Universités : aucune suppression de poste en 2010 et 2011

Article le Monde.fr

« Il n’y aura pas de suppression d’emplois en 2010-2011 dans l’université », a assuré la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, mercredi 25 février, sur France Info. La pause dans les suppressions de postes concernerait donc tous les emplois et pas seulement ceux d’enseignants-chercheurs.

Mme Pécresse a apporté cette précision alors que François Fillon s’était engagé un peu plus tôt, dans un communiqué, à ce qu’« aucune suppression d’emploi d’enseignant-chercheur » ne soit « effectuée en 2010 et 2011″, à l’issue d’une réunion avec la ministre et les présidents d’université. François Fillon a également « demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement réécrit sur la base des discussions conduites ».

« Cette décision est de nature à rassurer tous les enseignants-chercheurs à un moment où on est en train de changer leur statut », a ajouté Mme Pécresse. Autrement dit, « la modernisation du statut des enseignants-chercheurs des universités ne sera pas là pour compenser de futures suppressions de postes », a-t-elle assuré. En outre, la compensation financière faite aux universités pour les emplois supprimés en 2009 sera pérennisée dans les budgets des années suivantes.

Plus tôt dans la journée, les présidents de trois universités autonomes, Pierre-et-Marie-Curie (UPMC, Paris VI), Aix-Marseille II et Toulouse I avaient fait des propositions pour modifier le projet de décret, s’opposant notamment à ce que les présidents signent des contrats individuels avec leurs enseignants-chercheurs. Ils préconisent plutôt que des « tableaux de service » soient arrêtés collectivement par les UFR (unités de formation et de recherche) et votés ensuite en bloc par le conseil d’administration, a expliqué Jean-Charles Pomerol, de l’UPMC, lors d’un point presse.

 

Article Figaro.fr

Enseignants-chercheurs : Pécresse fait un geste

Marie-Estelle Pech
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La ministre a annoncé qu’il n’y aurait aucune suppression de postes en 2010-2011.

Universités : aucune suppression de poste en 2010 et 2011  dans Revue de presse coeur-À la veille d’une nouvelle manifestation d’enseignants-chercheurs, le gouvernement a décidé de faire un geste significatif sur un sujet très sensible au sein de la fonction publique, celui des postes supprimés. Il n’y aura donc aucune suppression d’emploi dans les universités en 2010 et 2011. Par ailleurs, la compensation financière faite aux établissements pour les emplois supprimés en 2009 sera pérennisée dans les budgets des années suivantes, soit environ 12 millions d’euros par an.

Confronté à une colère tenace, le gouvernement a finalement décidé en début de semaine de lâcher du lest et de l’annoncer juste avant une journée de mobilisation. « Le premier ministre a voulu mettre un coup de frein aux nombreuses rumeurs qui circulent », explique-t-on à Matignon. L’une des inquiétudes majeures des enseignants est en effet liée aux suppressions de postes : avec leur nouveau statut, ils craignent d’être obligés de multiplier leurs heures de cours pour compenser des diminutions d’effectifs.

Tout s’est donc joué, mercredi après-midi, lors d’une longue réunion à Matignon, entre la conférence des présidents d’université, Valérie Pécresse et le directeur de cabinet du premier ministre. « Cette décision, c’est la preuve que l’université est la priorité du gouvernement », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mercredi, après la réunion, tandis que l’entourage de François Fillon parlait d’une « sanctuarisation de l’université », car, explique-t-on, « nous devons absolument réussir la réforme sur l’autonomie », l’une des réformes phares de Nicolas Sarkozy.

Les présidents d’université tenaient tout particulièrement à un geste sur les postes, pointant depuis décembre la difficulté d’expliquer à leurs troupes que le gouvernement augmentait les budgets des universités mais y supprimait des emplois.

 

Renforcer l’encadrement

«C’est de nature à rassurer les étudiants, notamment l’Unef, qui tient au plan “réussir en licence” qui va demander beaucoup d’encadrement des élèves », selon la ministre. Valérie Pécresse avait bataillé ces derniers mois pour limiter le nombre des suppressions de postes alors même que les universités ont subi en peu de temps de nombreuses réformes dont l’autonomie, le plan licence, la réforme des concours d’enseignants, etc. Un combat qu’elle n’avait qu’à moitié gagné.

Aujourd’hui, face à ce qui peut être interprété comme un recul du gouvernement, certains syndicats pourraient s’engouffrer dans la brèche et contester le principe du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Les enseignants du secondaire, par exemple. Mais le gouvernement a également décidé de faire un geste dans leur direction. La mise à disposition de professeurs agrégés issus des collèges et lycées va être étudiée afin de renforcer l’encadrement dans les universités. Ces mesures suffiront-elles à dénouer le conflit ? Mercredi Matignon a demandé que le projet de réforme du décret de 1984 sur le statut des universitaires – autre sujet de discorde – soit entièrement réécrit.

Certes, le partage aujourd’hui «intransigeant» entre l’enseignement et la recherche doit être «assoupli», explique Matignon, mais il faut rappeler des concepts «essentiels» pour les enseignants comme l’évaluation par les pairs, le fonctionnement collégial et un équilibre entre le niveau local et national pour la gestion des carrières.

 

Article Nouvel Obs.com

Pécresse annonce une pause de 2 ans dans les suppressions de postes

Pour « rassurer tous les enseignants-chercheurs », Valérie Pécresse promet qu’il n’y aura pas de « suppression d’emplois en 2010-2011 dans l’université ».

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur (Sipa)

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur (Sipa)

La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a affirmé, mercredi 25 février, qu’il n’y aurait pas de « suppression d’emplois en 2010-2011 dans l’université ».
Valérie Pécresse a apporté cette précision alors que François Fillon s’était engagé, dans un communiqué publié un peu plus tôt, à ce qu’ »aucune suppression d’emploi d’enseignant-chercheur » ne soit « effectuée en 2010 et 2011″. La ministre de l’Enseignement supérieur signifie par cette précision que cette pause dans les suppressions de postes concernera tous les emplois et pas seulement ceux d’enseignants-chercheurs.

Rassurer

« Cette décision est de nature à rassurer tous les enseignants-chercheurs à un moment où on est en train de changer leur statut », a ajouté la ministre.
Autrement dit, « la modernisation du statut des enseignants-chercheurs des universités ne sera pas là pour compenser de futures suppressions de postes », a-t-elle dit.
« C’est aussi de nature à rassurer les étudiants, par exemple l’Unef, qui tient énormément au plan ‘réussir en licence’ qui va demander beaucoup d’encadrement des élèves, du tutorat, du suivi », a poursuivi la ministre.
« Nous aurons un traitement exceptionnel », s’est félicité Valérie Pécresse, alors qu’est menée actuellement une politique de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Fillon prône une réécriture du décret

François Fillon s’était engagé, mercredi, à ce qu’ »aucune suppression d’emploi d’enseignant- chercheur » ne soit « effectuée en 2010 et 2011″. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion entre le Premier ministre, Valérie Pécresse et la Conférence des présidents d’universités, Matignon précisait que François Fillon avait « demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement réécrit sur la base des discussions conduites » par la ministre de l’Enseignement supérieur avec les organisations concernées.

Compensation financière pérennisée

Le communiqué ajoutait que la compensation financière faite aux universités pour les emplois supprimés en 2009 serait pérennisée dans les budgets des années suivantes.
Le Premier ministre avait par ailleurs demandé au ministre de l’Education Xavier Darcos et à Valérie Pécresse « d’étudier la mise à disposition de professeurs agrégés » des collèges et lycées, « notamment afin de soutenir la mise en oeuvre du plan licence » dans les universités.
François Fillon avait également « demandé la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants, comprenant, notamment, des représentants des universités », selon le texte de Matignon.

 

 

Article Libé.fr

Fillon amorce un premier recul devant la mobilisation des universités

25 févr.
2009
  Francois_fillon__2 Cet après-midi (ce rendez-vous secret avait été fixé au début de la semaine), François Fillon a reçu à Matignon Valérie Pécresse, sa ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, et le bureau de la Conférence des présidents d’université conduit par Daniel Collet.

Mission : tenter, par des gestes de conciliation, de ramener le calme dans les universités où la grève persiste depuis trois semaines et alors que se profilent de nouvelles manifestations. Cette résume ce qui s’est dit à Matignon, et comprend à la suite le communiqué officiel du premier ministre et le communiqué du Snesup. Pour sa part Sauvons l’Université, par la voix de Mathieu Brunet, l’un de ses porte-parole, m’a fait une déclaration reproduite également en fin de note.

Les gestes du premier ministre? D’abord, sur le statut des enseignants-chercheurs. Matignon veut que «le décret statutaire, des enseignants-chercheurs soit entièrement re-écrit sur la base des discussions conduites par Valérie Pécresse avec les organisations concernées.» Il précise surtout avoir «rappelé son attachement à l’évaluation par les pairs, au fonctionnement collégial, à la transparence des procédures, aux équilibres disciplinaires de même qu’à l’équilibre entre le niveau local et le niveau national pour la gestion des carrières des enseignants-chercheurs.» 

Une manière d’enterrer le texte envoyé au Conseil d’Etat par Valérie Pécresse et de répondre aux critiques faites par une large coalition d’universitaires d’origines disciplinaires et politiques variées. Toutefois, le diable gît dans les détails du texte, promis pour la mi-mars, ce qui semble bien loin. En outre, rien n’est dit sur la modulation des services d’enseignement des universitaires dans la déclaration de Matignon. L’omission n’est certainement pas un oubli.

Puis, survient une promesse surprise : en 2010 et 2011, les emplois des universités (enseignants-chercheurs dit le communiqué du premier ministre mais cela concernerait aussi les personnels techniques et administratifs précise t-on du côté de Valérie Pécresse) ne seront pas de nouveau réduits. Pourquoi 2010 et 2011 ? En décembre dernier, chaque université avait reçu, avec sa dotation pour 2009, une «perspective» d’emploi à trois ans, qui faisait apparaître des nouvelles diminutions, chaque année, après celle de 2009.

Ces annonces brutales, alors que les universitaires réclament à l’inverse un plan pluriannuel de créationManif_paris_19_fevrier2 d’emplois ont lourdement contribué à décrédibiliser le discours de Valérie Pécresse sur la «priorité» qui aurait été accordée à l’Université. Et ont mis en difficulté les présidents d’université qui avaient fait de la retape pour les réformes gouvernementales sur le thème : «Si on accepte les réformes, on aura plus de moyens».

Côté emplois d’enseignants chercheurs, s’il n’est pas annoncé de créations, François Fillon demande à Xavier Darcos et Valérie Pécresse de s’entendre pour que des agrégés exerçant dans le secondaire soient envoyés dans les universités renforcer les équipes pédagogiques dans le cadre du plan licence. Cette annonce donne raison à l’argument massue avancé par les contestataires de la politique gouvernementale : comment voulez-vous que l’on élève le taux de réussite en licence sans améliorer le taux d’encadrement des étudiants ?

Troisième sujet abordé par le premier ministre : la réforme de la formation des enseignants. Sur ce point, il ne met en place qu’une vague «commission de suivi». Une façon de reconnaître qu’il y a un problème… mais pas question de faire plus, surtout que les deux ministres, Xavier Darcos et Valérie Pécresse se sont très vigoureusement engagés pour défendre cette réforme. L’ennui, comme le souligne Mathieu Brunet de Sauvons l’Université, c’est que sur ce point les universitaires ne sont «vraiment pas contents du tout». Pour lui, le travail sur les contenus des formations dans le cadre de cette réforme a clairement fait apparaître son «aberration. Nous voulons une remise à plat complète».

Les gestes de Matignon vont-ils faire cesser un mouvement dont la vitalité, la force et surtout le caractère très large ont pris par surprise des ministres trop sûrs d’eux ? Une contestation de surcroît aiguisée par les déclarations pour le moins maladroites sur le monde de la recherche de Nicolas Sarkozy le 22 janvier. Manifestement, le gouvernement veut éviter de se retrouver acculé à une sortie de crise sous la forme d’une négociation en bonne et due forme, qui ne pourrait éviter d’aborder tous les sujets qui fâchent. Et l’objectif des contestataires… est strictement inverse.

Voici le communiqué de Matignon

PREMIER MINISTRE ____________ SERVICE DE PRESSE Paris, le 25 février 2009 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le Premier Ministre François FILLON a reçu cet après midi le bureau élargi de la Conférence des Présidents d’Université, en présence de Valérie PECRESSE, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A cette occasion il a renouvelé sa confiance à la communauté universitaire et souligné l’importance de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le développement de notre pays. Le Premier ministre a demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement re-écrit sur la base des discussions conduites par Valérie PECRESSE avec les organisations concernées. Il a rappelé son attachement à l’évaluation par les pairs, au fonctionnement collégial, à la transparence des procédures, aux équilibres disciplinaires de même qu’à l’équilibre entre le niveau local et le niveau national pour la gestion des carrières des enseignants-chercheurs.

Il a manifesté l’attachement du gouvernement à la qualité de la formation des maîtres dans le cadre des universités. Il a demandé la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants, comprenant, notamment, des représentants des universités. Il a demandé au Ministre de l’Education nationale Xavier DARCOS de renforcer l’accompagnement des enseignants au début de leur parcours professionnel, en prévoyant un temps de formation complémentaire pendant l’année de stage. Soucieux de la réussite du plan licence et donc de celle des étudiants, convaincu de la nécessité, dès maintenant, d’une mise en oeuvre et d’un suivi attentif des dispositifs de formation et de recrutement des maîtres le Premier ministre a pris les mesures suivantes :

- aucune suppression d’emploi d’enseignant-chercheur ne sera effectuée en 2010 et 2011 – pour l’année 2009 les crédits correspondant aux emplois supprimés seront mis en base dans les budgets des établissements concernés.

- En outre le Premier Ministre a demandé au Ministre de l’Education nationale et à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’étudier conjointement la mise à disposition des universités de professeurs agrégés du second degré, notamment afin de soutenir la mise en oeuvre du plan licence. Enfin, le Premier Ministre a indiqué que les discussions, ouvertes sur les différents sujets, et conduites par Valérie PECRESSE, devraient aboutir d’ici la mi-mars.

Voici le communiqué du Snesup

LE GOUVERNEMENT MANOEUVRE EN RECUL Le SNESUP vient de prendre connaissance ce mercredi en fin d’après-midi des déclarations du premier ministre et de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces déclarations témoignent de manœuvres en recul du gouvernement face à une mobilisation exceptionnelle du monde universitaire, qui se renforce malgré les vacances universitaires et qui touche tous les secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. Si le premier ministre ose plus clairement prononcer l’enterrement de la version actuelle du décret statutaire, il reste encore aux universitaires à faire prendre en compte l’ensemble des principes que la mobilisation déterminée porte : refus de l’alourdissement des services d’enseignement,  prise en compte de l’ensemble des activités dans les services, reconnaissance du rôle du CNU dans la gestion des carrières, refus de l’arbitraire exercé par les présidents d’université -notamment en matière de promotions, de congés scientifiques. Les orientations gouvernementales persistent à s’inscrire dans une logique de primes, donc d’individualisation des conditions de travail et de rémunérations. Le gouvernement est contraint de reconnaître les immenses besoins en personnels d’enseignement dans l’enseignement supérieur. Toutefois, le gel annoncé des suppressions d’emplois ne porte que sur les enseignants-chercheurs et ne marque donc aucune inflexion par rapport au budget 2009. De plus, le gouvernement ignore l’exigence d’un plan pluriannuel de recrutements. Même s’il reconnaît la nécessité d’une formation complémentaire pendant l’année de stage, sans en préciser les modalités, le premier ministre s’obstine à ignorer la revendication majeure de retrait du projet actuel de dispositif de formation et de recrutement des enseignants (mastérisation). Les positions adoptées par plus de 85 % des universités en France, qui refusent de s’inscrire dans une logique de démantèlement de la formation et des concours, sont ignorées. Aucune des déclarations du premier ministre ou de la ministre ne concerne les revendications essentielles portant sur les organismes de recherche et le contrat doctoral. Le SNESUP mesure les quelques inflexions apportées aujourd’hui aux orientations gouvernementales. Elles ne lui semblent pas de nature à sortir de la crise. Le SNESUP précisera, après consultation de ses instances, sa participation éventuelle à la réunion prévue vendredi. D’ici là, il appelle à poursuivre la mobilisation et au succès des manifestations prévues demain en France.

Déclaration de Mathieu Brunet pour SLU Le retrait du décret sur le statut n’est pas un scoop. Avec le gel des suppressions d’emplois pour 2010 et 2011 nous obtenons un premier succès de notre mobilisation. Mais on est encore très loin de ce que demande toute une communauté mobilisée. Rien sur le rétablissement des postes supprimés en 2009, rien sur un plan pluriannuel de création d’emplois, des clopinettes sur la réforme du recrutement des enseignants, rien sur les organismes de recherche, rien sur le contrat doctoral. Le gouvernement est sorti de sa surdité totale, il a entrouvert une oreille, il faut qu’il ouvre les deux, et que cette crise sans précédent se dénoue par une négociation d’ensemble sur tous ces sujets. Nous maintenons donc notre appel à la mobilisation et à de nouvelles manifestations.

 

 

 



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