Entre 13.500 et 31.000 personnes ont manifesté dans toute la France

Les milliers de manifestants ont défilé partout en France pour protester contre les réformes de l’enseignement. Des enseignants des 1er et second degrés se sont joints à cette nouvelle journée de mobilisation.

Des chercheurs du CNRS manifestent à Marseille le 02/04/09. (Sipa)

Des chercheurs du CNRS manifestent à Marseille le 02/04/09. (Sipa)

Article Nouvel Obs.com
Alors que la contestation universitaire est entrée dans sa neuvième semaine, entre 13.500 et 31.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté dans toute la France jeudi 2 avril pour protester contre les réformes de l’enseignement partout en France. A Paris, entre 7.000 personnes, selon la police, et 25.000, selon les organisateurs, ont défilé entre la place du Panthéon (Ve) et le métro Sèvres-Babylone (VIIe). Les personnels bibliothécaires, administratifs et techniciens des universités (Biatoss) étaient en tête de cortège. Une banderole réclamait « des postes statutaires, des crédits de base et la liberté scientifique ».

« Mobilisation qui dure »

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, et celui du Snesup-FSU, Jean Fabbri, ont demandé des « améliorations » au sujet de la modulation des services des enseignants-chercheurs, inscrite dans un nouveau projet du décret de Valérie Pécresse. Ils ont également réclamé des changements sur les sujets de l’emploi et de la réforme de la formation des enseignants. « Les formateurs d’IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres) ne sont pas encore rassurés », a expliqué Gérard Aschieri, notant par ailleurs une « base de mobilisation qui dure ». A Lyon, la manifestation a réuni entre 1.800 et 3.000 personnes selon les deux sources.

Fillon accueilli à Poitiers par des étudiants

A Bordeaux, ils étaient entre 1.000 et 2.000, à se mobilier, arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Recherche en danger » ou encore « Le savoir coûte ? Essayez l’ignorance ». A Lille, 850 personnes, en majorité des étudiants, ont défilé derrière une grande banderole proclamant « Abrogation LRU, université Lille en grève », que les manifestants espéraient accrocher au beffroi de l’hôtel de ville – ce qui leur a été refusé.
D’autres manifestations ont réuni 700 personnes à Marseille, 500 à Toulouse, 300 à Reims. A Brest, ils étaient entre 300 et 400 selon les sources, à Quimper entre 300 et 400-450, à Tours entre 200 et 300. A Caen, 500 étudiants ont manifesté. A Poitiers, un peu plus d’une centaine d’étudiants ont manifesté à l’arrivée du Premier ministre François Fillon, au congrès de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), devant le palais des congrès du Futuroscope.

 

Article Le Monde.fr

 

Universités : les raisons de la poursuite du mouvement

Plusieurs milliers d’étudiants et d’enseignants-chercheurs ont à nouveau défilé dans les rues, jeudi 2 avril, plus de deux mois après le début du mouvement de contestation dans les universités. Au départ concentré sur le nouveau statut des enseignants-chercheurs, la liste des revendications s’est progressivement étendue. Etat des lieux des points de crispation d’un mouvement qui devrait encore durer.

 

LE GOUVERNEMENT A CÉDÉ

  • Sur les suppressions de postes

François Fillon a annoncé le 25 février qu’aucun poste ne sera supprimé dans les universités en 2010 et 2011. Cela exclut l’université de la logique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Environ mille postes ont toutefois été supprimés dans les facultés en 2009. Plusieurs syndicats demandent leur « restitution », mais Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, refuse en affimant que son ministère « n’a pas été soumis à la règle du non-renouvellement d’un emploi à la retraite sur deux, les non-renouvellements ayant été limités à un emploi sur six. »

Dernier recul en date, Valérie Pécresse annonce, mercredi 1er avril, que l’Etat financera directement les cent trente nouvelles chaires mixtes de recherche pour un coût de 4,5 millions d’euros. Les organismes de recherche, comme le CNRS, n’auront donc pas à bloquer des postes pour occuper ces nouvelles chaires.

LE GOUVERNEMENT A ENGAGÉ DES NÉGOCIATIONS

  • Sur le statut des enseignants-chercheurs :

Un compromis a été signé avec quatre syndicats minoritaires, le 6 mars, puis a été à nouveau amendé le 25 mars. Le nouveau décret devrait être prochainement transféré au Conseil d’Etat. Parmi les modifications : l’affirmation de l’indépendance des enseignants-chercheurs et du caractère national de leur statut.

Pour rassurer ceux qui craignent la toute-puissance des présidents d’université, le nouveau texte prévoit que la modulation de service d’un enseignant-chercheur (la répartition de son emploi du temps entre enseignement, recherche et activités administratives), qui sera du ressort de l’université, « ne peut être mise en œuvre sans l’accord de l’intéressé », une précision qui n’existait pas dans le projet de décret initial.

Il prévoit aussi leur évaluation tous les quatre ans, par le Conseil national des universités (CNU, composé de pairs), de manière transparente. S’agissant des promotions, l’accord s’est fait:  50 % d’entre elles se feront au niveau national par le CNU, 50 % au niveau des universités.

Insuffisant pour le Snesup-FSU, premier syndicat du supérieur, qui a quitté les négociations et a refusé ce projet. La Coordination nationale des universités le rejette également et appelle au durcissement du mouvement.

  • Sur la mastérisation du parcours des professeurs

Initialement prévue pour entrer en application dès l’année 2009, la mastérisation des concours de l’enseignement – la formation des enseignants – ne s’appliquera finalement que pour l’année universitaire 2010-2011, après une phase de concertation, comme l’explique un communiqué du ministère de l’enseignement supérieur. Les points principaux restent toutefois inchangés : le concours de l’éducation nationale nécessitera un master (et non plus une licence), une formation adaptée doit être mise en place dans les universités, et les IUFM vont disparaître. Une des principales critiques de ce projet est le manque de formation pratique des futurs enseignants.

LE GOUVERNEMENT REFUSE DE NÉGOCIER

  • Sur la loi LRU

La Coordination nationale des universités et la coordination étudiante demandent l’abrogation de la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU), votée à l’été 2007, et dont découlent les réformes actuellement contestées. Cette revendication, portée par certains étudiants depuis l’automne 2007, n’a jamais été à l’ordre du jour des négociations. La loi LRU est soutenue par la plupart des présidents d’université, et est déjà appliquée dans vingt d’entre elles.

Le Monde.fr, avec AFP et Reuters

 

 

Article 20 Minutes.fr

Les manifestations dans les universités continuent

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Manifestation à l’appel de la Coordination nationale des universites, et l’intersyndicale de l’enseignement superieur et d’un large collectif (syndicats, enseignants, parents d’eleves) pour « la defense du service public de l’education, de la maternelle à l’université.

 

EDUCATION – Le point avec nos éditions locales…

Pour la neuvième journée de manifestations des universitaires, dont le mouvement a commencé le 2 février, les manifestations dans le monde de l’éducation sont en légère hausse par rapport au 24 mars.

A Lille. La faculté de droit a été fermée par la direction pour «remise en ordre matérielle et apaisement des esprits».
«Les exams? C’est dans deux semaines. Mais c’est pas pour ça qu’il faut stopper la mobilisation!» En deuxième année d’anglais à l’université d’Arras, Vanessa résume assez bien l’état d’esprit des 900 à 1.500 étudiants et enseignants qui ont manifesté, jeudi, à Lille.
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A Lyon. Jeudi midi, professeurs du premier et second degrés et parents d’élèves ont dressé un mur de revendications devant l’Inspection académique du Rhône. Le défilé a attiré dans le centre-ville plus de 2.000 manifestants, venus défendre le service public d’éducation.
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A Bordeaux. Entre 1.000 et 2.000 personnes, munies de nombreuses pancartes, ont défilé pour demander à nouveau le retrait de la loi Pécresse (LRU) et de l’ensemble des réformes touchant à l’éducation.
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A Marseille. Bottes en caoutchouc et imperméables étaient plutôt à propos jeudi pour le défilé organisé par les enseignants-chercheurs…
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A Paris.
Entre 7.000 personnes, selon la police, et 25.000, selon les organisateurs, ont défilé entre la place du Panthéon (Ve) et le métro Sèvres-Babylone (VIIe). Les personnels bibliothécaires, administratifs et techniciens des universités (Biatoss) étaient en tête de cortège, signalant par une banderole «les Biatoss sont toujours là». Une banderole, plus loin, réclamait «des postes statutaires, des crédits de base et la liberté scientifique».

A Toulouse. Entre 600 et 1.500 personnes ont défilé dans les rues de la ville. Le cortège comprenait des enseignants et des étudiants des trois facultés. Parmi les manifestants, nombreux sont ceux qui évoquent une «convergence des luttes» et pensent à étendre le mouvement à d’autres secteurs, comme Airbus. La question des examens sera au centre des travaux de la Coordination étudiante ce week-end à Orléans.

E.J., avec nos rédactions locales

 



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