«Ce n’est pas comme ça qu’on éradiquera la violence scolaire»

Article Libe.fr

Le discours offensif de Nicolas Sarkozy ce jeudi sur l’insécurité suscite de nombreuses réactions. Revue en détail.

 

Les annonces de Nicolas Sarkozy ce jeudi pour lutter contre l’insécurité, notamment à l’école, ont suscité de vives réactions. Des responsables politiques, à quelques jours des européennes. Et des acteurs de l’éducation, remontés contre les mesures annoncées. Revue des principales critiques.

- François Bayrou, le président du MoDem dénonce «les annonces à répétition qui ne sont jamais suivies d’effets». «C’est dévalorisant pour les Français qui sont des citoyens de leur servir comme cela des annonces à répétition, jamais suivies d’effets.»

- Claude Bartolone, député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis: «Cette opération ne vise qu’à mobiliser son électorat à quelques jours d’une élection qui inquiète l’UMP et à remettre de l’ordre au sein-même de sa majorité qui se divise».

- Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres: «Plutôt que de miser exclusivement sur des dispositifs technologiques coûteux dont l’efficacité est loin d’être démontrée, le gouvernement ferait mieux de créer un nouveau corps de surveillants chargés de l’encadrement et de la sécurité dans les établissements scolaires les plus exposés aux violences.»

- Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF: «Sarkozy vient en réalité de produire un véritable réquisitoire contre sa propre politique qui se solde par un dramatique échec.»

Critiques acerbes des acteurs de l’Education

- Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, principale fédération de parents d’élèves dans le public :
«Ce n’est pas avec ces mesures-là qu’on éradiquera la violence scolaire. Si tout le monde soupçonne tout le monde, comment un élève peut-il apprendre? Si on détruit le cadre de l’école pour faire du tout sécuritaire, on détruit le cadre d’apprentissage et donc l’efficacité».

- Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d’établissements: «On est un peu dubitatif sur la faisabilité matérielle de la sanctuarisation, car les ressources mises à la disposition des établissements ne sont pas à la hauteur.»

Un exemple: «Une brigade auprès du recteur, ça ne sert à rien, puisqu’elle ne sera pas à l’intérieur de l’établissement quand les problèmes se poseront.»

- UNL, principal syndicat lycéen: «Ces propositions ne répondent pas aux problèmes réels (…) On ne peut pas remplacer les milliers de postes d’enseignants et de surveillants supprimés par des équipes mobiles d’agents!»

- La Fidl, deuxième syndicat lycéen: «Rien ne vaut la prévention, les conflits se règlent par le dialogue et l’écoute, non par la répression. Ces mesures vont demander des moyens humains. C’est étrange, quand on en supprime par ailleurs».

 



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