Université: l’évacuation musclée du rectorat provoque l’incompréhension

Article Libe.fr

 

Mars132009_097_2

 

UNIVERSITÉS. L’évacuation du rectorat par les forces de l’ordre, vendredi après-midi, n’en finit pas de susciter des réactions, tant dans le milieu universitaire que politique et syndical. Rappel des faits. Vendredi midi, après leur assemblée générale, une cinquantaine de professeurs et étudiants de l’université d’Orléans décident d’investir les locaux du rectorat situés rue Saint-Etienne à deux pas de la préfecture. L’occupation pacifique et le face à face courtois entre manifestants et policiers laissent place, en fin d’après-midi, à une évacuation musclée. Bilan: l’arrestation d’un étudiant qui comparaîtra le 9 septembre devant le tribunal correctionnel d’Orléans et une conseillère régionale légèrement choquée. (Lire la suite…)

«Sud éducation Loiret, Sud étudiants Orléans et Sud recherche tiennent à exprimer leur soutien sans réserve à Aurélien (l’étudiant arrêté – ndlr). Ils demandent la levée des poursuites engagées contre Aurélien, bouc émissaire de cette action collective». Les syndicats s’interrogent également sur «le fait qu’une action non violente ait pu donner lieu à un tel dérapage au moment de l’intervention des forces de l’ordre».

Rectorat7 «Le pouvoir porte donc l’entière responsabilité des diverses « escalades » et violences actuelles. Au lieu de céder sur les revendications majoritaires du monde universitaire, il choisit la violence et la répression», écrit Stéphane Bois, porte-parole du nouveau parti anticapitaliste orléanais dans un autre communiqué adressé aux médias. «C’est bien comme en Guadeloupe un mouvement d’ensemble et généralisé qui le fera céder ou se démettre», conclut-il.

La coordination des personnels et étudiants de l’université d’Orléans et des organismes de recherche, elle, «condamne vivement les brutalités policières survenues lors de l’occupation pacifique du rectorat de l’académie Orléans-Tours». Elle dénonce «l’interpellation arbitraire d’un étudiant (…) et exige qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Elle constate que « c’est la seule réponse que le gouvernement oppose à huit semaines de mobilisation légitime».

Mars132009_093 Au moment de l’évacuation, Micheline Prahecq, conseillère régionale socialiste a été bousculée par un policier. Elle s’en tire avec une grosse frayeur. «Elle est choquée, mais tout va bien pour elle», confirme un proche.

Cette évacuation musclée devrait, paradoxalement, renforcer les opposants à la loi Pécresse dans leur combat entamé début février.

Mourad Guichard

(photos: DR)

 



Premières impressions après le 22 Mars – par Roland Gori et Daniel Le Scornet

Appel des appelsPlus de mille personnes ont répondu présents le 22 Mars 2009 au deuxième rassemblement national de l’Appel des appels qui s’est tenu à Montreuil à la Maison de l’Arbre.
Ils ont été accueillis par Dominique Voynet, Maire de Montreuil, et par Stephane Gatti, au nom de la « Parole errante ».

Dans ce lieu et à une date, hautement symboliques, chaque champ socioprofessionnel concerné par les appels (qui se multiplient) a porté témoignage de la manière dont ses praticiens résistent aux politiques de normalisation, de détricotage systématique des métiers dans chacun des domaines, justice, culture, recherche, information, psychiatrie, hôpital public, et plus généralement dans tous les secteurs du « bien public », garant ultime de l’espace de l’intime et du lien social.

L’assemblée a pris acte à partir du témoignage exemplaire des comités locaux qui se réclament de l’Appel des appels (Marseille, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Brest, Nancy, etc.) de leur constitution.

L’assemblée a tenté de cerner davantage le périmètre de ses actions et de ses valeurs afin d’éviter d’entrer en concurrence avec les autres mouvements politiques et sociaux tout en soutenant leurs actions lorsqu’elles se fondent sur les mêmes valeurs. La singularité de l’Appel des appels provient de l’éthique citoyenne qui prend racine dans les valeurs des pratiques professionnelles et des finalités humanistes dont elles sont issues.

Il conviendrait à l’avenir de rassembler davantage le continuum complet de chacun de ces métiers en y intégrant des travailleurs pauvres et précaires qui paradoxalement, pour une société dite de la connaissance, les peuplent plus encore que dans d’autres secteurs professionnels.

Une première table ronde a permis d’approfondir les dispositifs de normalisation et l’idéologie de l’évaluation produisant l’actuel malaise dans la civilisation. Il s’agit d’une véritable initiation sociale à la soumission volontaire des individus et des populations.

La seconde table ronde a débattu des possibilités de convergence avec les autres appels qui résistent à cette politique de la peur et de la norme. Le débat reste ouvert, mais l’essentiel demeure de reconnaître à l’Appel des appels sa singularité irrévocable sans pour autant se priver des solidarités partagées pour défendre les valeurs qui nous rassemblent.

L’Appel des appels se veut un véritable laboratoire d’analyses et de réflexions transversales aux champs artistique, scientifique et social, d’expérimentations, de soutien à la production de savoirs et des actions alimentant, sur la durée, chacun des appels en lutte pour la préservation et la promotion de l’éthique humaniste.

L’Appel des appels ne saurait se substituer aux responsabilités spécifiques des mouvements syndicaux et politiques dont il salue la tradition et la détermination. Tout en révélant le caractère citoyen des valeurs, des savoirs et des pratiques des métiers, l’Appel des appels suscite une culture du politique sans confusion avec « la politique ».

L’Appel des appels, fort des 73 200 signataires qui ont soutenu son initiative, souhaite créer les conditions d’une deuxième vague d’expression en nouant avec les institutions nationale et européenne de la société civile, les partis, les organisations syndicales, les associations, les mutuelles et coopératives, un dialogue permettant dans la durée de résister à la civilisation actuelle de la norme et de la peur, et de faire des propositions à la hauteur des défis de la crise.

Roland Gori et Daniel Le Scornet
Le 26 mars 2009



La police évacue les étudiants grévistes de l’université de Strasbourg

Article Le Monde.fr

Les étudiants en grève qui occupaient depuis plus d’un mois le bâtiment des sciences humaines de l’université de Strasbourg ont été contraints par la police de quitter les lieux dans la nuit de vendredi à samedi. L’évacuation de la quarantaine d étudiants s’est déroulée dans le calme vers 5 heures et il n’y a eu aucune interpellation, ont précisé la police et l’université.

Le président de l’Université, Alain Beretz, après un avis favorable du conseil d’administration, avait lui-même sollicité l’intervention des forces de l’ordre pour libérer le campus, qui ferme pendant une semaine en raison de la tenue à Strasbourg les 3 et 4 avril du sommet de l’Otan.

La préfecture avait fait valoir aux responsables de l’université que la sécurité ne pourrait être garantie si des manifestants opposés à l’Alliance atlantique, attendus en nombre à Strasbourg, décidaient d’occuper des bâtiments universitaires.

 

Article Le Nouvel Obs.com

Strasbourg : une faculté évacuée par la police

Les CRS ont pénétré peu avant six heures dans la faculté de Lettres située sur le campus universitaire et les étudiants ont accepté de quitter les lieux sans incident.

Manifestation d'étudiants devant l'université de Strasbourg lors de la venue de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse (Reuters)

Manifestation d’étudiants devant l’université de Strasbourg lors de la venue de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse (Reuters)

La police a évacué, tôt samedi matin 28 mars, sans aucun incident quelque 80 étudiants qui occupaient encore le patio de la Faculté de Lettres à Strasbourg, a constaté un journaliste de l’AFP.
Les CRS ont pénétré peu avant six heures dans le bâtiment situé sur le campus universitaire et les étudiants ont accepté de quitter les lieux en cortège.
A l’extérieur, le petit groupe a scandé « on ne laissera pas nos facs au patronat » et a entonnné des chants révolutionnaires avant de quitter l’enceinte de l’Université vers 6h30.
Les derniers occupants du patio s’attendaient à être évacués au plus tard durant cette fin de semaine car tous les campus de l’Université seront fermés pendant huit jours en prévision du sommet de l’Otan qui se tiendra les 3 et 4 avril, avec une manifestation monstre annoncée par les anti-Otan le samedi 4.

 

 

Article Libe.fr

L’Université de Strasbourg évacuée au petit matin

SOCIETE – Le Patio de l’Université de Strasbourg, dans lequel les étudiants en lutte contre les réformes gouvernementales étaient retranchés, a été évacué ce matin, vers 5h30, par les forces de l’ordre. « Depuis une dizaine de jours, l’objectif d’une sortie des lieux sans usage de la contrainte était au centre des pourparlers engagés avec les occupants et les représentants des organisations étudiantes et syndicales. Tous les moyens de médiation ayant échoué, le recours à la force publique ne pouvait plus être écarté. Les occupants sont sortis dans le calme en moins de 30 minutes », indique la présidence de l’Université. « Il n’y a eu ni blessé ni interpellation, juste un copain qui s’est évanoui à cause d’une hypoglycémie », confirme une étudiante. Le campus de l’Esplanade est désormais bouclé pour cause de sommet de l’Otan. Les étudiants pourraient se réunir dans l’après-midi pour décider des suites de leur mouvement.
T.C.
 

 



LES PROFS OCCUPENT LA SORBONNE

Face à la mainmise du Rectorat sur la Sorbonne, armée de CRS et de vigiles privés, face à la politique répressive qu’il y mène, face à l’autisme du gouvernement, les enseignants-chercheurs des universités parisiennes ont décidé d’occuper pacifiquement et symboliquement la Sorbonne.

Un rassemblement festif de soutien a lieu en ce moment place de la Sorbonne : venez nombreux nous soutenir !

Communiqué :

« Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d’enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d’étudier, d’enseigner, de chercher et de nous réunir. La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne !

Mais ce qui se passe à la Sorbonne n’est qu’un symptôme d’une politique générale. Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les libertés publiques.

Nous demandons donc :

1) que le Recteur de l’Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l’arbitraire et la répression ;

2) Que le gouvernement cesse ses manœuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).

L’exaspération est à son comble : c’est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu’une reprise des cours à slaquelle nous aspirons tous.

En attente d’une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n’aurions jamais dû être chassés. »

 

Article Le Monde.fr

80 personnes évacuées à La Sorbonne

 

Les quatre-vingts personnes travaillant à la Sorbonne et qui occupaient toujours, jeudi 26 mars, une partie des locaux universitaires, ont été évacuées par la police entre 20h50 et 21h20, sans violence, a indiqué la préfecture de police.

Selon les organisateurs du mouvement de protestation, environ cent cinquante personnes, des personnels (enseignants et « Biatoss ») de Paris-I, Paris-III, Paris-IV et de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), avaient occupé à partir de 15 heures une partie des locaux de la Sorbonne. Sur le blog Grève active à la Sorbonne, Nicolas Offenstadt, maître de conférences à la Sorbonne, avait expliqué la démarche :

L’occupation, effective peu après 15 heures, a été décidée par une assemblée générale interfacultés des personnels des universités concernées (vidéo diffusée sur le blog Grève active à la Sorbonne) :

L’occupation a visé une partie des bâtiments de la Sorbonne « historique », au cœur de Paris (Ve arrondissement) notamment l’unité de formation et de recherche d’histoire de Paris-I et la salle Marc-Bloch.

« Nous voulons manifester ainsi notre exaspération de ne pas être entendus après huit semaines de grève, ainsi que les conditions d’accès à la Sorbonne imposées par le rectorat, notamment le filtrage de toutes les entrées pour empêcher la tenue de réunions sans contrôle », avait expliqué Annliese Nef, maîtresse de conférences à Paris-IV. Jean Salem, professeur de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et directeur du centre d’histoire des systèmes de pensée moderne, réclame « qu’on [les] laisse en paix » (vidéo diffusée sur le blog Grève active à la Sorbonne) :

 

 



recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES