Revue de presse : réforme du lycée

Réforme du lycée : « Ne rien faire serait explosif »

NOUVELOBS.COM | 02.06.2009 | 17:38


C’est ce qu’affirme Richard Descoings dans le rapport qu’il a remis ce mardi à Nicolas Sarkozy et dont les préconisations entreront en vigueur à la rentrée 2010.

Améliorer l’orientation et rééquilibrer les filières menant au bac sont les priorités du directeur de Sciences-Po Paris Richard Descoings, dans un rapport sur la réforme du lycée rendu public mardi 2 juin où il écrit que ne rien faire serait socialement « explosif ».
Chargé d’une mission de concertation par Nicolas Sarkozy, Richard Descoings a remis dans la matinée à l’Elysée ses « préconisations sur la réforme du lycée » qui seront reprises par l’Elysée « en tout ou partie » pour entrer en vigueur à la rentrée 2010.
Les conclusions de son rapport sont d’ores et déjà disponibles sur le blog Lycée pour tous.
Insistant beaucoup sur la méthode, notamment la « confiance » et la « concertation » indispensables dans le système éducatif, Richard Descoings affiche dans ses conclusions trois choix possibles: des sujets à traiter « en urgence », une « vaste refondation » à moyen terme, ou bien la décision de ne rien faire.
Pour lui, ce dernier choix aurait « de nombreux et puissants soutiens » mais serait « explosif » car « le degré d’inégalité supporté par les spoliés du système devient proprement insupportable ».
Nicolas Sarkozy arrive lui aussi aux mêmes conclusions, affirmant que « le statu quo ne saurait être la solution ».

« En urgence »

« ‘L’élitisme républicain’ ravage une jeunesse de plus en plus défiante à l’égard des pouvoirs (les médias comme les partis politiques, les élites économiques comme les élites intellectuelles) et des discours. Sous cet angle, le déséquilibre des voies et des filières et ce qu’on appelle ‘orientation’ couvrent de plus en plus maladroitement un tri social », écrit Richard Descoings.
Dans les sujets à traiter « en urgence » figurent l’orientation, la revalorisation de la voie technologique, le rééquilibrage des séries au sein de la voie générale (S, ES, L), la rénovation des épreuves du bac en langue (notamment en insistant sur l’oral).
Il prône aussi de diminuer le nombre d’élèves par classe en seconde, mais en dissociant cette question des horaires des enseignants, afin de montrer qu’on ne diminue pas les horaires lycéens pour supprimer des postes de professeurs.
Nicolas Sarkozy souhaite pour sa part, que soit mis l’accent sur « la revalorisation de la voie technologique, en particulier de la série industrielle » et « la maîtrise des langues vivantes étrangères ».

Pour des négociations avec les syndicats

A moyen terme, Richard Descoings prône « une vaste concertation sur une véritable refondation », en partant « des propositions des lycéens » et notamment en « intégrant le temps de travail personnel au sein de leur emploi du temps ».
Il préconise aussi « une négociation avec les syndicats d’enseignants sur la nature de leur mission et le décompte de leur service: les contreparties qu’il faudra leur donner seront à terme compensées par la réduction du nombre d’heures/élèves ».

Descoings ministre de l’Education ? C’est non.

Reste à savoir ce que le gouvernement fera de ces travaux, à quelques jours d’un remaniement probable après les élections du 7 juin.
Alors que le nom de Richard Descoings a été cité par la presse comme possible ministre de l’Education, l’intéressé, qui n’est pas un élu, a déclaré au Bondy Blog qu’ »il ne faut pas confondre la légitimité que peuvent apporter l’expertise, la connaissance du terrain, la réflexion, et la légitimité que seuls peuvent conférer le combat politique et l’élection. Ce combat-là n’est pas le mien. En plus, dans l’Education nationale, on a deux exemples assez récents: Claude Allègre et Luc Ferry. Ils ont tenu deux ans avant d’être caramélisés ».
(Nouvelobs.com avec AFP)

 

Article Libé.fr

Réforme du lycée: Descoings rend sa copie

DECRYPTAGE

Orientation, année de césure à l’étranger pour les bacheliers…: le directeur de Sciences Po Paris, chargé de consulter lycéens, parents et profs, a remis ce mardi ses propositions de réforme.

MARIE PIQUEMAL

Richard Descoings, lors de la remise ce mardi matin du rapport sur la réforme du lycée.

Richard Descoings, lors de la remise ce mardi matin du rapport sur la réforme du lycée. (Reuters)

Des couleurs vives un peu enfantines, des bulles sur les côtés reprenant des paroles d’élèves ou de profs, et des préconisations pas franchement révolutionnaires: le rapport sur la réforme du lycée de Richard Descoings a été remis ce matin à Nicolas Sarkozy. (Lire la version pdf)

En janvier dernier, après le retrait forcé du projet de loi Darcos sous la pression des profs et élèves, l’Elysée avait confié à Richard Descoings, le directeur de Sciences Po Paris, une «mission de concertation» sur le lycée. Avec un double objectif: «repartir à zéro» et «rétablir un climat de confiance» avec les deux millions et demi de lycéens, leurs parents et l’équipe pédagogique.

Si les travaux sur le lycée ne manquent pas (encore un rapport parlementaire remis la semaine dernière), la méthode Descoings sortait de l’ordinaire: «Partir du terrain, c’est-à-dire des établissements. Prendre le temps de l’écoute», annonçait-il, laissant miroiter des réponses concrètes à des réalités de terrain.

De son tour de France des lycées (80 visités en quelques mois, à l’image de ce reportage en Normandie), Richard Descoings a retenu plusieurs points: des demandes d’orientation, de soutien et de stages, l’importance des langues, ou encore la nécessité de rénover la voie technologique et de rééquilibrer les séries (S, ES et L).

Pourtant, loin de proposer une réforme en profondeur du lycée, Richard Descoings reste vague et s’en tient à des mesures homéopathiques. Revue des principales propositions.

«Redéfinir le rôle du lycée»

Dans ses 87 pages de rapport, Descoings pose des questions de fond: «Tous les jeunes doivent-ils accéder au lycée ? Y a t-il “un lycée” ?»

Elément de réponse d’un élève, en seconde professionnelle: «Le lycée ça doit nous apporter de la culture, on doit y aller pour apprendre (…) pas pour nous former à un métier.»

Le directeur de Science Po propose:

- D’impliquer massivement les étudiants en master dans l’accompagnement scolaire au lycée avec pourquoi pas une unité de valeur à la fac qui concerne ces cours de soutien.
- Des pôles prévention pour chaque bassin scolaire en mobilisant assistante sociale, infirmiers, médecins, psychologues pour agir plus vite en cas de décrochage scolaire.
- Des normes qualités pour l’encadrement adulte en internat.

Mettre le paquet sur l’orientation

«L’orientation subie.» «Le cloisonnement des filières et la disparition dans les faits des passerelles pour changer d’orientation contribue à la rigidité du système.»

Préconisations du rapport:

- Inclure le temps de l’orientation dans le temps scolaire
- Mettre en place un réseau d’anciens, un référent adulte pour chaque lycéen.
- Favoriser les stages en entreprise

- Permettre des réorientations en cours d’année. (Cette idée a également été retenue par la mission parlementaire présenté la semaine dernière par le rapporteur Benoist Apparu).

- Et enfin, refaire de la seconde «une classe de détermination» avec des enseignements de découvertes obligatoires pour tous (notamment technologique) pour que les élèves puissent faire un choix éclairé.

Rééquilibrer les séries

«Comme j’avais des bonnes notes, on m’a dit tu prendras S», résume une lycéenne de La Roche-Sur-Yon.

«Aujourd’hui, la série S accueille la moitié des lycéens de la voie générale et se trouve considérée à la fois comme la série la plus généraliste et celle où sont orientés les meilleurs élèves», écrit Descoings.

De fait, cette prédominance de la série S dévalorise les autres séries (comme le bac L,  trop souvent considéré comme une orientation par dépit).

Idée pour y remédier: «Inclure un enseignement de culture scientifique en série L pourrait être une option complémentaire pour contribuer au rééquilibrage des séries.»

Mieux apprendre les langues

C’est un lieu commun, les Français sont nuls en langues étrangères. L’apprentissage n’est pas satisfaisant. Les lycéens le répètent: «On fait de l’anglais depuis qu’on est en primaire et on en sait toujours pas parler couramment, même arrivé en terminale.»

Descoings veut «développer les épreuves orales», notamment pour le bac (aujourd’hui une épreuve écrite).

Autres idées: favoriser les accords d’échanges entre lycée français et européen. Dans le même esprit, «reconnaître et valoriser les séjours d’études à l’étranger».

Le directeur de Sciences Po va même plus loin, toujours avec des pincettes : «Il ne serait pas inintéressant que le droit à l’année de césure et au séjour à l’étranger (répandue dans les grandes écoles aujourd’hui, type école de commerce) soit étendu aux jeunes bacheliers.» Ils garderaient les mêmes droits pour s’inscrire dans un établissement supérieur, et seraient aidés par une bourse de moibilité.

Repenser l’emploi du temps

Là aussi, les propositions de Descoings restent vagues. «Il faut un temps scolaire tenant davantage compte du rythme biologique de l’adolescent». En guise de solution miracle, «des cours magistraux jusqu’à 15 heures, prolongés par d’autres formes d’apprentissage» (ateliers artistiques, groupe restreint, accompagnement scolaire.)

Il recommande aussi «d’inscrire à l’intérieur de l’emploi du temps de tous les lycéens des heures d’accompagnement personnalisé».

Dès la remise du rapport ce matin, l’Elysée faisait savoir dans un communiqué que «l’objectif est une entrée en vigueur de tout ou partie de ces mesures dès la rentrée 2010». Le rapport a été envoyé à tous les chefs d’établissements. «Si ceux-ci veulent faire des remontées aux recteurs, qui eux-mêmes doivent faire des remontées au ministère, elles seront les bienvenues», précise l’entourage de Darcos, qualifiant les travaux de Descoings de «préconisations utiles».

 

Article Le Figaro.fr

Réforme du lycée :
Descoings rend son rapport

Agnès Leclair

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Richard Descoings, lors d'une visite au collège-lycée expérimental d'Hérouville-Saint-Clair, le 7 mai dernier.
Richard Descoings, lors d’une visite au collège-lycée expérimental d’Hérouville-Saint-Clair, le 7 mai dernier. Crédits photo : AFP

Le directeur de Sciences Po propose de s’attaquer d’abord à l’orientation, maillon faible du système.

Revue de presse : réforme du lycée dans Revue de presse coeur-Pointée comme la première préoccupation des jeunes, l’orientation se profile comme un thème central du rapport que Richard Descoings remettra mardi à l’Élysée sur la réforme du lycée. C’est le «sujet phare de tous les échanges depuis le début de ma mission», a souligné le médiatique directeur de Sciences Po, qui prévoit aussi de faire des propositions sur le rééquilibrage des filières générales, la réhabilitation des voies technologiques et la maîtrise des langues.

Manque d’informations, difficile compréhension d’un système de plus en plus complexe pour les lycéens, leurs familles et les professeurs, filières cloisonnées, facteur de l’inégalité des chances… L’orientation apparaît comme une des principales failles du système éducatif français. Richard Descoings a d’ores et déjà lancé quelques pistes pour s’atteler à ce chantier : la création de partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur et les lycées pour «parfaire l’information des élèves sur les filières universitaires», la nécessité de faire jouer un rôle actif aux professionnels de l’entreprise dans l’information et l’orientation des lycéens, le développement des parcours de découverte du monde professionnel comme les stages ou encore la réflexion sur le rôle des conseillers d’orientation psychologues.

 

1.450 licences professionnelles, 109 BTS, 138 CAP

Le directeur de Sciences Po est loin d’être le seul à plancher sur cette question. Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse, prône pour sa part l’instauration d’un «service public de l’orientation» doté d’un «véritable pilotage» pour coordonner la vingtaine de réseaux nationaux d’orientation qui avancent en ordre dispersé. Le député UMP Benoist Apparu, rapporteur d’une mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée, a notamment proposé de créer une «passerelle de réorientation» pour que les lycéens des voies technologiques puissent rejoindre la voie générale pendant leur année de première. Une manière d’éviter un enfermement précoce dans une mauvaise direction.

Car tous s’accordent à dire qu’en France, être «orienté» revient à être exclu de la voie générale, jugé sur ses mauvaises notes et non sur un projet ou une compétence. Mais depuis des années, rien ne change malgré les rapports qui s’empilent. Leur grand nombre tient aussi à la richesse du vocable orientation qui couvre aussi bien l’affectation à une filière que l’élaboration d’un projet professionnel et l’information sur les voies pour y arriver. Si les lycéens se disent inquiets, les parents s’avouent également perdus dans le dédale des choix. Comme Sylvie, dont la fille aînée a inutilement souffert dans une prépa scientifique qu’elle a intégrée malgré un niveau très modeste en maths. «Personne n’a su lui indiquer une filière technologique adéquate pour intégrer une école d’ingénieurs, regrette sa mère. Même son père, qui exerce pourtant le métier d’ingénieur !»

«Un lycéen a le choix entre près de 1.450 licences professionnelles, 109 BTS, 138 CAP ! C’est un casse-tête extraordinaire», dénonce Xavier Cornu, directeur délégué de la formation de la chambre de commerce et d’industrie de Paris. Bien entendu, les élèves peuvent être aiguillés par des conseillers d’orientation-psychologues (COP). Mais ces derniers ne sont que 3.500 pour plus de 5 millions d’élèves. «Comment, en cinq heures maximum par an, dont la plus grande partie en classe complète, un COP pourrait-il connaître l’élève assez pour l’orienter judicieusement ?», s’interroge une lycéenne sur le blog lancé par Richard Descoings.

«Pour se repérer, il est indispensable de disposer d’informations fiables sur le devenir des étudiants de toutes les filières», avance Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi. L’enjeu ? Permettre aux élèves de réfléchir en terme de débouchés et de métiers. Pour ce, les professionnels ont aussi un rôle à jouer. «Les acteurs économiques, auparavant peu intéressés par ces questions, commencent à s’impliquer», note Marie-Claire Carrère-Gée.

 

Articles 20minutes.fr

Réforme du lycée: Richard Descoings a rendu sa copie

Richard Descoings.

 

EDUCATION – Il propose d’agir «en urgence» sur le rééquilibrage des filières et l’orientation, d’envisager une «vaste refondation» ou de ne rien faire…

Ne rien faire serait socialement «explosif». C’est Richard Descoings, chargé par Nicolas Sarkozy d’une concertation sur la réforme du lycée, qui l’affirme dans le rapport qu’il a rendu ce mardi à l’Elysée. Pour le directeur de Sciences-Po Paris, il faut donc en priorité améliorer l’orientation et rééquilibrer les filières menant au bac.

Richard Descoings a particulièrement insisté sur la méthode, notamment la «confiance» et la «concertation» indispensables dans le système éducatif. Il affiche dans ses conclusions trois choix possibles: des sujets à traiter «en urgence», une «vaste refondation» à moyen terme, ou bien décider de ne rien faire.

«L’élitisme républicain ravage une jeunesse de plus en plus défiante à l’égard des pouvoirs»

Pour lui, ce dernier choix aurait «de nombreux et puissants soutiens» mais serait «explosif» car «le degré d’inégalité supporté par les spoliés du système devient proprement insupportable». Le rapport Descoings fustige «l’élitisme républicain» qui «ravage une jeunesse de plus en plus défiante à l’égard des pouvoirs (les médias comme les partis politiques, les élites économiques comme les élites intellectuelles) et des discours».

Richard Descoings a notamment estimé que «le déséquilibre des voies et des filières et ce qu’on appelle « orientation » couvrent de plus en plus maladroitement un tri social». Il préconise donc de traiter «en urgence» les sujets concernant l’orientation, la revalorisation de la voie technologique, le rééquilibrage des séries au sein de la voie générale (S, ES, L) et la rénovation des épreuves du bac en langue (notamment en insistant sur l’oral).

Négocier avec les syndicats enseignants et tenir compte des propositions des lycéens

Le rapport prône aussi de diminuer le nombre d’élèves par classe en seconde, mais en dissociant cette question des horaires des enseignants, afin de montrer qu’on ne diminue pas les horaires lycéens pour supprimer des postes de professeurs. A moyen terme, Richard Descoings plaide pour «une vaste concertation sur une véritable refondation», en partant «des propositions des lycéens» et notamment en «intégrant le temps de travail personnel au sein de leur emploi du temps».

Il préconise aussi «une négociation avec les syndicats d’enseignants sur la nature de leur mission et le décompte de leur service: les contreparties qu’il faudra leur donner seront à terme compensées par la réduction du nombre d’heures/élèves».

Depuis janvier, quand il a été chargé de cette mission à la suite du retrait du projet contesté du ministre de l’Education Xavier Darcos, le directeur de Sciences-Po Paris a déjà organisé des débats dans 80 lycées de 76 départements et créé le site internet lyceepourtous.fr, afin d’être à l’écoute des lycéens, parents et enseignants.

Ministre de l’Education?

Reste à savoir ce que le gouvernement fera de ces travaux, à quelques jours d’un remaniement probable après les élections du 7 juin.

Alors que le nom de Richard Descoings a été cité par la presse comme possible ministre de l’Education, l’intéressé, qui n’est pas un élu, a déclaré au Bondy Blog qu’«il ne faut pas confondre la légitimité que peuvent apporter l’expertise, la connaissance du terrain, la réflexion, et la légitimité que seuls peuvent conférer le combat politique et l’élection. Ce combat-là n’est pas le mien. En plus, dans l’Education nationale, on a deux exemples assez récents: Claude Allègre et Luc Ferry. Ils ont tenu deux ans avant d’être caramélisés.»

Avec agence

 

Des pistes pour le lycée de demain

Consultation d'élèves au lycée Samuel-de-Champlain à Chennevières, le 8 avril.

Consultation d’élèves au lycée Samuel-de-Champlain à Chennevières, le 8 avril./ CERLES / SIPA

Des filières rééquilibrées, une meilleure orientation passant par des stages,

Des filières rééquilibrées, une meilleure orientation passant par des stages,

et des langues mieux maîtrisées : voilà dans les grandes lignes les préconisations de Richard Descoings pour le lycée de demain. Le directeur de Sciences-Po Paris, chargé par Nicolas Sarkozy d’une concertation sur la réforme du lycée, remet ses conclusions aujourd’hui à l’Elysée.

Depuis janvier, quand il a été chargé de cette mission après le retrait du projet contesté du ministre de l’Education, Xavier Darcos, Richard Descoings a réalisé un tour de France dans quatre-vingts lycées, à la rencontre des élèves, parents et enseignants. Il en a retenu plusieurs points : des demandes d’orientation, de soutien et de stages, l’importance des langues, la nécessité de rééquilibrer les séries du lycée général (L, ES et S) et de rénover la voie technologique. Il dit avoir rencontré « une jeunesse extrêmement engagée, mature, posée et prête à argumenter ».

Mercredi dernier, le député UMP Benoist Apparu, rapporteur d’une mission parlementaire sur la réforme du lycée, a déjà rendu son rapport, finalisé sans l’aval des membres socialistes. Il a proposé une semaine de 35 h de cours (contre plus de quarante actuellement), dont 3 h d’accompagnement – une nouveauté – et 5 h de devoirs faits au lycée, une spécialisation plus progressive, un « sas » de réorientation l’été pour éviter les redoublements, et un bac avec plus de contrôle continu en cours d’année.

Reste à savoir ce que le gouvernement fera de ces travaux, à quelques jours d’un remaniement probable après les élections du 7 juin. La réforme doit être effective dès la rentrée 2010. W

Laure de Charette



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