Violences : Le gouvernement sur une fausse piste

Paris, le 17 avril 2009
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Xavier Darcos et Michelle Alliot-Marie présentaient il y a peu leur nouveau plan pour assurer une meilleure sécurité dans les lycées. Ce plan consistait notamment en la généralisation des caméras de surveillance dans les établissements mais aussi en un renforcement de la présence policière.

En effet, certains lycées ont dernièrement fait l’objet d’incidents provenant de l’extérieur et perturbant quelque peu le fonctionnement de ces établissements scolaires. La presse a relayé l’information en exposant en détail l’intrusion d’individus au sein de ces lycées et les actes de violences qu’ils y ont commis.

Le ministre de l’éducation, Xavier Darcos, accompagné de la ministre de l’intérieur Michelle Alliot-Marie, n’ont alors pas fait attendre leurs réactions.

D’un commun accord, les deux ministres ont décidé de régler ce problème en renforçant la présence policière aux sorties des établissements scolaires et en augmentant l’usage de la vidéo surveillance.
L’Union Nationale Lycéenne ne peut que se méfier de l’utilisation médiatique de ce problème par le gouvernement dans le but d’effrayer et de diviser la population.

Les actes de violences sont trop souvent le reflet d’un malaise social très présent au sein de la jeunesse, ce problème ne peut que se résoudre par le renforcement, non pas de la présence policière, mais de la présence humaine au sein des lycées grâce à un personnel éducatif à l’écoute des jeunes. En effet, les réductions de moyens humains ont entraîné ces dernières années une diminution de l’encadrement des jeunes  et entraîne alors un climat oscillant entre les violences scolaires et les répressions des administrations envers certains élèves irréprochables notamment plusieurs responsables des fédérations de l’UNL notamment Aurlane Gerard du 88, Alexis Jalbaud du 31 ou encore Valentin Lamarre du 44… L’UNL rappelle donc la nécessitée d’un encadrement par du personnel compétent (et non policier) pour, avant la répression, apprendre justement aux jeunes la cohabitation, le vivre ensemble, la solidarité et d’autres valeurs primordiales !

L’UNL rappelle également la nécessité de développer des structures scolaires ouvertes à toute la population habitant à proximité afin que les établissements scolaires deviennent des lieux d’ouverture à la culture et permettent le renforcement du dialogue entre les personnes ayant un lien direct ou indirect avec ces infrastructures. Ces infrastructures ainsi que les moyens humains (notamment en postes de surveillants) nécessaires permettraient ainsi un réel dialogue et un recul de la violence scolaire actuelle.

Ce projet ne répond en rien aux besoins prioritaires de l’éducation actuellement à savoir des moyens humains et financiers qui eux permettraient un vrai recul de la violence scolaire et de la délinquance, contrairement aux mesures proposées.

Ainsi, l’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen français, demande aux ministres de donner les moyens suffisants  au personnel d’éducation qui est essentiel au bon déroulement de la vie au sein d’un établissement et à l’ouverture des structures scolaires par l’intermédiaire d’événements culturels favorisant alors un dialogue intergénérationnel.

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



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