Mouvements universitaires

Blocage des universités : Pécresse veut consulter les étudiants par Internet

LEMONDE.FR avec AFP

La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s’est dite favorable mercredi 20 mai au fait de consulter les étudiants par Internet quand il s’agit de voter ou non le blocage d’une université, alors que « la situation se normalise » sur les campus après quatre mois de conflit.

« Les consultations directes par internet des étudiants qui ont eu lieu au cours des dernières semaines ont toutes donné le même résultat : ‘contre les blocages’. Je souhaite qu’(elles) soient généralisées dans toutes les universités« , a déclaré Mme Pécresse devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député Olivier Jardé (Nouveau Centre, Somme).

De son côté, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a plaidé en faveur de la mise en place, à l’avenir, d’un « système de vote démocratique » qui, selon lui, devrait être, « par bulletin secret, envoyé à domicile à tous les étudiants pour qu’ils se prononcent sur les mouvements de grève dans leurs établissements ».

Amenée à s’exprimer également sur la question des examens de fin d’année, Mme Pécresse s’est voulue rassurante. « Nous prendrons le temps qu’il faudra pour les rattrapages », a-t-elle souligné, en précisant qu’une « vingtaine d’universités [avaient] prévu d’organiser ses examens jusqu’en septembre et de décaler les sessions de rattrapage notamment en septembre ».

 

Grève à la fac: le point sur les blocages

L’emblématique Paris-IV Sorbonne a voté mardi la reprise des cours dès la semaine prochaine. Plusieurs facs restent perturbées, six sont bloquées. Etat des lieux.

Article Libé.fr

Mouvements universitaires dans Revue de presse photo_0302_459_306_40382

DR

 

Signe d’essouflement? Les universités parisiennes, en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l’emblématique Paris-IV Sorbonne, ont voté mardi le déblocage. Selon le dernier décompte, six facs en France restent bloquées. Etat des lieux.

A l’issue d’une assemblée générale houleuse, enseignants, étudiants et personnels de Paris-IV ont voté la reprise des cours à partir de lundi prochain et la tenue des examens dans la semaine du 22 au 26 juin, comme l’avaient décidé auparavant la direction de l’université et ses trois conseils.

«Les sujets et questions posées (lors des examens) devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d’enseignement», ont décidé ces conseils.

Quelques heures auparavant, l’AG de Paris-I Tolbiac avait voté le déblocage dans des termes similaires, tandis que celle de Paris-III avait entériné le déblocage mais jusqu’au 3 juin et les examens dès la semaine prochaine.

Toulouse II, Aix, Lyon-II…

Six universités restent en partie bloquées, tandis que dans une poignée d’autres (Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II) les modalités des examens sont en discussion.

A Toulouse II, la tentative de déblocage du président a échoué (Lire LibéToulouse). A Aix-Marseille-I, Amiens, Caen, Nancy-II et Reims, certains départements sont toujours bloqués. Les facultés concernées sont en général celles de lettres et sciences humaines.

A l’inverse, les universités de Lille-III et Saint-Etienne ont été débloquées en début de semaine. Quant à Montpellier-III, une alerte à la bombe, qui s’est révélée sans fondement, avait entraîné lundi après-midi l’évacuation du campus.

(Source AFP)

 

Universités: les blocages s’achèvent, pas le conflit

Article 20minutes.fr

La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy 2 est fermée administrativement depuis plusieurs semaines.

La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy 2 est fermée administrativement depuis plusieurs semaines. /POL EMILE/SIPA

 

EDUCATION – Les cours ont repris dans les facs parisiennes en pointe de la contestation mais certains visent déjà la rentrée de septembre…

«Je comprends ceux qui sont inquiets pour leurs examens, mais nous ne pouvons pas lâcher maintenant. Sinon, nous donnons un mode d’emploi au gouvernement pour les conflits à venir: faire durer le mouvement jusqu’à mai pour que les profs reprennent les cours et signent la fin de la mobilisation.» C’est l’inquiétude que confiait début mai à «20 Minutes» Bruno Truchet, enseignant-chercheur et élu Snesup à l’université de Provence, est-elle devenue réalité?

Le déblocage, mardi, des universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l’emblématique Sorbonne, marque en effet un tournant dans le mouvement des étudiants et enseignants-chercheurs. Dans les assemblées générales, la balance a fini par pencher en faveur de la tenue des examens, le ministère et une majorité de présidents d’universités refusant les solutions alternatives telles que la neutralisation du semestre ou sa validation automatique.

Six universités encore très perturbées

Pour autant, la contestation qui dure depuis seize semaines ne paraît pas stoppée, et il n’est pas encore certain que les examens se tiennent dans tout le pays. «Malgré la tendance à la reprise des cours qui est générale, il subsiste quelques perturbations», a reconnu Valérie Pécresse ce mercredi à l’Assemblée nationale, citant les cas des universités de Caen et d’Amiens, toujours bloquées.

«Point fort» de la contestation, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, Toulouse-II Le Mirail reste également bloquée, à l’instar de certains départements- en général de lettres et sciences humaines – des universités d’Aix-Marseille-I, Nancy-II et Reims (lire encadré).

Les modalités d’examens en discussion

Et quand bien même les blocages sont levés, de gré ou de force, les discussions sur les modalités d’examens sont encore nombreuses, comme à Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II. «Tout n’est pas fini. Il est possible que des groupuscules viennent perturber la reprise des cours et les examens, entraînant l’annulation de certaines épreuves», s’inquiète ainsi l’UNI.

Si le syndicat étudiant (à droite) estime que ces poches de résistance ne relèvent plus d’un problème universitaire mais d’ordre public, les signes de désaccord entre la communauté étudiante et enseignante et la ministre persistent.

Des professeurs de Paris-III, Paris-IV ou de l’Université de Strasbourg ont fait savoir qu’ils avaient accepté la reprise des cours «pour sortir du piège des examens», tout en ajoutant: «Nous ne céderons pas!» sur les réformes. Malgré les gestes successifs du gouvernement (concessions sur le décret du statut des enseignants-chercheurs, reculs sur la formation des enseignants, bourses maintenues pour les étudiants dont les examens sont reportés…) des inquiétudes subsistent.

Rendez-vous en septembre

Plus globalement, le conflit a révélé une crise profonde. «Quelle que soit l’issue du mouvement, le problème de l’université ne sera pas réglé», déclarait fin avril dans «Le Monde» le philosophe Marcel Gauchet, qui a été depuis l’un des 29 premiers signataires du «Manifeste pour refonder l’université française». Au menu de ces refondateurs, dont le premier débat s’est tenu ce mercredi: apporter des réponses à l’échec élevé en licence, à la concurrence des grandes écoles ou aux problèmes de gouvernance des universités.

L’Unef, syndicat étudiants (à gauche), appelle ainsi à inscrire le mouvement dans la durée et à participer massivement aux deux journées de mobilisation le 26 mai et le 13 juin. D’autres voient plus loin et visent déjà la rentrée de septembre pour reprendre le flambeau de la contestation.

Catherine Fournier (avec agence)

A Reims, les forces de l’ordre sont intervenues ce mercredi matin pour déloger sans incidents une vingtaine d’étudiants qui campaient depuis début avril sur le campus de l’université qu’ils bloquaient. Une assemblée générale a «pris acte» de l’intervention policière et décidé que les étudiants et enseignants hostiles à la réforme se contenteraient désormais d’arborer des signes ostentatoires de cette opposition.
A Nancy-II, quelque 300 étudiants de la faculté de lettres et de sciences humaines, fermée par décision administrative à la suite de son blocage, ont voté mardi la reprise des cours tout en la conditionnant à un accord sur des «évaluations» de fin d’année qui remplaceraient les partiels.

 

Les universités sortent enfin de la crise

Marie-Estelle Pech
Article Le Figaro.fr
.

-->

Assemblée générale des étudiants, le 7 mai dernier à la Sorbonne. L'établissement parisien était le fer de lance du mouvement.
Assemblée générale des étudiants, le 7 mai dernier à la Sorbonne. L’établissement parisien était le fer de lance du mouvement. Crédits photo : Nicolas TAVERNIER/REA

Après seize semaines de conflit, les établissements les plus radicaux, comme Lille-III et la Sorbonne, ont décidé, mardi, le déblocage.

coeur- dans Université et enseignants chercheursLes derniers verrous d’opposition aux réformes gouvernementales dans l’enseignement supérieur ont sauté mardi. Les universités Paris-IV, Paris-III et Lille-III ont décidé de lever les blocages, quinze semaines après le début du conflit. Seules six universités, Toulouse-II, Aix-Marseille-I, Caen, Reims et Nancy-II, sont encore bloquées. Fer de lance du conflit, avec son président, Georges Molinié, notoirement hostile aux réformes universitaires, Paris-IV-Sorbonne aura été l’établissement perturbé le plus longtemps. Certes, les conseils de l’université et Georges Molinié appelaient depuis quelques semaines à la levée des blocages mais affirmaient aussi que «le mouvement devait se poursuivre et s’amplifier face à un gouvernement autiste».

Mardi matin, ils ont changé de ton et voté la reprise des cours «pour ne pas pénaliser les étudiants». Cette décision a certainement influencé l’assemblée générale des enseignants et des étudiants, qui, dans l’après-midi, appelaient à la levée des blocages. La lassitude des enseignants, reconnaît Valérie Robert, maître de conférences et membre de Sauvons l’Université, a joué contre le mouvement. Ces derniers étaient de moins en moins nombreux à défiler dans les rues. Le calendrier a également eu raison de la protestation. À l’approche des dates d’examens, les blocages sont devenus impopulaires, même auprès d’étudiants hostiles aux réformes.

«Le blocage et l’absence de cours depuis plus de trois mois nuisent gravement à l’avenir des étudiants les moins favorisés, et portent préjudice à notre université», explique ainsi Jacques, enseignant à Paris-IV, «gréviste et manifestant dès le début du mouvement», qui a signé ces jours-ci, comme de nombreux collègues, une pétition pour la levée des blocages.

Certains grévistes ont également estimé avoir eu gain de cause sur quelques points. La modification de leur statut a été moins importante que prévu. Le gouvernement a par ailleurs promis qu’aucun emploi ne serait supprimé à l’université l’an prochain. Enfin, «certains présidents d’université voyaient planer la menace de ne pas voir valider l’année universitaire au-dessous d’un certain nombre d’heures de rattrapage», affirme Valérie Robert, qui estime que cette menace du ministère a pu jouer en faveur d’une reprise des cours, notamment à Paris-IV.

 

Mesures en faveur des boursiers

La levée des blocages intervient par ailleurs au lendemain d’une réunion entre les syndicats étudiants et la ministre, Valérie Pécresse, qui a donné des «garanties» concernant les conditions de passage des examens et la situation des étudiants dont les cours ont été perturbés par des blocages. Elle a notamment promis un mois de bourse supplémentaire pour les boursiers contraints à des examens en juillet ou septembre. Aucun ne sera privé de bourse en 2010 pour des raisons liées à son assiduité lors du deuxième semestre.

Ces mesures ont été saluées par l’Unef, premier syndicat étudiant, même s’il a souligné qu’elles ne «levaient pas les inquiétudes qui s’expriment sur le fond» du conflit. Ces garanties ont certainement apaisé les craintes de certains étudiants qui ont pris part au mouvement, parfois de façon très active. Mardi, en marge d’un déplacement, Nicolas Sarkozy affirmait qu’en bloquant les universités, on «prive les étudiants d’avenir». Il a plusieurs fois affirmé qu’il ne reviendrait pas sur les réformes. Les grévistes ne s’avouent pas pour autant vaincus. Si les examens auront lieu à Paris-III, autre bastion de la contestation avec Paris-IV, les contestataires promettent que le mouvement reprendra «après les examens» et «au retour des vacances d’été». Une affirmation qui paraît aujourd’hui prématurée, alors que les acteurs du conflit s’avouent eux-mêmes épuisés après quatre mois de bras de fer avec le gouvernement.

» La faculté, grande perdante d’un interminable bras de fer

» INTERVIEW – Pécresse : «Nous avons payé le prix de 25 ans de passivité»

» BLOG – Victoire politique pour l’université

 



recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES