d’entrevues informelles » avec les représentants du monde éducatif, « représentants syndicaux », « associations de parents d’élèves » ainsi que ceux de la « société civile », « associations familiales », les représentants d’élus, tels que « l’ARF ». Le ministre veut « prendre le temps de la concertation » sur la base des points de convergence », explique le ministère. « Il s’agit de faire un tour d’horizon des améliorations qu’il faut apporter au lycée général et technologique, partager ce constat avec le maximum d’ »acteurs possibles et de récolter des propositions ». Xavier Darcos devrait ensuite rencontrer les organisations lycéennes, mais « la date n’est pas encore calée ».

Le ministre va demander mercredi 7 janvier aux recteurs, aux « inspecteurs académiques » et aux directeurs des services départementaux d’organiser des « consultations au plus près du terrain » auprès de l’ensemble de ces acteurs du monde éducatif et de la société civile. Les représentants lycéens seront consultés dans le cadre notamment des CAVL et des CVL. Le CNVL du vendredi 23 janvier sera « exclusivement consacré à la réforme du lycée ». « Xavier Darcos avait promis des sortes d’États généraux du lycées », précise le ministère.

L’ensemble de ces rencontres donnera lieu à des synthèses régulières publiées sur le site du ministère.

Selon les informations recueillies par l’AEF, le ministère de l’Éducation nationale devrait s’exprimer sur le calendrier de la réforme une fois passés les voeux de Nicolas Sarkozy au monde éducatif, dont la date « n’est pas encore confirmée », selon l’Élysée.

Le Snes-FSU, le Sgen-CFDT et le SE-Unsa, contactés par l’AEF disent ne pas encore « avoir reçu de date ».

Par ailleurs, le groupe des vingt organisations « De l’ambition pour la réforme des lycées » (1) organisera la 15 janvier 2009 une conférence de presse afin de présenter ses propositions à ce sujet (L’AEF n°106345 ).

(1): SE-Unsa, Sgen-CFDT, UNL, Unef, Confédération étudiante; Mouvements pédagogiques: Éducation & Devenir, Crap-Cahiers Pédagogiques, Fespi, GFEN, Icem-Pédagogie Freinet;
Mouvements d’éducation populaire: Cemea, Éclaireurs et Éclaireuses de France, Foeven, Francas, JPA, Ligue de l’enseignement, OCCE, PEP;
Parents d’élèves: FCPE;
Élus: ARF (Commission éducation présidée par Jacques Auxiette).



Fidl: le retrait des suppressions de postes, un préalable aux discussions

PARIS, 5 jan 2009 (AFP) – L’organisation lycéenne Fidl a annoncé lundi dans
un communiqué qu’elle faisait désormais du « retrait des suppressions de
postes » (13.500 dans le budget 2009) « le préalable à l’ouverture de
discussions » avec le ministère de l’Education sur la réforme du lycée.
« Tant que le ministre ne reviendra pas sur les suppressions de postes, les
lycéens se mobiliseront », a déclaré la présidente de la Fidl, Alix Nicolet,
dans ce communiqué, appelant les lycéens à la mobilisation jeudi.
« En effet, il ne peut y avoir de réforme au service de l’éducation dans un
climat de coupes budgétaires permanentes. Les suppressions de postes et les
atteintes répétées au service public d’éducation sont autant d’éléments qui ne
permettent pas d’élaborer une réforme qui puisse pallier les failles du lycée
d’aujourd’hui (orientation, échec scolaire, meilleur encadrement…) », ajoute
la Fidl.
Selon l’organisation, des assemblées générales et des réunions
d’informations ont déjà eu lieu lundi matin dans une dizaine de lycéesà Paris
et une cinquantaine en banlieue parisienne.
La Fidl prévoit d’organiser ses propres Etats généraux des lycéens les 24
et 25 janvier, afin d’élaborer une plate-forme de propositions pour le lycée.
Xavier Darcos a décidé le 15 décembre en accord avec Nicolas Sarkozy de
reporter d’un an la réforme de la seconde, dont la mise en place était prévue
à la rentrée 2009, face à la grogne croissante dans les lycées et compte tenu
du contexte général de crise, de malaise de la jeunesse et de révoltesen
Grèce.

 

Voici le communiqué :

Logo FIDL

 Journée d’action Nationale Jeudi 8 Janvier

Xavier Darcos reporte la réforme du lycée mais les suppressions de postes restent !

IL recule pour mieux nous arnaquer 

Restons mobilisés pour une vraie réforme du lycée et une éducation de qualité !

NON aux SUPPRESSIONS !(plus de 80 000 d’ici 2012)

 

 



Revue de presse du lundi 5 janvier 2009

“ Le retour des manifs ?“ (On peut lire ce titre dans le JDD.fr)
Après le report du projet de loi sur les lycées de Xavier Darcos, avant Noël, et la promesse de nouvelles négociations, les lycéens veulent toujours son « retrait pur et simple ». Mais le mouvement lycéen a-t-il résisté aux vacances ? Réponse cette semaine avec une journée d’action nationale dès jeudi, organisée par les principaux syndicats lycéens. L’UNL réclame « un projet pédagogique global » qui prenne en compte « au moins trois » de ses revendications : « L’acquisition d’une culture commune à tous les élèves » au cours de la seconde, « l’exploration de chaque domaine d’enseignement proposé pour garantir un libre choix d’orientation pour le cycle terminal » et « un réel suivi de tous les élèves » ce qui « suppose un meilleur encadrement ». Et donc pas de suppressions de postes. L’ autre organisation lycéenne, la Fidl, a d’ailleurs annoncé qu’elle faisait désormais « du retrait des suppressions de postes », « le préalable à l’ouverture de discussions » avec le ministère de l’Education sur la réforme du lycée.
Cette journée de mobilisation lycéenne s’ajoute à un programme déjà chargé pour ce mois de janvier. Une autre journée de manifestation est en effet déjà prévue le samedi 17 janvier à l’appel des syndicats de l’Education Nationale, des organisations lycéennes et des parents d’élèves Enfin les sept fédérations de l’Education (FAEN, Ferc-CGT, Fnec-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education, UNSA-Education) ont appelé à se joindre à la grève interprofessionnelle du jeudi 29 janvier lancée par l’ensemble des syndicats français.

Pour Luc Cédelle journaliste qui observe l’éducation pour Le Monde, même si on prédit un “hiver chaud”, il y a quand même de nombreuses incertitudes. La première concerne l’ampleur que prendra, ou non, l’agitation lycéenne. On sait à quel point ce type de mouvement est insaisissable. La deuxième inconnue est l’intensité du mécontentement des enseignants et des formes qu’il prendra. Le “report” de la réforme du lycée a pu être interprété comme une “brèche” par les enseignants et comme une motivation à poursuivre l’action. Même si la grève est une arme à manier avec précaution.
Dans Libération, Véronique Soulé estime que Xavier Darcos va être contraint à dialoguer et donc à changer de méthode. Mais cela suffira t-il ? “Le problème est qu’en ce début d’année, le ministre se trouve face à la même contradiction : il lui faut toujours convaincre qu’il réforme pour améliorer le système éducatif et non pas pour justifier les suppression de postes ”
Pour le sociologue François Dubet, qui s’exprime sur le site du Café Pédagogique le pire ce n’est pas la réforme mais l’immobilisme. Plus précisément, pour lui, de toutes les réformes voulues par Xavier Darcos, c’est la plus utile, celle du lycée, qui a échoué.
Cette paralysie de l’Ecole mène à son affaiblissement. « Le refus des réformes alliant, aujourd’hui comme hier, les sentiments d’inquiétude profonde de la jeunesse, le conservatisme à courte vue des corporations enseignantes et le radicalisme idéologique de ceux qui ne veulent rien changer aujourd’hui pour tout changer après demain, ne laisse rien espérer de bien positif pour l’école ». “Il est vrai admet-il qu’il est difficile de convaincre le monde enseignant quand, au même moment, on ne parle que de suppressions de postes et de restriction des moyens.”

Si vous avez dans votre entourage une fille de 11 à 18 ans, vous n’y échapperez pas : l’adaptation sur grand écran des romans de Stephenie Meyer sort mercredi au cinéma… Les quatre tomes de Fascination ont été dévorés (bien plus vite que les bouquins au programme du bac…) et échangés dans de nombreuses cours de lycées et collèges…
Si vous voulez en savoir plus sur cet aspect de la culture adolescente, Le Figaropropose un gros plan sur le phénomène « Twilight » et sa jeune humaine amoureuse d’un vampire. Ah l’amour ! éternel sujet…
Profitons en pour vous en souhaiter avec aussi de la santé et de la réussite pour cette année 2009 pleine d’incertitudes…

Bonne année et… Bonne Lecture…



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