APPEL du 21 AVRIL des ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE

A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.

Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !

L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il n’est pas fatal que cette heure sonne.

C’est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :

·        les enseignants du primaire à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.

·        les syndicats à reprendre à leur compte le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d’éducation.

·        les parents d’élèves à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l’autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.

·        les citoyens à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l’avenir de l’enseignement public, de la maternelle à l’université.

·        les élus à s’engager instamment à défendre l’intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.

Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l’insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.

Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.

La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !

Mouvement des enseignants du primaire en résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html



Maternelle : La tension monte

Les syndicats lancent une pétition contre les jardins d’éveil.   » La volonté des Pouvoirs Publics de développer l’offre d’accueil du jeune enfant avec la création de 200 000 places d’accueil d’ici à 2012 est légitime. Mais les propositions de modification du décret du 20 février 2007, relatif aux établissements et services d’accueil, si elles sont maintenues, s’orientent vers une dégradation de la qualité d’accueil du jeune enfant ». Des syndicats (Unsa, Cgt, Fsu, Cfdt, Solidaires) et des associations professionnelles (Anap, Anpde, Snmpmi, Cemea etc.) lancent une pétition pour protester contre un projet de décret sur les modes d’accueil.

Ils lui reprochent de diminuer l’encadrement des enfants en nombre et qualité des personnels, de mettre en danger la scolarisation à deux ans en maternelle et de privilégier une solution payante (le jardin d’éveil) à l’école (gratuite).

Suivant l’annonce par N. Morano de l’ouverture de jardins d’éveil à la rentrée 2009, l’Ageem avait menacé X Darcos de dénoncer l’accord signé avec le ministère. On attendait donc la réponse du ministre. Pour Xavier Darcos, « il n’y a aucune volonté de supprimer l’école maternelle, d’aucune manière, bien au contraire ». Le ministre estime « qu’il n’y a aucun rapport » entre ces jardins et l’école maternelle. Rappelons que ces jardins accueilleront des enfants de 2 à 3 ans dans les locaux mêmes des écoles maternelles(mais sans instit).
La pétition
Communiqué syndical

Le SE-UNSA soutient l’action
« Pas de bébés à la consigne »

 

Maternelle : La tension monte dans Actualités le SE-UNSA soutient la pétition nationale « Pas de bébés à la consigne ! Pour des modes d’accueil de qualité ». Cette dernière demande le retrait du projet de décret gouvernemental qui, dans le cadre de la création de « jardins d’éveil » pour les enfants de 2 à 3 ans voulue par Mme Nadine Morano, ouvrirait la porte à une dégradation des conditions d’accueil des jeunes enfants.

Le SE-UNSA entend ainsi manifester la solidarité des enseignants qu’il représente avec l’ensemble des professionnels concernés par la petite enfance.
Pour sa part, le SE-UNSA défend la possibilité d’une scolarisation à partir de 2 ans dès lors que les parents en font la demande et que le développement physique et psychologique de leurs enfants le leur permet. Il continue de militer pour en améliorer la qualité, mais en considérant l’école maternelle comme un complément, et non une concurrence aux autres modes d’accueil collectifs ou individuels.
Le SE-UNSA ne se résout pas à ce que les enfants soient ravalés à une simple marge de manœuvres budgétaires. Il s’inquiète de la légèreté d’un ministre de l’Education nationale déclarant, lors de son déplacement à Honfleur le 9 avril dernier, que la scolarisation des 2 ans se ferait « en fonction d’usages locaux ». Le SE-UNSA est désolé de devoir rappeler que cette question ne relève pas de particularismes folkloriques mais des dispositions légales de l’article L 113-1 du code de l’Education.

Pour le SE-UNSA, une réelle politique de la petite enfance devrait être mise en place dans notre pays. Elle devrait ouvrir des choix aux familles, prenant en compte les questions éducatives et sociales. A l’opposé de diktats imposés d’en haut, son élaboration nécessiterait l’ouverture d’un vrai débat associant largement tous les acteurs. Le SE-UNSA est prêt à y participer. Il souhaite que l’ensemble des groupes, syndicats et associations intéressés par la petite enfance se rassemblent pour le faire entendre.

 

Paris, le 15 avril 2009

Luc BERILLE
Secrétaire Général
Sur les jardins d’éveil L’Expresso du 9 avril



Violences : Le gouvernement sur une fausse piste

Paris, le 17 avril 2009
Logo UNL

Xavier Darcos et Michelle Alliot-Marie présentaient il y a peu leur nouveau plan pour assurer une meilleure sécurité dans les lycées. Ce plan consistait notamment en la généralisation des caméras de surveillance dans les établissements mais aussi en un renforcement de la présence policière.

En effet, certains lycées ont dernièrement fait l’objet d’incidents provenant de l’extérieur et perturbant quelque peu le fonctionnement de ces établissements scolaires. La presse a relayé l’information en exposant en détail l’intrusion d’individus au sein de ces lycées et les actes de violences qu’ils y ont commis.

Le ministre de l’éducation, Xavier Darcos, accompagné de la ministre de l’intérieur Michelle Alliot-Marie, n’ont alors pas fait attendre leurs réactions.

D’un commun accord, les deux ministres ont décidé de régler ce problème en renforçant la présence policière aux sorties des établissements scolaires et en augmentant l’usage de la vidéo surveillance.
L’Union Nationale Lycéenne ne peut que se méfier de l’utilisation médiatique de ce problème par le gouvernement dans le but d’effrayer et de diviser la population.

Les actes de violences sont trop souvent le reflet d’un malaise social très présent au sein de la jeunesse, ce problème ne peut que se résoudre par le renforcement, non pas de la présence policière, mais de la présence humaine au sein des lycées grâce à un personnel éducatif à l’écoute des jeunes. En effet, les réductions de moyens humains ont entraîné ces dernières années une diminution de l’encadrement des jeunes  et entraîne alors un climat oscillant entre les violences scolaires et les répressions des administrations envers certains élèves irréprochables notamment plusieurs responsables des fédérations de l’UNL notamment Aurlane Gerard du 88, Alexis Jalbaud du 31 ou encore Valentin Lamarre du 44… L’UNL rappelle donc la nécessitée d’un encadrement par du personnel compétent (et non policier) pour, avant la répression, apprendre justement aux jeunes la cohabitation, le vivre ensemble, la solidarité et d’autres valeurs primordiales !

L’UNL rappelle également la nécessité de développer des structures scolaires ouvertes à toute la population habitant à proximité afin que les établissements scolaires deviennent des lieux d’ouverture à la culture et permettent le renforcement du dialogue entre les personnes ayant un lien direct ou indirect avec ces infrastructures. Ces infrastructures ainsi que les moyens humains (notamment en postes de surveillants) nécessaires permettraient ainsi un réel dialogue et un recul de la violence scolaire actuelle.

Ce projet ne répond en rien aux besoins prioritaires de l’éducation actuellement à savoir des moyens humains et financiers qui eux permettraient un vrai recul de la violence scolaire et de la délinquance, contrairement aux mesures proposées.

Ainsi, l’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen français, demande aux ministres de donner les moyens suffisants  au personnel d’éducation qui est essentiel au bon déroulement de la vie au sein d’un établissement et à l’ouverture des structures scolaires par l’intermédiaire d’événements culturels favorisant alors un dialogue intergénérationnel.

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



Une enseignante de l’Hérault sanctionnée par un blâme

Isabelle Huchard, directrice d’école à St Christol dans
l’Hérault vient de recevoir un blâme, sanction disciplinaire de
1ère catégorie, pour son action de désobéissance, notamment le
non remplissage du fichier Base élèves et la non remontée des
dossiers évaluations CM2.

Voici son communiqué en date du 16 avril :

M. le Ministre a beau affirmer que les enseignants désobéisseurs
sont sans importance, l’administration de l’éducation nationale
continue à sanctionner. Dérangerions-nous quand même ?

Je viens de prendre connaissance, par courrier recommandé, du
premier écrit que M. l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault me fait
parvenir. Cette lettre m’informe d’une sanction disciplinaire
pour , je cite, avoir « contrevenu à l’application de l’arrêté
du 20 octobre 2008 portant création d’un traitement automatisé de
données à caractère personnel relatif au pilotage et à la
gestion des élèves de l’enseignement du 1er degré », pour avoir
« refusé de transmettre les dossiers des évaluations des élèves
de  CM2 », et pour avoir « dérogé au devoir de discrétion
professionnelle auquel [je suis] tenue ».

Me voilà amenée à sortir à nouveau de ma discrétion naturelle.

En conscience, comment pourrais-je compléter Base élèves, puisque
c’est le traitement automatisé dont il est question, quand les
parents des élèves de l’école sont de plus en plus nombreux à me
demander de ne pas renseigner les données concernant leurs
enfants ? Comment pourrais-je utiliser cette base informatisée
quand six organisations nationales (dont la Ligue des droits de
l’Homme et la FCPE) demandent à rencontrer M. Darcos à ce propos ?
Comment pourrais-je obéir sans hésitation quand l’ONU fait part à
l’Etat français de plusieurs interrogations quant à l’usage des
données ainsi recueillies ?

En conscience, pourquoi exposerais-je les élèves de CM2 de
l’école où je travaille à un premier fichage de leurs résultats
scolaires alors que nous avons su jusqu’à présent centraliser des
résultats anonymes qui permettaient des traitements statistiques à
l’échelle nationale, et humains au niveau des écoles ? Pourquoi
ferais-je circuler des données informatiques quand la CNIL elle-
même n’avait pas rendu d’avis favorable au moment où
l’administration pressait les directeurs de saisir ces résultats ?

Je n’ai, à ce jour, aucune réponse qui puisse modifier les
décisions que j’ai prises. Je vais donc continuer à garder à
l’école les données qui concernent l’école, les élèves et leur
famille.

Malgré les dénégations publiques de M. le Ministre, c’est un
mouvement qui se construit, et qui devra être entendu pour que
soient données, entre autres, des réponses à ces questions qui
mettent en jeu la sérénité indispensable aux apprentissages de
chaque enfant au sein de l’école publique française.

A Saint Christol, le 16 avril 2009

Isabelle Huchard



Les pistes de la future réforme du lycée s’esquissent

Article Le Monde.fr

Le bac scientifique pourrait bien tomber de son piédestal, la voie technologique redorer son blason et les options les plus prestigieuses quitter les lycées de centre-ville pour être mieux réparties sur le territoire. Ce ne sont pas encore des préconisations officielles pour la réforme du lycée, mais ces lignes de force se dégagent, à mi-parcours des consultations de Richard Descoings.

 

Le directeur de Sciences Po Paris a été chargé le 12 janvier par le président de la République d’une mission de concertation sur le lycée, moins d’un mois après le retrait du projet de réforme porté par le ministre de l’éducation Xavier Darcos. M. Descoings, qui promeut la « diversité » dans son école depuis 2001, au moyen d’une filière dérogatoire d’entrée pour les élèves des zones d’éducation prioritaire (ZEP), tente là d’imaginer un lycée plus égalitaire.

Jeudi 9 avril, il a sillonné, avec le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, les 44e et 45e départements de son tour de France. A force d’une maïeutique rondement menée, il a déjà fait émerger plusieurs pistes. Deux points de la précédente réforme sont rejetés : l’organisation de l’année en semestres, et le découpage des enseignements entre un tronc commun et des modules.

 

EQUILIBRER LES VOIES

 

Le sujet des stages et de l’orientation revient comme une constante dans les débats avec des lycéens. Mais aussi la problématique de la hiérarchie entre les filières du bac. L’une des priorités est d’en finir avec la suprématie de la filière scientifique qui fournit 33,4 % des bacheliers généraux (S) et technologiques (sciences et technologies de la gestion, etc.). M. Descoings se demande ainsi : « Pourquoi ne pas renforcer encore les enseignements de sciences en S, afin que seuls les véritables scientifiques la choisissent et non plus tous les bons élèves ? » La question d’enrichir, en mathématiques et peut-être en langues, une filière littéraire en train de se transformer en peau de chagrin avec 11,7 % des bacheliers, est aussi ouverte, afin d’en élargir les débouchés.

Pour équilibrer les voies, il a aussi été fortement suggéré, au cours de ces débats, d’imposer aux directeurs des instituts universitaires technologiques (IUT) d’inscrire plus de bacheliers technologiques. Ces derniers réussissent mieux dans ces formations courtes qu’à l’université.

Les redoublements sont mis en cause : 13 % des élèves passent deux années en classe de seconde, ce que M. Descoings considère comme un gâchis. Le patron de Sciences Po enverrait bien une partie des élèves en 1re, avec un fort soutien dans les disciplines défaillantes. Une aide supplémentaire qui lui semble essentielle aussi pour ceux qui peinent avec la maîtrise de la langue écrite.

Ces préconisations seront remises fin mai. Elles pourraient associer des propositions immédiatement exploitables, pour une réforme menée au lendemain des élections européennes, et des dossiers de plus longue haleine, sur la pédagogie ou l’évaluation. De son côté, M. Darcos a annoncé, vendredi 10 avril dans La Croix, que 116 lycées (sur les 2 626) expérimenteront, comme la loi Fillon de 2005 le permet, une innovation de leur choix à la rentrée 2009.

 

Maryline Baumard

 

D’autres choses dans La Croix où Darcos parle de la réforme des lycées,

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2370454&rubId=4076

Sans la crise, ma réforme du lycée aurait peut-être été mieux comprise»

Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, explique que 116 établissements vont expérimenter dès septembre des pans de sa réforme du lycée, aujourd’hui remise à plat

Les pistes de la future réforme du lycée s'esquissent dans Réforme du lycée darcos_article

Xavier Darcos, le 9 avril (Photo Daniau/AFP).pix_trans dans Revue de presse

La Croix. Après la « remise à plat » de votre réforme du lycée, en décembre, une mission de consultation a été confiée à Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po Paris, qui sillonne actuellement la France à la rencontre des élèves et des enseignants et qui doit rédiger une synthèse pour la fin mai. Ce chantier débouchera-t-il vraiment sur un nouveau lycée ?

pix_transXavier Darcos : Bien sûr. Au vu des discussions menées par Richard Descoings, mais aussi des rencontres organisées par les recteurs dans chaque établissement, tout le monde s’accorde à dire que le lycée doit être réformé. De cette collecte extrêmement riche et foisonnante, il ressort que les grandes lignes initialement retenues restent les bonnes : un bloc de savoirs communs, une personnalisation de l’accompagnement des élèves, une organisation d’options un peu souple pour éviter que l’élève ne s’enferme trop tôt dans ses choix. D’autres aspects sont davantage discutés, tel le découpage de l’année en semestres. Dans le projet de départ, celui-ci permettait à l’élève de changer d’options, si besoin, en cours d’année, et d’éviter peut-être un redoublement. Mais si elle génère déstabilisation et inquiétude, nous pouvons tout à fait revenir sur cette évolution. Notre démarche est de bonne foi.pix_trans

Certains aspects de votre réforme donneront lieu, malgré tout, à des expérimentations à partir de septembre…

pix_transLorsque nous avons décidé de remettre à plat la réforme, certains chefs d’établissement nous ont fait part de leur déception. Certains approuvaient la semestrialisation, d’autres avaient envie de mettre en place des groupes de travail autour de l’échec scolaire en seconde ou de lancer une initiation à la philosophie dès la classe de première… Je leur ai répondu : « Expérimentez, vous en avez le droit ! » De fait, la loi Fillon de 2005 permet aux établissements d’expérimenter des dispositifs pédagogiques ou organisationnels. La réforme n’a fait qu’encourager les expérimentations.pix_trans

N’est-ce pas, comme le déplorent les syndicats, une façon détournée d’imposer votre réforme ?

pix_transVoir ici un complot du ministre relève du fantasme. Deux cent cinquante établissements nous ont adressé leur candidature. À l’arrivée, 115 lycées ont été retenus, 115 sur les quelque 2 500 que compte la France… Par ailleurs, même si elles feront l’objet d’une évaluation, ces expérimentations ne commanderont pas la réécriture de notre projet. De fait, elles démarreront à la rentrée prochaine, à un moment où il nous faudra déjà arrêter les grandes lignes de la réforme, pour une application dès l’année scolaire 2010-2011.pix_trans

Alors que vous supprimez à la rentrée prochaine 13.500 postes dans l’éducation nationale, vous attribuez des moyens supplémentaires aux lycées qui expérimenteront certains points d’une réforme que vous avez dû retirer…

pix_transJe voudrais rappeler deux choses : d’une part, le lycée n’est pas concerné par les suppressions de postes inscrites au budget ; d’autre part, dans certains cas, des dotations complémentaires sont prévues pour permettre aux établissements qui le souhaitent d’expérimenter sans se sentir bridés par une absence de moyens. C’était déjà le cas avant cette réforme, et cela vaut pour le lycée comme pour le collège et le primaire.pix_trans

Si vous deviez évaluer votre action de réforme à la tête de l’éducation nationale, quelle serait la note ?

pix_transSans doute la note que l’on mettrait à un professeur qui n’a pas pris de retard dans le programme et qui s’est efforcé d’être utile à ceux qui lui ont été confiés !pix_trans

Vous n’avez cependant pas, à ce jour, réussi la réforme du lycée…

pix_transElle ne figurait pas dans ma lettre de mission, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il faille laisser le lycée général et technologique en l’état.pix_trans

N’était-ce pas la réforme de trop, entreprise par un élève un peu trop zélé ?

pix_transNon. Elle est le fruit d’une vraie conviction. On ne peut pas continuer à avoir un lycée qui coûte 20 à 25 % de plus que ceux de nos voisins européens, tout en perdant progressivement des places dans les classements de l’OCDE. Si l’on est un honnête homme, si l’on a, de surcroît, passé vingt-cinq ans de sa vie à enseigner dans un lycée, on essaie de remédier à cette situation. Nous aurions sans doute pu procéder autrement. Mais s’agissant des objectifs, nous avions vu juste. À preuve, ils avaient fait l’objet d’un consensus et d’un protocole signé avec les syndicats à l’été dernier.pix_trans

Après le succès de vos précédentes réformes, notamment la suppression des cours le samedi matin et la refonte des programmes du primaire, n’avez-vous pas abordé la réforme du lycée avec une confiance excessive ?

pix_transLe désaccord que nous avons avec l’ensemble de la communauté éducative quant au non-renouvellement d’une partie des postes s’est ajouté au sentiment, sans doute vrai, puisque largement partagé, que les lycéens n’avaient pas eu le temps de s’approprier la réforme. Certains ont voulu voir dans notre volonté de changer le lycée des considérations purement comptables. Et entre le moment où nous avons commencé à parler de cette réforme et la présentation de notre projet, la crise est venue modifier le contexte politique. Le contexte social, lui aussi, s’est tendu et le monde universitaire est entré en conflit. Les lycéens ont été pris dans ce maelström. Notre réforme est alors devenue un prétexte pour le mouvement social. Sans la crise, ma réforme du lycée aurait peut-être été mieux comprise.

Recueilli par Denis PEIRON 

et dans le dernier on trouve la liste des lycées qui vont expérimenter la réforme

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2370460&rubId=47601

09/04/2009 18:07

Exclusivité « La Croix ». La liste des lycées qui expérimenteront des pans de la réforme Darcos

Dès septembre 2009, plusieurs établissements vont expérimenter des aspects de la réforme du lycée, aujourd’hui remise à plat

Voir la liste des lycées


Source : Ministère de l’éducation
 



Des facs débordées par leurs étudiants

Article Libé.fr

Les présidences de Rennes 2 et de la fac de Strasbourg envahies, le président de l’Université d’Orléans séquestré, tout comme celui du Crous de Paris, les jurys du bac menacés… Climat tendu dans les universités.

166 réactions

Liberation.fr

A Orléans, un groupe d'étudiants retient le président de la fac dans son bureau.

A Orléans, un groupe d’étudiants retient le président de la fac dans son bureau.

 

Ces jours-ci, mieux vaut avoir des compétences en gestion de crise si l’on est président d’université. Après Rennes 2 hier, c’est au tour des facs de Strasbourg et d’Orléans d’être investies aujourd’hui par les étudiants opposés à la loi LRU sur l’autonomie des universités.

A l’Université de Strasbourg (UDS), un groupe de 100 à 150 étudiants a investi vers 16 heures la salle du conseil, perturbant une réunion de la présidence au cours de laquelle les 31 directeurs d’Unités de formation et de recherche (UFR) présents venaient de voter la fin du blocage des trois bâtiments de l’université réoccupés depuis la reprise des cours lundi.

Plusieurs isssues ont été barricadées mais il était encore possible de quitter la salle du conseil. Les étudiants ont lu un appel à la présidence dans lequel ils dénoncent entre autres le fait que le grand amphithéâtre d’un des bâtiments occupés ait été scellé par des vis et des barres de fer.

Lundi, l’assemblée générale des étudiants avait voté à une large majorité le blocage des locaux de la présidence de l’Université de Strasbourg (UDS) et de plusieurs facultés, tandis que la présidence avait menacé de faire appel à la police «en cas de débordements».

Le Crous occupé, le bac menacé

A Orléans, depuis 14 heures, une grosse soixantaine d’étudiants, essentiellement issus de la coordination nationale étudiante, retiennent Gérald Guillaumet, le président de l’université, dans son bureau du Château d’Orléans La Source. Les étudiants demandent au président de prendre des positions plus tranchées face à sa ministre Valérie Pécresse.

Même méthode mais atmosphère plus tendue au Crous de Paris, où des étudiants ont retenu pendant presque deux heures le directeur de l’établissement (voir la vidéo tournée par Libération.fr). La police est intervenue avec violence pour évacuer les lieux.

Les revendications portent cette fois sur la baisse des tarifs de tous les services du Crous, et l’augmentation du nombre et du montant des bourse, la création de postes supplémentaires Biatoss (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé).

Autre signe de tension ces jours-ci, le conflit pourrait maintenant affecter le lycée et le passage du bac: des universitaires commencent en effet à envoyer dans leurs rectorats des lettres refusant de siéger dans les jurys de baccalauréat (jurys présidés par des universitaires).

 

Menace sur le bac : des universitaires refusent de présider les jury

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/menace-sur-le-b.html

Bac Si la grève ne suffit pas, bloquons le bac. Cette idée fait son chemin puisque des universitaires commencent à envoyer dans leurs rectorats des lettres refusant de siéger en jury de baccalauréat

Or, comme ce diplôme est considéré non seulement comme la fin du secondaire mais aussi comme sésame d’entrée dans le supérieur, il est obligatoirement décerné par un jury présidé par un universitaire (maître de conférence ou professeur) nommé par le recteur sur proposition du président de son université et non pas un professeur du secondaire. Une disposition toutefois atténuée par le fait que le vice-président du jury peut remplacer physiquement le président… mais la nomination de ce dernier est nécessaire à la constition du jury.
Hier, 246 enseignants-chercheurs de l’université de Rouen ont envoyé une lettre à leur président d’université, refusant que leurs noms soient transmis au Rectorat pour présider les jury de bac. Il est probable que cette initiative sera suivie dans de nombreuses universités,

{ajout à 11h : je viens de recevoir un courriel m’informant que l’assemblée générale des enseignants de l’UFR d’histoire de Paris-1 a voté hier un texte (lire en fin de note) se joignant à cette action.}

tant l’exaspération des universitaires est grande, un sentiment dont témoignent de récentes décisions comme le vote de la continuation de la grève à l’UFR d’histoire de Paris-1 Panthéon Sorbonne ou le vote d’une occupation des locaux par une assemblée de 1200 étudiants à Strasbourg hier (source France Inter).

Voici leur lettre :
Nous, enseignants-chercheurs, refusons de présider les jurys de bac ! Le baccalauréat est un grade universitaire, c’est pourquoi les jurys sont OBLIGATOIREMENT présidés par un professeur des universités ou un maître de conférences nommé par le recteur sur proposition des présidents d’université. (Décret n° 93-1092 du 15 septembre 1993).

Cette année, nous refusons que vous transmettiez au recteur nos noms pour présider les jurys de baccalauréat de la session 2009. Aucun jury ne doit être constitué tant que les revendications rappelées ci-dessous n’ont pas été satisfaites.
Parce que les collèges et les lycées sont, comme les établissements du 1er degré, directement menacés par le projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants :
-          ce projet affaiblit le contenu disciplinaire des concours
-          l’année de stage en alternance – payée ! – à l’issue du concours disparaît. Cela signifie la suppression de fait de la formation pédagogique des enseignants du secondaire et du primaire – ce qui permet à l’Etat d’économiser aux dépens des futurs enseignants et de leurs élèves chaque année plus de 10 000 postes de fonctionnaires.
-          ce projet encourage le développement de la précarité au lieu de se solder par une revalorisation réelle du métier d’enseignant.

En effet, tout indique que les concours disparaîtront progressivement pour laisser la place à l’inscription sur une liste d’aptitude, réservoir où les proviseurs des établissements devenus autonomes pourront piocher librement, pour recruter soit des contractuels soit des vacataires.. La masterisation de la formation des enseignants est une arme de destruction massive dirigée contre les fonctionnaires.

Parce que le gouvernement s’acharne à vouloir mettre en place ces nouveaux concours dès 2010. Parce que la suppression des postes dans le supérieur met en danger les formations dispensées, et que la “promesse” faite par François Fillon de mettre à disposition des universités des postes d’agrégés du secondaire revient à déshabiller le secondaire. Parce qu’il est de plus en plus clair qu’un projet cohérent est mis en place de la maternelle à l’université. Or le secteur public ne peut et ne doit pas répondre aux mêmes critères que le privé car les écoles, les collèges, les lycées et les universités ne sont pas des entreprises, l’enseignement et la recherche ne sont pas des marchandises.
Parce que, en réécrivant le décret fixant le statut des enseignants-chercheurs, le gouvernement vise à faire des économies au détriment de la recherche, dans une logique de rentabilité aussi inadaptée que délétère. Parce que ce décret ouvre la porte à un “enseigner plus pour gagner autant”, parce qu’il vise à scinder la communauté universitaire et à réduire le lien entre enseignement et recherche, fondateur de l’université. Parce qu’aucune réponse n’est apportée à des sujets aussi capitaux que le démantèlement des organismes publics de recherche, le contrat doctoral unique, la précarisation de masse des jeunes chercheurs, la pénurie des postes statutaires, les nouvelles règles budgétaires, la précarisation et l’individualisation autoritaire des carrières des agents administratifs et techniques, les inégalités induites par l’application du plan campus.
Parce que le gouvernement refuse de nous entendre et que sa seule réponse à nos revendications se résume à une opération de communication. Depuis le 2 février, les universités sont en grève pour s’opposer à la destruction du système éducatif français et défendre l’avenir de nos enfants.
C’est pourquoi nous refusons que vous transmettiez nos noms au recteur afin qu’il procède à la constitution des jurys de baccalauréat.

Voici le texte voté par l’UFR d’histoire de Paris-1 :

Le baccalauréat concerne chaque année des centaines de milliers de lycéens. Ce diplôme bicentenaire, par son caractère national, demeure juste et équitable. Mobilisant l’ensemble de la communauté éducative, il consacre les connaissances et les compétences acquises dans l’enseignement secondaire. Plus encore, il ouvre aux candidats l’accès à des études supérieures. C’est pourquoi dès ses origines, ce diplôme fut conçu comme le premier grade universitaire ; c’est la raison pour laquelle tout jury de baccalauréat doit être présidé par un enseignant de l’Université. Cette charge, bien que non rémunérée, est assumée avec responsabilité par nombre d’entre nous parce qu’elle permet d’entretenir un lien fort et original entre l’Education Nationale et le monde de l’Université.
Dans un contexte de réformes iniques portant atteinte à l’ensemble de la communauté éducative, de la maternelle à l’Université, nous nous opposons avec force à la dévalorisation dramatique des diplômes universitaires induite par les réformes en cours, du baccalauréat jusqu’au master. Après plus de dix semaines de conflit, notre détermination demeure intacte et nous ne céderons sur rien. Nous exigeons le retrait des décrets portés par les Ministres de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur. Un retrait pur et simple, qui ne soit pas assorti de fausses promesses ni de manœuvres dilatoires.
Si tel n’était pas le cas, nous refuserons collectivement de présider aux jurys de la prochaine session du baccalauréat.

 

 

Revue de presse en brève :
Supérieur :

http://www.leparisien.fr/societe/pourquoi-les-facs-restent-agitees-08-04-2009-471319.php

Pourquoi les facs restent agitées
Des manifestations d’étudiants et d’enseignants-chercheurs sont encore
prévues aujourd’hui. Le conflit, qui dure depuis dix semaines,
s’enlise et se radicalise.

Education :

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/formation-des-e.html

Formation des enseignants : l’union retrouvée
Valérie Pécresse et Xavier Darcos sont face à un très large front
syndical et associatif sur leur projet de réforme de la formation des
enseignants. Alors que les reculs partiels qu’ils ont concédé ont créé
une confusion extrême, une kyrielle de syndicats, associations,
sociétés savantes viennent de s’entendre sur un texte commun, court,
qui définit un chemin de sortie de crise.

http://www.sudouest.com/dordogne/actualite/article/553238/mil/4378874.html

ÉVALUATIONS DES CM2. FCPE et FSU commentent avec prudence les résultats
Parents et syndicats se méfient

« Ce qui nous a inquiétés, c’est le codage trop brutal de cette
évaluation faite en petits comités, sans tenir compte des remarques
des enseignants. De plus, en plein changement de programmes scolaires
», résume Jean-Luc Marchive, de la FSU Dordogne.
Au sujet des résultats, Jean-Luc Marchive, « doute » de ce qu’ils
recoupent : « Rien n’a filtré sur les questionnaires et certains ont
été renvoyés incomplets. » La FSU, par exemple, avait donné pour
consigne de ne tester les élèves que sur les parties de programmes
déjà vues en cours. Ainsi, une centaine de questionnaires incomplets
avaient été remis à l’inspection académique de Dordogne par le
syndicat.

http://www.liberation.fr/societe/0101560768-fcpe-les-cameras-ne-doivent-pas-remplacer-les-adultes

«Les caméras ne doivent pas remplacer les adultes dans les écoles»
INTERVIEW
Christiane Allain est secrétaire générale de la Fédération des
conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), qui s’est
prononcée contre les caméras de surveillance dans les établissements
scolaires.

http://www.20minutes.fr/article/318531/France-Les-agregatifs-pieges-veulent-etre-recus-mercredi-au-ministere.php

Les agrégatifs piégés veulent être reçus mercredi au ministère
EDUCATION – La cinquantaine de candidats éliminés par la panne à la
gare du Nord ont reçu le soutien de la «Société des agrégés»…
______

 



A Nîmes, Mercredi 8 avril à 18 h devant le Palais de Justice

RESF
A l’initiative de l’association  » Emmaüs – France  » , plusieurs associations,  dont la Cimade, le GISTI, la FASTI, le Syndicat des Avocats de France, RESF, le Secours Catholique, la Fédération d’Entraide protestante, la Ligue des Droits de l’Homme, SOS-Racisme, etc … organisent une journée sur le thème :

« Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !  »

Il s’agit d’une mobilisation de soutien aux bénévoles aidant des  » sans-papiers « . Certains d’entre eux se retrouvent  poursuivis ou menacés, suite à des gestes de simple humanité, de solidarité envers des êtres humains en difficulté.

Mercredi 8 Avril, devant de multiples Palais de Justice, nous serons nombreux à nous présenter, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans papiers, en difficulté. Et à faire entendre notre solidarité de citoyens.

A Nîmes, nous nous retrouverons ce Mercredi 8 Avril, à 18h00 devant le Palais de Justice (du côté des Arènes) comme des milliers d’autres dans des dizaines de villes de France.

Il s’agit :

-  d’un rassemblement devant chaque Palais de justice,
-  Une seule et grande banderole avec pour texte : « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit »
- ATTENTION : c’est un rassemblement citoyen, nous ne souhaitons pas afficher les logos de toutes les associations ou syndicats présents !
- Chaque aidant se verra remettre un autocollant (format A5 photocopié sur feuilles d’impression autocollantes) : « Aidant, je suis prêt-e  à être poursuivi-e ».

Un site internet est désormais en ligne !
Vous pouvez y accéder en tapant  www.delinquants-solidaires.org

Soyons nombreux et déterminés pour la défense des libertés,

Michel

RESF 30 : 06 20 46 36 27



Séquestration et évacuation musclée au Crous de Paris

Article Libé.fr

REPORTAGE VIDÉO + ARTICLE

Des étudiants ont envahi le Crous de Port-Royal et ont retenu pendant presque deux heures le directeur de l’établissement. La police est intervenue avec violence pour évacuer les lieux.

http://www.dailymotion.com/video/x8wpou

Midi, l’heure du repas au Crous de Port-Royal à Paris. Une cinquantaine d’étudiants, principalement de l’université Paris 8, envahissent le restaurant universitaire pour organiser une opération «repas gratuit» pour les étudiants.

Ils veulent dénoncer la transformation des Crous, d’après les recommandations du rapport Lambert. La direction du Crous décide de fermer l’établissement pour empêcher cette distribution gratuite de nourriture. Les étudiants qui étaient venus juste pour manger sont dépités, et ne soutiennent pas l’action de leurs camarades.

De l’occupation à la séquestration

Devant l’échec de leur action, les jeunes montent dans les étages du bâtiment pour rencontrer la direction. Ils se retrouvent face à face avec Denis Lambert, le directeur du Crous, et l’auteur du fameux rapport mis en cause.

Les étudiants veulent des explications et décident de le séquestrer dans une salle en compagnie de Jean-Luc Hembise, le directeur-adjoint du Crous. Au total, la «conversation» dure 1h30 environ. Les étudiants exposent leurs revendications: la baisse des tarifs de tous les services du Crous, l’augmentation du nombre et du montant des bourse, la création de postes supplémentaires Biatoss (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé)…

Peu à peu la discussion se ferme, et les deux «séquestrés» refusent le dialogue. Si le désaccord est évident, le ton reste calme et aucune menace ou insulte ne fuse. Jusqu’à l’arrivée de la police.

«C’est une honte !»

Une quinzaine de policiers font irruption dans la salle vers 14 heures et évacuent avec brutalité les occupants. Alors que les étudiants s’étaient mis d’accord pour ne pas résister par la violence, et ne pas faire dégénérer la situation, ils sont éjectés sans ménagement.

Scène d’empoignades, de personnes piétinées, de bras tordus, une employée dans le couloir s’écrie outrée: «Vous n’avez pas le droit! Ils étaient calmes, c’est une honte !» L’évacuation s’effectue au pas de charge et les étudiants se retrouvent dehors.

Devant le bâtiment ils sont encerclés par la police qui réclame les pièces d’identité. S’ensuit une mêlée dans laquelle des étudiants sont malmenés et trainés sur le sol. Plusieurs interpellations ont lieu dans la foulée.

Alors que la pression retombe autour du Crous, quelques membres du personnel sortent dans la rue pour exprimer leur indignation devant les méthodes employées par la police. Tous les étudiants sont relachés après contrôle d’identité. [NOTE DE LA REDACTION: aucun étudiant n'a été emmené au poste par la police, contrairement à ce qu'on avait cru constater dans un premier temps].

NICOLAS CHAPUIS

 

 



INVITATION à la 4ème Assemblée Générale de la Coordination Nationale Ecole en danger

la 4ème Assemblée Générale
de la Coordination Nationale Ecole en danger
de Dijon-Chenôve

Samedi 18 avril 2009 à Chenôve (21)

Après la réussite de la mobilisation du 19 mars contre les réformes du gouvernement, le mouvement de contestation se poursuit dans la France entière et s’organise dans un grand nombre de secteurs, bien au delà de l’Éducation. La dernière Assemblée Générale de la Coordination Nationale de l’Éducation a démontré la nécessaire convergence des luttes.

Le mouvement de contestation auquel nous avons décidé de prendre part n’en est qu’à ses débuts. Il reste maintenant à intensifier cette lutte contre les réformes Darcos-Pécresse.

Il est nécessaire de faire le point sur les actions en cours, d’échanger des analyses, de coordonner massivement nos actions futures et objectifs communs, afin de pouvoir nous assurer que les efforts fournis jusqu’à maintenant ne sont pas vains et que nous continuerons notre mouvement jusqu’à l’abandon complet des réformes Darcos-Pécresse.

Les trois précédentes assemblées générales nationales de la coordination de l’éducation, qui se sont déroulées à Villeurbanne, à Paris, puis à Montpellier ont permis de travailler à la rédaction d’une liste de revendications disponible sur le site : http://www.agnationale.org

La coordination est à l’initiative de la journée nationale d’action du 02 avril, votée lors de la troisième coordination à Montpellier.

Nous invitons des personnes mandatées (enseignants, parents, lycéens, précaires, étudiants, etc) de chaque département à venir à l’assemblée générale nationale pour rendre compte des actions menées et décider des suites du mouvement. Les observateurs sont les bienvenus.

Nous vous enverrons prochainement une proposition d’ordre du jour sur laquelle les assemblées générales pourront se positionner.

Afin que cette rencontre soit une totale réussite, nous vous demandons de renseigner et de retourner le plus rapidement possible les fiches jointes :
- pour vous inscrire à l’Assemblée Générale
- pour réserver votre hébergement gratuit
- ou vous inscrire en ligne sur le site : http://www.agnationale.org/

La prochaine Assemblée Générale Nationale Dijon-Chenôve de l’Éducation se tiendra le :

Samedi 18 avril à Chenôve
Salle des fêtes de l’Hôtel de Ville
2, Place Pierre Meunier
de 9h30 à 17h00

http://www.agnationale.org/



Entre 13.500 et 31.000 personnes ont manifesté dans toute la France

Les milliers de manifestants ont défilé partout en France pour protester contre les réformes de l’enseignement. Des enseignants des 1er et second degrés se sont joints à cette nouvelle journée de mobilisation.

Des chercheurs du CNRS manifestent à Marseille le 02/04/09. (Sipa)

Des chercheurs du CNRS manifestent à Marseille le 02/04/09. (Sipa)

Article Nouvel Obs.com
Alors que la contestation universitaire est entrée dans sa neuvième semaine, entre 13.500 et 31.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté dans toute la France jeudi 2 avril pour protester contre les réformes de l’enseignement partout en France. A Paris, entre 7.000 personnes, selon la police, et 25.000, selon les organisateurs, ont défilé entre la place du Panthéon (Ve) et le métro Sèvres-Babylone (VIIe). Les personnels bibliothécaires, administratifs et techniciens des universités (Biatoss) étaient en tête de cortège. Une banderole réclamait « des postes statutaires, des crédits de base et la liberté scientifique ».

« Mobilisation qui dure »

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, et celui du Snesup-FSU, Jean Fabbri, ont demandé des « améliorations » au sujet de la modulation des services des enseignants-chercheurs, inscrite dans un nouveau projet du décret de Valérie Pécresse. Ils ont également réclamé des changements sur les sujets de l’emploi et de la réforme de la formation des enseignants. « Les formateurs d’IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres) ne sont pas encore rassurés », a expliqué Gérard Aschieri, notant par ailleurs une « base de mobilisation qui dure ». A Lyon, la manifestation a réuni entre 1.800 et 3.000 personnes selon les deux sources.

Fillon accueilli à Poitiers par des étudiants

A Bordeaux, ils étaient entre 1.000 et 2.000, à se mobilier, arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Recherche en danger » ou encore « Le savoir coûte ? Essayez l’ignorance ». A Lille, 850 personnes, en majorité des étudiants, ont défilé derrière une grande banderole proclamant « Abrogation LRU, université Lille en grève », que les manifestants espéraient accrocher au beffroi de l’hôtel de ville – ce qui leur a été refusé.
D’autres manifestations ont réuni 700 personnes à Marseille, 500 à Toulouse, 300 à Reims. A Brest, ils étaient entre 300 et 400 selon les sources, à Quimper entre 300 et 400-450, à Tours entre 200 et 300. A Caen, 500 étudiants ont manifesté. A Poitiers, un peu plus d’une centaine d’étudiants ont manifesté à l’arrivée du Premier ministre François Fillon, au congrès de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), devant le palais des congrès du Futuroscope.

 

Article Le Monde.fr

 

Universités : les raisons de la poursuite du mouvement

Plusieurs milliers d’étudiants et d’enseignants-chercheurs ont à nouveau défilé dans les rues, jeudi 2 avril, plus de deux mois après le début du mouvement de contestation dans les universités. Au départ concentré sur le nouveau statut des enseignants-chercheurs, la liste des revendications s’est progressivement étendue. Etat des lieux des points de crispation d’un mouvement qui devrait encore durer.

 

LE GOUVERNEMENT A CÉDÉ

  • Sur les suppressions de postes

François Fillon a annoncé le 25 février qu’aucun poste ne sera supprimé dans les universités en 2010 et 2011. Cela exclut l’université de la logique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Environ mille postes ont toutefois été supprimés dans les facultés en 2009. Plusieurs syndicats demandent leur « restitution », mais Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, refuse en affimant que son ministère « n’a pas été soumis à la règle du non-renouvellement d’un emploi à la retraite sur deux, les non-renouvellements ayant été limités à un emploi sur six. »

Dernier recul en date, Valérie Pécresse annonce, mercredi 1er avril, que l’Etat financera directement les cent trente nouvelles chaires mixtes de recherche pour un coût de 4,5 millions d’euros. Les organismes de recherche, comme le CNRS, n’auront donc pas à bloquer des postes pour occuper ces nouvelles chaires.

LE GOUVERNEMENT A ENGAGÉ DES NÉGOCIATIONS

  • Sur le statut des enseignants-chercheurs :

Un compromis a été signé avec quatre syndicats minoritaires, le 6 mars, puis a été à nouveau amendé le 25 mars. Le nouveau décret devrait être prochainement transféré au Conseil d’Etat. Parmi les modifications : l’affirmation de l’indépendance des enseignants-chercheurs et du caractère national de leur statut.

Pour rassurer ceux qui craignent la toute-puissance des présidents d’université, le nouveau texte prévoit que la modulation de service d’un enseignant-chercheur (la répartition de son emploi du temps entre enseignement, recherche et activités administratives), qui sera du ressort de l’université, « ne peut être mise en œuvre sans l’accord de l’intéressé », une précision qui n’existait pas dans le projet de décret initial.

Il prévoit aussi leur évaluation tous les quatre ans, par le Conseil national des universités (CNU, composé de pairs), de manière transparente. S’agissant des promotions, l’accord s’est fait:  50 % d’entre elles se feront au niveau national par le CNU, 50 % au niveau des universités.

Insuffisant pour le Snesup-FSU, premier syndicat du supérieur, qui a quitté les négociations et a refusé ce projet. La Coordination nationale des universités le rejette également et appelle au durcissement du mouvement.

  • Sur la mastérisation du parcours des professeurs

Initialement prévue pour entrer en application dès l’année 2009, la mastérisation des concours de l’enseignement – la formation des enseignants – ne s’appliquera finalement que pour l’année universitaire 2010-2011, après une phase de concertation, comme l’explique un communiqué du ministère de l’enseignement supérieur. Les points principaux restent toutefois inchangés : le concours de l’éducation nationale nécessitera un master (et non plus une licence), une formation adaptée doit être mise en place dans les universités, et les IUFM vont disparaître. Une des principales critiques de ce projet est le manque de formation pratique des futurs enseignants.

LE GOUVERNEMENT REFUSE DE NÉGOCIER

  • Sur la loi LRU

La Coordination nationale des universités et la coordination étudiante demandent l’abrogation de la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU), votée à l’été 2007, et dont découlent les réformes actuellement contestées. Cette revendication, portée par certains étudiants depuis l’automne 2007, n’a jamais été à l’ordre du jour des négociations. La loi LRU est soutenue par la plupart des présidents d’université, et est déjà appliquée dans vingt d’entre elles.

Le Monde.fr, avec AFP et Reuters

 

 

Article 20 Minutes.fr

Les manifestations dans les universités continuent

Entre 13.500 et 31.000 personnes ont manifesté dans toute la France dans Revue de presse article_SIPA_00577114_000001

Manifestation à l’appel de la Coordination nationale des universites, et l’intersyndicale de l’enseignement superieur et d’un large collectif (syndicats, enseignants, parents d’eleves) pour « la defense du service public de l’education, de la maternelle à l’université.

 

EDUCATION – Le point avec nos éditions locales…

Pour la neuvième journée de manifestations des universitaires, dont le mouvement a commencé le 2 février, les manifestations dans le monde de l’éducation sont en légère hausse par rapport au 24 mars.

A Lille. La faculté de droit a été fermée par la direction pour «remise en ordre matérielle et apaisement des esprits».
«Les exams? C’est dans deux semaines. Mais c’est pas pour ça qu’il faut stopper la mobilisation!» En deuxième année d’anglais à l’université d’Arras, Vanessa résume assez bien l’état d’esprit des 900 à 1.500 étudiants et enseignants qui ont manifesté, jeudi, à Lille.
>> Lire l’article

A Lyon. Jeudi midi, professeurs du premier et second degrés et parents d’élèves ont dressé un mur de revendications devant l’Inspection académique du Rhône. Le défilé a attiré dans le centre-ville plus de 2.000 manifestants, venus défendre le service public d’éducation.
>> Lire l’article.

A Bordeaux. Entre 1.000 et 2.000 personnes, munies de nombreuses pancartes, ont défilé pour demander à nouveau le retrait de la loi Pécresse (LRU) et de l’ensemble des réformes touchant à l’éducation.
>> Lire l’article

A Marseille. Bottes en caoutchouc et imperméables étaient plutôt à propos jeudi pour le défilé organisé par les enseignants-chercheurs…
>> Lire l’article

A Paris.
Entre 7.000 personnes, selon la police, et 25.000, selon les organisateurs, ont défilé entre la place du Panthéon (Ve) et le métro Sèvres-Babylone (VIIe). Les personnels bibliothécaires, administratifs et techniciens des universités (Biatoss) étaient en tête de cortège, signalant par une banderole «les Biatoss sont toujours là». Une banderole, plus loin, réclamait «des postes statutaires, des crédits de base et la liberté scientifique».

A Toulouse. Entre 600 et 1.500 personnes ont défilé dans les rues de la ville. Le cortège comprenait des enseignants et des étudiants des trois facultés. Parmi les manifestants, nombreux sont ceux qui évoquent une «convergence des luttes» et pensent à étendre le mouvement à d’autres secteurs, comme Airbus. La question des examens sera au centre des travaux de la Coordination étudiante ce week-end à Orléans.

E.J., avec nos rédactions locales

 



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