3ème NUIT des ECOLES à GANGES (34)

Le collectif de parents d’élèves de la Communauté de communes (Ganges, Cazilhac, Brissac, Saint-Bauzille, Sumène) convie parents, enseignants, personnels Atsem, élus et tous citoyens intéressés, le vendredi 15 mai à la prochaine nuit des écoles qui se tiendra à l’école Publique de CAZILHAC cette fois-ci.
« Ou en sommes-nous, quelle école nous prépare-t-on pour demain ? », tel sera le thème de cette nouvelle soirée-débat.
Après une 1ère Nuit des écoles qui avait eu lieu le 23 janvier à Ganges, celle du 10 mars qui avait eu lien à Saint Bauzille cette nouvelle rencontre sera l’occasion de refaire le point sur les projets de réforme de M. Darcos pour la maternelle, l’élémentaire et le collège, sur les suppressions de postes envisagées dans les Réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté (Rased) et dans le corps enseignant, et sur les conséquences concrètes de tous ces changements pour les enfants du canton.
Parents et enseignants de la Communauté de communes continuent en effet d’être très inquiets pour l’avenir, et doutent fortement que les mesures décidées soient véritablement dans l’intérêt des enfants. Cette soirée sera pour tous l’occasion d’en débattre et d’échanger en toute ouverture et convivialité.
Les parents d’élèves de la communauté des communes Gangeoises restent mobilisés !!!!!



COMMUNIQUE DE PRESSE : COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER

DIMANCHE 17 MAI 2009

« Ils veulent couler l’école, Remettons-la à flot ! »

Depuis de nombreux mois, des collectifs de salariés de l’éducation et parents, mobilisés dans plus d’une cinquantaine de départements, luttent contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous.

Feignant de ne dénombrer que trois mille enseignants en résistance, qu’il assimile à « un noyau radicalisé et brutal », le gouvernement nie l’ampleur et la spécificité du mouvement de contestation (notamment sa durée et sa composition qui dépasse les préoccupations corporatistes).

Après les journées nationales d’actions du mardi 10 mars et du jeudi 2 avril, la Coordination nationale Ecole en Danger (réunie en 4° AG nationale le 18 avril à Chenôve) appelle à une nouvelle journée de mobilisation le dimanche 17 mai afin de permettre à chacun d’afficher son soutien au service public d’éducation.

Dans toute la France, seront organisés des rassemblements et pique-niques à proximité des plans d’eau, afin de montrer au gouvernement que ne nous sommes pas près de renoncer à un service d’éducation de qualité pour tous et que nous continuerons à sensibiliser la population sur la gravité des attaques portées contre l’école, de la maternelle à l’université, à travers les réformes Darcos et Pécresse.

Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école, remettons-la à flot !

Pour plus d’informations : http://ecoleendanger.17mai.over-blog.com



Communiqué de la coordination nationale des universités

La coordination nationale des universités s’indigne de la campagne de
diffamation orchestrée par la ministre, l’UMP, l’UNI et complaisamment relayée
par une grande partie des principaux médias.
Le mouvement de grève historique des universités qui dure depuis trois mois
n’avait jusque là trouvé qu’un bien faible écho dans la grande presse. Nos
revendications y ont été systématiquement déformées, réduite à la seule
question du statut des enseignants-chercheurs alors que l’ensemble de la
communauté universitaire est aujourd’hui en lutte pour contester la casse
systématique du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche
orchestrée par la politique du gouvernement et en particulier par la loi LRU.
Une politique qui touche aux valeurs qui nous sont les plus chères et dont les
victimes sont l’ensemble des personnels de l’université, enseignants comme
personnels administratifs, techniques et des bibliothèques et, bien plus
encore, les étudiants d’aujourd’hui comme ceux des générations à venir.
C’est pour cela que notre détermination ne faiblit pas. Il suffisait de se
rendre dans les Assemblées Générales le plus souvent massives de ces derniers
jours dans la plupart des universités pour s’en rendre compte.
La dernière coordination nationale des universités a rassemblé à la Sorbonne
les délégués de 64 universités mobilisées dont la plupart sont aujourd’hui
encore en grève et/ou bloquées. Elle a réunit, comme depuis le début de ce
mouvement, un front extrêmement large de toutes les catégories, de toutes les
tendances et sensibilités politiques, des étudiants, des personnels BIATOSS,
des doctorants précaires, des enseignants vacataires, des maîtres de
conférences, des chercheurs, d’honorables professeurs des universités, etc. Ce
sont ceux là probablement que le Figaro de mardi décrit comme un groupuscule
d’extrême gauche manœuvrant dans l’ombre. Ce serait simplement risible et
ridicule si cette manœuvre diffamatoire ne s’inscrivait pas dans un processus
de répression administrative et policier déjà entamé depuis longtemps par le
gouvernement contre le mouvement social.
C’est dans ce cadre que le député UMP Damien Meslot a déposé un projet de loi
prévoyant des poursuites et des amendes contre les universitaires et les
étudiants en lutte. Cette nouvelle attaque directe sur le droit de grève est
une provocation contre l’ensemble des salariés. Le droit de grève est une
liberté fondamentale et le choix de leur modes d’action ne peut revenir qu’aux
grévistes eux-même.
La communauté universitaire n’a fait le choix d’utiliser cette liberté
qu’après avoir tenté toutes les autres formes d’intervention possible pour
interpeller le gouvernement sur des lois insupportables et dangereuses. Elle
n’a eu comme réponse que l’obstination et le refus de toute réelle
négociation. Le gouvernement s’est rendu seul responsable de la situation
dramatique de blocage des universités. Il doit maintenant retirer
immédiatement les décrets largement rejetés et annoncer clairement un
changement radical de sa politique universitaire et une large concertation
avec l’ensemble de la communauté.

Pour joindre l’ensemble des porte-parole par mail :

porte-parole@cnu.lautre.net



Communiqué de L’UNL

Logo UNLA la suite de l’annonce des résultats des élections lycéennes au CSE, l’UNL a poursuit sa semaine sur cette bonne lancée en réussissant la manifestation du 1er mai ainsi qu’en organisant et réussissant son Conseil National durant les journées du 1er, 2 et 3 mai.

L’Union Nationale Lycéenne, le syndicat lycéen, a participé activement à la journée de mobilisation du 1er mai qui fut une grande réussite. Encore une fois, de nombreux lycéens se sont mobilisés pour défendre leur droit à l’avenir et lutter contre la politique actuelle du gouvernement. Les lycéens ont réaffirmé leurs inquiétudes concernant leur avenir et attendent encore des réponses de la  part du gouvernement.

Suite à cette mobilisation, l’UNL a tenu son Conseil National, lequel fut très constructif et a permis de travailler sur un dossier « réforme du lycée » qui sera remis à Richard Descoing dans les jours prochains. En effet, de nombreux débats tous aussi constructifs les uns que les autres au sujet de cette réforme ont eut lieu durant ce week-end, mettant à contribution tous les participants pour ce dossier rassemblant propositions et revendications des lycéens à propos de la réforme du lycée à venir.

Ce Conseil National a également permis de voir la montée de plusieurs personnes au Bureau National de l’UNL composé dorénavant ainsi :

Présidente : Lucie Bousser

Secrétaire Général : Antoine Evennou

Trésorier : Pierre Lejeune

Secrétaire Général Adjoint : François Lucchini

Secrétaire Nationale aux questions internationales : Juliane Charton

Secrétaire Nationale à la Démocratie Lycéenne : Clémence Abry-Durand

Secrétaire National à l’Orientation : Yoro Fall

Secrétaire National à la santé : Thomas Roller

Secrétaire Nationale aux Droits lycéens : Alizée Martin

Secrétaire Nationale à la Formation Militante : Clara Paul-Zamour

L’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen français, publiera dans les jours prochains un dossier rassemblant ses revendications et attentes concernant la réforme du lycée.

Lucie Bousser
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



Pour un lycée démocratique

lycée démocratique



« Consultation » académique des lycées

Logo FSU
Compte-rendu du CTPA du 27 avril

Le Ctpa était réuni afin de débattre sur les rapports (joints à cet envoi) établis par l’inspection dans le cadre de la « consultation sur l’avenir du lycée » commandée par le Ministre de l’Education Nationale. Deux consultations ont été menées ; l’une externe : Conseil Régional, Universités de Nîmes, Perpignan, Montpellier 1 et 2, école supérieure de commerce, chambre de commerce et d’industrie, chambre régionale des métiers, CESR, fédérations de parents Fcpe, Peep et Urapel ; l’autre interne : CTPA, CAVL, chefs d’établissements (séminaire académique, réunions départe-mentales), inspecteurs (séminaire académique), et dans les lycées de l’académie, consultation des équipes de direction, du CVL ou des délégués élèves, des représentants des personnels au CA et /ou au conseil pédagogique, des élus parents au CA.

Nous avons en premier lieu dénoncé la nature du dispositif imposé par le ministère, et en particulier le refus de consulter l’ensemble des personnels malgré les demandes faites par le Snes et par les collègues de nombreux lycées, ainsi que l’absence de consultation des organisations syndicales. Ce refus signifie-t-il que pour le ministère, l’avis de notre profession est sans intérêt ou alors trop susceptible de remettre en cause la politique menée?
Nous avons clairement indiqué qu’aucune réforme du lycée ne pourrait se faire sans prendre en compte l’avis et les demandes de nos collègues – ceux qui font fonctionner le système éducatif et en connaissent le mieux les problèmes – et nous avons renouvelé notre exigence d’une réelle consultation de toute la profession, qui signifie une réelle reconnaissance de ses qualités d’expertise, ainsi que des organisations syndicales.
Nous avons fait remarquer l’absence de référence au fait que le lycée avait su, dans les années 70-80, multiplier par près de 3 le nombre de bacheliers, et qu’il était important d’analyser les raisons, y compris structurelles et budgétaires, pour lesquelles la dynamique alors mise en œuvre n’avait pas perduré.
Nous avons réaffirmé la nécessité d’une réforme du lycée et rappelé que c’est à la fois pour son contenu, ses objectifs réels, la politique de suppressions massives de postes et d’abandon de toute ambition pour le système éducatif dont il était la traduction, que le projet de réforme des lycées du ministre avait été massivement rejeté : les mobilisations massives des personnels, des parents et des lycéens qui se sont développées tout au long de cette année scolaire traduisent l’exigence d’une réelle ambition pour le système éducatif, d’une politique budgétaire en rapport et d’une autre réforme.
Celle-ci doit avoir une dimension globale, ce qui implique au moins une réflexion sur l’articulation 3ème-2nde et sur la première année de l’enseignement supérieur, ainsi que sur l’enseignement professionnel.

Le dispositif choisi pour cette « consultation » avait sans aucun doute pour but de réduire autant que possible l’expression et les exigences des personnels. Pourtant, malgré le filtrage induit par les modalités choisies, même si plusieurs propositions relèvent avant tout de la commande institution-nelle et ne s’appuient sur aucune demande représentative, et même si ce n’est pas toujours avec autant d’intensité qu’il aurait fallu, ces 2 rapports dressent un constat relativement objectif : la réalité de la situation des lycées dans notre académie et des exigences de notre profession sont en grande partie prises en compte, ce qui est une nouvelle preuve de leur importance réelle.

Ainsi le rapport interne évoque sur plus d’une demi-page le « scepticisme à l’égard de la consultation », « explicitement soupçonnée d’arrières pensées », « la défiance », « l’incompré-hension entre le corps enseignant et le pilotage national de l’institution » (rupture aurait été plus proche de la réalité ?), pointe de « pesantes incertitudes » sur « la nature et les finalités du métier » dont « la hiérarchie des missions » et leur « sens même » devient « illisible » et conclut sur « l’expression de la défiance envers l’action publique » qui « se substitue à celle de la confiance dans la pérennité de l’institution et de ses valeurs ».
Ainsi la question des moyens, « presque toujours la première question abordée » par « les enseignants, les élèves et les parents », comme « préalable à toute évolution qualitative », la forte demande de diminution des effectifs par classe et de groupes allégés, mais aussi le dévelop-pement des heures supplémentaires qui a atteint « un point de blocage ».
Il ne fait aucun doute qu’une consultation de toute la profession aurait encore mieux rendu compte de sa détermination à défendre le Service Public d’Education et ses missions et de la signification politique de son attachement à ses valeurs, et qu’elle aurait permis de tracer d’emblée de premières pistes sur ce qu’il serait possible de faire avec des moyens à la hauteur. Mais était-ce bien le but du dispositif ministériel ?
Nous avons développé ces aspects, en insistant sur l’importance de renforcer le Service Public et ses missions, ce qui passe par une autre politique éducative y compris budgétaire et donc par le rétablissement des postes supprimés, et en reprenant les propositions faites dans de nombreux établissements (effectifs, groupes, dédoublements, soutien, passerelles …).

Sur la question de l’orientation, les élèves posent des questions qu’on ne peut pas ignorer et pour lesquelles ils se retournent d’abord vers leurs professeurs ; ce réflexe « naturel » risque d’être instrumentalisé pour justifier le transfert d’une partie au moins des tâches des Copsy sur les enseignants. Nous avons rappelé l’importance de la compétence professionnelle et du rôle des Copsy dont les tâches ne pourront en aucun cas être assumées par les enseignants, l’insuffisance et la diminution de leur nombre. Quant à leur transfert à la Région et à la mise en place de « services de l’orientation, placés sous la responsabilité des collectivités territoriales » (Copsy, représentants des parents et membres des chambres de commerce et d’industrie, rapport externe) c’est à la  demande … de la Région qui rêve de les utiliser à d’autres fins. Nous avons rappelé le refus massif de tout transfert aux Régions, de leur gestion comme de leurs missions.
Une autre question est celle de la trop grande irréversibilité de l’orientation aujourd’hui.
Nous devons avancer des propositions sur ces 2 points, en terme d’organisation et de travail en équipe sur le 1er, de modifications structurelles sur le 2ème : la multiplication de passerelles entre niveaux, séries et voies, et la mise en place d’enseignements de rattrapage sont de premières pistes.

En ce qui concerne l’organisation générale du lycée, nous avons rappelé la nécessité de maintenir les 3 voies professionnelle, technologique, générale, et d’une organisation en séries, l’importance du rôle de détermination de la 2nde, le refus de hiérarchisation des filières et l’importance d’une culture commune, ce qui n’a rien à voir avec un socle commun au rabais.
Si ces points sont assez bien pris en compte dans les rapports, nous avons indiqué que le Snes serait particulièrement vigilant à ce qu’ils ne servent pas de prétexte à mettre en place une réforme dont le but serait de « financer » les suppressions de postes.
Si la piste de la semestrialisation semble en perte de vitesse, nous avons fortement contesté les appréciations portées sur les modules et relevé l’ambiguïté sur ce que recouvre le mot « module ». Les modules tels que nous les connaissons et les pratiquons sont plutôt appréciés car ils permettent d’ouvrir des espaces pédagogiques profitables, mais il n’en va pas de même des modules tels qu’ils étaient conçus dans le projet Darcos, qui ont été largement rejetés au moins en l’état. Le rapport note toutefois que « l’organisation concrète [des modules] est souvent sujette à discussion, voire à opposition ».
Il pointe par ailleurs les difficultés réelles à trouver les « équilibres » entre disciplines dans le tronc commun.

Si l’importance du rôle du baccalauréat « que personne ne dit vouloir remettre en cause » est clairement reconnue, l’insistance mise sur le contrôle en cours de formation mérite toute notre vigilance. Nous avons indiqué qu’une telle insistance ne correspondait absolument pas aux demandes de notre profession et relevait surtout de la commande institutionnelle, et dénoncé les dangers que présenterait une augmentation du CCF.
Le rééquilibrage des coefficients doit être débattu, avec l’ensemble des collègues.

La question de la « lourdeur » des programmes ne peut pas être écartée, mais elle ne doit pas servir de prétexte à une diminution des horaires dans le but de supprimer des postes ; elle doit être liée à la nécessité d’améliorer l’efficacité pédagogique, ce qui renvoie notamment à la question des effectifs et des groupes allégés.

Sur la classe de 2nde, outre les questions d’effectifs, de groupes allégés … qui selon nous sont incontournables, nous avons rappelé que les causes d’échec étaient très diverses. Nous évoqué d’autres propositions faites dans certains lycées (par exemple des expériences de 2nde en 2 ans) qui peuvent répondre à certaines situations, la question des orientations en LP refusées faute de place, la mise en place d’enseignements de rattrapage et de passerelles à tous les niveaux comme alternatives à certains redoublements …
L’insistance mise sur l’accompagnement scolaire mérite elle aussi une vigilance toute particulière. Nous avons rappelé notre demande de recrutements massifs d’étudiants-surveillants pour les activités du type aide aux devoirs, études surveillées … et pour les activités plus proprement pédagogiques et/ou disciplinaires, leur intégration dans les services des enseignants. Sur ce point nous avons indiqué le refus massif de la profession de voir ces activités imposées en plus de leur service, et dénoncé la multiplication des tâches hors enseignement.

Sur les rythmes scolaires, le rapport externe retombe – hasard ou nécessité ? – sur les 27 h. de cours par semaine qui figuraient dans le projet Darcos. Nous avons indiqué que sauf à utiliser ce problème à des fins strictement budgétaires il convenait, sans pour autant écarter la piste de la réduction du nombre d’heures de cours, de la lier à la question de l’efficacité pédagogique (effectifs, groupes …) et d’en explorer d’autres (à titre d’exemples : emplois du temps pédagogiquement aberrants du fait de la gestion à l’heure près, bruit, surcroît de fatigue pour les élèves lié aux effectifs dans les classes …)

Au final, si ces rapports traduisent relativement bien la situation actuelle, ils contiennent plusieurs propositions inacceptables, ce qui montre la nécessité de rester vigilants et de maintenir la mobilisation de toute la profession pour mettre en échec un retour possible de la réforme Darcos « toilettée » et exiger une autre réforme des lycées et une autre politique éducative.

Bernard Duffourg    Bertrand Humeau



Communiqué du Collectif National de Résistance à Base Elèves

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE) a réuni le 25 avril 2009 à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, une centaine de personnes représentant des collectifs locaux opposés au fichage des enfants.

Sa réflexion rejoint les préoccupations d’autres organisations qui dénoncent le fichage généralisé qui se développe de façon systématique dans notre société, dans les domaines de la santé, du social, de la protection de l’enfance, de l’insertion professionnelle comme de la vie publique et associative. Autant d’atteintes aux droits fondamentaux des personnes que le Collectif tient à dénoncer.

Le CNRBE rappelle qu’il a déposé récemment un rapport à l’ONU auprès du Comité des droits de l’enfant. Suite à cette intervention, jugée recevable, le gouvernement français devra s’expliquer publiquement, le 26 mai à Genève, sur les questions formulées par le Comité.

Le CNRBE apporte son soutien aux enseignants et aux directeurs d’école qui, en refusant Base élèves, désobéissent aux demandes institutionnelles, malgré les menaces et les sanctions de leur hiérarchie.

A l’issu de cette journée de travail, le Collectif demande au Ministre de l’Éducation Nationale :

* de renoncer au recueil et au traitement centralisé de données personnelles contenues dans Base élèves 1er degré, dans Sconet (son équivalent pour le second degré), et dans tout autre fichier centralisé du même ordre ;
* de renoncer à la base nationale des identifiants élèves (BNIE), qui permet de multiples interconnexions actuelles et futures avec d’autres bases administratives ;
* de retirer toutes les sanctions prises contre les directeurs d’école qui n’ont pas mis en œuvre « Base Elèves premier degré ».

Le CNRBE demande finalement une vraie protection des données relatives aux enfants et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité ; ces données nominatives ne doivent donc pas sortir des établissements.

Compte tenu des nombreuses plaintes adressées à la CNIL, le Collectif demande à son président, comme la loi informatique et libertés lui en donne la possibilité, de faire cesser le traitement « Base Elèves premier degré » et de procéder à la destruction des données irrégulièrement collectées.

Le Collectif invite tous les citoyens et les organisations syndicales, associations ou partis politiques, à soutenir son action et à signer la pétition de soutien aux directeurs d’école.

A Bourg-lès-Valence, le 25 avril 2009.



Montpellier III: une majorité d’étudiants votent contre la poursuite du blocage

Les étudiants de l’université Montpellier III (lettres et sciences humaines), réunis en assemblée générale, se sont prononcés lundi à une très large majorité contre la poursuite du blocage de l’université.

607 étudiants se sont prononcés contre le blocage, 215 pour, à l’issue d’une assemblée générale qui a duré plus de cinq heures.

Les cours devraient reprendre mardi matin. Une nouvelle AG sera organisée lundi 11 avec à nouveau une discussion et un vote sur le blocage du site.

Le vote de lundi est conforme à la consultation électronique organisée la semaine dernière par la présidence de l’université, à laquelle 2.118 étudiants avaient participé. 1.543 étudiants (72,82%) s’étaient prononcés contre le blocage. Montpellier III compte environ 16.000 étudiants.

Lundi, une majorité d’étudiants s’est prononcée aussi contre « la validation universelle des examens » ainsi que contre le « sabotage des examens ».

Le 27 avril, une majorité avait voté pour le blocage mais aussi pour la validation du semestre pour tous les étudiants. La présidence de l’université avait réagi en affirmant que cela ne pouvait « être envisagé un seul instant ».

Le Conseil d’administration de Montpellier III a établi un calendrier de rattrapage des cours et des examens, qui prévoit la prolongation des cours jusqu’au 16 mai, la semaine suivante permettant de compléter éventuellement le rattrapage des cours. Les examens du second semestre se dérouleront du 25 au 30 mai.

Le mouvement de protestation contre le projet de réforme de l’université dure depuis début mars à Montpellier III et a donné lieu à des blocages par intermittence.

© 2009 AFP



Scandaleux :recrutements par vacation pour remplacer les instits et les profs

Voici les 1ers recrutements par vacation, sans exigence de formation et sans concours …
sur des Contrats à Durée Déterminée et sans droits ni avenir .

primaire nimes

Primaire oise

primaire lemans



Les collectifs parents-enseignants, nouveau cadre pour la protestation

Article Le Monde.fr

Attention école en danger ». Des parents et des enseignants ont défilé, vendredi 1er mai, sous cette bannière. Apparus à l’automne 2008, ces collectifs d’un nouveau genre, créés pour s’opposer aux réformes de l’école, montent en puissance. Tout l’hiver, ils ont organisé des manifestations très locales, avant de se chercher une visibilité plus nationale.

Difficile pour l’heure de quantifier ces regroupements : « On voit des personnes un jour qui disparaissent le lendemain. Puis des nouveaux arrivent », explique Isabelle Campanella, enseignante en lettres et membre du collectif de Lyon. Si l’on se réfère aux traces Internet, 40 000 pages Web leur sont consacrées, 20 000 mails ont été envoyés à l’adresse nationale (agnationale@yahoo.fr) et 35 départements ont tenté de fédérer leurs forces lors de plusieurs rendez-vous nationaux.

Ces tentatives viennent d’aboutir à un regroupement en coordination nationale, dont la quatrième rencontre aura lieu le 13 juin à Toulouse. Mercredi 29 avril, certains de ses représentants étaient présents à l’assemblée générale de la coordination nationale des universités avec, comme mandat, de créer un mouvement de citoyens qui défende l’éducation, de la maternelle au supérieur.

Né autour des réformes du premier degré, le mouvement recrute aujourd’hui bien plus large. « Au départ, des enseignants nous ont conviés à une réunion d’information sur les nouveautés mises en place dans les écoles primaires. Là, des parents ont décidé de dire « non » aux réformes et puis d’autres se sont rallié des collèges ou lycées voisins », rappelle Bruno-ez-Zafir, un parent d’élève de Villefranche-sur-Saône.

DÉFENSE DES ÉLÈVES ÉTRANGERS

Au fil des actions, les collectifs constitués sur une école, un quartier ou une ville, se sont rapprochés de ceux des communes voisines, avant de donner naissance à un mouvement départemental. Partout, les scénarios ont été assez voisins. Un site national fédère à présent les échanges.

Ces groupes comptent évidemment des professionnels de la lutte, qui rêvent du grand soir. A Quétigny (Côtes-d’Or), Alexandre Vanesse ne cache pas ses années à la Ligue communiste révolutionnaire. Pas plus que Benoît Guerrée de Béziers (Hérault) ne tait son militantisme à la Confédération nationale du travail (CNT), un référent en matière d’anarcho-syndicalisme.

Mais le mouvement parents-élèves dépasse ces mouvances, comme l’analyse Marie-Laure Basilien, maître de conférence en droit public à l’université Paris-III. Cette nouvelle forme de mobilisation a commencé à émerger autour de la défense des élèves étrangers. « Il n’y a pas d’adhésion, rien à payer et chacun s’engage en tant que personne sur les combats qui le motive, en fonction de ses disponibilités, note la chercheuse. En arrière-plan, ces collectifs se construisent sur un désir de justice sociale et répondent à leur manière à cette grande inquiétude sur le monde que nous allons laisser à nos enfants.« 

Ces combats, aux yeux des militants, ne cadrent ni avec les revendications catégorielles des syndicats, ni avec celles des fédérations de parents. Quel avenir auront ces collectifs ? « C’est notre grande interrogation. Nous savons que nous ne gagnerons pas cette fois, mais il faudra désormais compter avec nous », prévient Claire Mervant, de Sète (Hérault). Contrairement aux coordinations qui s’évaporaient à la fin d’un mouvement, celles-ci font du temps leur allié.

Maryline Baumard

 



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