Mesures Sarkozy pour les jeunes : M. Bricolage fait encore des siennes !

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Après le consensus sans ambition du livre vert de Martin Hirsch, le président de la République annonce enfin son « plan d’urgence » pour la jeunesse. Une fois de plus, le gouvernement bricole des mesures déjà existantes afin d’éviter le sujet des moyens budgétaires accordés aux politiques pour la jeunesse.

« Réformer l’orientation de fond en comble »

Si la mise en place d’un véritable « Service Public d’Orientation » est un premier pas vers une orientation choisie et non subie les mesures annoncées restent insuffisantes. Les lycéens ne pourront se satisfaire de slogans et attendent un réel suivi individualisé au sein de leur parcours scolaire.

Aussi, les suppressions de postes dans l’Education Nationale ne font qu’accroitre le manque de conseillers d’orientation, aujourd’hui déjà en incapacité de répondre aux attentes des jeunes en formation et en insertion.

Pour les jeunes de 16 à 18 ans, « on va contractualiser devoirs et droits»

Si l’UNL salue la possibilité donnée aux lycéens de créer et  de gérer des associations, elle regrette qu’une fois de plus, le gouvernement préfère les effets d’annonce aux vrais choix de société. Ce n’est pas en « donnant une nouvelle dynamique » à des structures préexistantes ou en « renforçant la représentativité des jeunes » dans des instances déjà sclérosées que le gouvernement satisfera l’envie des jeunes de peser sur les choix politiques.

L’UNL déplore le fait que ce gouvernement laisse de côté la question de la formation citoyenne des jeunes de 16 à 18 ans et de leurs droits civiques et sociaux.

«Aucun jeune ne devra rester, entre 16 et 18 ans, en dehors de tout système de formation »

L’UNL félicite le Président de la République d’avoir repris à son compte les recommandations de l’OCDE sur la prise en charge collective de la formation des jeunes jusqu’à 18 ans !

Mais l’UNL refuse que les jeunes « décrocheurs » soient stigmatisés en étant poussés vers des formations précarisantes, et rappelle que c’est le système scolaire qui porte la responsabilité de ces exclusions, et non les jeunes !

L’UNL invite donc Nicolas Sarkozy à rehausser l’obligation de scolarité jusqu’à 18 ans.
Elle doit s’accompagner d’une réforme du lycée ambitieuse qui permette à chacun de trouver sa place et de réussir dans l’enseignement secondaire.

L’UNL tient enfin à rappeler que la réforme du lycée en cours de discussion avec le Ministre de l’Education Nationale ne pourra pas se dispenser d’apporter davantage de réponses au malaise des jeunes et à leur aspiration à l’autonomie.

Lucie Bousser

Présidente de l’Union Nationale Lycéenne



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