LES PROFS OCCUPENT LA SORBONNE

Face à la mainmise du Rectorat sur la Sorbonne, armée de CRS et de vigiles privés, face à la politique répressive qu’il y mène, face à l’autisme du gouvernement, les enseignants-chercheurs des universités parisiennes ont décidé d’occuper pacifiquement et symboliquement la Sorbonne.

Un rassemblement festif de soutien a lieu en ce moment place de la Sorbonne : venez nombreux nous soutenir !

Communiqué :

« Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d’enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d’étudier, d’enseigner, de chercher et de nous réunir. La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne !

Mais ce qui se passe à la Sorbonne n’est qu’un symptôme d’une politique générale. Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les libertés publiques.

Nous demandons donc :

1) que le Recteur de l’Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l’arbitraire et la répression ;

2) Que le gouvernement cesse ses manœuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).

L’exaspération est à son comble : c’est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu’une reprise des cours à slaquelle nous aspirons tous.

En attente d’une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n’aurions jamais dû être chassés. »

 

Article Le Monde.fr

80 personnes évacuées à La Sorbonne

 

Les quatre-vingts personnes travaillant à la Sorbonne et qui occupaient toujours, jeudi 26 mars, une partie des locaux universitaires, ont été évacuées par la police entre 20h50 et 21h20, sans violence, a indiqué la préfecture de police.

Selon les organisateurs du mouvement de protestation, environ cent cinquante personnes, des personnels (enseignants et « Biatoss ») de Paris-I, Paris-III, Paris-IV et de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), avaient occupé à partir de 15 heures une partie des locaux de la Sorbonne. Sur le blog Grève active à la Sorbonne, Nicolas Offenstadt, maître de conférences à la Sorbonne, avait expliqué la démarche :

L’occupation, effective peu après 15 heures, a été décidée par une assemblée générale interfacultés des personnels des universités concernées (vidéo diffusée sur le blog Grève active à la Sorbonne) :

L’occupation a visé une partie des bâtiments de la Sorbonne « historique », au cœur de Paris (Ve arrondissement) notamment l’unité de formation et de recherche d’histoire de Paris-I et la salle Marc-Bloch.

« Nous voulons manifester ainsi notre exaspération de ne pas être entendus après huit semaines de grève, ainsi que les conditions d’accès à la Sorbonne imposées par le rectorat, notamment le filtrage de toutes les entrées pour empêcher la tenue de réunions sans contrôle », avait expliqué Annliese Nef, maîtresse de conférences à Paris-IV. Jean Salem, professeur de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et directeur du centre d’histoire des systèmes de pensée moderne, réclame « qu’on [les] laisse en paix » (vidéo diffusée sur le blog Grève active à la Sorbonne) :

 

 



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