Police et école : attention danger!

Fouilles à l’école : le PS raille la volonté de créer « un GIGN scolaire »

NOUVELOBS.COM

Pour le Parti socialiste, le ministre Xavier Darcos « se moque un peu du monde » en voulant fonder « une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire », alors que « pendant des années, il a réduit le nombre de surveillants ». Le syndicat FSU dénonce pour sa part « une surenchère sécuritaire ».

(Sipa)

(Sipa)

Opposition et syndicats réagissent avec vigueur contre la proposition du ministre de l’Education nationale Xavier Darcos d’autoriser les personnels administratifs à fouiller les élèves qui seraient soupçonnés de vouloir faire entrer des armes dans les établissements.
Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis a déclaré vendredi 22 mai que Xavier Darcos « se moque un peu du monde » en proposant de créer « une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire« , alors que « pendant des années, il a réduit le nombre de surveillants ».
« Pendant des années il a réduit le nombre de surveillants, donc il a demandé aux enseignants de surveiller les enfants, alors qu’ils ne peuvent pas faire les deux choses, et maintenant il voudrait constituer une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire, une brigade scolaire », s’est indigné Jean-Christophe Cambadélis sur RMC.

« Prévention et dialogue »

« Le problème n’est pas tant d’avoir une brigade spéciale ou demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d’avoir un encadrement de surveillants » qui « sont là tout au long de l’année, qui connaissent les enfants » et « peuvent les suivre », a-t-il affirmé. Ceux qu’on appelait autrefois « les pions ».
Le Syndicat national des enseignements de second degré (Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées) a réagi en dénonçant la « surenchère sécuritaire du ministre ». Le ministre « se lance aujourd’hui dans une surenchère sécuritaire », alors que « seules des mesures éducatives de prévention et de dialogue avec les élèves et leurs familles sont adaptées », estime le syndicat. Or, « les personnels de l’éducation nationale peuvent de moins en moins assurer leurs missions éducatives du fait des 30.000 suppressions d’emplois réalisées depuis trois ans et les 17 à 18.000 suppressions envisagées pour 2010 contribueront à dégrader encore davantage la situation ».

Il faut « de la confiance »

L’Unsa-Education considère pour sa part que la proposition du ministre tient « plus du souci de communication que du souci d’action de fond ». « C’est un coup des portiques, un coup ça », a réagi Luc Bentz, secrétaire national de l’Unsa Education. Tandis que pour Jérôme Crozat, chargé de la communication de ce syndicat d’enseignants: « Ca pourrait introduire de la suspicion dans l’établissement ». Il est « essentiel que, malgré tout, il y ait de la confiance entre personnels et élèves ».
Pour sa part, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) juge que « la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas » à installer des « portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées », et « encore moins » à mettre « en place une police des écoles« . Selon le syndicat lycéen, il faudrait plutôt « commencer par maintenir la présence d’adultes dans les établissements scolaires au lieu de continuer à supprimer massivement des postes dans l’éducation nationale ».

« C’est concrètement pas possible »

Du côté des politiques, Nathalie Arthaud, la porte-parole de Lutte ouvrière (trotskiste), a qualifié vendredi la proposition du ministre de « très démagogiques ». « Que veut-il faire croire? Qu’il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu’il n’y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées. Non, ça personne ne le croira », a-t-elle déclaré sur France 2. « J’accueille une classe, il y a 35 élèves, il faut que je fouille tout le monde? C’est concrètement pas possible », a ajouté la porte-parole de LO, qui est enseignante.
« J’ai même des difficultés parfois à faire mon métier » face à des élèves qui connaissent « des difficultés qui sont nées au primaire, au moment où on n’a pas été capable d’apporter à tous ces jeunes ce dont ils ont besoin pour se sentir bien dans leur tête », a-t-elle poursuivi.
Selon elle, il faut avant tout « stopper toutes ces suppressions d’emplois » et « au contraire en créer dans les quartiers difficiles ».
(nouvelobs.com avec AP)

 

Le « GIGN scolaire » de Xavier Darcos fait l’unanimité contre lui

LEMONDE.FR avec AFP

 

La création d’une « force mobile d’agents » ayant le droit « de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles« , comme l’a décrite jeudi le ministre de l’éducation, Xavier Darcos, n’a pas manqué de susciter des réactions négatives, autant chez les syndicats de l’enseignement que dans le milieu politique.

 

Estimant qu’il focalise son attention « sur les agressions avec armes« , le SNES-FSU estime que M. Darcos « passe sous silence ce qui constitue l’essentiel de la violence en milieu scolaire : les incivilités, les conflits entre élèves et les agressions verbales ». « Les portiques de sécurité et les fouilles ne sont d’aucune utilité dans ce domaine », juge le syndicat. Pour le syndicat lycéen FIDL, créer cette « police des écoles » est une mesure « populiste en pleine période de recrudescence des actes de violences à l’intérieur des établissements scolaires ».

SUPPRESSIONS DE POSTES DE SURVEILLANT

De son côté, le Parti socialiste a tenu à souligner la contradiction entre les suppressions de postes de surveillant en milieu scolaire et la proposition de M. Darcos. « Pendant des années il a réduit le nombre de surveillants, donc il a demandé aux enseignants de surveiller les enfants, alors qu’ils ne peuvent pas faire les deux choses, et maintenant il voudrait constituer une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire, une brigade scolaire », a estimé le député Jean-Christophe Cambadélis.

« Le problème n’est pas tant d’avoir une brigade spéciale ou demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d’avoir un encadrement de surveillants », a-t-il poursuivi, concluant que Xavier Darcos « se moque un peu du monde ». « Que veut-il faire croire ? qu’il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu’il n’y ait plus de violence », s’est moquée la porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud.

Quant à Philippe de Villiers, il s’est montré compréhensif, jugeant que M. Darcos « souhaite vis-à-vis de l’opinion publique réagir très vite pour dire : ‘on fait quelque chose’ ». « Il faut donner [aux élèves] l’amour de la France, a estimé le leader souverainiste. Il faut, pour qu’ils soient des citoyens qui s’aiment les uns les autres, leur offrir d’aimer quelque chose de plus grand qu’eux ».  

Article libe.fr

Surenchère sécuritaire: une leçon du professeur Darcos en trois parties

Depuis  le report de la prétendue réforme du lycée, Xavier Darcos est déprimé. Directement court-circuité par Sarkozy soi-même et par Richard Descoings, il peine vraiment à exister.

Comment faire parler de soi quand on ne sert plus à rien?

L’actualité vient enfin de lui fournir sur un plateau l’occasion tant attendue, le drame paroxystique à récupérer: l’agression dans un collège près de Toulouse d’une enseignante par un élève de 13 ans vendredi dernier.

Le ministre en sursis saute sur l’occasion, apporte un légitime soutien à la victime et propose qu’on installe des portiques de sécurité et des fouilles à l’entrée.

Premier succès: ça fait causer. Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que fouiller 600 élèves chaque matin prendrait un temps fou et qu’il faudrait aussi interdire les ciseaux, les compas, et autres règles métalliques qui déclencheraient les portiques…

Mais l’essentiel est acquis: Xavier Darcos redevient médiatiquement le ministre de l’Education nationale.

Le problème avec les médias c’est qu’il leur faut du neuf, toujours du neuf.

Le succès, donc, ne dure pas.

Heureusement la  PEEP est là…

L’ouverture, un jour férié, du congrès de la deuxième fédération de parents d’élèves, qui n’est pas connue pour le caractère particulièrement progressiste de ses positions, a donc offert à notre ministre en sursis, et en attente de remaniement, l’occasion de relancer le buzz.

Par une matinée ensoleillée de jeudi de l’ascension, Xavier Darcos annonce donc, devant un parterre de parents d’élèves « PEEPiens », qu’il a un super plan pour anéantir la violence.

Comme il se souvient avoir été prof de lettres, le plan est en trois parties:

1) On crée une «force mobile d’agents» chargé de la sécurité et placé sous l’autorité des Recteurs. Les brigades du Tigre de la violence scolaire, quoi!

2) On donne aux personnels des établissements des prérogatives de flics, pardon de policiers, histoire de tendre un peu plus les relations avec les élèves.

3) On sanctionne financièrement les parents des élèves qui posent problème.

Tout y est: la surenchère sécuritaire, la confusion des genres et le populisme gerbant.

Et le buzz fonctionne à merveille.

 Il ne nous reste plus qu’à ramer derrière pour expliquer:

1) Que 99% des faits de violences à l’école sont des insultes, des «incivilités répétées», des bagarres entre élèves, des contestations de l’autorité du prof et de l’intérêt de ce qu’il enseigne. Et que face à cette réalité les portiques, les fouilles et les brigades spéciales sont tout à fait impuissantes.

2) Qu’un enseignant est chargé d’une mission éducative et qu’une surenchère sécuritaire, tendant à rapprocher son statut de celui d’un policier, ne ferait que compliquer les relations avec les élèves en multipliant les risques de dérives.

3) Que cette surenchère est aussi une diversion qui permet d’évacuer les vrais sujets qui fâchent, par exemple la suppression de 34.000 emplois dans la fonction publique l’année prochaine, les postes vacants de profs, d’assistantes sociales, de CPE, la lente dégradation organisée des conditions de vie et de travail dans les établissements les plus fragiles…

Décidément, si Darcos se fait souffler le tant espéré ministère de la Justice, il pourra toujours se recycler comme directeur de campagnes électorales. Ce genre de surenchère avait si bien fonctionné en 2002…

• Guillaume •Article Libe.fr

La «police des écoles» souhaitée par Darcos crée la polémique

Le syndicat Fidl et la porte-parole de Lutte ouvrière, également enseignante, dénoncent les suggestions du ministre de l’Education. Philippe de Villiers «comprend» l’initiative de Darcos.

 

Philippe de Villiers a dit «comprendre» les propositions du ministre de l’Education nationale Xavier Darcos pour lutter contre les violences scolaires, comme la création «d’une force mobile d’agents» et la possibilité de fouiller les élèves.

Xavier Darcos «a lancé un débat, je ne crois pas que ce soit autre chose qu’une proposition et je comprends qu’il souhaite vis-à-vis de l’opinion publique réagir très vite pour dire: on fait quelque chose».

Selon le député européen, «notre école est menacée de désintégration» et face à cela «il faut faire deux choses immédiates»: «rétablir l’autorité, le respect du professeur par l’élève».

En revanche, le syndicat lycéen Fidl estime que la proposition de Darcos revenait à «mettre en place une police des écoles». Pour Alix Nicolet, présidente de la Fidl, «cette mesure qui prétend résoudre les phénomènes de violences scolaires sonne comme populiste en pleine période de recrudescence des actes de violences à l’intérieur des établissements scolaires».

Le syndicat lycéen «insiste sur le fait que la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas en installant des portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées et encore moins en mettant en place une police des écoles». Pour la Fidl, «la solution devrait commencer par maintenir la présence d’adultes dans les établissements scolaires au lieu de continuer à supprimer massivement des postes dans l’éducation nationale».

La porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, a jugé pour sa part «très démagogiques» les propositions de Xavier Darcos. «Je pense que toutes ces mesures sont très démagogiques. Que veut-il faire croire? Qu’il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu’il n’y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées. Non, ça personne ne le croira», a déclaré Arthaud sur France 2.

«J’accueille une classe, il y a 35 élèves, il faut que je fouille tout le monde? c’est concrètement pas possible», a ajouté la porte-parole de LO, qui est enseignante. «J’ai même des difficultés parfois à faire mon métier» face à des élèves qui connaissent «des difficultés qui sont nées au primaire, au moment où on n’a pas été capable d’apporter à tous ces jeunes ce dont ils ont besoin pour se sentir bien dans leur tête», a-t-elle poursuivi.

Selon elle, il faut avant tout «stopper toutes ces suppressions d’emplois» et «au contraire en créer dans les quartiers difficiles».

(Source AFP)



Le SNES s’indigne de la surenchère sécuritaire du ministre

Logo SNES

21 mai 2009

Après avoir annoncé la semaine dernière à grands renforts médiatiques son intention de voir installer des portiques détecteurs de métaux à l’entrée des établissements scolaires, Xavier Darcos se lance aujourd’hui dans une surenchère sécuritaire en annonçant entre autres son intention de créer une « force mobile d’agents » susceptibles d’intervenir en milieu scolaire.

En focalisant toute l’attention sur les agressions avec armes, le ministre laisse entendre que les établissements scolaires seraient à feu et à sang et que des armes en nombre y circuleraient. Si elles sont particulièrement choquantes et inadmissibles, les agressions commises avec arme contre les personnels de l’éducation nationale sont heureusement rarissimes (10 cas recensés depuis 2007 dont un avec une paire de ciseaux et un avec le contenu d’un extincteur). Cette focalisation passe sous silence ce qui constitue l’essentiel de la violence en milieu scolaire : les incivilités, les conflits entre élèves et les agressions verbales. Les portiques de sécurité et les fouilles ne sont d’aucune utilité dans ce domaine. Seules des mesures éducatives de prévention et de dialogue avec les élèves et leurs familles sont adaptées. Or, les personnels de l’éducation nationale peuvent de moins en moins assurer leurs missions éducatives du fait des 30 000 suppressions d’emplois réalisées depuis 3 ans et les 17 à 18 000 suppressions envisagées pour 2010 contribueront à dégrader encore davantage la situation.

D’autre part, la confusion voulue par le ministre entre les missions éducatives des personnels de l’éducation nationale et les missions de tout autre nature des fonctionnaires de police et de justice, loin d’aider les personnels dans l’exercice de leur métier, compliquerait singulièrement leurs relations avec les élèves et serait source de tensions supplémentaires.

Le SNES est disponible pour étudier avec le Ministre de l’éducation nationale toute la problématique de la violence en milieu scolaire et la prise en compte de ses causes multiformes. Il demande donc à Xavier Darcos de convoquer une réunion qui contrairement à celle prévue mercredi 27 mai associerait tous les membres de la communauté éducative et ne se limiterait pas au sujet de « l’introduction d’armes dans les établissements scolaires ».



Relations entre police et école : attention à la confusion !

Darcos propose une police des écoles

Il s’agirait d’une «force mobile d’agents» intervenant en milieu scolaire «sur des missions de prévention et de contrôle» de la violence. Le ministre évoque aussi des amendes pour les parents «démissionnaires».

Article Libe.fr

Dans une école de Vincennes.

Dans une école de Vincennes.
Reuters

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a proposé ce jeudi de réfléchir à la création d’«une force mobile d’agents» intervenant en milieu scolaire «sur des missions de prévention et de contrôle» de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.

Le ministre, qui s’exprimait à l’occasion du 90e Congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi, a aussi évoqué l’idée de sanctionner financièrement les parents d’élèves ayant «démissionné».

Sur la violence, «puisqu’il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle».

«Fouilles si nécessaires»

Selon l’entourage du ministre, il ne s’agirait pas d’agents de police mais «de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire».

Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés «les moyens juridiques et matériels d’agir», en leur octroyant «le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes».

En outre, en ce qui concerne les parents qui ont «démissionné» face à leurs enfants, Darcos estime «qu’il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute».

«Passeport d’orientation»

S’agissant du service d’orientation aux élèves, le ministre a détaillé plusieurs mesures pour l’année prochaine.

D’abord, il entend mettre en place «un passeport d’orientation qui comprendra toutes les informations permettant aux élèves de bénéficier d’un suivi continu par les équipes éducatives».

En outre, «au moment de l’orientation, les parents seront informés des taux d’insertion professionnelle des filières dans lesquelles leur enfant a décidé de s’orienter», de celles qui embauchent ou pas.

En outre, «5 nouvelles plate-formes interrégionales» multimedia d’orientation seront créées à la rentrée, couvrant «l’ensemble du territoire», sur le modèle d’une expérimentation menée cette année à Amiens.

(Source AFP)

 

Darcos propose une force mobile d’agents pour lutter contre la violence à l’école

LEMONDE.FR avec AFP

 

Dans son discours d’ouverture du 90e congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi, le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, a proposé jeudi 21 mai de réfléchir à la création d’« une force mobile d’agents » intervenant en milieu scolaire « sur des missions de prévention et de contrôle » de la violence.  Selon l’entourage du ministre, il ne s’agirait pas d’agents de police mais « de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire ».

 

Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne) – une enseignante y a été poignardée en plein collège le 15 mai – veut pouvoir donner à ces personnels assermentés « les moyens juridiques et matériels d’agir », en leur octroyant « le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes ».

RÉFORMER LE SERVICE D’ORIENTATION AUX ÉLÈVES

M. Darcos a également évoqué le cas des parents qui ont « démissionné » face à leurs enfants, « qu’il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute ». Il a par ailleurs annoncé que le sujet des « jeux dangereux » dans les cours de récréation serait « parmi les priorités » de l’action de son ministère et « explicitement cité dans la prochaine circulaire de rentrée scolaire ».

S’agissant du service d’orientation aux élèves, M. Darcos a détaillé plusieurs mesures pour l’année à venir. Ainsi entend-il mettre en place, « au cours de l’année prochaine », « un passeport d’orientation qui comprendra toutes les informations permettant aux élèves de bénéficier d’un suivi continu par les équipes éducatives ». En outre, « au moment de l’orientation, les parents seront informés des taux d’insertion professionnelle des filières dans lesquelles leur enfant a décidé de s’orienter », de celles qui embauchent ou pas. Ce, « qu’il s’agisse de leur orientation en fin de terminale vers l’enseignement supérieur ou en troisième ou en seconde pour ceux qui choisissent la voie professionnelle », a-t-il précisé.

Le ministre a par ailleurs annoncé la création à la rentrée de  « cinq nouvelles plates-formes interrégionales » multimédias d’orientation , couvrant « l’ensemble du territoire », sur le modèle d’une expérimentation menée cette année à Amiens. « Simultanément, nous mettrons en place sur le site de l’Onisep [Office national d'information sur les enseignements et les professions] un système de géolocalisation des formations qui permettra à chacun, et à tout moment, d’avoir accès à l’ensemble de l’offre de formation de l’éducation nationale », a ajouté M. Darcos.

 

Xavier Darcos veut autoriser les fouilles à l’école

Article 20minute.fr

 

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, le 20 mars 2009 à l'Elysée

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, le 20 mars 2009 à l’Elysée/Martin Bureau AFP

 

VIOLENCE – Il s’exprimait devant 90e Congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP).

Xavier Darcos a proposé jeudi de réfléchir à la création d’ »une force mobile d’agents » intervenant en milieu scolaire « sur des missions de prévention et de contrôle » de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.

« Puisqu’il faut des moyens (contre la violence), mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle », a-t-il déclaré, dans son discours d’ouverture du 90e Congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi.

Selon l’entourage du ministre, il ne s’agirait pas d’agents de police mais « de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire ».

Sanction financière des parents

Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés « les moyens juridiques et matériels d’agir », en leur octroyant « le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes ».

Le ministre de l’Education a aussi évoqué l’idée de sanctionner financièrement les parents d’élèves ayant « démissionné ».

« Il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute ».

 

 

Darcos propose une force d’intervention dans les écoles

S.L. (lefigaro.fr) avec AP

 

Relations entre police et école : attention à la confusion ! dans Actualités fd9a354a-4603-11de-a403-9ba6085db09a

Le ministre de l’Education veut mettre sur pied une «force mobile » d’agents pouvant intervenir en milieu scolaire et fouiller les élèves le cas échéant.

coeur- dans Revue de presseDes policiers dans les écoles ? Xavier Darcos a ouvert le débat jeudi lors de son discours d’ouverture du 90e congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) à La Rochelle.

Après l’affaire de Fenouillet (Haute-Garonne) où une enseignante avait été poignardée par un élève en plein collège, le ministre de l’Education estime qu’il faut «des moyens, mais des moyens bien utilisés». Son idée : «créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle».

 

Sanctions financières pour les parents

Ces agents ne seraient pas des policiers, mais des «personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire».

Selon Xavier Darcos, ces agents devront «avoir les moyens juridiques et matériels d’agir», et notamment «le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes».

«Faudrait-il aller jusqu’à donner la compétence d’officiers de police judiciaire à des chefs d’établissement ou recteurs et inspecteurs d’académie de sorte qu’ils puissent ordonner les fouilles?», s’est encore interrogé le ministre, avant d’ajouter: «Nous pouvons peut-être régler ça en interne».

Autre approche, le ministre souhaite également s’occuper des parents qui ont «démissionné» face à leurs enfants. Selon lui, il faut leur rappeler «leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute».

 

Les syndicats enseignants opposés à cette mesure

Le ton du discours ministériel a été tempéré par les services de Xavier Darcos, qui ont rappelé qu’il ne s’agissait là que de «propositions au conditionnel» sans «rien de ferme».

Les syndicats enseignants ne semblent pas enthousiastes. Pour Jérôme Crozat, chargé de la communication de l’Unsa-Education, cela «pourrait introduire de la suspicion dans l’établissement». Selon lui, il est «essentiel que, malgré tout, il y ait de la confiance entre personnels et élèves».

Xavier Darcos soumettra formellement sa proposition mercredi prochain lors d’une réunion avec les associations de parents d’élèves, à laquelle les syndicats enseignants n’ont pas été conviés.

 

Deux enfants soupçonnés de vol de vélos interpellés à la sortie de l’école
Article AFP

Deux cousins de 6 et 10 ans, soupçonnés de vol de vélos, ont été interpellés mardi à la sortie de leur école de Floirac (Gironde) et emmenés au commissariat, provoquant l’indignation de la mère de l’aîné et l’annonce d’une enquête interne par le ministère de l’Intérieur.

 

 

 

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Photographe : Jean-Pierre Muller AFP :: Aïcha Ouachin, la mère de l’enfant de dix ans soupçonné de vols de vélos, répond aux questions des journalistes, le 21 mai 2009 à Floira

 

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Photographe : Jean-Pierre Muller AFP :: Vue prise le 21 mai 2009 de l’école primaire Louis Aragon, à Floirac où deux garçons, âgés de 6x et 10 ans, ont été interpellés la veille

 

photo : Jean-Pierre Muller , AFP

 

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La police a agi sur requête d’une mère de famille qui avait déposé plainte pour vol et qui a pensé reconnaître ses vélos -l’un dérobé la veille, l’autre disparu depuis deux ans- aux mains des deux garçonnets, a précisé jeudi à la presse le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Albert Doutre.

Les enfants ont été interpellés « très judicieusement un peu à l’écart du groupe scolaire » après la fin de la classe, avant d’être conduits « sans menottes ni rudoiement » au commissariat situé à proximité, où leurs mères les ont ensuite rejoints, afin d’établir leur identité et d’être auditionnés, a-t-il précisé.

Deux équipages et six agents de police ont été mobilisés pour emmener au poste de police les garçonnets, la plaignante, ses deux enfants et les bicyclettes.

Aïcha Ouachin, la mère de l’aîné, a déclaré avoir été prévenue de l’interpellation de son fils par des enseignants et a affirmé à l’AFP qu’il avait passé « environ 45 minutes » au poste avant son arrivée, quand le DDSP évoque un délai de « 5 minutes ».

« Les mineurs ont été entendus (respectivement) une heure trente et deux heures » et un compte-rendu a été fait « à deux substituts du procureur », a précisé M. Doutre, qui « assume de bout en bout » cette intervention menée avec « tact et discernement ».

Le ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a toutefois demandé au directeur général de la police nationale l’ouverture d’une enquête interne.

Dans un communiqué, le parquet de Bordeaux a souligné que « lorsque ses services ont été avisés, les mineurs se trouvaient déjà au poste de police ».

Au terme de l’audition, il s’est avéré que le plus jeune des mis en cause avait effectivement « emprunté », selon ses dires, le vélo disparu la veille, alors que « l’enquête se poursuit » pour déterminer à qui appartient le second, a précisé le responsable policier.

« La dame a porté plainte. Il n’y pas de souci: elle vient me voir, ou la police vient à la maison, et moi, je leur fournis la preuve que c’est mon vélo », a réagi Aïcha Ouachin, qui se dit « choquée » par la procédure.

Que les policiers « aillent voir le directeur (de l’école), qu’ils demandent les coordonnées du gamin et qu’ils viennent à la maison, ou qu’ils nous convoquent », a admis Mme Ouachin, mais là, « je suis choquée qu’ils viennent chercher des gamins à la sortie de l’école devant tous leurs camarades ».

« Il y avait d’autres moyens d’agir » pour entendre « ces gamins qui n’ont jamais fait parler d’eux », a aussi estimé Jean-Jacques Puyobrau, adjoint au maire de Floirac.

Aymed Korbosli, secrétaire régional de l’Unsa-police-le-syndicat-unique, a quant à lui affirmé que la responsabilité de ce type d’interventions incombait à sa hiérarchie qui exige « de la quantité, pas de la qualité », au « manque d’effectifs » et « à la religion du chiffre et des statistiques ».

Dans un communiqué, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a déclaré qu’il « s’interrogeait sur les circonstances de l’interpellation » alors que le SNUIpp-FSU, principal syndicat d’enseignants du primaire, a évoqué une arrestation « choquante et démesurée » qui « heurte profondément l’ensemble des enseignants, des éducateurs et des parents d’élèves ».

 

 

Emotion après l’arrestation de deux enfants de 6 et 10 ans à Floirac

LEMONDE.FR

Le ministère de l’intérieur a demandé une enquête à la suite de l’interpellation, mardi 18 mai, de deux enfants de six et dix ans par la police à la sortie de leur école à Floirac (Gironde), ce qui a scandalisé leur entourage et le monde enseignant. Les policiers ont affirmé avoir agi en toute légalité dans cette affaire, révélée jeudi par le quotidien régional Sud-Ouest.
Selon des témoins, deux véhicules et six fonctionnaires de police sont venus chercher vers 16 h 30, heure de la sortie de l’école, les deux enfants, deux cousins que la mère d’un autre élève avait dit avoir vus au guidon de vélos lui ayant été dérobés. Les enfants sont restés deux heures dans les locaux de la police à Cenon, commune de la banlieue bordelaise voisine de Floirac, le temps que leurs parents fournissent des explications. « Mon fils a été interpellé ici, ils l’ont fait descendre de son vélo, ils l’ont embarqué dans la voiture avec son vélo. Ils ont attendu le petit de six ans qui est arrivé derrière, et ils ont fait la même procédure », a raconté à la presse devant l’école la mère de l’enfant le plus âgé, Aïcha Ouachim. « Moi j’ai été informée par la maîtresse du plus petit, qui est en maternelle », a-t-elle ajouté, affirmant par ailleurs avoir fourni la preuve que le vélo que conduisait son fils n’avait pas été volé. Elle a précisé que son fils ne voulait plus aller à l’école.

 

 

Deux enfants de 6 et 10 ans arrêtés par la police devant leur école

article Libe.fr

POLICE - Deux enfants de 6 et 10 ans ont été arrêtés par la police, à la sortie de leur école mardi soir, à Floirac dans la banlieue de Bordeaux. Les deux enfants étaient soupçonnés d’un vol de vélo révèle le quotidien Sud-Ouest dans son édition de jeudi. Les deux petits ont été interpellés par six fonctionnaires de police alors qu’ils s’apprêtaient à rentree chez eux sur leur vélo. Emmenés au commissariat de Cenon, le plus âgé des deux a été entendu pendant plus de deux heures et demie. Il a du s’expliquer en présence de sa mère sur l’origine de son vélo. Une bicyclette qui lui avait été offerte, il y a plus d’un an. «On ne va pas chercher des enfants de 6 et 10 ans à la sortie de l’école s’indigne la mère de l’un d’entre eux, Aïsha Ouachin. Hier, il n’a pas voulu aller à l’école, il avait honte. Comment voulez-vous qu’ils respectent la police après ça ? »

S.L.

Arrêtés à 6 et 10 ans pour
le vol… de leur propre vélo

C.J. (lefigaro.fr)

Six policiers ont arrêté mardi deux petits garçons , accusés à tort d’avoir volé un vélo. Les enfants ont subi deux heures d’interrogatoire avant d’être relâchés. Un dispositif démesuré qui scandalise les parents d’élèves de l’école Louis-Aragon de Floirac.

coeur-A la sortie de l’école, mardi, alors qu’ils enfourchaient leurs bicyclettes, une bien mauvaise surprise attendait Hicham, 10 ans, et un petit camarade de 6 ans, six policiers et deux véhicules de police. Accusés à tort d’avoir volé un vélo, les deux petits élèves de l’école élémentaire Louis-Aragon de Floirac, en Gironde, ont été arrêtés devant leur établissement et ont passé deux heures d’interrogatoire au commissariat avant d’être relâchés, a révélé jeudi le quotidien Sud-Ouest. Une débauche de moyens qui a scandalisé les parents d’élèves de l’école. «On n’a pas vraiment vu ce que la police faisait mais s’ils se mettent à traiter des enfants comme des grands délinquants, où va-t-on !», a témoigné une maman à Sud Oust après-midi la mère d’une élève.

«C’est honteux», a dénoncé de son côté Aïsha Ouachin, la maman d’Hicham. «Il y avait d’autres façons de procéder. J’ai vécu des minutes d’angoisses quand Hicham sort de l’école, il récupère Simon, son petit frère de 4 ans qui est à l’école maternelle. Mardi, je n’ai personne lorsque la directrice de l’école maternelle m’a demandé de venir récupérer le petit», poursuit la jeune femme qui compte protester par écrit au président de la République, aux ministères de l’Intérieur et de l’Education et saisir le procureur de la République. Aïsha Ouachin est d’autant plus indignée que son fils n’a jamais volé le dérobé à l’origine de l’affaire.

 

«Des élèves se demandent si leurs camarades ont été en prison»

Tout a commencé avec la plainte émanant de la mère d’une petite fille, elle aussi scolarisée à Louis-Aragon. «Sa fille a cru reconnaître dans la rue un vélo qui avait été volé à son frère», a raconté Olivier Billand, le directeur de l’établissement à LCI. «La mère a alors discuté avec le petit garçon juché sur le vélo et lui a demandé de rendre l’engin, ce qu’il a refusé. Cette femme est alors venue me voir pour me demander de confisquer ce vélo, en me disant que dans le cas contraire, elle porterait plainte». Mais le directeur refuse d’obtempérer. «Je n’aurais pas eu le droit de confisquer ce vélo, c’était parole contre parole», souligne Olivier Billand. La bicyclette d’Hicham est en effet un cadeau qu’il a reçu, il y a plus d’un an. Aïsha Ouachin a ainsi fourni une attestation sur l’honneur du donneur, un adjudant-chef de la base aérienne 106, à Mérignac. En outre, La mère qui avait cru reconnaître le vélo de son fils aurait finalement pu récupérer la bonne bicyclette.

Pour le directeur de l’école Louis-Aragon, l’intervention policière de mardi est «ahurissante». «S’ils m’avaient posé la question, je leur aurais dit de contacter les familles, pour régler ça autrement. Aujourd’hui, il y a des élèves qui se demandent si leurs camarades ont été mis en prison, il va falloir que je passe dans les classes lundi pour en discuter», regrette Olivier Billand. Contrairement à son compagnon d’infortune, Hicham, perturbé par l’histoire, n’est pas revenu en cours depuis sa mésaventure. Michèle Alliot-Marie a demandé l’ouverture d’une enquête interne jeudi.

Cette affaire suscite d’autant plus de remous que ce n’est pas la première fois que des policiers de l’agglomération bordelaise sont taxés d’excès de zèle. À plusieurs reprises en mars, des cyclistes ont par exemple été interpellés à Bordeaux pour infractions au Code de la route ou état d’ivresse. Ils ont dû se déshabiller puis ont placés en garde à vue, rappelle Sud Ouest.

Dans un communiqué, Frédéric Lefebvre, l’un des porte-paroles de l’UMP, a jugé ce fait «inadmissible» et demandé une enquête pour comprendre les circonstances de l’incident.

 

 

 

 



Communiqué FCPE

Logo FCPE

Communiqué 1 :

Jardins d’éveil : palme de la « poudre aux yeux »

« Palme de la poudre aux yeux » : c’est la palme que la FCPE compte décerner au secrétariat d’Etat à la famille pour les jardins d’éveil.

Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille vient d’annoncer l’ouverture des appels à candidature auprès des collectivités locales, entreprises ou administrations pour l’ouverture des jardins d’éveil.

Ces jardins d’éveil devront offrir 8 000 places de garde pour les enfants de 2 à 3 ans d’ici 2012. Or, 8 000 places en jardin d’éveil, cela ne concerne en réalité que 1% des enfants de cette classe d’âge !

Afin que les 99 % d’enfants restant puissent intégrer l’école si leurs parents le souhaitent, le ministre de l’Education nationale devra bien maintenir les postes d’enseignants qu’il comptait supprimer.

Les parents ne sont pas dupes, ils savent où sont les véritables ambitions éducatives pour leurs enfants : à l’école maternelle et non pas dans les jardins d’éveil.

Pour la FCPE, la non scolarisation des 2/3 ans ne repose ni sur une logique éducative, ni sur une rationalisation des coûts, la seule motivation du gouvernement est de réduire à tout prix le budget de l’Education nationale.

Elle rappelle également que les rapports de la Cour des comptes et de la commission des finances du Sénat ont conclu en faveur de l’efficacité de l’école maternelle mais aussi de son coût moins élevé pour les finances publiques que celui des autres structures…

La FCPE rappelle que l’école maternelle est gratuite donc 100% moins cher pour les familles. Elle est présente sur tout le territoire français.

Elle est le seul lieu qui accueille tous les enfants sans distinction.

Communiqué 2 :
Chers amis,

Vous avez été nombreux à vous étonner de découvrir le nom de votre établissement dans la liste des établissements « expérimentateurs » de la réforme de la classe de seconde, alors que votre conseil d’administration n’avait à votre connaissance rien voté de ce type.

A peine, dans le meilleur des cas, aviez vous réfléchi à des modifications de votre projet d’établissement et demandé quelques  aménagements !

Alors cette expérience vécue par un conseil local FCPE qui nous en a fait part peut vous servir :

« A la découverte du nom du lycée dans la liste du journal la Croix, les parents d’élèves FCPE et les enseignants ont interrogé le proviseur qui a commencé par nier l’application de pans de la réforme, disant qu’il s’agissait simplement d’une liste avec contrats d’objectifs intéressants et que la collusion malheureuse de cette liste avec une interview du Ministre avait créé la confusion !

Finalement, les personnels ont, après une entrevue houleuse, exigé et obtenu  un CA extraordinaire. La convocation portait étonnamment la motion « application des pans de la réforme ». Plus question de déni… Finalement, les élus du conseil d’administration  avait bien compris…

Le proviseur expliqua que par hasard (!) le contrat d’objectif voté lors d’un CA précédent, « collait avec des pans de la réforme » et qu’il n’avait pas pensé à l’expliquer ainsi en temps et heures. Apprenant comme tous par la presse que son établissement faisait partie des lycées « expérimentateurs », il s’était positionné et depuis il faisait tout pour obtenir des moyens supplémentaires pour son établissement etc, etc.

Ce contrat d’objectifs ayant été valablement voté par un CA précédent (en fait, uniquement  par son équipe, les autres s’étant abstenus ou ayant voté contre), le proviseur  a demandé une confirmation des votes.

Les élus ont  expliqué que les objectifs étaient une chose, l’étiquette « réforme Darcos » une  autre  et qu’ils demandaient la suppression de cette « appellation » même si la conséquence en était la perte des moyens supplémentaires « récompense » du service rendu au ministre »..

Finalement, le proviseur a proposé une motion écrite par ses soins( !). Celle-ci a été modifiée légèrement, puis votée par le CA. »

Bien entendu, il vous faudra ensuite de communiquer localement et départementalement sur la façon dont le ministre se rachète une image auprès des citoyens en annonçant que la réforme tant décriée est malgré tout adoptée par un nombre non négligeable de lycées… Tenez-nous informés également !

Bien cordialement,

Christiane Allain,

Secrétaire générale



Plaisir d’offrir, joie de recevoir…

Commandez vite votre médaille du bachelier!!!!

Elle est disponible à partir du 19 mai, la fameuse médaille du bachelier promise par Xavier Darcos…
Qui a dit qu’il ne tenait pas ses promesses ?
Voilà enfin une réponse aux problèmes urgents de l’école…

Voici l’objet:

Plaisir d'offrir, joie de recevoir... dans Actualités h-20-1542552-1242747418

17 euros

disponible également le pins:

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et le presse-papier du bachelier, tous deux à 5 euros.

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Wow! L’Education Nationale avait vraiment BESOIN de ça de toute urgence, on a le sens des priorités…

 



Mouvements universitaires

Blocage des universités : Pécresse veut consulter les étudiants par Internet

LEMONDE.FR avec AFP

La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s’est dite favorable mercredi 20 mai au fait de consulter les étudiants par Internet quand il s’agit de voter ou non le blocage d’une université, alors que « la situation se normalise » sur les campus après quatre mois de conflit.

« Les consultations directes par internet des étudiants qui ont eu lieu au cours des dernières semaines ont toutes donné le même résultat : ‘contre les blocages’. Je souhaite qu’(elles) soient généralisées dans toutes les universités« , a déclaré Mme Pécresse devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député Olivier Jardé (Nouveau Centre, Somme).

De son côté, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a plaidé en faveur de la mise en place, à l’avenir, d’un « système de vote démocratique » qui, selon lui, devrait être, « par bulletin secret, envoyé à domicile à tous les étudiants pour qu’ils se prononcent sur les mouvements de grève dans leurs établissements ».

Amenée à s’exprimer également sur la question des examens de fin d’année, Mme Pécresse s’est voulue rassurante. « Nous prendrons le temps qu’il faudra pour les rattrapages », a-t-elle souligné, en précisant qu’une « vingtaine d’universités [avaient] prévu d’organiser ses examens jusqu’en septembre et de décaler les sessions de rattrapage notamment en septembre ».

 

Grève à la fac: le point sur les blocages

L’emblématique Paris-IV Sorbonne a voté mardi la reprise des cours dès la semaine prochaine. Plusieurs facs restent perturbées, six sont bloquées. Etat des lieux.

Article Libé.fr

Mouvements universitaires dans Revue de presse photo_0302_459_306_40382

DR

 

Signe d’essouflement? Les universités parisiennes, en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l’emblématique Paris-IV Sorbonne, ont voté mardi le déblocage. Selon le dernier décompte, six facs en France restent bloquées. Etat des lieux.

A l’issue d’une assemblée générale houleuse, enseignants, étudiants et personnels de Paris-IV ont voté la reprise des cours à partir de lundi prochain et la tenue des examens dans la semaine du 22 au 26 juin, comme l’avaient décidé auparavant la direction de l’université et ses trois conseils.

«Les sujets et questions posées (lors des examens) devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d’enseignement», ont décidé ces conseils.

Quelques heures auparavant, l’AG de Paris-I Tolbiac avait voté le déblocage dans des termes similaires, tandis que celle de Paris-III avait entériné le déblocage mais jusqu’au 3 juin et les examens dès la semaine prochaine.

Toulouse II, Aix, Lyon-II…

Six universités restent en partie bloquées, tandis que dans une poignée d’autres (Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II) les modalités des examens sont en discussion.

A Toulouse II, la tentative de déblocage du président a échoué (Lire LibéToulouse). A Aix-Marseille-I, Amiens, Caen, Nancy-II et Reims, certains départements sont toujours bloqués. Les facultés concernées sont en général celles de lettres et sciences humaines.

A l’inverse, les universités de Lille-III et Saint-Etienne ont été débloquées en début de semaine. Quant à Montpellier-III, une alerte à la bombe, qui s’est révélée sans fondement, avait entraîné lundi après-midi l’évacuation du campus.

(Source AFP)

 

Universités: les blocages s’achèvent, pas le conflit

Article 20minutes.fr

La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy 2 est fermée administrativement depuis plusieurs semaines.

La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy 2 est fermée administrativement depuis plusieurs semaines. /POL EMILE/SIPA

 

EDUCATION – Les cours ont repris dans les facs parisiennes en pointe de la contestation mais certains visent déjà la rentrée de septembre…

«Je comprends ceux qui sont inquiets pour leurs examens, mais nous ne pouvons pas lâcher maintenant. Sinon, nous donnons un mode d’emploi au gouvernement pour les conflits à venir: faire durer le mouvement jusqu’à mai pour que les profs reprennent les cours et signent la fin de la mobilisation.» C’est l’inquiétude que confiait début mai à «20 Minutes» Bruno Truchet, enseignant-chercheur et élu Snesup à l’université de Provence, est-elle devenue réalité?

Le déblocage, mardi, des universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l’emblématique Sorbonne, marque en effet un tournant dans le mouvement des étudiants et enseignants-chercheurs. Dans les assemblées générales, la balance a fini par pencher en faveur de la tenue des examens, le ministère et une majorité de présidents d’universités refusant les solutions alternatives telles que la neutralisation du semestre ou sa validation automatique.

Six universités encore très perturbées

Pour autant, la contestation qui dure depuis seize semaines ne paraît pas stoppée, et il n’est pas encore certain que les examens se tiennent dans tout le pays. «Malgré la tendance à la reprise des cours qui est générale, il subsiste quelques perturbations», a reconnu Valérie Pécresse ce mercredi à l’Assemblée nationale, citant les cas des universités de Caen et d’Amiens, toujours bloquées.

«Point fort» de la contestation, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, Toulouse-II Le Mirail reste également bloquée, à l’instar de certains départements- en général de lettres et sciences humaines – des universités d’Aix-Marseille-I, Nancy-II et Reims (lire encadré).

Les modalités d’examens en discussion

Et quand bien même les blocages sont levés, de gré ou de force, les discussions sur les modalités d’examens sont encore nombreuses, comme à Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II. «Tout n’est pas fini. Il est possible que des groupuscules viennent perturber la reprise des cours et les examens, entraînant l’annulation de certaines épreuves», s’inquiète ainsi l’UNI.

Si le syndicat étudiant (à droite) estime que ces poches de résistance ne relèvent plus d’un problème universitaire mais d’ordre public, les signes de désaccord entre la communauté étudiante et enseignante et la ministre persistent.

Des professeurs de Paris-III, Paris-IV ou de l’Université de Strasbourg ont fait savoir qu’ils avaient accepté la reprise des cours «pour sortir du piège des examens», tout en ajoutant: «Nous ne céderons pas!» sur les réformes. Malgré les gestes successifs du gouvernement (concessions sur le décret du statut des enseignants-chercheurs, reculs sur la formation des enseignants, bourses maintenues pour les étudiants dont les examens sont reportés…) des inquiétudes subsistent.

Rendez-vous en septembre

Plus globalement, le conflit a révélé une crise profonde. «Quelle que soit l’issue du mouvement, le problème de l’université ne sera pas réglé», déclarait fin avril dans «Le Monde» le philosophe Marcel Gauchet, qui a été depuis l’un des 29 premiers signataires du «Manifeste pour refonder l’université française». Au menu de ces refondateurs, dont le premier débat s’est tenu ce mercredi: apporter des réponses à l’échec élevé en licence, à la concurrence des grandes écoles ou aux problèmes de gouvernance des universités.

L’Unef, syndicat étudiants (à gauche), appelle ainsi à inscrire le mouvement dans la durée et à participer massivement aux deux journées de mobilisation le 26 mai et le 13 juin. D’autres voient plus loin et visent déjà la rentrée de septembre pour reprendre le flambeau de la contestation.

Catherine Fournier (avec agence)

A Reims, les forces de l’ordre sont intervenues ce mercredi matin pour déloger sans incidents une vingtaine d’étudiants qui campaient depuis début avril sur le campus de l’université qu’ils bloquaient. Une assemblée générale a «pris acte» de l’intervention policière et décidé que les étudiants et enseignants hostiles à la réforme se contenteraient désormais d’arborer des signes ostentatoires de cette opposition.
A Nancy-II, quelque 300 étudiants de la faculté de lettres et de sciences humaines, fermée par décision administrative à la suite de son blocage, ont voté mardi la reprise des cours tout en la conditionnant à un accord sur des «évaluations» de fin d’année qui remplaceraient les partiels.

 

Les universités sortent enfin de la crise

Marie-Estelle Pech
Article Le Figaro.fr
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Assemblée générale des étudiants, le 7 mai dernier à la Sorbonne. L'établissement parisien était le fer de lance du mouvement.
Assemblée générale des étudiants, le 7 mai dernier à la Sorbonne. L’établissement parisien était le fer de lance du mouvement. Crédits photo : Nicolas TAVERNIER/REA

Après seize semaines de conflit, les établissements les plus radicaux, comme Lille-III et la Sorbonne, ont décidé, mardi, le déblocage.

coeur- dans Université et enseignants chercheursLes derniers verrous d’opposition aux réformes gouvernementales dans l’enseignement supérieur ont sauté mardi. Les universités Paris-IV, Paris-III et Lille-III ont décidé de lever les blocages, quinze semaines après le début du conflit. Seules six universités, Toulouse-II, Aix-Marseille-I, Caen, Reims et Nancy-II, sont encore bloquées. Fer de lance du conflit, avec son président, Georges Molinié, notoirement hostile aux réformes universitaires, Paris-IV-Sorbonne aura été l’établissement perturbé le plus longtemps. Certes, les conseils de l’université et Georges Molinié appelaient depuis quelques semaines à la levée des blocages mais affirmaient aussi que «le mouvement devait se poursuivre et s’amplifier face à un gouvernement autiste».

Mardi matin, ils ont changé de ton et voté la reprise des cours «pour ne pas pénaliser les étudiants». Cette décision a certainement influencé l’assemblée générale des enseignants et des étudiants, qui, dans l’après-midi, appelaient à la levée des blocages. La lassitude des enseignants, reconnaît Valérie Robert, maître de conférences et membre de Sauvons l’Université, a joué contre le mouvement. Ces derniers étaient de moins en moins nombreux à défiler dans les rues. Le calendrier a également eu raison de la protestation. À l’approche des dates d’examens, les blocages sont devenus impopulaires, même auprès d’étudiants hostiles aux réformes.

«Le blocage et l’absence de cours depuis plus de trois mois nuisent gravement à l’avenir des étudiants les moins favorisés, et portent préjudice à notre université», explique ainsi Jacques, enseignant à Paris-IV, «gréviste et manifestant dès le début du mouvement», qui a signé ces jours-ci, comme de nombreux collègues, une pétition pour la levée des blocages.

Certains grévistes ont également estimé avoir eu gain de cause sur quelques points. La modification de leur statut a été moins importante que prévu. Le gouvernement a par ailleurs promis qu’aucun emploi ne serait supprimé à l’université l’an prochain. Enfin, «certains présidents d’université voyaient planer la menace de ne pas voir valider l’année universitaire au-dessous d’un certain nombre d’heures de rattrapage», affirme Valérie Robert, qui estime que cette menace du ministère a pu jouer en faveur d’une reprise des cours, notamment à Paris-IV.

 

Mesures en faveur des boursiers

La levée des blocages intervient par ailleurs au lendemain d’une réunion entre les syndicats étudiants et la ministre, Valérie Pécresse, qui a donné des «garanties» concernant les conditions de passage des examens et la situation des étudiants dont les cours ont été perturbés par des blocages. Elle a notamment promis un mois de bourse supplémentaire pour les boursiers contraints à des examens en juillet ou septembre. Aucun ne sera privé de bourse en 2010 pour des raisons liées à son assiduité lors du deuxième semestre.

Ces mesures ont été saluées par l’Unef, premier syndicat étudiant, même s’il a souligné qu’elles ne «levaient pas les inquiétudes qui s’expriment sur le fond» du conflit. Ces garanties ont certainement apaisé les craintes de certains étudiants qui ont pris part au mouvement, parfois de façon très active. Mardi, en marge d’un déplacement, Nicolas Sarkozy affirmait qu’en bloquant les universités, on «prive les étudiants d’avenir». Il a plusieurs fois affirmé qu’il ne reviendrait pas sur les réformes. Les grévistes ne s’avouent pas pour autant vaincus. Si les examens auront lieu à Paris-III, autre bastion de la contestation avec Paris-IV, les contestataires promettent que le mouvement reprendra «après les examens» et «au retour des vacances d’été». Une affirmation qui paraît aujourd’hui prématurée, alors que les acteurs du conflit s’avouent eux-mêmes épuisés après quatre mois de bras de fer avec le gouvernement.

» La faculté, grande perdante d’un interminable bras de fer

» INTERVIEW – Pécresse : «Nous avons payé le prix de 25 ans de passivité»

» BLOG – Victoire politique pour l’université

 



Universités : l’autonomie à l’épreuve des faits

Article le Monde.fr

Le gouvernement ne reviendra « jamais » sur le principe de l’autonomie des universités. Par deux fois, jeudi 14 mai, le président de la République et le premier ministre ont rappelé leur attachement à la loi relative aux responsabilités et aux libertés des universités (LRU) d’août 2007.

Pourtant, à en croire les présidents d’université qui en tirent un premier bilan, cette autonomie semble être rognée de toute part depuis sa mise en oeuvre le 1er janvier. Cinq mois après le transfert de nouvelles compétences en matière de budget et de gestion des ressources humaines à 18 universités, leurs présidents se sont émus, le 14 mai, devant Nicolas Sarkozy, de la lourdeur des contrôles administratifs.

«  Nous avons véritablement le sentiment d’être moins autonomes qu’avant, estime Alain Brillard, président de l’université de Haute-Alsace. Nous sommes contrôlés sur tout. Par exemple, alors que nous devons faire voter au prochain conseil d’administration une décision budgétaire modificative, mon secrétaire général a de suite été convoqué par le rectorat pour expliquer cette décision. »

Circulaires, injonctions, demandes de précisions, les exigences de l’administration centrale ou des rectorats s’accumulent. « Il faut systématiquement demander l’avis de l’administration avant l’ouverture de postes de titulaire, alors que nous sommes autonomes sur ces questions ! », tempête Gilbert Béréziat, vice-président de l’université Paris-VI. « En clair, nous voulons des contrôles a posteriori, et non plus a priori« , traduit Lionel Collet (Lyon-I), président de la Conférence des présidents d’université.

Au-delà, la loi LRU est fragilisée après la publication, le 23 avril, du nouveau décret statutaire des enseignants-chercheurs. Certes, explique Lionel Collet, « le décret représente une avancée, puisqu’il prévoit la reconnaissance d’autres activités que le seul enseignement et la recherche, et qu’il permet aux universités de moduler le service de leurs enseignants-chercheurs. En revanche, concernant la gestion des promotions, c’est le statu quo ».

Le nouveau texte confie au Conseil national des universités (CNU), instance collégiale, le soin d’évaluer les universitaires, mais aussi de gérer la moitié des promotions des enseignants-chercheurs de chaque université. « L’autonomie des établissements s’efface derrière le CNU », en conclut Jean-Charles Pomerol, le président de Paris-VI, dans une analyse publiée sur le site de son établissement. « Comme en quarante ans d’enseignement supérieur je n’ai jamais vu une seule promotion du CNU se faire sur la base de l’investissement de l’enseignant dans l’établissement et du service rendu aux étudiants, il est heureux que 50 % des promotions soient restées de la responsabilité de l’établissement. »

« La communauté universitaire souhaitait un équilibre entre le local et le national, constate Alain Brillard. L’important, désormais, est de travailler à restaurer la confiance vis-à-vis de la loi LRU. »

« CONTRE-POUVOIRS »

Car la loi sort également « fragilisée par le mouvement actuel, assure Jean-Louis Fournel, du collectif Sauvons l’université. La concentration du pouvoir entre les mains de quelques enseignants élus au conseil d’administration rompt avec le principe de collégialité de l’université ».

Ce constat est partagé par les signataires du Manifeste pour la refondation de l’Université française, publié le 16 mai par la revue Mauss. « Il est indispensable de concevoir des montages institutionnels qui assurent au corps universitaire de réels contre-pouvoirs face aux présidents d’université et aux conseils d’administration, ce qui suppose des aménagements significatifs de la loi LRU. »

Les présidents d’université ne se disent pas hostiles à une révision des modes d’élection des conseils d’administration (CA), et de leur rôle. « Chaque établissement doit pouvoir définir sa propre gouvernance, voir ce que le CA peut déléguer comme pouvoir au conseil scientifique, à celui des études et de la vie universitaire, ou à ses composantes, estime Lionel Collet. C’est l’essence même de l’autonomie. » Cela passe par une modification de la loi LRU.

Philippe Jacqué

 

 



Mirail : le président et les bloqueurs campent sur leurs positions

Article Libé-toulouse.fr

UNIVERSITÉ. Panneaux de chantiers montés en barricades aux entrées : le déblocage par des ouvriers protégés par des CRS ce samedi 16 mai de la faculté du Mirail n’aura duré qu’une journée.

En effet, dans la soirée de ce dimanche 17 mai,  les bloqueurs ont à nouveau repris l’initiative dans le conflit qui rentre dans sa seizième semaine.

Daniel Filâtre, le président de l’université espère toujours organiser une session d’examen fin juin, tandis que les partisans de la validation automatique campent sur leurs positions.

Résultat : l’ambiance se tend de jour en jour. «Ça part en vrille. Cela  risque de mal se finir », pronostique Marie, une étudiante venue aux nouvelles ce lundi 18 mai sur le campus.

11h00. Fac du Mirail. «On ne parle pas à la presse, attendez l’un des porte parole de l’assemblée générale», indique Sébastien  aux journalistes présent à l’entrée de l’Arche, le bâtiment occupé par les bloqueurs de l’Université.

Côme, 20 ans, l’un des dits porte paroles, étudiant en deuxième année de licence d’histoire, improvise un point presse. «Daniel Filâtre a tenté de briser la grève en faisant débloquer la fac, dit-il. C’est un coup de bluff qui n’entame pas notre détermination à obtenir la validation automatique des examens et l’abrogation de la réforme. Nous ne lâcherons pas même au risque de passer pour les derniers des mohicans».

«Ce que nous ne sommes pas, ajoute Côme. La Coordination nationale universitaire comptabilise encore 20 facultés en grève. Au Mirail, les ag rassemblent toujours prés de 2000 de participants dont 80% d’étudiants et de professeurs favorables au blocage. Les antis-bloqueurs tels que les membres du Déblocage actif des amphithéâtres, les «Dadas» ne sont qu’une dizaine d’étudiants proches de l’extrême droite».
La position de Ludivine Labbé porte parole de L’Union nationale des étudiants de France (Unef), se veut moins «radicale». La jeune femme, partisane du blocage «jusqu’à nouvel ordre » est cependant favorable à une solution négociée sur la question des examens. Elle propose «soit la mise en place d’une session  très allégée avant le mois de juillet, soit la banalisation. Mais le déblocage ordonné ce samedi par le président est maladroit. Cela ne nous met pas en confiance pour discuter»

Sur le campus du Mirail il y a aussi des professeurs comme Patrick Cabanel, opposé «à la réforme et au blocage : Les victimes dans tout ça ce sont les étudiants inscrits dans les trois premières années de cursus universitaire, martèle-t-il. La fermeture de la fac c’est sa mort à petit feu. On tétanise les gens». Au passage, il critique aussi ses collègues grévistes qui «continuent à percevoir leur salaire après trois mois de grève : en réalité ils font de la sélection dans leurs activités en continuant la direction de thèses et leurs recherches». 

Dans son bâtiment mollement gardé par une paire de vigiles, Daniel Filâtre le président de l’université  est «profondément inquiet». Il multiplie les réunions avec les syndicats et son équipe pour tenter d’organiser une session d’examen  à la fin du mois de juin. «Je ne comprends pas la position des bloqueurs, dit-il. Une centaine d’individus prend en otage 18 000 étudiants. Leur responsabilité est lourde. Pour ma part je ne donnerais pas le semestre sans examens. La validation automatique est la pire des solutions. Quand au gouvernement je lui reproche d’avoir voulu réformer sans négocier. Nous n’avions vraiment pas besoin de cela».

Dans les couloirs, une secrétaire commente : «Au final, on va faire passer des examens en sachant que les professeurs vont les donner. Chacun  veut sauver la face. En attendant on a 16% d’inscriptions en moins pour l’année prochaine».

J-M.E

 



Forum :services publics à Nîmes le vendredi 15 Mai 2009

nimes15/05/09

Téléchargez le tract :

Forum :services publics à Nîmes le vendredi 15 Mai 2009 dans Syndicats enseignants pdf tract service public nimes 15-05-09



Pétition : sauvegarde des services publics

Et oui, encore une pétition, mais celle-ci concerne tous les français et a son importance. Elle porte sur la sauvegarde des services publics.
Elle a été initiée par Michel Vauzelle, Président de la Région PACA, Député à l’Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux.

Si la pétition atteint 10 % du corps électoral, le gouvernement sera obligé de procéder à un référendum national (comme stipulé dans la Constitution) soit 4, 4 millions de signatures.
http://www.referendum-servicespublics.com/charte.html



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