Enseignants-chercheurs : le gouvernement « confiant » sur l’issue du conflit

Article Le Monde.fr

Après sept heures de discussions, le SGEN-CFDT, l’Autonome Sup et Sup-Recherche (UNSA) se disaient satisfaits. Les trois syndicats d’enseignants-chercheurs avaient répondu favorablement vendredi 27 février à l’invitation à discuter lancée par la ministre de l’enseignement supérieur. En abordant non seulement le décret qui réforme le statut des enseignants-chercheurs, mais aussi toutes les questions controversées comme la « gouvernance » liée à l’autonomie des universités ou la formation des maîtres, « Valérie Pécresse tente véritablement de renouer le dialogue », estime Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT.

 

Mardi 3 mars, une nouvelle rencontre est prévue pour réécrire le décret. Les trois syndicats présents (45 % des voix aux élections professionnelles) se sont accordés sur une « liste de principes ». L’évaluation sera « nationale » et assurée « par les pairs » au sein du Conseil national des universités. La modulation de service (autrement dit la répartition du travail d’un enseignant-chercheur entre différents types d’activité) « ne pourra pas être mise en oeuvre sans l’accord de l’intéressé » et « s’envisage dans le cadre d’un projet collectif ». Un « référentiel national » fixant les équivalences entre types d’activités, « s’imposera aux établissements » pour garantir une égalité de traitement. « L’équilibre » sera recherché entre les niveaux national et local dans l’attribution des promotions.

« VÉRITABLE RISQUE »

L’absence à ces discussions du Snesup-FSU, syndicat majoritaire (39,67 %) des enseignants-chercheurs, en compromet-elle le résultat ? C’est « un véritable risque », reconnaît un syndicaliste, se réjouissant néanmoins d’avoir évité « les grands discours ». Le Snesup, au sein duquel un débat houleux a opposé partisans et adversaires de la présence aux négociations, pourrait toutefois être reçu séparément, a indiqué vendredi une source gouvernementale.

Une autre absence, celles des « collectifs » que sont « Sauvons l’université » (SLU) et « Sauvons la recherche » (SLR), fragilise les discussions. Ces associations pensent que les conditions ne sont pas réunies pour une « vraie » négociation. Ne comptant que quelques centaines d’adhérents, elles ont pourtant prouvé leur influence sur le cours des événements. SLU, née d’une tribune publiée en novembre 2007 par Le Monde a popularisé avec succès l’idée que la loi sur l’autonomie des universités portait en elle un danger de « destruction du fonctionnement collégial des universités ». SLU rappelle aussi avoir « lancé toute seule », en septembre, la contestation universitaire contre la réforme Darcos de la formation des professeurs du primaire et du secondaire (la « mastérisation »).

Sur ce dossier-là, pourtant, « il n’y aura aucun geste supplémentaire », affirmait-on vendredi soir dans l’entourage du premier ministre, au risque de doucher les syndicats négociateurs. Ces derniers, après leur rencontre avec Valérie Pécresse, attendent en effet dans les jours à venir de nouvelles propositions sur un temps de formation en alternance postérieure aux concours d’enseignement.

A Matignon, où l’on se déclare « assez confiant », l’idée prévaut que, passées les prochaines manifestations prévues le 5 mars, le climat pourrait bien être à l’apaisement. »

Luc Cédelle, Benoît Floc’h, et Philippe Jacqué

 



Pécresse signe avec les syndicats (sauf le snesup) sur le statut des universitaires

Article Libé.fr
Valeriepecresse Valérie Pécresse annonce un «accord» sur les principes du futur décret sur le statut des universitaires. Un résultat de la journée de discussions au ministère, après une première entrevue avec le bureau de la CPU (conférence des présidents d’université). (Lire également mon article dans Libération du samedi 28 février). 

En réalité trois syndicats ont signé ce texte - UNSA-Education, Sgen CFDT et Autonome-Sup. Mais le Snesup – qui acte le succès que représente ce recul du gouvernement – n’a pas participé à cette réunion protestant contre l’éviction des autres sujets de contestation de l’ordre du jour (lire ci-dessous son communiqué).
Voici le texte du communiqué qui présente les «principes arrêtés en commun par les trois syndicats, la ministre et la médiatrice :

Les principes à valeur constitutionnelle réaffirmés    

Les grands principes d’indépendance et de liberté des enseignants-chercheurs, tels que définis par l’article L 952-2 du code de l’éducation, sont réaffirmés en premier lieu La qualité de fonctionnaire de l’Etat et le principe de l’égalité professionnelle sont réaffirmés.        L’évaluation nationale, garante de la spécificité des disciplines, porte sur l’ensemble des activités L’évaluation est nationale, par les pairs, de manière transparente, elle est effectuée  par le conseil national des universités dans le cadre de la discipline
L’évaluation a lieu tous les 4 ans. Elle  ne peut avoir lieu moins de 4 ans après l’entrée dans la carrière ou après chaque promotion  de grade  ou changement de corps.

Cette évaluation fonde les décisions de l’établissement en matière de politique indemnitaire et de promotions.
Un cadre national définissant le service de référence
Un service national de référence (1607 heures de travail dont 128 heures de cours magistral ou 192 heures de travaux dirigés ou pratiques) est défini, assorti d’un minimum d’activité d’enseignement et de recherche.
Un référentiel national qui s’imposera aux établissements fixera, selon des modalités juridiques qui restent à préciser, les équivalences entre les différents types d’activités.
Une modulation de services acceptée, fondée sur la collégialité et dans un cadre pluriannuel
La modulation de services, conçue pour valoriser l’ensemble des activités menées par un enseignant-chercheur, ne peut être mise en œuvre sans l’accord de l’intéressé.
Les services de chaque enseignant-chercheur sont arrêtés par le président de l’université ou le directeur de l’établissement après avis motivé du directeur de la composante et du directeur de l’unité de recherche.
La modulation de service s’envisage dans le cadre d’un projet collectif scientifique, pédagogique ou administratif.
La modulation de services peut être envisagée de manière pluriannuelle.
L’avancement au grade supérieur est réalisé selon des modalités qui garantissent l’équilibre entre les disciplines et les rôles respectifs des instances nationales et locales.
L’avancement de grade est réalisé en tenant compte de l’équilibre entre les disciplines, avec une part de promotions décidées au plan national par le conseil national des universités sur des critères rendus publics et portant sur l’ensemble des activités de l’enseignant-chercheur. La discussion reste ouverte sur les modalités de l’équilibre.
Le rôle du conseil national des universités
Certaines des dispositions du futur décret statutaire étant liées à des modifications du décret relatif au Conseil National des Universités, les deux textes seront soumis conjointement à l’avis du comité technique paritaire des personnels de statut universitaire (CTPU) et du conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat (CSFPE) dans les meilleurs délais.
Le décret qui régit le CNU sera modifié pour comprendre les dispositions destinées à mettre en œuvre l’évaluation des activités des enseignants-chercheurs et à préciser son mode de fonctionnement, notamment quant à l’harmonisation et à la publicité des critères de qualification, d’évaluation, et de classement pour les promotions.
Le conseil national des universités sera doté des moyens nécessaires pour remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses nouvelles missions.

voici le communiqué du SNESup

Le gouvernement concède de premiers reculs non dénués de manoeuvre

Depuis des mois, le SNESUP porte des revendications reprises par des collectifs, des assemblées générales partout en France. Le fait que le gouvernement semble consentir à la réécriture de la version initiale de son décret et qu’il ait annoncé le gel des suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur pour 2010 et 2011 est à l’actif indéniable du syndicalisme de lutte que nous portons. La formidable détermination des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche a contraint le gouvernement à de premiers reculs sur certains aspects du statut des enseignants-chercheurs.

C’est un premier succès pour les revendications portées par le SNESUP et la communauté universitaire en lutte. Le gouvernement a mis en scène un spectacle : celui de sa disponibilité à discuter avec des organisations complaisantes. Ce n’est pas nouveau dans la stratégie de communication de Valérie Pécresse et du gouvernement.

Le SNESUP mesure les avancées, dénoncera les tentatives de régression et engagera toutes ses forces pour consolider les premières et contrecarrer les secondes, fidèle en cela à ses responsabilités de première organisation syndicale et à sa conception du syndicalisme. Mais le compte n’y est pas au regard du socle revendicatif porté par la mobilisation. Le refus du gouvernement d’apporter des réponses précises et chiffrées
- sur l’emploi statutaire (au moment où se profilent à nouveau 1000 suppressions d’emplois dans la recherche au budget pour 2010-2013),
- sur le dossier central de la formation des enseignants -incluant le moment et les contenus de concours-,
- sur la revitalisation des organismes de recherche…
appelle l’intensification des initiatives de grève et de manifestations, en particulier les 5 et 11 mars prochains.
La crise actuelle témoigne du désaveu des orientations et de la faillite des méthodes du gouvernement, qui a ignoré et ignore encore toutes les instances collectives représentatives (CNESER, CoNRS, CTPU), au profit de la CPU et d’une stratégie de communication. Les propositions de la seule CPU ne reflètent en rien celles portées par la communauté universitaire. Cela aussi doit changer. Le SNESUP exige des réponses claires aux questions transmises au gouvernement le 26 février et réitère sa demande d’un CNESER plénier dans les plus brefs délais.
Le SNESUP examinera avec attention les nouveaux éléments fournis par le gouvernement. Il construira sa réaction en liaison avec les assemblées générales et les collectifs mobilisés.

 



Universités : Pécresse renvoie à une nouvelle réunion

Article Nouvel Obs.com

La ministre a discuté durant sept heures avec la conférence des présidents d’université (CPU) puis avec les organisations syndicales Sgen-CFDT, Sup-Recherche-Unsa, et Autonome-Sup.

Valérie Pécresse a annoncé vendredi 27 février qu’une nouvelle réunion avec les universitaires se tiendrait mardi. La ministre de l’Enseignement supérieur a affirmé que des « réponses » sur la réforme de la formation des enseignants seraient « apportées » d’ici jeudi.
Elle s’exprimait lors d’un point presse après sept heures de discussions avec la conférence des présidents d’université (CPU) puis avec les organisations syndicales Sgen-CFDT, Sup-Recherche-Unsa, et Autonome-Sup.
« La prochaine rencontre aura lieu mardi, nous retravaillerons sur le décret. J’apporterai (aussi) un certain nombre de réponses aux questions qui m’ont été faites » sur d’autres sujets, a-t-elle ajouté.
Les syndicats ont en effet dit avoir aussi abordé la question de la réforme de la formation des enseignants, et les questions liées à la recherche.

Des « principes » arrêtés

En outre, d’ici jeudi, « avec Xavier Darcos, nous apporterons un certain nombre de réponses aux questions qu’a posées la CPU » sur la réforme de la formation des enseignants, a-t-elle ajouté, sans autre précision.
Pendant sept heures, les acteurs se sont mis d’accord sur un texte arrêtant les « principes » devant permettre la réécriture du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs.
Il prévoit notamment que la modulation de service d’un enseignant-chercheur (la répartition de son emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) « ne peut être mise en oeuvre sans l’accord de l’intéressé », une précision qui n’existait pas dans le précédent texte.
« On ne pourra pas imposer plus de 192 heures d’enseignement à un enseignant qui ne sera pas d’accord », a résumé la ministre.
La médiatrice, Claire Bazy-Malaurie, a rappelé que l’évaluation des enseignants-chercheurs serait « nationale, faite par les pairs », dans la « transparence ».

 

Article Libe.fr

Les présidents d’université ont rencontré Valérie Pécresse

27 févr.
2009
  Valerie_pecresse_reference Ce matin, Valérie Pécresse a reçu le bureau de la CPU, la Conférence des Présidents d’université. La médiatrice nommée par la ministre sur le sujet du décret relatif au statut des universitaires devait présenter les principes de sa nouvelle rédaction. Voir ici le résultat de la réunion avec les syndicats.

Voici le communiqué publié par la CPU à la suite de cette réunion :

Le Bureau élargi de la CPU a été reçu par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, accompagnée de la médiatrice, Mme Bazy-Malaurie, ce vendredi matin 27 février, dans le cadre des négociations sur la nouvelle écriture du décret relatif au statut des enseignants chercheurs La CPU a remis à la Ministre le texte voté lors de la plénière du 19 février dernier, et rappelé les principes qui animent et réunissent les présidents d’université sur ce dossier : Ces principes se fondent sur l’autonomie des universités et la possibilité donnée aux communautés universitaires, organisées en conseils de composantes (UFR, Instituts, Ecoles), d’équipes et en conseils centraux d’établissement, de définir au mieux leurs identités, leurs stratégies, leurs priorités, en bref leurs projets collectifs d’enseignements et de recherche.

C’est dans ce cadre, fidèles à la mission de service public des universités et au statut national des universitaires, que les présidents conçoivent l’évolution du statut des enseignants chercheurs:
• Un statut général, garanti par l’état, dont la souplesse permet enfin de tenir compte de l’immense variété des conditions d’exercice et des projets collectifs et individuels ;
• Un statut articulant harmonieusement le niveau local, lieu d’exercice concret de l’enseignement et de la recherche, et donc lieu des décisions partagées, et le niveau national, lieu de comparaison des mérites de chacun au sein de chaque discipline;
• Un statut respectant les principes de collégialité universitaire et d’indépendance des enseignants, impliquant l’évaluation par les pairs.

Mme Bazy-Malaurie a fait état des premières orientations issues de ses consultations, qui ont pu être confrontées efficacement à celles exprimées par la CPU. Une autre réunion sera rapidement fixée afin de poursuivre l’avancée vers le cadrage du texte réécrit. Comme déjà annoncé, l’assemblée plénière de la CPU du 5 mars examinera les premières réponses issues de ces rencontres menées avec les différents acteurs de la communauté universitaire.

Par ailleurs, la CPU, dont une des missions est d’analyser et de porter un avis sur les questions d’enseignement et de recherche, est consciente que d’autres dossiers devront aussi recevoir des réponses rapides; en particulier, elle se sent pleinement concernée par toutes les questions relatives aux établissements publics de recherche et à leurs personnels, participant à part entière aux missions de l’Université, de même que par les difficultés accrues des étudiants en cette période de crise. Elle en traitera collectivement dans les semaines qui viennent et prendra toute sa part dans les concertations qui devront concerner ces dossiers.

 



Pourquoi faut-il sauver la maternelle ?

Philippe Meirieu, spécialiste en sciences de l’éducation, signe la préface de Sauvons la maternelle !, de Thérèse Boisdon, publié aux éditions Bayard. Il rappelle dans cet extrait les prétextes de l’acharnement dont est victime la maternelle et défend son rôle déterminant dans le développement de l’enfant. 

Sauvons la maternelle !, extrait de la préface de Philippe Meirieu

“L’école maternelle française est en danger. Certes, les attaques les plus violentes et les plus caricaturales ont été nuancées, voire démenties. Mais beaucoup de mal est fait : des pamphlétaires sans scrupule, des universitaires trop éloignés du terrain, des parlementaires peu soucieux de regarder objectivement ce qui se passe dans nos écoles maternelles ont semé le doute.

La suspicion est là, et aussi la tristesse, voire la souffrance, d’enseignantes et d’enseignants qui se sentent méprisés, déniés dans leur rôle fondateur.

Certes, l’école maternelle n’est pas parfaite
. Mais, d’une part, personne ne revendique cette perfection : chacun sait bien qu’il reste beaucoup à faire pour relever les défis d’une éducation démocratique et exigeante dans une société qui ne fait de l’enfant un “roi” que pour mieux exalter ses caprices et faire ainsi marcher le commerce.

Et, d’autre part, comment peut-on, à ce point, ignorer les efforts d’une institution qui a su gagner la confiance des familles, se doter d’outils de réflexion associatifs sans égal et se remettre en question régulièrement, quand, par ailleurs, dans notre système, on laisse errer des cohortes d’élèves indifférenciés sans suivi ni accompagnement dignes de ce nom ?

Pourquoi cet acharnement contre la maternelle ? Quels sont ces vieux démons qui reviennent aujourd’hui pour, sous des prétextes divers, dénier aux enfants de deux à cinq ans la possibilité d’entrer dans de vrais apprentissages ?

Rien de très nouveau en fait :

- l’ignorance toujours recommencée du fait que, selon la célèbre formule de Freud, “l’enfant est le père de l’homme”.

- Le mépris affecté pour les “choses du corps” dans lesquelles l’enfant serait empêtré et dont on sait, pourtant, qu’elles sont déterminantes pour son développement.

- La méfiance à l’égard du jeu sous toutes ses formes, alors que, justement, les traditionnels “bons élèves” sont capables de trouver un plaisir ludique dans les exercices les plus ingrats.

- La culpabilisation des parents censés être démissionnaires, quand ils sont simplement démunis, et à qui l’on enjoint de porter seuls la responsabilité de l’éducation de leurs enfants à un âge où tant de choses se jouent…

- Et, au bout du compte, la haine de la pédagogie !

Car – n’en doutons pas – si les attaques contre l’école maternelle sont si violentes, c’est que cette école est celle qui, en France, prend le plus la pédagogie au sérieux.

La pédagogie comme entreprise minutieuse et obstinée pour lutter contre toutes les fatalités : fatalités sociales et familiales, fatalités psychologiques et sociologiques… toutes les formes de fatalité qui se gargarisent du “y’a qu’à” pour mieux laisser fonctionner le plus terrible darwinisme éducatif où seuls les plus adaptés survivent !

Il faut donc rappeler inlassablement que l’école maternelle peut jouer un rôle déterminant dans le développement d’un enfant.

Elle lui permet de vivre “en douceur” la transition entre l’univers familial, naturellement centré sur l’affectivité, structuré sur le mode de vie et les valeurs des parents… et l’univers scolaire régi par des règles plus “objectives” et qui doit permettre de rencontrer d’autres personnes, d’autres manières de voir le monde, mais aussi d’autres langages, d’autres univers, etc.

L’entrée à l’école marque l’arrivée dans un “espace public” et cela doit être accompagné afin d’éviter des ruptures trop brutales qui pourraient engendrer des blocages et compromettre l’avenir.

C’est pourquoi la fonction d’accueil de l’école maternelle et l’organisation d’un passage de relais harmonieux avec la famille sont si déterminantes. […]”

 

Le 17 février 2009 Philippe Meirieu



DHG : l’UNL appelle à voter contre !

Logo UNL

Alors que les Dotations Horaires globales (DHG) tombent dans les lycées, celles-ci sont encore une fois revues à la baisse. L’Union Nationale Lycéenne appelle les conseils d’administration à voter contre cette nouvelle réduction de moyens dans l’éducation.

Les Dotations Horaires Globales correspondent au nombre d’heures attribuées par les rectorats à chaque établissement pour son fonctionnement. Ainsi, plus les DHG sont faibles plus le nombre de postes supprimés est important. Depuis plusieurs années on remarque une baisse régulière des DHG, et ainsi, de plus en plus de suppressions de postes. Cette année encore, les conseils d’administrations de chaque lycée vont ainsi devoir voter des DHG très insuffisantes dans la majorité des cas. En effet, cette année, plus de 13 500 postes devraient être supprimés dans l’éducation nationale.

L’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, s’est toujours battu contre cette baisse des DHG, qui ampute encore et toujours l’Éducation Nationale de ses moyens. Dans la continuité du mouvement lycéen contre les suppressions de postes au printemps dernier et en décembre 2008, l’UNL demande à tous les acteurs de la communauté éducative de voter contre les DHG présentées lors des conseils d’administrations.

Afin de stopper la destruction de l’Education Nationale, l’Union Nationale Lycéenne appelle l’ensemble des acteurs de chaque lycée à protéger l’avenir du lycée en votant contre les DHG proposées.

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne

Contacts presse : Lucie Bousser 06 82 66 58 62 ; Antoine Evennou 06 08 91 72 54 ; Pierre Lejeune 06 08 91 72 69



Profs, chercheurs, étudiants et parents, même combat !

Article Libé.fr

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Ca y est. Bordeaux a fait la « jonction« : des parents d’élèves et des enseignants du primaire comme du secondaire, des universitaires et des étudiants, tous hostiles aux réformes en cours, viennent de se regrouper et de créer un collectif commun « Sauvons l’Education 33« (le département de la Gironde). Un signal qui devrait inquiéter le gouvernement.

Le 20 février à l’université Paris X-Nanterre, lors de sa 4è réunion, la  coordination nationale des universités avait, entre autres, appelé à l’union « de la maternelle à l’université« . Universitaires et chercheurs se battent contre des réformes qui touchent aussi les étudiants, les professeurs du primaire et du secondaire, et par ricochet les parents, avaient rappelé les participants. A commencer par la « masterisation« , la  réforme de la formation des enseignants. Mais tous les niveaux, de la maternelle à la fac, sont touchés.

Ce type de « jonction » est un cauchemar pour le gouvernement qui veut à tout prix éviter que les incendies déclarés ici et là se propagent. Ceci explique sans doute pourquoi il passe actuellement à la vitesse supérieure pour régler la crise des universités. Avec le premier ministre François Fillon promettant la « réécriture du décret » sur le statut des enseignants-chercheurs et l’arrêt des suppressions de postes en 2010 et en 2011. Il s’agit de désarmer une contestation qui ne faiblit pas mais aussi de prévenir son extension à d’autres secteurs de l’Education.   

Lundi soir, ils étaient quarante réunis dans le local des parents d’élèves de l’école élémentaire Jean Jaurès de Floirac. Tous issus de collectifs, de comités de mobilisation, de comités de coordination, notamment des universités de Bordeaux 1 et de Bordeaux 3 très mobilisées depuis le début du mouvement.

« Une nécessité: la convergence des luttes », titre le texte qu’ils ont adopté. « Les attaques que subissent actuellement l’enseignement primaire, secondaire, supérieur et donc l’Education en général sont toutes mues par la même logique économique de libéralisation du service public de l’éducation et de tous les services publics », lit-on notammemnt, ‘ »c’est pourquoi il nous est apparu nécessaire de coordonner nos actions et de faitre front ensemble dans un même collectif de défense de l’éducation ».

Les participants ont pris plusieurs décisions:

1. « la création d’un blog commun « Sauvons l’éducation 33″ afin de mutualiser l’information et de rendre plus lisibles les actions en cours de tous les collectifs »,

2. « l’organisaiton d’un Forum sur l’Education en mars, expliquant les attaques en cours de la maternelle à l’université »,

3. « l’organisation d’Assises de l’Education proposant un autre modèle concernant l’enseignement de la maternelle à l’université »,

4. « la rédaction d’un tract commun montrant que toutes les attaques actuelles contre l’Education s’inscrivent dans un même système »,

5. « l’organisation d’actions communes réunissant parents, enseignants du primaire, secondaire, étudiants et enseignants chercheurs ».

Le collectif a fixé son prochain rendez-vous au 3 mars. Son adresse:

sauvonsleducation33@gmail.com.

 



Universités : aucune suppression de poste en 2010 et 2011

Article le Monde.fr

« Il n’y aura pas de suppression d’emplois en 2010-2011 dans l’université », a assuré la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, mercredi 25 février, sur France Info. La pause dans les suppressions de postes concernerait donc tous les emplois et pas seulement ceux d’enseignants-chercheurs.

Mme Pécresse a apporté cette précision alors que François Fillon s’était engagé un peu plus tôt, dans un communiqué, à ce qu’« aucune suppression d’emploi d’enseignant-chercheur » ne soit « effectuée en 2010 et 2011″, à l’issue d’une réunion avec la ministre et les présidents d’université. François Fillon a également « demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement réécrit sur la base des discussions conduites ».

« Cette décision est de nature à rassurer tous les enseignants-chercheurs à un moment où on est en train de changer leur statut », a ajouté Mme Pécresse. Autrement dit, « la modernisation du statut des enseignants-chercheurs des universités ne sera pas là pour compenser de futures suppressions de postes », a-t-elle assuré. En outre, la compensation financière faite aux universités pour les emplois supprimés en 2009 sera pérennisée dans les budgets des années suivantes.

Plus tôt dans la journée, les présidents de trois universités autonomes, Pierre-et-Marie-Curie (UPMC, Paris VI), Aix-Marseille II et Toulouse I avaient fait des propositions pour modifier le projet de décret, s’opposant notamment à ce que les présidents signent des contrats individuels avec leurs enseignants-chercheurs. Ils préconisent plutôt que des « tableaux de service » soient arrêtés collectivement par les UFR (unités de formation et de recherche) et votés ensuite en bloc par le conseil d’administration, a expliqué Jean-Charles Pomerol, de l’UPMC, lors d’un point presse.

 

Article Figaro.fr

Enseignants-chercheurs : Pécresse fait un geste

Marie-Estelle Pech
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La ministre a annoncé qu’il n’y aurait aucune suppression de postes en 2010-2011.

Universités : aucune suppression de poste en 2010 et 2011  dans Revue de presse coeur-À la veille d’une nouvelle manifestation d’enseignants-chercheurs, le gouvernement a décidé de faire un geste significatif sur un sujet très sensible au sein de la fonction publique, celui des postes supprimés. Il n’y aura donc aucune suppression d’emploi dans les universités en 2010 et 2011. Par ailleurs, la compensation financière faite aux établissements pour les emplois supprimés en 2009 sera pérennisée dans les budgets des années suivantes, soit environ 12 millions d’euros par an.

Confronté à une colère tenace, le gouvernement a finalement décidé en début de semaine de lâcher du lest et de l’annoncer juste avant une journée de mobilisation. « Le premier ministre a voulu mettre un coup de frein aux nombreuses rumeurs qui circulent », explique-t-on à Matignon. L’une des inquiétudes majeures des enseignants est en effet liée aux suppressions de postes : avec leur nouveau statut, ils craignent d’être obligés de multiplier leurs heures de cours pour compenser des diminutions d’effectifs.

Tout s’est donc joué, mercredi après-midi, lors d’une longue réunion à Matignon, entre la conférence des présidents d’université, Valérie Pécresse et le directeur de cabinet du premier ministre. « Cette décision, c’est la preuve que l’université est la priorité du gouvernement », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mercredi, après la réunion, tandis que l’entourage de François Fillon parlait d’une « sanctuarisation de l’université », car, explique-t-on, « nous devons absolument réussir la réforme sur l’autonomie », l’une des réformes phares de Nicolas Sarkozy.

Les présidents d’université tenaient tout particulièrement à un geste sur les postes, pointant depuis décembre la difficulté d’expliquer à leurs troupes que le gouvernement augmentait les budgets des universités mais y supprimait des emplois.

 

Renforcer l’encadrement

«C’est de nature à rassurer les étudiants, notamment l’Unef, qui tient au plan “réussir en licence” qui va demander beaucoup d’encadrement des élèves », selon la ministre. Valérie Pécresse avait bataillé ces derniers mois pour limiter le nombre des suppressions de postes alors même que les universités ont subi en peu de temps de nombreuses réformes dont l’autonomie, le plan licence, la réforme des concours d’enseignants, etc. Un combat qu’elle n’avait qu’à moitié gagné.

Aujourd’hui, face à ce qui peut être interprété comme un recul du gouvernement, certains syndicats pourraient s’engouffrer dans la brèche et contester le principe du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Les enseignants du secondaire, par exemple. Mais le gouvernement a également décidé de faire un geste dans leur direction. La mise à disposition de professeurs agrégés issus des collèges et lycées va être étudiée afin de renforcer l’encadrement dans les universités. Ces mesures suffiront-elles à dénouer le conflit ? Mercredi Matignon a demandé que le projet de réforme du décret de 1984 sur le statut des universitaires – autre sujet de discorde – soit entièrement réécrit.

Certes, le partage aujourd’hui «intransigeant» entre l’enseignement et la recherche doit être «assoupli», explique Matignon, mais il faut rappeler des concepts «essentiels» pour les enseignants comme l’évaluation par les pairs, le fonctionnement collégial et un équilibre entre le niveau local et national pour la gestion des carrières.

 

Article Nouvel Obs.com

Pécresse annonce une pause de 2 ans dans les suppressions de postes

Pour « rassurer tous les enseignants-chercheurs », Valérie Pécresse promet qu’il n’y aura pas de « suppression d’emplois en 2010-2011 dans l’université ».

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur (Sipa)

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur (Sipa)

La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a affirmé, mercredi 25 février, qu’il n’y aurait pas de « suppression d’emplois en 2010-2011 dans l’université ».
Valérie Pécresse a apporté cette précision alors que François Fillon s’était engagé, dans un communiqué publié un peu plus tôt, à ce qu’ »aucune suppression d’emploi d’enseignant-chercheur » ne soit « effectuée en 2010 et 2011″. La ministre de l’Enseignement supérieur signifie par cette précision que cette pause dans les suppressions de postes concernera tous les emplois et pas seulement ceux d’enseignants-chercheurs.

Rassurer

« Cette décision est de nature à rassurer tous les enseignants-chercheurs à un moment où on est en train de changer leur statut », a ajouté la ministre.
Autrement dit, « la modernisation du statut des enseignants-chercheurs des universités ne sera pas là pour compenser de futures suppressions de postes », a-t-elle dit.
« C’est aussi de nature à rassurer les étudiants, par exemple l’Unef, qui tient énormément au plan ‘réussir en licence’ qui va demander beaucoup d’encadrement des élèves, du tutorat, du suivi », a poursuivi la ministre.
« Nous aurons un traitement exceptionnel », s’est félicité Valérie Pécresse, alors qu’est menée actuellement une politique de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Fillon prône une réécriture du décret

François Fillon s’était engagé, mercredi, à ce qu’ »aucune suppression d’emploi d’enseignant- chercheur » ne soit « effectuée en 2010 et 2011″. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion entre le Premier ministre, Valérie Pécresse et la Conférence des présidents d’universités, Matignon précisait que François Fillon avait « demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement réécrit sur la base des discussions conduites » par la ministre de l’Enseignement supérieur avec les organisations concernées.

Compensation financière pérennisée

Le communiqué ajoutait que la compensation financière faite aux universités pour les emplois supprimés en 2009 serait pérennisée dans les budgets des années suivantes.
Le Premier ministre avait par ailleurs demandé au ministre de l’Education Xavier Darcos et à Valérie Pécresse « d’étudier la mise à disposition de professeurs agrégés » des collèges et lycées, « notamment afin de soutenir la mise en oeuvre du plan licence » dans les universités.
François Fillon avait également « demandé la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants, comprenant, notamment, des représentants des universités », selon le texte de Matignon.

 

 

Article Libé.fr

Fillon amorce un premier recul devant la mobilisation des universités

25 févr.
2009
  Francois_fillon__2 Cet après-midi (ce rendez-vous secret avait été fixé au début de la semaine), François Fillon a reçu à Matignon Valérie Pécresse, sa ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, et le bureau de la Conférence des présidents d’université conduit par Daniel Collet.

Mission : tenter, par des gestes de conciliation, de ramener le calme dans les universités où la grève persiste depuis trois semaines et alors que se profilent de nouvelles manifestations. Cette résume ce qui s’est dit à Matignon, et comprend à la suite le communiqué officiel du premier ministre et le communiqué du Snesup. Pour sa part Sauvons l’Université, par la voix de Mathieu Brunet, l’un de ses porte-parole, m’a fait une déclaration reproduite également en fin de note.

Les gestes du premier ministre? D’abord, sur le statut des enseignants-chercheurs. Matignon veut que «le décret statutaire, des enseignants-chercheurs soit entièrement re-écrit sur la base des discussions conduites par Valérie Pécresse avec les organisations concernées.» Il précise surtout avoir «rappelé son attachement à l’évaluation par les pairs, au fonctionnement collégial, à la transparence des procédures, aux équilibres disciplinaires de même qu’à l’équilibre entre le niveau local et le niveau national pour la gestion des carrières des enseignants-chercheurs.» 

Une manière d’enterrer le texte envoyé au Conseil d’Etat par Valérie Pécresse et de répondre aux critiques faites par une large coalition d’universitaires d’origines disciplinaires et politiques variées. Toutefois, le diable gît dans les détails du texte, promis pour la mi-mars, ce qui semble bien loin. En outre, rien n’est dit sur la modulation des services d’enseignement des universitaires dans la déclaration de Matignon. L’omission n’est certainement pas un oubli.

Puis, survient une promesse surprise : en 2010 et 2011, les emplois des universités (enseignants-chercheurs dit le communiqué du premier ministre mais cela concernerait aussi les personnels techniques et administratifs précise t-on du côté de Valérie Pécresse) ne seront pas de nouveau réduits. Pourquoi 2010 et 2011 ? En décembre dernier, chaque université avait reçu, avec sa dotation pour 2009, une «perspective» d’emploi à trois ans, qui faisait apparaître des nouvelles diminutions, chaque année, après celle de 2009.

Ces annonces brutales, alors que les universitaires réclament à l’inverse un plan pluriannuel de créationManif_paris_19_fevrier2 d’emplois ont lourdement contribué à décrédibiliser le discours de Valérie Pécresse sur la «priorité» qui aurait été accordée à l’Université. Et ont mis en difficulté les présidents d’université qui avaient fait de la retape pour les réformes gouvernementales sur le thème : «Si on accepte les réformes, on aura plus de moyens».

Côté emplois d’enseignants chercheurs, s’il n’est pas annoncé de créations, François Fillon demande à Xavier Darcos et Valérie Pécresse de s’entendre pour que des agrégés exerçant dans le secondaire soient envoyés dans les universités renforcer les équipes pédagogiques dans le cadre du plan licence. Cette annonce donne raison à l’argument massue avancé par les contestataires de la politique gouvernementale : comment voulez-vous que l’on élève le taux de réussite en licence sans améliorer le taux d’encadrement des étudiants ?

Troisième sujet abordé par le premier ministre : la réforme de la formation des enseignants. Sur ce point, il ne met en place qu’une vague «commission de suivi». Une façon de reconnaître qu’il y a un problème… mais pas question de faire plus, surtout que les deux ministres, Xavier Darcos et Valérie Pécresse se sont très vigoureusement engagés pour défendre cette réforme. L’ennui, comme le souligne Mathieu Brunet de Sauvons l’Université, c’est que sur ce point les universitaires ne sont «vraiment pas contents du tout». Pour lui, le travail sur les contenus des formations dans le cadre de cette réforme a clairement fait apparaître son «aberration. Nous voulons une remise à plat complète».

Les gestes de Matignon vont-ils faire cesser un mouvement dont la vitalité, la force et surtout le caractère très large ont pris par surprise des ministres trop sûrs d’eux ? Une contestation de surcroît aiguisée par les déclarations pour le moins maladroites sur le monde de la recherche de Nicolas Sarkozy le 22 janvier. Manifestement, le gouvernement veut éviter de se retrouver acculé à une sortie de crise sous la forme d’une négociation en bonne et due forme, qui ne pourrait éviter d’aborder tous les sujets qui fâchent. Et l’objectif des contestataires… est strictement inverse.

Voici le communiqué de Matignon

PREMIER MINISTRE ____________ SERVICE DE PRESSE Paris, le 25 février 2009 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le Premier Ministre François FILLON a reçu cet après midi le bureau élargi de la Conférence des Présidents d’Université, en présence de Valérie PECRESSE, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A cette occasion il a renouvelé sa confiance à la communauté universitaire et souligné l’importance de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le développement de notre pays. Le Premier ministre a demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement re-écrit sur la base des discussions conduites par Valérie PECRESSE avec les organisations concernées. Il a rappelé son attachement à l’évaluation par les pairs, au fonctionnement collégial, à la transparence des procédures, aux équilibres disciplinaires de même qu’à l’équilibre entre le niveau local et le niveau national pour la gestion des carrières des enseignants-chercheurs.

Il a manifesté l’attachement du gouvernement à la qualité de la formation des maîtres dans le cadre des universités. Il a demandé la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants, comprenant, notamment, des représentants des universités. Il a demandé au Ministre de l’Education nationale Xavier DARCOS de renforcer l’accompagnement des enseignants au début de leur parcours professionnel, en prévoyant un temps de formation complémentaire pendant l’année de stage. Soucieux de la réussite du plan licence et donc de celle des étudiants, convaincu de la nécessité, dès maintenant, d’une mise en oeuvre et d’un suivi attentif des dispositifs de formation et de recrutement des maîtres le Premier ministre a pris les mesures suivantes :

- aucune suppression d’emploi d’enseignant-chercheur ne sera effectuée en 2010 et 2011 – pour l’année 2009 les crédits correspondant aux emplois supprimés seront mis en base dans les budgets des établissements concernés.

- En outre le Premier Ministre a demandé au Ministre de l’Education nationale et à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’étudier conjointement la mise à disposition des universités de professeurs agrégés du second degré, notamment afin de soutenir la mise en oeuvre du plan licence. Enfin, le Premier Ministre a indiqué que les discussions, ouvertes sur les différents sujets, et conduites par Valérie PECRESSE, devraient aboutir d’ici la mi-mars.

Voici le communiqué du Snesup

LE GOUVERNEMENT MANOEUVRE EN RECUL Le SNESUP vient de prendre connaissance ce mercredi en fin d’après-midi des déclarations du premier ministre et de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces déclarations témoignent de manœuvres en recul du gouvernement face à une mobilisation exceptionnelle du monde universitaire, qui se renforce malgré les vacances universitaires et qui touche tous les secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. Si le premier ministre ose plus clairement prononcer l’enterrement de la version actuelle du décret statutaire, il reste encore aux universitaires à faire prendre en compte l’ensemble des principes que la mobilisation déterminée porte : refus de l’alourdissement des services d’enseignement,  prise en compte de l’ensemble des activités dans les services, reconnaissance du rôle du CNU dans la gestion des carrières, refus de l’arbitraire exercé par les présidents d’université -notamment en matière de promotions, de congés scientifiques. Les orientations gouvernementales persistent à s’inscrire dans une logique de primes, donc d’individualisation des conditions de travail et de rémunérations. Le gouvernement est contraint de reconnaître les immenses besoins en personnels d’enseignement dans l’enseignement supérieur. Toutefois, le gel annoncé des suppressions d’emplois ne porte que sur les enseignants-chercheurs et ne marque donc aucune inflexion par rapport au budget 2009. De plus, le gouvernement ignore l’exigence d’un plan pluriannuel de recrutements. Même s’il reconnaît la nécessité d’une formation complémentaire pendant l’année de stage, sans en préciser les modalités, le premier ministre s’obstine à ignorer la revendication majeure de retrait du projet actuel de dispositif de formation et de recrutement des enseignants (mastérisation). Les positions adoptées par plus de 85 % des universités en France, qui refusent de s’inscrire dans une logique de démantèlement de la formation et des concours, sont ignorées. Aucune des déclarations du premier ministre ou de la ministre ne concerne les revendications essentielles portant sur les organismes de recherche et le contrat doctoral. Le SNESUP mesure les quelques inflexions apportées aujourd’hui aux orientations gouvernementales. Elles ne lui semblent pas de nature à sortir de la crise. Le SNESUP précisera, après consultation de ses instances, sa participation éventuelle à la réunion prévue vendredi. D’ici là, il appelle à poursuivre la mobilisation et au succès des manifestations prévues demain en France.

Déclaration de Mathieu Brunet pour SLU Le retrait du décret sur le statut n’est pas un scoop. Avec le gel des suppressions d’emplois pour 2010 et 2011 nous obtenons un premier succès de notre mobilisation. Mais on est encore très loin de ce que demande toute une communauté mobilisée. Rien sur le rétablissement des postes supprimés en 2009, rien sur un plan pluriannuel de création d’emplois, des clopinettes sur la réforme du recrutement des enseignants, rien sur les organismes de recherche, rien sur le contrat doctoral. Le gouvernement est sorti de sa surdité totale, il a entrouvert une oreille, il faut qu’il ouvre les deux, et que cette crise sans précédent se dénoue par une négociation d’ensemble sur tous ces sujets. Nous maintenons donc notre appel à la mobilisation et à de nouvelles manifestations.

 

 

 



INVITATION à la 3ème Assemblée Générale de la Coordination Nationale de l’Éducation

Samedi 14 Mars 2009 à Montpellier (Hérault)

 

Après la réussite de la mobilisation du 29 janvier contre les réformes Darcos du gouvernement, le mouvement de contestation s’amplifie dans la France entière, et gagne peu à peu tous les secteurs de l’Education: Enseignants du 1er et 2nd degré, parents, lycéens, personnels précaires, étudiants, enseignants-chercheurs, IUFM, etc…

Tous commencent à converger vers une mobilisation s’organisant contre les réformes de l’enseignement.
Cette convergence marque donc une nouvelle étape dans la Résistance

Il est nécessaire de faire le point sur les actions en cours, d’échanger des analyses, de coordonner massivement nos actions futures et objectifs communs, afin de construire une résistance solide, unifiée, à l’échelle du pays.
Les deux précédentes assemblées nationales de la coordination de l’éducation, qui se sont déroulées à Villeurbanne puis à Paris, ont permis la mise en place d’un mouvement de grande ampleur : une liste de revendications a été rédigée à Villeurbanne, amendée à Paris et votée dans les assemblées locales, disponibles sur le site : http://www.agnationale.org
La coordination est à l’initiative de la journée nationale d’action du 10 mars, votée lors de la première coordination à Villeurbanne.

Nous invitons des personnes mandatées (enseignants, parents, lycéens, précaires, étudiants, etc) de chaque département à venir à l’assemblée générale nationale pour travailler ensemble à l’élaboration de ce projet et rendre compte des décisions. Les observateurs sont les bienvenus.

Nous vous enverrons prochainement une proposition d’ordre du jour, que vous pourrez amender, et sur lequel les assemblées générales pourront se positionner.

Afin que cette rencontre soit une totale réussite, nous vous demandons de renseigner et de retourner le plus rapidement possible les fiches jointes :

- pour vous inscrire à l’Assemblée Générale / pour réserver votre repas du midi
- pour réserver votre hébergement gratuit
- ou vous inscrire en ligne sur le site : http://www.agnationale.org/

La prochaine Assemblée Générale Nationale de l’Education se tiendra le :

Samedi 14 Mars  à Montpellier
Salon du Belvédère au Corum, proche place de la Comédie
- de 9h30 à 18 h -

Pour toute information,
écrivez à :
agnationale@yahoo.fr 



L’enseignement supérieur et la recherche sont votre bien.

Nous, personnels de l’université et des organismes, nous le défendons.

L’enseignement supérieur et la recherche sont votre bien comme le sont l’hôpital, la justice ou la culture. Pour en améliorer la qualité, les universitaires ont fait dès 2004 des propositions : aucune n’a été retenue. Aujourd’hui, le gouvernement orchestre la casse de l’Université pour lui faire abandonner à sa vocation première, l’élaboration et la transmission de savoirs, et la subordonner aux seuls besoins de l’économie. C’est pour dénoncer cette régression, protéger et faire progresser ce service public en danger que nous nous battons. Soutenez nous.

Pourquoi la communauté universitaire est-elle en colère ?

Parce que nous voulons une authentique autonomie des universités : La liberté de pensée et l’indépendance à l’égard de tous les pouvoirs sont partout garanties aux universitaires. La « pseudo autonomie » qui nous est imposée restreint aujourd’hui ces libertés académiques en nous soumettant au seul pouvoir du président de l’université.

Parce que nous voulons des organismes de recherche forts :

Les scientifiques doivent pouvoir déterminer eux-mêmes leurs politiques de recherche. Remettant en cause ce principe internationalement reconnu, le gouvernement veut découper les organismes comme le CNRS en instituts pour mieux les piloter, lui interdisant d’avoir des projets scientifiques autonomes.

Parce que nous revendiquons le travail coopératif :

Au lieu de la coopération, le système promeut la compétition permanente entre scientifiques. Si nous revendiquons l’émulation intellectuelle, nous dénonçons cette compétition généralisée qui nuira au progrès de la science et à la qualité des enseignements.

Parce que nous voulons être évalués par nos pairs non par des gestionnaires  :

Les universitaires, contrairement à ce qui est dit, sont évalués par leurs pairs tout au long de leur carrière. Nous avons fait des propositions pour améliorer cette évaluation mais nous refusons celle faite par des gestionnaires sur des critères quantitatifs absurdes.

Parce que nos carrières doivent être revalorisées :

Les enseignants-chercheurs et les chercheurs sont recrutés en moyenne à 33 ans, à Bac + 8 ou 10, leur salaire moyen est alors de 1720 euros net ; le salaire médian étant d’environ 2500 euros net.

Parce que nos métiers doivent être reconnus :

Les carrières des personnels techniques et administratifs sont totalement bloquées. Ces métiers doivent enfin reconnus à la place qu’ils méritent.. Parce que nous voulons des budgets à la hauteur des enjeux : Sur les 1.8 milliards/an annoncés, l’essentiel est consacré à la recherche privée tandis que celui du secteur public diminue en euros constants : 0.6% du PIB alors que nos voisins sont à environ 1%.

Parce qu’il est faux de dire que la recherche française est en déclin :

La recherche française est reconnue internationalement et largement primée. Elle tient le 6ème rang mondial alors que son budget par rapport au PIB est lui au 26ème . Le coût financier de chaque article scientifique publié est l’un des plus faibles.

Parce que le nombre d’enseignants diminue tandis que celui des étudiants augmente :

250 suppressions de postes cette année. Avec le taux d’encadrement le plus faible d’Europe, l’Université a malgré tout su faire face à l’arrivée massive d’étudiants. Aujourd’hui, elle ne peut plus accueillir convenablement les étudiants.

Parce que le temps que nous pouvons consacrer à la recherche diminue :

Nous voulons pouvoir faire convenablement nos enseignements et nos recherches. Or notre charge d’enseignement n’a cessé d’augmenter, réduisant d’autant notre temps consacré à la recherche. Nous voulons une réforme de nos statuts faite dans la concertation.

Parce que le nombre de chercheurs diminue :

Alors que la recherche serait notre priorité nationale, le nombre de postes de chercheurs ouverts au concours a diminué. De 25% au CNRS, passant de 400 à 300, ce qui ne compense même pas les départs à la retraite.

Parce que la précarité s’installe dans les amphis et les labos :

Nos statuts stables nous ont permis de maintenir la recherche au meilleur niveau malgré ses handicaps budgétaires. Cet équilibre est menacé car de plus en plus d’universitaires sont remplacés par des personnels au statut précaire.

Parce que nos étudiants sont maltraités :

Un enseignement de qualité réclame des moyens. L’Etat annonce une augmentation par étudiant de 1000 euros/an or il n’investit que 6000 euros/an à l’Université contre 13 000 euros en classes préparatoires.

Parce que nous ne voulons pas voir augmenter les frais de scolarité :

Pour augmenter les ressources des universités, l’Etat voudrait transformer les étudiants en usagers payant le service offert. En Angleterre, au nom de cette même politique, les frais de scolarité sont passés en moyenne de 100£ à 8000£/an.

- Parce que les diplômes deviendront rapidement périmés :

Les diplômes doivent permettre aux étudiants de s’adapter à un monde en perpétuel mouvement. Or les formations professionnalisantes qu’on nous demande de mettre en place, en perdant tout caractère généraliste, auront un contenu rapidement obsolète et inutile.

- Parce qu’il est faux que l’Université soit responsable du chômage des jeunes diplômés :

En France, 56% des jeunes diplômés restent 5 ans avec des emplois sous-qualifiés. Nos étudiants ne trouvent pas d’emplois non pas parce que les diplômes ne sont pas adaptés mais parce que le secteur privé n’en crée que très peu.

- Parce que les étudiants se détournent de la recherche et de l’enseignement supérieur :

Selon le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le nombre d’étudiants se destinant à la recherche et l’enseignement supérieur devrait diminuer d’ici 2017 de 33%. C’est le potentiel de recherche de demain qui est ainsi découragé.



Le monde universitaire prévoit trois nouvelles manifestations

Article Le Figaro.fr

Pour la première fois, la coordination des universités, qui dit représenter 65 universités et 18 associations ou syndicats, a demandé explicitement l’abrogation de la loi sur l’autonomie.

Le monde universitaire prévoit trois nouvelles manifestations dans Revue de presse coeur-Le mouvement des chercheurs se durcit. La coordination nationale des universités, qui dit représenter 65 universités, 15 autres établissements et 18 associations et syndicats, réunie ce vendredi à l’université Paris-X à Nanterre, a appelé à trois nouvelles journées de manifestations. Les 26 février et 5 mars, l’organisation appelle à des manifestations partout en France. Le 10 mars, elle appelle à une manifestation nationale à Paris, à laquelle sont conviés les enseignants du primaire et du secondaire.

Surtout, pour la première fois, la coordination a demandé «l’abrogation de la loi LRU» de 2007 sur l’autonomie des universités. Et ce même si plusieurs aspects de cette loi sont d’ores et déjà entrés en vigueur, avec notamment 20 des 83 universités françaises passées à l’autonomie au 1er janvier 2009. Cette dernière revendication n’avait jamais été formulée clairement jusque-là. «Nous avons besoin d’une nouvelle loi avec un cadre juridique assurant l’indépendance des universitaires et assurant le service public», dit le texte de la motion. Et d’insister : «Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après consultation des universitaires et de véritables négociations».

 

Menaces de démission

La coordination demande aussi le «retrait» de trois réformes : celle sur le statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des enseignants des écoles aux lycées, et «le contrat doctoral unique». La coordination appelle aussi à reconduire la grève «illimitée» en cours dans les universités.

La coordination prévient : le 5 mars, si cette triple demande de retrait n’a pas été entendue, elle appellera les universitaires à «la démission de l’ensemble des charges administratives non électives, à l’obstruction dans le cadre des mandats électifs et au refus de participer aux jurys (bac, BTS, Capes, agrégation, session de printemps…)». Une prochaine réunion est d’ailleurs prévue le vendredi 6 mars à l’université Paris-XII.

«Nous avons un mouvement qui s’approfondit dans un processus de consensus de plus en plus précis», a commenté à l’issue de la réunion Donna Kesselman, maître de conférences à Paris-X Nanterre.

Il s’agissait de la quatrième réunion de la coordination depuis le début du mouvement. C’est cette coordination qui a lancé le 2 février dernier la mobilisation contre les réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche en appelant à la «grève illimitée» dans les universités.



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