Communiqué de la coordination nationale des universités

La coordination nationale des universités s’indigne de la campagne de
diffamation orchestrée par la ministre, l’UMP, l’UNI et complaisamment relayée
par une grande partie des principaux médias.
Le mouvement de grève historique des universités qui dure depuis trois mois
n’avait jusque là trouvé qu’un bien faible écho dans la grande presse. Nos
revendications y ont été systématiquement déformées, réduite à la seule
question du statut des enseignants-chercheurs alors que l’ensemble de la
communauté universitaire est aujourd’hui en lutte pour contester la casse
systématique du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche
orchestrée par la politique du gouvernement et en particulier par la loi LRU.
Une politique qui touche aux valeurs qui nous sont les plus chères et dont les
victimes sont l’ensemble des personnels de l’université, enseignants comme
personnels administratifs, techniques et des bibliothèques et, bien plus
encore, les étudiants d’aujourd’hui comme ceux des générations à venir.
C’est pour cela que notre détermination ne faiblit pas. Il suffisait de se
rendre dans les Assemblées Générales le plus souvent massives de ces derniers
jours dans la plupart des universités pour s’en rendre compte.
La dernière coordination nationale des universités a rassemblé à la Sorbonne
les délégués de 64 universités mobilisées dont la plupart sont aujourd’hui
encore en grève et/ou bloquées. Elle a réunit, comme depuis le début de ce
mouvement, un front extrêmement large de toutes les catégories, de toutes les
tendances et sensibilités politiques, des étudiants, des personnels BIATOSS,
des doctorants précaires, des enseignants vacataires, des maîtres de
conférences, des chercheurs, d’honorables professeurs des universités, etc. Ce
sont ceux là probablement que le Figaro de mardi décrit comme un groupuscule
d’extrême gauche manœuvrant dans l’ombre. Ce serait simplement risible et
ridicule si cette manœuvre diffamatoire ne s’inscrivait pas dans un processus
de répression administrative et policier déjà entamé depuis longtemps par le
gouvernement contre le mouvement social.
C’est dans ce cadre que le député UMP Damien Meslot a déposé un projet de loi
prévoyant des poursuites et des amendes contre les universitaires et les
étudiants en lutte. Cette nouvelle attaque directe sur le droit de grève est
une provocation contre l’ensemble des salariés. Le droit de grève est une
liberté fondamentale et le choix de leur modes d’action ne peut revenir qu’aux
grévistes eux-même.
La communauté universitaire n’a fait le choix d’utiliser cette liberté
qu’après avoir tenté toutes les autres formes d’intervention possible pour
interpeller le gouvernement sur des lois insupportables et dangereuses. Elle
n’a eu comme réponse que l’obstination et le refus de toute réelle
négociation. Le gouvernement s’est rendu seul responsable de la situation
dramatique de blocage des universités. Il doit maintenant retirer
immédiatement les décrets largement rejetés et annoncer clairement un
changement radical de sa politique universitaire et une large concertation
avec l’ensemble de la communauté.

Pour joindre l’ensemble des porte-parole par mail :

porte-parole@cnu.lautre.net



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