Enseignants-chercheurs : le conflit continue

Article Nouvel Obs.com

La Coordination nationale des universités juge « inacceptable » la réécriture du texte sur le statut des enseignants-chercheurs annoncée vendredi et appelle à une « amplification du mouvement ».

La Coordination nationale des universités, réunie vendredi 6 mars à Paris XII-Créteil, a jugé « inacceptable » la réécriture du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et a appelé à une « amplification du mouvement » contre les réformes dans l’enseignement.
« La réécriture du décret est inacceptable dans la mesure où elle maintient les orientations du premier texte », indique un communiqué adopté par la Coordination, qui « dénonce cette supercherie ».
La Coordination, qui regroupe des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et des étudiants, est l’un des principaux mouvements opposés aux réformes dans l’enseignement.

« Des pseudo-négociations »

« Valérie Pécresse fait croire à une avancée significative des pseudo-négociations », poursuit le communiqué qui appelle à manifester le 11 mars, à l’occasion d’une journée d’action des personnels de l’enseignement, lancée par la FSU, première fédération de l’Education.
Un compromis a été trouvé sur la question du statut des enseignants-chercheurs entre Valérie Pécresse et quatre syndicats mais un désaccord persiste sur la question de la formation des enseignants, empêchant « une sortie de crise » dans les universités.
Au terme d’une troisième et dernière séance de négociations – 23 heures au total – « nous avons un projet de décret réécrit, équilibré, qui prend en compte l’ensemble des positions qui se sont exprimées », a annoncé à la presse Valérie Pécresse.
Le 25 février, à la quatrième semaine de grogne universitaire, le Premier ministre, François Fillon, avait demandé que le projet soit « entièrement réécrit ».

« Recréer les conditions de la confiance »

Le nouveau texte a pour objectif « de recréer les conditions de la confiance au sein de la communauté universitaire », a souligné Valérie Pécresse, affirmant qu’il « apporte toutes les garanties et protections nécessaires aux universitaires dans le cadre de l’autonomie » des universités.
Les syndicats ayant accepté de négocier – Sgen-CFDT, Sup-Recherche Unsa, AutonomueSup et FO – on exprimé leur satisfation hormis FO qui n’a pas fait de commentaire.
« L’état actuel du décret est satisfaisant pour nous », a ainsi dit le Sgen-CFDT, Sup-Recherche’Unsa parlant d’une « étape franchie ». AutonomueSup ne « s’oppose pas au texte », ayant obtenu « satisfaction sur la forme ».
Le principal syndicat du supérieur, le Snesup-FSU, avait décliné l’invitation, jugeant trop restreint le cadre des discussions.
Le texte prévoit que la modulation du service d’un enseignant-chercheur (répartition de l’emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) ne puisse intervenir qu’avec l’ »accord de l’intéressé ».
Il prévoit aussi leur évaluation tous les quatre ans, par le Conseil national des universités (composé de pairs), de manière transparente.

« Un contentieux important »

S’agissant des promotions, l’accord s’est fait, qui sera précisé par un arrêté: 50% d’entre-elles se feront au niveau national par le CNU, 50% au niveau local par les universités.
Pour autant, aucun des négociateurs n’a voulu parler de sortie de crise.
« Il reste un contentieux important qui rend la sortie de la crise difficile: c’est la réforme de la formation des enseignants. S’il n’y a pas de geste la semaine prochaine de Valérie Pécresse et surtout de Xavier Darcos le mouvement risque de continuer », a estimé Michel Piecuch (Sgen-CFDT),.
« La situation de l’université reste problématique à cause d’autres réformes » comme « celle de la formation des enseignants », a dit Yves Markowicz (Unsa).
Autonomesup n’acceptera définitivement le projet de décret que « si nous obtenons satisfaction » sur la « formation », a dit Jean-Louis Charlet.
Tous ont demandé le report d’un an de cette réforme, qui doit entrer en vigueur en 2009-2010 et l’ouverture d’une négociation avec les deux ministres.

« Manœuvres dilatoires du gouvernement »

Les principales critiques adressées à la réforme visent son caractère précipité, l’institution d’une formation professionnelle (stages en responsabilité) jugée insuffisante – supprimant l’année d’IUFM actuelle rémunérée – l’obligation de préparer des concours en même temps qu’un diplôme de master, et, pour certains des concours au contenu dévalorisé.
Vendredi, la Coordination Nationale des Universités a dénoncé des « manœuvres dilatoires du gouvernement » et « ses stratégies de division », maintenant son mort d’ordre de grève illimitée.
La prochaine réunion de la Coordination est prévue le 16 mars à Dijon.

 

 

Article Le Parisien.fr

 

Sorbonne cernée par la police : un étudiant témoigne

La Sorbonne renoue avec la grève et les cordons de police. Les cours étaient suspendus vendredi à l’université de Paris IV où les étudiants grévistes tentent de faire arrêter les rares cours du Capes et de l’agrégation dispensés. La célèbre faculté est cernée par un important dispositif de police.

Selon Julien, un étudiant qui se trouve à l’intérieur de l’université, «200 à 250 personnes sont dans les locaux et pas seulement des étudiants, mais aussi des profs et des personnels administratifs qui participent aux assemblées générales». Ce vendredi matin, seuls les membres de Paris IV ont été admis sur présentation de leur carte professionnelle. Désormais, des vigiles et des policiers à l’extérieur du bâtiment filtrent les accès. «L’ambiance est bon enfant, raconte Julien. On discute dans la cour, au soleil. On est en train de réfléchir à la suite du mouvement, on va décider si on continue ou non l’occupation ce soir.»Les assemblées générales ont aussi pour but «d’expliquer le danger de la réforme actuelle notamment, la baisse du niveau de formation professionnelle pour les futurs enseignants et la suppression de l’année de stage rémunérée 1.300 euros par mois pour les élèves-professeurs», ajoute Maxime Lonlas, vice-président de Paris IV et responsable de l’Association générale des étudiants de Paris IV, première organisation étudiante de cette université. Cette grève s’inscrit dans le mouvement de protestation contre la réforme d’université menée par Valérie Pécresse.

 

Article Rue89.fr

A la Sorbonne, entrée interdite pour les profs grévistes

 

A la Sorbonne, deux assemblées générales réunissant d’un côté les personnels, de l’autre les étudiants, ont voté jeudi 5 mars le blocage de l’université jusqu’à mardi. Sur le coup de 8 heures, ce vendredi matin, Fabrice Bensimon, gréviste et professeur des universités qui enseigne en anglais dans cette fac parisienne, a voulu pénétrer dans l’enceinte. Impossible. Contacté par Rue89 au téléphone, il raconte :

« J’avais un badge et un brassard, et les gardes mobiles qui entourent la Sorbonne m’ont empêché d’accéder au bâtiment où j’enseigne d’ordinaire, et où je partage des bureaux. Nous étions ainsi une centaine, dehors, à vouloir entrer, dont environ un quart d’enseignants grévistes. Les profs non-grévistes, eux, n’avaient aucun problème pour passer. »

L’enseignant rappelle que le bâtiment de l’université, place du Panthéon, dépend du rectorat - »donc du ministère »- et que le but était d’empêcher le blocage de la fac en fltrant l’entrée pour que les cours aient bien lieu à l’intérieur… et que la grève reste hors les murs. En fin de matinée, la plupart des enseignants en grève avaient toutefois réussi à franchir le seuil mais « en montrant patte blanche, c’est-à-dire en planquant nos brassards pour ruser et investir les lieux. »

Mercredi, la Sorbonne occupée par une centaine d’étudiants avait de nouveau été évacuée par les force de l’ordre, comme la semaine précédente.

 

 

 



L’éducation est notre avenir, nous le redirons le 19 mars !

Logo Collectif éducation

Le collectif « L’éducation est notre avenir » s’est réuni le 3 mars 2009.
Il constate qu’en dépit de quelques reculs qui lui ont été imposés, le gouvernement poursuit à tous les niveaux sa politique régressive en matière d’éducation, notamment en matière de suppressions de postes.

Cette politique suscite des mobilisations importantes, qu’il s’agisse des enseignements scolaires ou de l’enseignement supérieur, dans lequel la communauté universitaire a déjà contraint le gouvernement à renoncer aux suppressions d’emplois programmées en 2010-2011.

Le Collectif considère qu’il est important de maintenir et d’amplifier les actions pour un service public d’éducation qui assure la réussite de tous les jeunes. Il apporte son soutien à l’ensemble des actions engagées et appelle à faire de la journée interprofessionnelle du 19 mars un moment fort d’expression des revendications dans l’éducation.

www.uneecole-votreavenir.org

Contact presse : Laurence GUILLERMOU, tél : 01.43.57.16.16



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