A Nîmes, Mercredi 8 avril à 18 h devant le Palais de Justice

RESF
A l’initiative de l’association  » Emmaüs – France  » , plusieurs associations,  dont la Cimade, le GISTI, la FASTI, le Syndicat des Avocats de France, RESF, le Secours Catholique, la Fédération d’Entraide protestante, la Ligue des Droits de l’Homme, SOS-Racisme, etc … organisent une journée sur le thème :

« Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !  »

Il s’agit d’une mobilisation de soutien aux bénévoles aidant des  » sans-papiers « . Certains d’entre eux se retrouvent  poursuivis ou menacés, suite à des gestes de simple humanité, de solidarité envers des êtres humains en difficulté.

Mercredi 8 Avril, devant de multiples Palais de Justice, nous serons nombreux à nous présenter, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans papiers, en difficulté. Et à faire entendre notre solidarité de citoyens.

A Nîmes, nous nous retrouverons ce Mercredi 8 Avril, à 18h00 devant le Palais de Justice (du côté des Arènes) comme des milliers d’autres dans des dizaines de villes de France.

Il s’agit :

-  d’un rassemblement devant chaque Palais de justice,
-  Une seule et grande banderole avec pour texte : « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit »
- ATTENTION : c’est un rassemblement citoyen, nous ne souhaitons pas afficher les logos de toutes les associations ou syndicats présents !
- Chaque aidant se verra remettre un autocollant (format A5 photocopié sur feuilles d’impression autocollantes) : « Aidant, je suis prêt-e  à être poursuivi-e ».

Un site internet est désormais en ligne !
Vous pouvez y accéder en tapant  www.delinquants-solidaires.org

Soyons nombreux et déterminés pour la défense des libertés,

Michel

RESF 30 : 06 20 46 36 27



Séquestration et évacuation musclée au Crous de Paris

Article Libé.fr

REPORTAGE VIDÉO + ARTICLE

Des étudiants ont envahi le Crous de Port-Royal et ont retenu pendant presque deux heures le directeur de l’établissement. La police est intervenue avec violence pour évacuer les lieux.

http://www.dailymotion.com/video/x8wpou

Midi, l’heure du repas au Crous de Port-Royal à Paris. Une cinquantaine d’étudiants, principalement de l’université Paris 8, envahissent le restaurant universitaire pour organiser une opération «repas gratuit» pour les étudiants.

Ils veulent dénoncer la transformation des Crous, d’après les recommandations du rapport Lambert. La direction du Crous décide de fermer l’établissement pour empêcher cette distribution gratuite de nourriture. Les étudiants qui étaient venus juste pour manger sont dépités, et ne soutiennent pas l’action de leurs camarades.

De l’occupation à la séquestration

Devant l’échec de leur action, les jeunes montent dans les étages du bâtiment pour rencontrer la direction. Ils se retrouvent face à face avec Denis Lambert, le directeur du Crous, et l’auteur du fameux rapport mis en cause.

Les étudiants veulent des explications et décident de le séquestrer dans une salle en compagnie de Jean-Luc Hembise, le directeur-adjoint du Crous. Au total, la «conversation» dure 1h30 environ. Les étudiants exposent leurs revendications: la baisse des tarifs de tous les services du Crous, l’augmentation du nombre et du montant des bourse, la création de postes supplémentaires Biatoss (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé)…

Peu à peu la discussion se ferme, et les deux «séquestrés» refusent le dialogue. Si le désaccord est évident, le ton reste calme et aucune menace ou insulte ne fuse. Jusqu’à l’arrivée de la police.

«C’est une honte !»

Une quinzaine de policiers font irruption dans la salle vers 14 heures et évacuent avec brutalité les occupants. Alors que les étudiants s’étaient mis d’accord pour ne pas résister par la violence, et ne pas faire dégénérer la situation, ils sont éjectés sans ménagement.

Scène d’empoignades, de personnes piétinées, de bras tordus, une employée dans le couloir s’écrie outrée: «Vous n’avez pas le droit! Ils étaient calmes, c’est une honte !» L’évacuation s’effectue au pas de charge et les étudiants se retrouvent dehors.

Devant le bâtiment ils sont encerclés par la police qui réclame les pièces d’identité. S’ensuit une mêlée dans laquelle des étudiants sont malmenés et trainés sur le sol. Plusieurs interpellations ont lieu dans la foulée.

Alors que la pression retombe autour du Crous, quelques membres du personnel sortent dans la rue pour exprimer leur indignation devant les méthodes employées par la police. Tous les étudiants sont relachés après contrôle d’identité. [NOTE DE LA REDACTION: aucun étudiant n'a été emmené au poste par la police, contrairement à ce qu'on avait cru constater dans un premier temps].

NICOLAS CHAPUIS

 

 



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