Rapport Apparu : l’UNL appelle à une concertation nationale

Logo UNLPour l’Union Nationale Lycéenne, le syndicat lycéen représentant des lycéens au CSE, la mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée appelle à l’ouverture d’une concertation nationale sur les réformes en cours dans l’ensemble du service public d’éducation.

L’UNL se félicite que le rapport Apparu reconnaisse globalement la responsabilité du système éducatif dans l’échec scolaire et la perpétuation des inégalités sociales, et réaffirme qu’aucune réforme ne pourra se faire dans un contexte de restrictions des moyens budgétaires et humains.

L’UNL interpelle depuis longtemps sur la nécessité d’alléger les rythmes scolaires et de repenser les méthodes pédagogiques, de refondre les programmes pour décloisonner les filières et les matières,  de créer un Service Public d’Orientation, et de concevoir le Baccalauréat comme un diplôme préparant à la poursuite d’études.

Mais même si ce rapport ouvre des pistes de réflexions intéressantes, elles ne pourraient aboutir sans concertation pour en préciser les débouchés concrets et sans engagements conséquents. Il confirme néanmoins le décalage important entre les attentes de la communauté éducative et les propos sécuritaires auxquels s’est abonné le Ministre de l’Education Nationale.

L’UNL ne peut qu’approuver l’appel à la création d’un Service Public d’Orientation, mais s’inquiète du fait qu’il ne se conçoive que dans une logique économique, et en déchargeant le Ministère de sa responsabilité en terme de suivi et d’encadrement individualisés des choix d’orientation.

En revanche, l’UNL rappelle que de nombreuses propositions potentiellement porteuses d’inégalités territoriales et sociales telles que la modularité des enseignements ou le contrôle continu au Bac qui ont déjà été rejetées par les lycéens auparavant notamment en décembre 2008 suite au rapport De Gaudemard.

Aussi, l’UNL dénonce l’absence de propositions sur la vie et la démocratie lycéenne, ainsi que sur l’accès à la culture et le statut du lycéen. Cette absence est révélatrice d’un projet éducatif qui n’accorde pas au lycéen sa place d’acteur de l’école et de la société.

L’UNL regrette également que le débat sur la réforme du lycée laisse de côté la réforme du Lycée Professionnel, pourtant fortement contestée par l’ensemble de la communauté éducative et concernant près de 40% des lycéens.

L’UNL déplore enfin l’absence totale de réflexion sur les conditions de vie lycéennes, et rappelle que dans un contexte de crise économique et sociale, une réforme du lycée ne peut pas prétendre enrayer l’accroissement des inégalités chez les jeunes si elle ne se penche pas sur le coût global de la scolarité (accès aux soins, aux transports, à la culture, aux activités sportives, au matériel pédagogique, etc..). Par conséquent, les impasses sont encore trop nombreuses afin d’assurer une confiance des lycéens en cette réforme.

Alors que l’on ne connaît pas le devenir de ce rapport dans le cadre de la future réforme du lycée, l’UNL publiera début juin son propre dossier de propositions pour le lycée qui réponde aux évolutions de la société et aux attentes des lycéens.

Lucie Bousser,

Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



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