Bac: 78,4% de réussite au premier coup

Article Libé.fr

C’est 2,9 points de plus qu’en 2008 pour le bac général. En revanche, dans la filière technologique, les résultats sont moins bons. La meilleure moyenne: 20,3/20 ; le plus jeune bachelier: 13 ans mention très bien…

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Libération.fr

Cette année, 622.322 ont passé le bac, toutes filières confondues.

Cette année, 622.322 ont passé le bac, toutes filières confondues. (© AFP Frédérick Florin)

- En hausse. Selon les premiers résultats, 78,4 % des candidats ont été reçus au bac général, soit 2,9 points de plus qu’en 2008 à l’issue du 1er groupe de la session de juin.

Cette progression concerne les 3 séries : + 4,1 points en série ES, + 3,1 points en série L et + 2 points en série S. Ainsi, à l’issue du 1er groupe d’épreuves, 80,7 % des candidats au baccalauréat S ont été reçus, 76,7 % des candidats en ES et 74,3 % en L.

«Les résultats sont très bons, c’est un excellent cru, s’est réjoui le nouveau ministre Luc Chatel. On ne peut que s’en féliciter. Le bac continue de jouer son rôle : consacrer la fin des études secondaires et être une clé d’entrée pour l’enseignement supérieur.»

S’agissant des séries technologiques, 62,9 % des élèves obtiennent le baccalauréat dès le 1er groupe des épreuves, soit une baisse de 1,5 point par rapport à l’année dernière. Le secteur industriel atteint 68 ,1% et le secteur tertiaire s’établit à 60,8 %.

Le taux de réussite définitif intègrera les résultats des épreuves orales du second groupe, qui se déroule dans les jours à venir, pour une publication des résultats définitifs le 13 juillet.

- 20,3 de moyenne !  Benjamine, 18 ans, lycéenne en ES à Nîmes, a reçu les «félicitations du jury».

Elle a réussi à avoir plus de 20 de moyenne grâce à une option d’anglais section européenne, qui lui a valu un 19 et apporté des points de bonus. Ajouté à ça: 20 en maths, 20 en histoire et en allemand, pareil en français à l’oral et 18 en philo. A la rentrée, elle va à Lyon en prépa HEC.

- Taoufik El Madroussi, jeune élève marocain sans papiers, revenu en France en avril, a obtenu son bac professionnel avec mention assez bien. «Inutile de vous dire qu’il est super heureux, qu’il a un sourire jusqu’aux oreilles, bref, il a bossé et il a obtenu ce qu’il souhaitait, c’est génial», a indiqué son comité de soutien, Taoufik-doit-revenir.com.

Le jeune homme de 22 ans, domicilié à Chevilly-La-Rue (Val-de-Marne), avait été expulsé en août 2008 et était revenu en France le 22 avril 2009 «après sept mois d’argumentations et de négociations».

- Le plus jeune bachelier : 13 ans et bac S mention très bien. Quant au doyen des candidats, Denis Chardenas, militaire à la retraite de 79 ans, a raté l’examen. «C’est loupé ! Je ne passerai pas l’oral. Je suis à 6 ou 6,5 de moyenne.» Dans le détail, ça donne : «Les maths ? Il n’a pas voulu me mettre zéro, j’ai 1. L’économie sociale, j’ai 7 ou 8, pas plus». En revanche, en occitan (langue régionale en option), il a obtenu un 15.
- Une médaille en prime. Histoire de marquer le coup, le proviseur du lycée professionnel de Jean Monnet de Juvisy-sur-Orge (Essonne) a remis une trentaine de médailles pour «récompenser, remercier, féliciter les élèves méritants» ayant obtenu une mention bien ou très bien et à une demi-douzaine de bacheliers adultes ayant repris leur scolarité.

En septembre, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education, avait affirmé vouloir récompenser les bacheliers en distribuant des médailles. Une annonce critiquée par les parents d’élèves et les lycéens, qui y voyaient une mesure «bling bling», «inutile», «pathétique».

 

Article 20minutes.fr

Plus de 78% de réussite au bac

A Franconville (Val d’Oise), des élèves de terminales découvrent les résultats du bac, le 07 juillet 2009, au lycée Jean Monnet.

A Franconville (Val d’Oise), des élèves de terminales découvrent les résultats du bac, le 07 juillet 2009, au lycée Jean Monnet./B. GAVAUDO / AFP

 

 

EDUCATION – Les candidats sont plus nombreux que l’an dernier à avoir décroché leur diplôme du premier coup…

>> Sur 20minutes.fr, tous les résultats du bac sont disponibles en cliquant ici

Le taux de réussite au bac général dès juin atteint cette année 78,4% des candidats, soit une hausse de 2,9% par rapport à 2008, a annoncé mardi le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel. Dès le premier coup, 80,7% des candidats au baccalauréat S ont été reçus (+2,1%), 76,7% des candidats en ES (+4,1%) et 74,3% en L (+3,1%).

S’agissant des séries technologiques, 62,9 % des élèves ont obtenu leur bac, soit une baisse de 1,5 point. Le secteur industriel atteint 68,1% et le secteur tertiaire s’établit à 60,8%, selon les chiffres du ministère. Les résultats définitifs, après les oraux de rattrapage qui se déroulent entre mercredi et samedi, seront publiés le 13 juillet. Plus de 622.000 candidats se sont présentés aux épreuves cette année.«Un excellent cru»

«Les résultats du bac 2009 sont très bons, c’est un excellent cru. On ne peut que s’en féliciter. Je me réjouis que le bac continue de jouer son rôle: consacrer la fin des études secondaires et être une clé d’entrée pour l’enseignement supérieur. Le bac est et restera une institution, a déclaré Luc Chatel. On continue à avoir 150.000 élèves par an qui sortent du système éducatif sans diplôme, c’est un vrai combat que nous avons à mener, améliorer l’accès au bac et réduire le nombre de sorties sans qualification.»

Avec agence



Un lycéen bloqueur se voit interdire l’accès à la classe terminale

Article LeMonde.fr

Tristan Sadeghi vient de finir son année en première économique et sociale au lycée Maurice-Ravel, à Paris. Il est délégué de sa classe, ses notes sont bonnes et ses professeurs contents de lui. Pourtant, et alors que les grandes vacances commencent, son passage en classe de terminale est incertain car Tristan a été un « bloqueur » lors des manifestations lycéennes de février. C’est la raison pour laquelle quand il a souhaité déposer un dossier de réinscription le 16 juin dernier, le personnel a, selon la famille de l’élève, refusé.

D’après les parents de Tristan, le proviseur aurait expliqué qu’il souhaitait un engagement écrit de leurs fils de ne plus participer à des activités de blocage. Le père envoie alors un courrier à la direction de l’établissement pour dénoncer une « décision discriminatoire et illégale », car Tristan n’a pas bloqué son lycée tout seul. Le père indique tout de même que « Tristan n’a plus aucune intention de bloquer le lycée et doit se concentrer entièrement sur ses études », mais le proviseur souhaite un engagement écrit de la main de Tristan (voir la lettre du proviseur, publiée sur le site du Nouvel Observateur).

Lundi 6 juillet, professeurs, camarades de classes et élus locaux se sont donc réunis devant le rectorat de Paris pour défendre son cas. Danielle Simonnet, conseillère de Paris, déléguée auprès de la maire du 20e arrondissement chargée de la lutte contre les discriminations, de l’intégration, du handicap et du monde associatif, qui assure « bien connaître » Tristan dans un courrier publié sur Internet, a dénoncé une « situation et [une] pression psychologique exercée sur l’élève et ses parents insupportable et inacceptable ».

 

Le Monde.fr

 

J’ai 17 ans et je suis exclu car j’ai fait blocage contre Darcos

Article Rue89

Ce lundi matin, une élue parisienne, Danielle Simonet, conseillère de Paris (Parti de gauche), alertait par un e-mail très viral sur le sort de Tristan Sadeghi, lycéen tout juste sorti de classe de première, à qui son proviseur refuse l’inscription en terminale. Sauf s’il s’engage par écrit à ne plus participer à des manifs ou des blocages, tels que ceux qui ont émaillé l’année, au lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement comme ailleurs.

Rue89 a proposé à ce jeune élu représentant au conseil de la vie lycéenne de raconter son histoire, alors que la mobilisation autour de son cas commence à prendre. Le proviseur de l’établissement, également contacté, n’a pas donné suite aux sollicitations de Rue89. Qui publie toutefois le courrier qu’il a envoyé à Tristan Sadeghi.

Je m’appelle Tristan Sadeghi, j’ai 17 ans. Je suis lycéen au lycée Maurice-Ravel, en classe de première ES (économique et sociale) et suis passé en terminale sans difficulté. J’ai été actif durant les mouvements lycéens contre les mesures dites « Darcos » comme beaucoup d’autres.

Le 16 juin dernier, comme tous les élèves de mon lycée, je suis allé rendre ma fiche de réinscription. Surprise : on refuse de la réceptionner. « Ordre du proviseur », me dit-on. Ce dernier, Philippe Guittet (ancien porte-parole du principal syndicat des proviseurs, le SNPDEN,) explique son refus de réinscription par mon « rôle de meneur des blocages du lycée ». Il me rend personnellement responsable des blocages.

Souhaitant apaiser la situation, mon père lui a fait remarquer que l’année prochaine, étant en classe de terminale, je me concentrerais sur mes études. Rien n’y a fait. Le jour même, nous lui avons demandé par écrit de me réinscrire. Il nous a répondu, par écrit également : il conditionne ma réinscription à un engagement à ne plus bloquer. (Voir ici le courrier du proviseur adressé à Tristan Sadeghi)

Je tiens à préciser que tous ces événements se sont déroulés à quelques jours de mon bac de français, et psychologiquement, être « un sans-lycée », ce n’est pas facile.

Pression à la signature

Ses méthodes me semblent d’ailleurs inacceptables : il fait véritablement pression sur moi pour me « forcer » à signer un papier ! Nos blocages d’établissement s’inscrivaient toujours dans un cadre de contestation sociale et étaient « sérieux » : nous organisions régulièrement des assemblées générales (où nous décidions par vote le blocage) et des réunions d’information sur les mesures « Darcos », réunions ayant lieu une fois par mois. Les blocages étaient toujours calmes.

Petite anecdote, tous les matins de blocages d’établissement, nous faisions une collecte (où chacun mettait ce qu’il pouvait) pour ensuite faire des sandwichs et les distribuer à l’heure du déjeuner. N’est-ce pas la preuve d’une atmosphère de collectivité bon enfant ?

Nous étions parfois deux cents à bloquer, dans le pire des cas, soixante-dix. Mais qu’on se rassure : nous n’étions pas une minorité. Nous disposions toujours du soutien de la grande majorité du lycée. 70 élèves ne peuvent empêcher 1000 élèves de rentrer ! Sans forcément nous aider directement, nous avions leur consentement.

« Réprésentant », pas fauteur de trouble

Le proviseur me jugerait-il capable de bloquer seul un lycée ? Ce serait étonnant. J’ai effectivement été élu délégué du mouvement. Cela veut dire que j’émane du mouvement. Que j’en suis le représentant. Or M. Guittet a peut être personnifié le mouvement en ma personne.

C’est peut être aussi une façon de faire peur aux autres, de punir pour l’exemple. « Regardez ce qui est arrivé à Tristan. Si vous bloquez, vous vous exposez à la même sanction… » Où est la justice dans la punition automatique ? Car c’est une exclusion de fait.

Fait du prince

Je pense pourtant avoir servi la République, l’Education. Les mesures Darcos sont à mon avis un coup porté à l’école républicaine, égalitaire, d’où mon engagement. Mais si on doit me reprocher quelque chose, qu’on me juge, qu’on ne prenne pas une sanction six mois après les événements. Cela ressemble trop au fait du prince.

S’il décide de ne pas me reprendre, si mon intégration se passe mal dans le nouveau lycée, c’est mon année de bac qui sera perturbée. Un rassemblement a eu lieu ce matin (lundi 6 juillet) devant le rectorat. Pas seulement pour sauver le jeune Tristan, sauver son avenir. Mais surtout parce que cette sanction, comme l’a si justement remarqué Danielle Simonnet, élue au conseil de Paris et très active pour me soutenir, représente très bien la criminalisation des mouvements sociaux ». »

Mettons des limites. Accepter le fait du prince, c’est laisser une porte grande ouverte. Qu’on ne mette pas la pression sur quelqu’un pour qu’il signe des papiers (ce sont des méthodes de régimes peu appréciables), que personne ne paie pour les autres (car je suis bien le seul à subir cette menace), qu’on laisse un élève étudier, apprendre tranquillement. Que la démocratie lycéenne soit respectée !

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

 

 

Compléments d’infos :

Bonjour,

Le proviseur du lycée Maurice Ravel ou mon fils Tristan SADEGHI est scolarisé en première « ES », conditionne sa réinscription en terminal par un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des activités de blocage du lycée.

Cette année scolaire 2008-2009, Tristan à eu une scolarité très satisfaisante, tant au niveau de ses résultats scolaire que de son comportement au sein du lycée. Il est bien apprécié de l’ensemble de ses professeurs.

Scandalisé, Je trouve cette décision discriminatoire et illégale. J’ai fait (avec le soutien de la FCPE) de nombreuses démarches auprès du proviseur et de Rectorat de paris, pour demander la réinscription pure et sans condition de Tristan.

N’ayant, à ce jour, aucune réponse du proviseur et compte tenu des délais très courte d’inscription, avec mon fils, nous avons décidé de dénoncer cette situation publiquement :

- Nous Appelons à un rassemblement, le lundi 6 juillet à 11h30 devant le Rectorat de Paris (ave GAMBETTA PARIS 20EME) pour demander l’inscription sans condition de Tristan.

- Par la même occasion (à la même heure et au même endroit), nous organisons une conférence de presse.

Un texte d’appel est en cours de préparation. En attendant,  voici, ci-dessous, le  texte de Danielle Simonet (conseillère de Paris) adressé à la presse.

Hossein SADEGHI
06 60 53 05 05

Bonjour,

Je vous informe que j’ai appris avec stupéfaction, que Monsieur le Proviseur du lycée Maurice Ravel du 20e , conditionnait par une lettre adressée à son père, la réinscription de l’élève Tristan SADEGHI à un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des actions de blocage du lycée lors de mouvements de grève.

Je connais, et notre équipe municipale connaît bien Tristan SADEGHI. Cet élève, engagé, comme de nombreux autres lycéens dans la mobilisation lycéenne cette année nous avait sollicité, avec d’autres, pour pouvoir tenir des réunions de coordination lycéenne dans notre mairie. Il est également intervenu lors d’une grande réunion publique en mairie du 20e sur les enjeux de l’école. Nous avons pu apprécier ses qualités d’expression orale, pausée et argumentée.
Je sais par ailleurs que les enseignants de Tristan SADEGHI ont apprécié sa scolarité et l’ont jugée très satisfaisante tant au niveau de ses résultats scolaires que de son comportement au sein du lycée. A ma connaissance, son conseil de classe a confirmé son passage en T ES. Cet élève n’a fait l’objet d’aucun conseil de discipline qui pourrait éventuellement justifier un refus de réinscription au sein du même lycée pour son passage en année supérieure.
Tristan et ses parents trouvent cette mesure tout à fait discriminatoire et injustifiée et ont fait appel au soutien le plus large, et malgrès de nombreuses démarches auprès du proviseur et du Rectorat de Paris, pour demander de le réinscrire sans condition, nous n’avons, à ce jour, aucune réponse du proviseur
Cette situation et la pression psychologique exercée sur l’élève et ses parents, nous parait insupportable et inacceptable.
Elle est révélatrice d’un contexte ambiant de criminalisation de la contestation sociale. Comment un chef d’établissement a-t-il pu se sentir autorisé à enfreindre ainsi aux règles de fonctionnement de l’éducation nationale et à la démocratie lycéenne ?
Je vous informe que s’organise lundi 06 juillet, devant le rectorat (Av Gambetta – Paris 20e), à 11h30 une mobilisation pour exiger la réinscription de Tristan sans condition à laquelle seront conviés les syndicats d’enseignants, lycéens, étudiant,  élus, journalistes, responsables politiques, intellectuels  afin de manifester leurs soutien et leur solidarité avec TRISTAN. Un appel est en préparation à cet effet.
Pour plus d’informations vous pouvez contacter le père de Tristan : hossein.s@orange.fr
Vous remerciant par avance de bien vouloir relayer cette information.
Cordialement,



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