Les résultats de la consultation de 6000 lycéens parisiens.

L’ORGANISATION DES ENSEIGNEMENTS.

Lycéens et professionnels proposent d’organiser des cours de méthodologie adaptée (prise de notes, méthodes de dissertation, organisation de son travail…), pour tous les élèves de seconde.

Ils souhaiteraient également organiser l’emploi du temps hebdomadaire sur cinq jours pleins, de façon à équilibrer les journées, en proposant les cours d’enseignement général le matin, et les options l’après-midi. Les élèves proposent d’opter dès la seconde pour un tronc commun d’enseignements
(mathématiques, français, langues vivantes, histoire-géographie) et des modules permettant aux élèves de changer de parcours ou de bénéficier de modules de soutien. Ils se prononcent en majorité pour l’introduction de l’économie dès la seconde pour tous les élèves et la reconnaissance de l’éducation civique, juridique et sociale comme une discipline à part entière. En revanche, l’idée d’une semestrialisation des enseignements ne convainc pas les élèves ni les professionnels.

Enfin, est avancée l’idée de renforcer l’identité des filières d’enseignement général, en séparant la série S en deux branches – l’une mathématiques et physique, l’autre chimie et biologie – et en renforçant la filière L par des options : mathématiques, langues, langues anciennes.

L’AIDE APPORTÉE À L’ÉLÈVE.

Les élèves estiment être peu préparés au collège à l’apprentissage de l’autonomie. Ils proposent d’affecter 25 élèves maximum par classe, ce qui permettrait de créer des relations différentes avec les enseignants en développant une façon de travailler plus interactive. Les lycéens consultés voudraient voir chaque jour des plages horaires intégrées dans l’emploi du temps permettant aux élèves de participer à des cours de soutien et déterminer dans l’emploi du temps des enseignants des plages horaires identifiées de « permanences » à disposition des élèves qui souhaitent les consulter.

En outre, l’idée leur semble bonne de généraliser les stages intensifs de révision (sur le modèle des stages gratuits d’anglais oral) pour éviter le recours aux instituts privés de cours particuliers.

L’ORIENTATION AU LYCÉE.

Le problème de l’orientation tout au long de la classede seconde a été très souvent soulevé : les conseils sont donnés par des co-psys (conseillers d’orientation-psychologues) qui ne connaissent pas les élèves et qui sont peu disponibles dans les établissements. Aussi élèves et professionnels proposent la création d’un conseil d’orientation qui rassemblerait proviseur, proviseur adjoint, CPE, professeurs, élèves, parents et CIO (une demi-journée banalisée par classe) et de rendre obligatoire un rendez-vous d’orientation pour tous les élèves au cours de l’année de seconde, si possible entre le premier et
le second trimestre.

LA PRÉPARATION À L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.

Une angoisse forte des lycéens s’exprime à l’idée de se projeter après le bac dans la sphère universitaire perçue comme une nébuleuse complexe et peu porteuse de réussite. Face au manque d’articulation entre la filière choisie au lycée et les poursuites d’études post-bac, les lycéens souhaitent voir démarrer l’information et la réflexion sur la construction du projet d’orientation dès la classe de première. Ils suggèrent de mettre en place en terminale des modules de préparation aux études universitaires : découverte du système universitaire, explication du fonctionnement de la faculté, décryptage des différents parcours de formation, présentation des filières, des débouchés, des conditions d’obtention des diplômes, conseils méthodologiques (organisation de son travail personnel, lectures et recherches…). Des professeurs de l’enseignement supérieur ou des étudiants pourraient également intervenir dans les classes de lycée dès la première pour présenter les spécialités, filières, diplômes et débouchés.

La majorité des lycéens aimeraient que soit offerte aux élèves volontaires la possibilité de faire un stage en entreprise, association, ou fonction publique dès la classe de première. Il est nécessaire à leurs yeux d’améliorer le dialogue entre le système éducatif et les entreprises : que ces dernières expliquent ce qu’elles attendent et que l’Éducation nationale ait une idée claire de ce que les entreprises souhaitent et peuvent proposer.

 

Extrait d’une dépêche de l’AEF: Agence Emploi Formation du (05/05/09)



Darcos: «Pas de diplômes» pour les bloqueurs de facs

 

Article Libération.fr

Le ministre de l’Education a eu des propos durs lundi matin à
l’encontre des «quelques dizaines d’individus qui bloquent les cours»
dans certaines universités.

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Xavier Darcos, ministre de l'Education.

 

 

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a assuré lundi à RTL «qu’il n’y aura pas de licence es-grève» à propos du blocage de certaines universités.

«On ne donnera pas de diplôme à ceux qui font en sorte que l’Université de fonctionne pas», a affirmé Xavier Darcos, selon qui 28 des 85 universités sont «en partie troublées par quelques dizaines d’individus qui bloquent les cours», des blocages qui «nuisent aux étudiants les plus fragiles».

«Je le dis aux bloqueurs, a prévenu le ministre de l’Education, méfiez-vous, l’opinion se retourne», ajoutant qu’«il n’y aura pas de licence es-grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage»
alors que les mouvements de protestation font peser des incertitudes
sur la tenue des examens et, partant, sur la validation de l’année
universitaire.

(Source AFP)

Xavier Darcos, ministre de l’Education. (Reuters)



34.000 postes de fonctionnaires supprimés en 2010

Article Liberation.fr

Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, confirme le principe de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

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Christine Lagarde à l'assemblée Nationale le 18 mars 2009

Christine Lagarde à l’assemblée Nationale le 18 mars 2009 (AFP Pierre Verdy)

Pas question de changer de ligne. Dans un entretien publié dans «Le Monde» daté de mardi, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, confirme que 34.000 postes de fonctionnaires d’Etat seront supprimés dans le budget 2010, avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

La ministre précise ainsi l’estimation du quotidien économique «Les Echos», qui avait donné jeudi une fourchette de 33.000 à 35.000 postes de fonctionnaires d’Etat supprimés dans le budget 2010. Le ministère de la Fonction publique avait alors simplement confirmé le maintien de la règle de non remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Selon le quotidien économique, ces suppressions de postes permettront de réaliser en 2010 une économie proche de 956 millions d’euros, dont la moitié devrait être reversée aux fonctionnaires, comme l’avait promis Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle.



Formation des maîtres : vers une sortie de crise

Article Le Figaro.fr

 

Chaque année, 120 000 étudiants s'inscrivent aux concours d'enseignant, et seuls 15 000 sont admis dans un Institut universitaire de formation des maîtres (ici, l'IUFM de l'académie de Créteil).
Chaque année, 120 000 étudiants s’inscrivent aux concours d’enseignant, et seuls 15 000 sont admis dans un Institut universitaire de formation des maîtres (ici, l’IUFM de l’académie de Créteil). Crédits photo : Le Figaro

Xavier Darcos et Valérie Pécresse devraient faire des propositions sur le recrutement des maîtres.

Formation des maîtres : vers une sortie de crise dans Actualités coeur-Alors que certaines universités entrent ce matin dans leur quinzième semaine de grève, les négociations concernant la formation des maîtres semblent commencer à porter leurs fruits. Baptisée dans un jargon conçu pour les seuls initiés, «masterisation des maîtres», cette réforme voulue par Xavier Darcos reste l’un des points d’achoppement qui oppose les syndicats d’étudiants et d’enseignants aux ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Or elle intéresse au premier chef les étudiants des universités de sciences humaines, langues, lettres et histoire qui sont à la fois les plus impliqués dans le conflit et les plus concernés par la réforme, puisqu’ils se destinent en grand nombre à l’enseignement.

Chaque année, 200 000 étudiants s’inscrivent aux concours d’enseignants, 120 000 d’entre eux se présentent aux épreuves et seuls 15 000 décrochent le sésame. Ce qui, dit-on chez Darcos, justifiait une réforme. «Il n’y aura pas de big bang cette semaine», prévient d’emblée un collaborateur d’un ministre. Pas de big bang, mais une politique de petits pas qui depuis fin avril, réunion après réunion, commence à rapprocher les points de vue. Ils sont généralement seize autour de la table : les deux directeurs de cabinet des deux ministres, dix représentants d’organisations syndicales et quatre de fédérations. «Nous cherchons à remettre de la raison dans ce dossier. Chacun fait part de ses convictions, il n’y a pas d’effets de manches, le débat est enrichissant et nous faisons émerger les idées», plaide Philippe Court, directeur de cabinet de Xavier Darcos.

 

Formation plus longue

Au départ, l’Éducation nationale, qui souhaitait une élévation du niveau de la formation des maîtres, voulait que le concours se déroule dès 2010 à l’issue d’un master 2, soit six ans après le bac contre quatre aujourd’hui. En contrepartie de cette formation plus longue, et donc plus tardivement rémunérée, les salaires d’entrée dans le métier devaient être revalorisés. Les universités, supplantant au pied levé les IUFM, devaient fournir des contenus de formation pour préparer en temps record les futurs profs. C’est cette idée brocardée par les étudiants et les enseignants qui devrait être assouplie cette semaine.

Le concours 2010 pourrait être ouvert aux étudiants inscrits en première année de master et non plus seulement à ceux en deuxième année comme prévu initialement. Une étape consensuelle qui transformerait les heureux élus en fonctionnaires stagiaires immédiatement rémunérés et non au bout d’un an. Ceux qui réussiraient resteraient sur les bancs de la fac un tiers de leur temps, et seraient dans des classes dont ils pourraient déjà avoir la responsabilité pour les autres deux tiers de leur formation. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU hostile à cette dernière mesure, reconnaît qu’il serait «sensible à un signe du gouvernement si mercredi, lors de la prochaine réunion sur la formation des maîtres, celui-ci ne préemptait pas l’avenir et acceptait de rémunérer les étudiants recrutés en master 1 en 2010.»

Une commission présidée par William Marois, recteur de l’académie de Bordeaux, et Daniel Filâtre, président de l’université de Toulouse-II, a été installée le 24 avril pour arrêter le cadre définitif de la réforme du recrutement. À l’étude : les contenus et les modalités des concours, l’articulation entre masters et concours et la place des stages étudiants. De quoi donner encore un peu de temps au temps et apaiser le climat conflictuel actuel.



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