Actions régionales « l’école en danger »

 

Article Midi Libre Nîmes.fr

Société Nîmes : Huit enseignants entrent en désobéissance

DR Le déclic est sans doute venu de cette nouvelle action des parents d’élèves qui, mardi, ont occupé la maternelle Courbet (lire Midi Libre d’hier). Le soir-même, huit enseignants de cette école décidaient d’entrer « en résistance pédagogique ». « En toute conscience, nous refusons d’obéir », écrivent-ils dans une lettre déposée hier, en début d’après-midi, à l’inspection d’académie du Gard.
Avec eux, une trentaine d’enseignants du bassin alésien, où la fronde sévit plus fortement. Ces « enseignants désobéissants » (1), comme on les surnomme dans l’Education nationale, refusent de se plier à sept points des réformes Darcos. Ils risquent des sanctions financières, des mutations, ou des refus de promotion. « Certes, mais je préfère rester en accord avec mes idées » témoigne Jo Menut, directrice. A un moment donné, je ne peux plus accepter de participer au démantèlement de l’Education nationale. Je me refuse de ficher les écoliers avec la base-élève (un nouveau logiciel de renseignements sur tous les enfants scolarisés, NDLR), dont on ne sait même pas quelle est la finalité. Désobéir, j’y songeais depuis longtemps mais je pensais que les journées de grève suffiraient. Visiblement non ! Dans notre école, les parents se bougent, je ne pouvais pas rester les bras croisés. » Première action du genre à l’encontre de son ministère, en vingt ans de carrière pour Jo Menut. La crainte d’une punition, la peur… Bien sûr, elle y réfléchit. « J’essaie de ne pas y penser. Et puis, je sais pourquoi je le fais. » Edith Vigué, onze années d’expérience, passe aussi à l’acte. « Quand je me suis engagée dans l’Education nationale, c’était pour enseigner et éduquer. Là, je ne m’y retrouve plus. » Les observant aux portes de l’inspection académique, une professeur de Mistral lâche : « C’est un geste spectaculaire. Ils ont le courage de s’engager. » Edith Vigue a conscience de réaliser un geste fort : « Cet acte n’est pas banal dans une carrière. C’est une décision grave. Ça fait bizarre, mais je veux encore pouvoir me regarder dans une glace. » Devant la scène, Michel Grand, en poste au lycée Darboux, analyse : « C’est un acte courageux . Notre mission est d’accueillir tous les élèves, sans contrôle. Or il plane un climat de délation dans les établissements, tout devient ambigu. Cette décision, c’est plus qu’un acte syndical. C’est un geste politique, voire philosophique. »

 

A. B.

(1) La résistance pédagogique dans le premier degré fut initiée avec l’Héraultais Bastien Cazals. Depuis, le mouvement gonfle. Dans le Gard, 46 désobéissants s’opposent entre autres à la base- élève, à l’aide individualisée ou aux programmes 2008…

 

NIMES – Des enseignants entrent en résistance

Une trentaine d’enseignants gardois sont venus déposer, ce mercredi, en début d’après-midi, une lettre à l’inspecteur d’académie pour lui signifier leur « résistance pédagogique ». Ces « enseignants désobéissants » s’opposent aux dernières réformes mises en place par le ministre Darcos qui participent, disent-ils, au démantèlement du système éducatif français.

Plus d’informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.

 

 

Article Midi Libre Nîmes.fr

 

Éducation Nîmes : Ecole Courbet : les parents toujours mobilisés

 

DR

 

RAPPEL
Troisième action
des parents d’élèves. Hier, ils ont occupé les classes toute la journée A l’entrée de l’école maternelle, hier matin, un tableau avec une trentaine de noms. « Ce sont les parents qui ont promis de venir », affirme Mafoud Boumbadji, un papa de quatre fillettes. Les trois premières ont été scolarisées à 2 ans. Pour la quatrième, il s’interroge : « On entend dire que le ministre veut fermer les classes de 2 ans. Qu’est-ce qu’elle va faire, ma fille, en attendant ? C’est l’inégalité des chances », affirme Mafoud Boumbadji, perché sur une chaise de bambin. Il est 8 h 30 et une trentaine de mamans occupe déjà les locaux. Elles y resteront jusqu’à 17 h 30.
Dans cette école de Valdegour, l’une des plus grandes maternelles du Gard (neuf classes, 212 élèves), les parents se mobilisent plus qu’ailleurs. Avant Noël, ils avaient passé une soirée dans la maternelle. Depuis, rencontres avec les parents d’autres écoles, réunions d’informations avec les enseignants… Les volontés du ministre Darcos inquiètent ces familles pour qui l’école « est souvent la plus belle chose qui leur reste », souligne la directrice Jo Menut. Pas de banderoles, pas de sifflets. L’occupation, menant le groupe de classe en classe, se déroule paisiblement. Les mamans échangent. Ce sujet de l’éducation, l’école de la République « menacée » disent-elles, elles en connaissent les conséquences. Et n’hésitent plus à prendre la parole. Une jeune maman : « Moi je travaille, j’ai un enfant de 2 ans. Si on ferme la classe, je vais être obligée d’arrêter de travailler. Quand on veut s’en sortir, on ne nous en donne pas les moyens. » Aicha : « Les enseignants ne seront plus remplacés. Résultat : les effectifs vont augmenter. Et bientôt, il n’y aura plus d’instituteurs pour les élèves en difficulté, et il faudra payer pour les petits. Il y aura l’école des riches et l’école des pauvres. Un peu comme pour la santé. Alors, je m’accroche à la maternelle. » La maternelle Courbet, la seule à Nîmes à conserver sa classe passerelle pour les enfants de 2 ans, base largement son projet d’école autour des parents d’élèves qui, du coup, se sentent concernés par les futures directives du ministère. Nadia est présente depuis le début à toutes les actions : « Ce n’est pas le moment de baisser les bras. L’école, c’est l’apprentissage de la vie en société et du partage, c’est l’éveil au monde extérieur… » L’an passé, la directrice a vu arriver une fillette roumaine qui ne parlait pas un mot de français. Ses parents non plus. Hier, dans la chorale, l’écolière chantait comme les autres enfants, avec enthousiasme. Devant la scène, Nadia lâche : « Je ne veux pas me réveiller un matin en me disant : »Voilà, c’est trop tard ». »

Nîmes : des parents d’élèves occupent l’école Courbet

L’école Courbet, située dans le quartier Valdegour, à Nîmes, est occupée depuis ce matin par une trentaine de parents d’élèves. Les manifestants dénoncent les projets du ministre Darcos dans le premier degré. La manifestation se déroule paisiblement. Il s’agit de la troisième action du genre dans cette école depuis le début de l’année scolaire.

Plus d’informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.

Une action nationale peu suivie à Nîmes

Annoncée par un collectif « école en danger », l’occupation des parents d’élèves de l’école Courbet s’est inscrite dans le cadre d’une journée d’action nationale. Un peu partout en France, des parents d’élèves se sont rassemblés hier.
Dans le Gard, le mouvement fut peu suivi. Deux écoles ont été occupées selon l’inspection d’académie. Moins visibles, d’autres parents de plusieurs écoles (Platanette, Jean-Jacques-Rousseau, Courbet) se sont réunis en fin de journée pour imaginer un futur à ce mouvement. « Les étudiants, les lycéens, ont obtenu ce qu’ils voulaient car ils sont restés mobilisés. Nous devons aussi demeurer unis pour faire reculer Darcos », répète Mafoud Boumbadji, qui reconnaît une difficulté à mobiliser : « Les volontés du ministre sont floues. Du coup, tous les parents ne se sentent pas concernés. » A Courbet, ils ont pu s’intéresser aux réformes Darcos auprès de l’équipe pédagogique. « L es parents se sentent en confiance, ils nous posent souvent des questions sur ce qui pourrait changer », déclare une institutrice, dans sa classe occupée.
Les parents d’élèves nîmois, réunis dans un collectif créé en janvier, restent une poignée à se mobiliser. Ils demandent le maintien des classes de 2 ans, des postes de Rased (enseignants spécialisés dans l’aide des enfants en difficulté) et des enseignants remplaçants. Ils s’opposent aussi à la réforme de la formation des enseignants.
Pour maintenir la pression, une nouvelle action, concertée cette fois entre plusieurs écoles, est prévue la semaine prochaine. A. B.

Articles Midi Libre Sète.fr

Action Sète : 200 manifestants pour défendre l’école

DRLE CONTEXTE
Ils se sont réunis hier soir sur la place de la mairie pour dire non aux réformes Des élus de gauche, François Liberti et André Lubrano en tête, mais aussi de la majorité avec Jocelyne Cassanny, l’adjointe à l’enseignement, des représentants d’associations citoyennes, des enseignants, des parents d’élèves : hier soir, la manifestation organisée place de la mairie par le collectif sétois de défense de l’école a su mobiliser les opposants aux réformes Darcos et Pécresse.
« Oui, l’école est en danger et il faut la défendre », a tenu à préciser Jocelyne Cassanny, elle-même ancienne enseignante. « Même si je soutiens ce gouvernement, je suis contre les réformes proposées par le ministère de l’Éducation nationale. » Des propos partagés par l’ensemble des intervenants au fil des prises de parole, tous unis pour dénoncer « le désengagement de l’Etat et soutenir l’école de la République. » A l’issue du rassemblement, plusieurs dizaines de participants se sont rendus en cortège à l’école Paul-Bert pour y passer la soirée et partager un pique-nique.
Plusieurs d’entre-eux avaient même l’intention d’y passer la nuit, comme ils l’avaient fait le 5 février dernier à l’Île de Thau. F.D.
Photos C. FORTIN

SETE – L’IUT en colère organise un cours de chimie en extérieur

70 élèves de l’IUT de chimie de Sète ont suivi aujourd’hui leur cours  de chimie sur les pavés de la place Léon Blum, située en face de la mairie., dans le cadre des manifestations contre le projet de réforme du statut des IUT.

Plus d’informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.



recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES