Un nouveau ministre, un nouveau départ ?

Logo UNLNicolas Sarkozy a annoncé ce matin, les nouvelles nominations du remaniement ministériel. Luc Chatel succède ainsi à Xavier Darcos au ministère de l’Éducation Nationale.

Pour mener à bien la réforme du lycée nous attendons du Ministre qu’il renoue le dialogue avec la communauté éducative. A l’inverse de son prédécesseur, Luc Chatel devra obligatoirement prendre en compte les avis exprimés, sans quoi le climat social de la rentrée ne sera pas favorable à une réforme du système éducatif.

La réforme du lycée est essentielle à la société, notamment en cette période de crise économique et sociale. Elle devra permettre à toute une génération de jeunes de sortir du système scolaire avec un diplôme et de se construire un projet d’avenir concret, seul bouclier efficace face à la crise !

Nous demandons au Ministre d’ouvrir une concertation avec les syndicats à la rentrée. Elle devra notamment intégrer les chantiers suivants, indispensables pour un lycée de l’égalité et de la réussite de tous :

Prendre en comptes les problèmes d’orientation et d’y répondre avec la création d’un véritable service public de l’orientation.
Assurer l’accès de tous à l’aide scolaire, indépendamment de la situation socio-économique de chacun
La prise en compte du coût global de la scolarité pour un élève, afin que la réforme du lycée ne soit pas déconnectée de l’accroissement des inégalités sociales qui pèse sur la jeunesse

Paroxysme de l’ignorance, Xavier Darcos, encore Ministre de l’Éducation Nationale, a annoncé la suppression de 16 000 postes à la rentrée prochaine. En effet, le gouvernement s’entête dans une politique qui a montré ses limites de faisabilité et d’efficacité. Sans moyens supplémentaires le Service Public d’Éducation ne pourra plus remplir ses missions. Nous ne pouvons plus accepter qu’une année de plus les inégalités sociales s’accentuent et que des milliers de jeunes sortent du système scolaire sans qualification.

L’Union Nationale Lycéenne, le syndicat lycéen, demande à être rapidement reçu par M. le Ministre, en espérant que sa vision de l’éducation ne soit pas aussi dogmatique et irresponsable que celle de son prédécesseur et qu’il revienne ainsi sur ces annonces.

UNL – Lucie Bousser : 06 82 66 58 62 / Antoine Evennou : 06 08 91 72 54 / Pierre Lejeune : 06 08 91 72 69



16.000 suppressions de postes à l’Education en 2010

Article Nouvel Obs.com

C’est ce qu’annonce Xavier Darcos, le ministre sortant remplacé par Luc Chatel. La quasi-totalité sont des postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.

Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux en 2010 provoquera la suppression de 16.000 postes

Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux en 2010 provoquera la suppression de 16.000 postes
(c) Reuters

Xavier Darcos, le ministre sortant de l’Education, a annoncé à La Tribune paru mercredi 24 juin que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.
« J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a déclaré Xavier Darcos.
« Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400) », a-t-il ajouté.
Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.

Formation en université

La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau « master 2″ (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.
Xavier Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel.

Pas d’autres suppressions de postes

Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education.
Dans La Tribune, Xavier Darcos a ajouté que « le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré ».
Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs.
Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.

 

Article Libé.fr

Darcos annonce 16.000 suppressions de postes dans l’Education

L’annonce concerne la quasi-totalité des postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.

Le ministre sortant de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.

«J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite», a déclaré M. Darcos.

«Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400)», a-t-il ajouté.

Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.

La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau «master 2» (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.

M. Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel.

Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education.

Dans La Tribune, M. Darcos a ajouté que «le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré».

Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs.

Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.

(Source AFP)

 

Article 20minutes.fr

16.000 postes supprimés dans l’Education en 2010

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, le 20 mars 2009 à l'Elysée

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, le 20 mars 2009 à l’Elysée/Martin Bureau AFP

EMPLOI – La quasi-totalité sont des postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants…

C’est sa dernière annonce avant son départ du ministère de l’Education. Xavier Darcos, nommé ministre du Travail mardi, a annoncé à «La Tribune» à paraître ce mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Il s’agit en quasi-totalité de postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.

«Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400)», a précisé Xavier Darcos

34.000 postes de fonctionnaires supprimés au total

La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau «master 2» (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.

Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.

En 2009, 13.500 postes ont été supprimés dans l’Education nationale et 2008 11.200.

 

Article AFP

Education: 16.000 postes supprimés en 2010, des postes de stagiaires selon Darcos

Le ministre sortant de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.

« J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a déclaré M. Darcos.

« Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400) », a-t-il ajouté.

Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.

La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau « master 2″ (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.

M. Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel.

Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education.

Dans La Tribune, M. Darcos a ajouté que « le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré ».

Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs.

Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.



ScolaireCantine : le prix du repas bio en question

Édition du samedi 20 juin 2009 du Midi Libre
CantinePhoto W. TRUFFY

Le bio se développe et les cantines scolaires n’échappent pas au phénomène. C’est ainsi qu’à l’appel de la FCPE ils étaient une trentaine de parents d’élèves et d’enfants à s’être réunis hier en fin d’après-midi devant la mairie d’Uzès. Ils participaient à la campagne nationale de l’association de protection de l’environnement WWF : Oui au bio dans ma cantine.
Après un premier essai avorté il y a cinq ans, les enfants n’ayant pas fini leur plateau lors d’une journée test, Uzès réfléchit depuis l’an dernier à intégrer du bio à la cantine. Le projet n’est qu’à l’étude et la mairie à fait circuler un questionnaire pour voir si les parents veulent du bio et s’ils sont prêts à y mettre le prix. Les résultats seront connus d’ici à une quinzaine de jours.
Le questionnaire de la FCPE révèle, lui, que 93 % des sondés sont favorables. Pour le moment, et en fonction des réponses des parents, la mairie pourrait partir sur le projet d’un fruit ou d’un repas bio par semaine. « On veut commencerdoucement, explique Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès. Il faut que notre fournisseur, les Cuisines de l’Uzège, puisse suivre. » Pour les parents présents hier, un repas par semaine serait un bon début pour lancer la machine. Sur ce point, parents et élu sont d’accord, il faut voir comment les menus sont accueillis par les enfants.
Les gens consomment de plus en plus bio, ce n’est plus le même contexte qu’il y a cinq ans. Olivier Costa est père de trois enfants et ne fait pas partie d’une association de parents d’élèves. « Il faut que le bio s’installe, c’est une question de santé publique pour les enfants, déclare-t-il. Je ne peux pas m’arrêter de travailler pour les faire bien manger à la maison. »Beaucoup on en tête le film Nos enfants nous accuseront, mettant en cause l’emploi de pesticides et montrant que l’expérience du bio à la cantine est viable à travers Barjac.
Tandis que les enfants s’amusent dans la cour, ne se rendant pas bien compte de cette mobilisation en leur honneur, les parents ont voulu remettre au maire la lettre type de la WWF. Ayant trouvé portes closes, c’est lors du conseil municipal du 25 juin que cela se fera.
À cette lettre s’ajoute la demande de ne pas laisser à la seule charge des parents le surcoût d’un repas bio. À Uzès, un repas conventionnel revient à 1,31 € pour la mairie et 3,60 € pour les parents. Le repas bio reviendrait à 4,10 € pour les parents (sur la base tarifaire 2008-2009). La mairie ne sait pas ce qu’elle prendrait à sa charge mais ce qui est sûr c’est que ce ne serait qu’une petite partie. « L’argent de la mairie est celui des contribuables, commente le maire . Ceux qui ne mettent pas leurs enfants à la cantine n’ont pas à payer pour les autres. » Pour Hélène Salvat, présidente de la FCPE, le maire doit faire un geste et montrer une vraie volonté politique.

Carine KUBELEC



Un p’tit bonheur….. A… l’Education Nationale !

Monsieur Le Président,

Merci de lire ce message,
Un p’tit bonheur sur une page,
Une douceur..pour l’Education Nationale.

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu’il tisse les voiles…
De la solidarité,
Et qu’il rayonne aux ondes…
De l’humanité.

Je suis Professeur des Ecoles
Dans un petit village de l’Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l’école…
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples…

Dans cette école une chance,
Un p’tit morceau de bonheur,
Qui s’écrit avec ces trois lettres:
Employée de la Vie Scolaire.. .

Pour l’Education Nationale,
Un p’tit bonheur, c’est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu…bancale !

Notre bonheur, c’est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d’la Grande Dame…
Elle est..une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c’est du bonheur …assuré !

Dès le matin, elle s’active,
C’est sur le net qu’elle s’incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l’inspectrice,
Et celles de l’Académie…

Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués…

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon…à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l’aide à le recopier, à taper sur le clavier…
Retentit le téléphone, qu’elle décroche sans tarder,
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l’exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l’énergie..

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire…

Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l’ont appelé
Quel travail de fourmi,
J’y passerai……des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre… deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler…

Et puis…c’est reparti !

Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l’ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S’ouvrir l’esprit, être curieux.

Ne pas oublier l’insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague!… On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c’est vital !

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l’ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
….Sans elle, jamais…
Ce ne serait si bien géré.

Bientôt la fin de la journée,
Plus l’aide personnalisée,
Restent les cahiers à corriger,
Faire le point pour évoluer,
Et demain..tout continuer…..

Le soir, coup de fil…
C’est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme…

Ecoute, me dit-elle…c’est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j’ai reçu…un imprimé,
Dans quelques semaines, c’est marqué,
Votre contrat est terminé…

Ils me demandent ce que j’ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
Sa voix se fêle… »J’ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j’ai fait,
pour me former, pour m’insérer,
Sa voix se gèle…. puis accélère: « Je…suis formée,
depuis trois ans, j’me sens utile, insérée et c’est varié,
Pas bien payé, mais..j’veux rester ! »
Sa voix s’étrangle… c’est à pleurer…

Ils me demandent mes compétences
C’que j’ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l’espace …d’UNE LIGNE
UNE LIGNE…. mais tu te rends compte !

J’ai honte, honte…il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J’ai honte, honte..pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l’ont créée, l’ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
On n’ lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d’indemnité
Ils lui précisent… Oh!..comme ils disent
D’étudier ses droits…pour..le R.M.I.
Elle a raison…c’est à pleurer..

Alors qu’on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et…. « Merci »
De s’ respecter, d’être poli
Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy…

Que vais-je dire, à la p’tite fille,
Qui l’aut’re jour, près de moi ,s’est assise,
Et ,toute fièrement, m’a dit:
Tu sais, Maîtresse,moi, quand j’serai grande,
J’irai au collège, comme mon grand frère,
J’irai au lycée, j’passerai mon bac,
Et je ferai…comme Géraldine! »

Je sursaute.. Mon coeur se serre..C’est à pleurer.

C.Picavet
Professeur des écoles
à l’école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d’autres qui ont valorisé mon
travail, et participé à la guérison d’la Grande Dame…
qui est encore bien malade…

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros…

Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après avoir
semé, soigné?

Je n’ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l’on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu’on arrête de tourner en rond !

Torpillé le « Chagrin d’école »
En mille miettes de BONHEUR !

En l’honneur de tous ces p’tits bonheurs..
INONDONS LE NET

les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r’m'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,

et à tous ceux qui sont…parents…d’un enfant..

enfin à chaque être humain de ce pays
qui j’espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d’un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.

P.S: Ironie….. A la rentrée, c’est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d’une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !

Mais, qui m’aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée !



Enseignant réfractaire, je risque l’exclusion de l’Education nationale

Article Rue89

Hostile à plusieurs mesures dictées par le ministère, Erwan Redon, instit marseillais trentenaire, risque l’exclusion. Il est convoqué devant une commission disciplinaire de l’Inspection d’académie le 7 juillet. Rue89 lui a proposé d’expliquer contre quoi il s’élève, au risque d’y perdre son poste pour « insuffisance professionnelle ».

Professeur des écoles depuis 1999, je suis en poste à Marseille depuis 2004. Ma classe est ouverte aux visiteurs. On y voit de la vie. Ses jours sans et ses jours avec. A l’image du groupe d’individus qui la façonnent courageusement, cloisonnés à 22 dans leur 35 metres carrés de ZEP « ambition réussite ».

Il y a de l’humain là-dedans. Ça bouillonne, pense, réfléchit, organise, agit, besogne, apprend et… castagne ! Le taylorisme éducatif que l’on veut nous imposer n’a que faire avec la lente évolution tortueuse des être que nous sommes… Calibrage et sélection, pour un marché éducatif efficient.

L’éducateur n’est pas la machine adaptée à cette chaîne manufacturée d’enfants. Je me refuse donc à :

  • collaborer à la construction d’un rapport au savoir compétitif (refus du cadre des évaluations nationales, pas de l’évaluation en générale)
  • une stigmatisation des élus, les bons d’un côté et les faibles de l’autre, ceux des heures sup d’aide personnalisée (trente-deux jours de retrait de salaire pour ne pas l’avoir appliquée « comme il faut »)
  • laisser dénoncer les familles sans-papiers (sanction sur dénonciation de ma directrice)
  • porter la responsabilité du « fichage d’une génération » comme enseignant et comme parent (base-élèves)
  • supporter l’augmentation des effectifs par classe obligeant, de fait, à ne plus laisser les enfants libres de leurs mouvements, pratique primordiale pour les apprentissages et la vie en groupe comme l’ont démontré de nombreux pédagogues, dont un des plus connus est Célestin Freinet. D’autres poursuivent la recherche vers une « école du troisième type », sans qu’on les entende, sans que l’administration ne cherche même à les comprendre.

Je ne suis qu’un pauvre petit enseignant de rien du tout. Ni la culture d’un Meirieu, d’un Frackowiac, l’inventivité d’un Freinet ou la plume « désobéisseuse » d’un Refalo.

Mais quelques sentiments qui me font dire non. Si fonctionnaire je suis devenu, en acceptant une part de contrainte, ce n’est pas pour autant que je considère que je dois obtempérer devant tout ordre quel qu’il soit.

Le chef préfère répondre par des convocations, des brimades

Dire non aux injustices, aux aberrations du quotidien scolaire, c’est refuser une somme de petites choses qui forment un tout hypocrite de l’école, invisible des passants, camouflée derrière la grille républicaine.

Mais ça vaut rappel à l’ordre de la part du hiérarque patenté dont la compétence ne lui permet pas de reconnaître ses erreurs, humblement, pour donner raison aux praticiens de terrain. Le chef préfère répondre par des convocations, des brimades et surtout en faisant peur, pour mieux contrôler ce qui ne devrait pas l’être …

C’est bien parce que ce contrôle relève d’un cumul de fonctions impossibles (administratif, formation, évaluation) que je suis entrée dans une action syndicale de refus des procédures d’inspection, reconnue par une note de service de 1983.

Il semble cependant que mon inspecteur d’académie n’apprécie guère le droit et que ses ouailles zélées, par ambition ou sous pression, officient aux doigts et à l’œil du hiérarque.

Dans notre chère maison, notre patron lorsqu’il n’est pas content de nous, porte l’estocade, nous impose le lieu, et à la fin de l’envoi pointe son inquisition suprême par-dessus les commissions ad hoc qui ne sont que consultatives.

A l’académie, le patron est aussi le juge

Patron, accusateur et juge à la fois… En façade pourtant, la hiérarchie jurera, ô grand dieu démocratique, que tout un chacun est libre de pratiquer telle ou telle pédagogie… Elle est alors capable de s’appuyer sur les enfants pour imposer son directoire.

C’est ainsi qu’elle me refusa un mois avant, l’organisation d’une classe de neige et d’une classe verte.

« Je ne peux engager ma responsabilité pédagogique, n’ayant pu voir l’enseignant dans sa classe », a stipulé l’inspecteur de circonscription dans le premier cas. « Les évaluations des apprentissages [pendant la classe verte ( ! )] manquent de précisions », a fait valoir un autre inspecteur pour le second projet, mis en place en commun avec une collègue de l’école. A chaque fois, les parents de ces écoles situées en zep m’avaient pourtant donné leur confiance.

Etonamment, trois ans plus tôt, n’ayant pas encore dénoncé ces modalités d’inspection, je fus autorisé à partir en classe verte…

Bien que syndiqué dans une petite structure (Udas), « enseignant-chercheur » au sein des Creps, participant activement aux collectifs CNRBE contre base élèves, au Resf 13, malmenant l’orientation d’une FCPE 13 que ne reconnaîtrait pas la fédération Kornec des débuts, c’est avant tout sur le refus des petites accointances quotidiennes que s’effectuent mes oppositions, petites sommes d’un tout mûrement programmé sur les sommets du marché.

Griefs multiples et désobéissance tous azimuts

Ma désobéissance est multiple car les griefs le sont. A tout choisir, je refuse. J’ai pris le parti des enfants, de leur avenir à tous, quitte à me prendre les coups de spécialistes administratifs, que je ne peux laisser faire lorsqu’il m’intime l’ordre de scier la branche d’un futur plus humain.

Cet avenir, nous le construisons, le façonnons aux antipodes d’une lutte des uns contre les autres, au profit de la collégialité, de l’échange, de la coopération, de l’émancipation.

« Trop se pencher sur eux, c’est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière » disait Fernand Deligny. Je ne peux prendre ce risque car, ils frappent dur, les mômes.

C’est pour cela que petit ramoneur de rien du tout, je préfère risquer de prendre les coups de ceux d’en haut, déshumanisés. C’est peut-être idiot, d’un autre temps, mais j’aimerai pouvoir croiser ces minots et les miens lorsqu’ils seront adultes sans avoir à changer de trottoir…

Une histoire de fond, de bas fond. Bienvenue au carnaval des animaux.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 



Darcos invente avec Villiers l’école « pour honnête homme »

Article Rue98

Un « collège novateur de référence nationale » va ouvrir en Vendée. Ses innovations : internat, tutorat serré et retour des « humanités ».

Xavier Darcos en 2003 (David Mendiboure/Matignon) et Philippe de Villiers en 2005 (Kenji-Baptiste Oikawa/Wikimedia Commons)

Quand le ministre de l’Education phosphore sur le collège du futur, c’est chez Philippe de Villiers qu’il trouve son mentor.

En guise de projet innovant, c’est un pensionnat à l’ancienne façonné par le patron du Mouvement pour la France qui a obtenu le feu vert de Xavier Darcos. Et qui pourrait même essaimer ailleurs en France, malgré son style un poil suranné (pour dire le moins).

C’est Bernard Girard, un riverain dont vous suivez souvent les contributions sur l’éducation, qui a alerté Rue89.

Sur le site du rectorat d’académie de Nantes, l’info date du 5 juin : entre 2010 et 2012, la Vendée comptera bien un établissement de plus, conforme aux voeux de Philippe de Villiers.

Ce dernier négociait depuis février 2008 auprès du ministère. Après avoir loué la fermeté de Xavier Darcos dans le dossier sécuritaire, il a fini par avoir gain de cause.

Une section « humanités classiques, art, culture »

On en sait plus dans le dossier de presse du 18 mai, qui acte le lancement de ce projet de « collège novateur de réference nationale » à Montaigu, à deux pas de l’autoroute reliant Nantes à Niort.

Quatre mesures principales pour cette inovation :

  • le tutorat permanent des profs avec passage « de la notion d’enseignement à la notion de présence »
  • l’internat pour six cents élèves pour « changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie » avec « deux soirées de culture générale » par semaine en vertu d’une « logique d’éducation humaniste »
  • pas de section « sport-études » mais une section « humanités classiques, art, culture » et la priorité aux options latin et grec
  • « l’engagement social personnel » et « l’apprentissage de la générosité » inscrits dans le règlement intérieur, à raison de « une demie-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, par exemple la visite de personnes âgées »

Caricatural ? La prose du rectorat de l’académie de Nantes nous dit que Xavier Darcos a « accepté cette idée avec enthousiasme et détermination ». Le ministère précise que « cet établissement novateur a vocation à valoir d’exemple au niveau national » et qu’il pourrait essaimer en France sur le même concept.

On ignore encore le coût d’un tel établissement car l’étude est en cours. Mais on peut s’interroger sur le feu vert que lui donne Xavier Darcos, alors que jusqu’ici les départements s’en tenaient au financement des locaux, sans incidence sur le contenu pédagogique des établissements.

Villiers voulait des uniformes et un drapeau

Avant d’alerter Rue89, Bernard Girard a exhumé les programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2007. Chez Philippe de Villiers, on trouvait le rétablissement de l’uniforme en milieu scolaire et un drapeau tricolore obligatoire sur toutes les cours d’école.

Au service de presse du ministère, on précise qu’il existe des dizaines d’établissements avec des projets éducatifs innovants, et que le latin et le grec existent ailleurs… « même si ce projet est vraiment d’une envergure sans comparaison ». Officiellement, pas de virage réactionnaire en perspective, bien sûr.

Mais Jean-Claude Rouanet, inspecteur d’académie dans la Sarthe, missionné sur le dossier, ne conteste pas le côté « traditionnel » de la chose, mais « avec nuances » :

« Le concept, c’est celui de l’honnête homme, grâce aux humanités classiques. Mais imprégné de modernité avec les ordinateurs et ouvert sur l’international. »

Côté enseignants, certains dénoncent pourtant »une fibre traditionnaliste » qui infuserait dans l’entourage de Xavier Darcos.

Photos : Xavier Darcos en 2003 (David Mendiboure/Matignon) et Philippe de Villiers en 2005 (Kenji-Baptiste Oikawa/Wikimedia Commons)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Ailleurs sur le Web

 



Plus de 34.000 suppressions de postes de fonctionnaires en 2010?

Article Libé.fr

C’est ce que le ministre du Budget a laissé entendre ce mardi matin, alors que 30.627 postes de fonctionnaires d’Etat seront supprimés en 2009. 28.000 équivalents temps pleins ont été supprimés en 2008.

112 réactions

 

Eric Woerth, ministre du Budget.

Eric Woerth, ministre du Budget. (Reuters)

 

 

Pas question de ralentir dans l’amaigrissement de la fonction publique. C’est ce que le ministre du Budget a réaffirmé ce matin sur LCI.

Eric Woerth n’a pas exclu de dépasser le chiffre de 34.000 de postes de fonctionnaires supprimés dans le budget 2010: «Nous verrons, mais en tout cas, nous n’irons pas moins loin.»

La baisse des effectifs dans la Fonction publique d’Etat, un axe essentiel de la politique gouvernementale vivement contesté par les syndicats, a été de 28.000 équivalents temps pleins supprimés en 2008.

Pour 2009, le gouvernement a prévu dans son budget de supprimer 30.627 postes de fonctionnaires d’Etat, et a déjà annoncé un objectif de 34.000 supressions de postes pour 2010 dans les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères, envoyées ce week-end par le gouvernement à chacun de ses ministres.

(Source AFP)

 



La reconquête du mois de juin : les annonces du ministre et l’application sur le terrain.

Logo FSULe calendrier de fin d’année proposé par le ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos est intenable. Il demande aux enseignants de faire cours jusqu’au 2 juillet aux élèves de seconde alors même que dans leur établissement ont lieu les épreuves de Bac. En outre, cette année, chaque lycée fera passer le Bac à ses propres élèves de terminale, toutes séries confondues, ce qui mobilisera un très grand nombre de salles de classes et donc de professeurs surveillants.

Comment, dans ces conditions, peut-on surveiller les examens, corriger des copies tout en faisant cours sachant que les délais de correction sont de plus en plus courts d’année en année ? Comment les élèves de seconde pourront-ils avoir cours dans un si petit nombre de salles de classe ? Comment garantir que les élèves passant le bac ne seraient pas perturbés par les élèves de seconde qui séjourneront dans le même établissement ?

Des situations très différentes ont lieu dans les lycées du Gard. Au lycée Camus, le proviseur a recruté des personnes par petite annonce dans le quartier pour surveiller le bac, moyennant rétribution. Comment peut-on assurer, dans ces conditions, que ces surveillants ne seront pas tentés d’ « aider» des élèves de leur connaissance. Il est indispensable que ce soit des professeurs qui surveillent les épreuves tant par leurs compétences (signalement d’une erreur dans le sujet par exemple) que par leur neutralité vis à vis des élèves. C’est pourquoi nous dénonçons, à ce titre, le fait que les élèves passent les épreuves, cette année, dans leur lycée d’origine.
Dans certains lycées, les cours sont suspendus à partir du 16 juin, dans d’autres des ateliers sont organisés pour les élèves de seconde par les administrations locales, dans des circonstances marquées par un calendrier tendu, vu la grande difficulté à organiser les épreuves tout en ayant les élèves.
De plus, les conseils de classes sont retardés à quelques jours seulement des commissions d’appel et d’affectation empêchant un temps de réflexion aux élèves et à leur famille pour les choix d’orientation.
 Le SNES demande l’arrêt des cours dès le début les épreuves écrites du bac et appelle à signer la pétition en ligne sur le site du SNES pour dénoncer cette reconquête du mois de juin qui n’est que de la poudre aux yeux. Elle n’a aucun intérêt pédagogique, désagrège les conditions de travail des futurs bacheliers, du personnel enseignant et du personnel administratif.

Pour le SNES Gard, Florence Thiébaut et Bertrand Humeau.
 



EMPLOI- SALAIRES- SERVICES PUBLICS- EDUCATION

SAMEDI 13 JUIN
MANIFESTONS ENSEMBLE DANS TOUTE LA FRANCE

A l’appel de la Cgt, la Cfdt, Fo, la Fsu, l’Unsa, la Cftc, la Cgc et Solidaires
Après le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, le 26 mai, poursuivons la mobilisation interprofessionnelle.

A Nîmes, rendez-vous à 10h au Taureau

A Alès, rendez-vous à 10h à la Place de la Mairie.

-    Pour la suppression du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires qui grèvent le budget de l’état.

-    Pour l’annulation des suppressions d’emploi dans la fonction publique (34000 en 2010)

-    Pour un projet ambitieux pour l’école et la réussite de tous les élèves à partir d’un débat public transparent et démocratique.

-    Pour une formation des maîtres de haut niveau.

-    Pour l’ouverture de négociations salariales dans la fonction Publique

-    Pour le relèvement du SMIC, des minima sociaux, des pensions et des retraites.

-    Pour le conditionnement de toute aide publique aux entreprises à des mesures en faveur de l’emploi et des salaires.

-    Pour un véritable plan en faveur de la jeunesse articulant des mesures pour la formation et pour l’emploi.



Faire du lycée un « lieu de vie » ? Chiche !

Logo UNLL’Union Nationale Lycéenne met au défi le Président de la République : les lycéens veulent en effet que leurs établissements ne soient pas qu’un simple lieu d’études, mais n’accepteront pas d’être livrés à eux-mêmes.

En l’état, les annonces de Nicolas Sarkozy sont inapplicables et montrent l’incohérence des politiques éducatives soumises au dogme aveugle de la réduction des moyens financiers et humains, dénoncé à l’unanimité par la communauté éducative.

Pour ouvrir les établissements le week-end il faudra recruter et former des animateurs, des aides pédagogiques, du personnel technique… L’UNL prend note avec ironie de cette volonté de recruter dans l’Education Nationale, mais se demande quand même s’il ne s’agit pas d’un grossier stratagème pour relancer le débat sur le travail du dimanche !

Comment le gouvernement peut-il prétendre faire vivre les établissements le week-end alors que ceux-ci ne vivent même pas pendant les heures de cours ?! Il ferait mieux de commencer par remédier au manque d’encadrement et à la surcharge des classes qui pèse déjà sur le quotidien des élèves et des enseignants pendant la semaine.

L’hyperactivité médiatique du Président de la République ne suffit pas pour que les jeunes se fassent d’illusion : lorsque l’on tente de répondre à l’accroissement des inégalités sociales par la fouille des cartables, c’est un aveu flagrant de renoncement aux missions du service public d’Education.

Enfin, les lycéens ont plus d’une fois prouvé qu’ils étaient suffisamment responsables pour prendre en main leurs activités, mais alors pourquoi ne les considère-t-on plus comme « responsables » quand il s’agit de décider de la réforme du lycée ?

Lucie Bousser,
Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



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