Universités : Pécresse renvoie à une nouvelle réunion

Article Nouvel Obs.com

La ministre a discuté durant sept heures avec la conférence des présidents d’université (CPU) puis avec les organisations syndicales Sgen-CFDT, Sup-Recherche-Unsa, et Autonome-Sup.

Valérie Pécresse a annoncé vendredi 27 février qu’une nouvelle réunion avec les universitaires se tiendrait mardi. La ministre de l’Enseignement supérieur a affirmé que des « réponses » sur la réforme de la formation des enseignants seraient « apportées » d’ici jeudi.
Elle s’exprimait lors d’un point presse après sept heures de discussions avec la conférence des présidents d’université (CPU) puis avec les organisations syndicales Sgen-CFDT, Sup-Recherche-Unsa, et Autonome-Sup.
« La prochaine rencontre aura lieu mardi, nous retravaillerons sur le décret. J’apporterai (aussi) un certain nombre de réponses aux questions qui m’ont été faites » sur d’autres sujets, a-t-elle ajouté.
Les syndicats ont en effet dit avoir aussi abordé la question de la réforme de la formation des enseignants, et les questions liées à la recherche.

Des « principes » arrêtés

En outre, d’ici jeudi, « avec Xavier Darcos, nous apporterons un certain nombre de réponses aux questions qu’a posées la CPU » sur la réforme de la formation des enseignants, a-t-elle ajouté, sans autre précision.
Pendant sept heures, les acteurs se sont mis d’accord sur un texte arrêtant les « principes » devant permettre la réécriture du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs.
Il prévoit notamment que la modulation de service d’un enseignant-chercheur (la répartition de son emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) « ne peut être mise en oeuvre sans l’accord de l’intéressé », une précision qui n’existait pas dans le précédent texte.
« On ne pourra pas imposer plus de 192 heures d’enseignement à un enseignant qui ne sera pas d’accord », a résumé la ministre.
La médiatrice, Claire Bazy-Malaurie, a rappelé que l’évaluation des enseignants-chercheurs serait « nationale, faite par les pairs », dans la « transparence ».

 

Article Libe.fr

Les présidents d’université ont rencontré Valérie Pécresse

27 févr.
2009
  Valerie_pecresse_reference Ce matin, Valérie Pécresse a reçu le bureau de la CPU, la Conférence des Présidents d’université. La médiatrice nommée par la ministre sur le sujet du décret relatif au statut des universitaires devait présenter les principes de sa nouvelle rédaction. Voir ici le résultat de la réunion avec les syndicats.

Voici le communiqué publié par la CPU à la suite de cette réunion :

Le Bureau élargi de la CPU a été reçu par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, accompagnée de la médiatrice, Mme Bazy-Malaurie, ce vendredi matin 27 février, dans le cadre des négociations sur la nouvelle écriture du décret relatif au statut des enseignants chercheurs La CPU a remis à la Ministre le texte voté lors de la plénière du 19 février dernier, et rappelé les principes qui animent et réunissent les présidents d’université sur ce dossier : Ces principes se fondent sur l’autonomie des universités et la possibilité donnée aux communautés universitaires, organisées en conseils de composantes (UFR, Instituts, Ecoles), d’équipes et en conseils centraux d’établissement, de définir au mieux leurs identités, leurs stratégies, leurs priorités, en bref leurs projets collectifs d’enseignements et de recherche.

C’est dans ce cadre, fidèles à la mission de service public des universités et au statut national des universitaires, que les présidents conçoivent l’évolution du statut des enseignants chercheurs:
• Un statut général, garanti par l’état, dont la souplesse permet enfin de tenir compte de l’immense variété des conditions d’exercice et des projets collectifs et individuels ;
• Un statut articulant harmonieusement le niveau local, lieu d’exercice concret de l’enseignement et de la recherche, et donc lieu des décisions partagées, et le niveau national, lieu de comparaison des mérites de chacun au sein de chaque discipline;
• Un statut respectant les principes de collégialité universitaire et d’indépendance des enseignants, impliquant l’évaluation par les pairs.

Mme Bazy-Malaurie a fait état des premières orientations issues de ses consultations, qui ont pu être confrontées efficacement à celles exprimées par la CPU. Une autre réunion sera rapidement fixée afin de poursuivre l’avancée vers le cadrage du texte réécrit. Comme déjà annoncé, l’assemblée plénière de la CPU du 5 mars examinera les premières réponses issues de ces rencontres menées avec les différents acteurs de la communauté universitaire.

Par ailleurs, la CPU, dont une des missions est d’analyser et de porter un avis sur les questions d’enseignement et de recherche, est consciente que d’autres dossiers devront aussi recevoir des réponses rapides; en particulier, elle se sent pleinement concernée par toutes les questions relatives aux établissements publics de recherche et à leurs personnels, participant à part entière aux missions de l’Université, de même que par les difficultés accrues des étudiants en cette période de crise. Elle en traitera collectivement dans les semaines qui viennent et prendra toute sa part dans les concertations qui devront concerner ces dossiers.

 



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