Pour défendre l’Ecole Publique

Le collectif parents-étudiants-enseignants de Paris  , leSNUIpp , en soutien avec la CGT education, SGEN CFDT, la FCPE 75.

Nous appelons parents, enseignants, lycéens et étudiants à participer à cette première
manifestation de rentrée afin de lancer ensemble des états généraux sur l’école que nous voulons :

Pique – nique et concert

le samedi 26 septembre 2009

à 12h sur le Parvis de l’Hôtel de ville

précédé de marches sonores : Départ 11h de République ou Place Monge 
www.marchepourlecole.org

On va pas se laisser bouffer !


Après une année sombre pour l’école publique, une nouvelle année commence.
La suppression de 16000 postes d’enseignants du primaire et du secondaire est annoncée pour 2010. Un chiffre record après les 13 500 suppressions en 2009 et 11 200 en 2008. Alors même que 14 000 élèves supplémentaires sont attendus en maternelle et en élémentaire pour cette rentrée. Le gouvernement a supprimé deux heures d’enseignements pour tous en élémentaire. Il s’est attaqué aux Réseaux d’Aide aux Enfants en Difficulté. Pour les 2-3 ans que les maternelles (gratuites) ne peuvent plus accueillir faute d’enseignants en nombre suffisant, le gouvernement a lancé des jardins d’éveil payants accueillis dans des locaux scolaires et sans enseignants. Ce projet remet également en cause les modes d’accueil de la petite enfance.

La résistance des enseignants et des parents ont empêché le ministre d’utiliser les « évaluations » enCM2 et en CE1, pour mettre en concurrence les écoles. Les diverses manifestations qui ont montrées l’attachement à l’école maternelle ont contraint le gouvernement à limiter les jardins d’éveil à une première « expérimentation ». Le mouvement des Universités a temporairement tenu en échec la volonté de moins bien former les enseignants et de les précariser. Les manifestations lycéennes ont suspendu une réforme du lycée fondée sur le désengagement de l’Etat, la mise en concurrence des établissements et l’accentuation des inégalités.

A Paris une coordination de collectifs parents/enseignants de différents arrondissements a vu le jour avec le soutien et la participation de la FCPE et des syndicats enseignants (SNUIPP, SUD Educ, CGT Educ’action, CNT Education..). Tous et toutes, nous nous sommes retrouvés en mai dernier lors de Marches sonores pour l’école qui ont sillonnées les quartiers de plusieurs arrondissements.

Contre le démantèlement du service public d’Education, nous, parents et enseignants, voulons que cette année scolaire soit celle de la convergence des mobilisations de la Maternelle à l’Université (et au-delà dans le secteur de la petite enfance) et d’un nouveau départ pour l’école publique.

Non à la destruction de l’école publique !

Zéro fermeture de classe, pas plus de 25 élèves par classe !

Remplacement systématique et immédiat des enseignants par des enseignants !

Pour une formation professionnelle des enseignants !

Pour une réelle prise en charge de la difficulté scolaire !

 



Carte scolaire : les collèges de quartiers se vident

Article : La Depeche.fr

Éducation. Depuis l’assouplissement de la carte scolaire, les demandes de dérogation ne cessent d’augmenter.

Comme dans tous les collèges de quartiers, les effectifs fondent au collège George-Sand de Bagatelle. Photo archives DDM, M. Viala.

Comme dans tous les collèges de quartiers, les effectifs fondent au collège George-Sand de Bagatelle. Photo archives DDM, M. Viala.
Comme
dans tous les collèges de quartiers, les effectifs fondent au collège
George-Sand de Bagatelle. Photo archives DDM, M. Viala.

OAS_AD(« Position1″);Carte scolaire : les collèges de quartiers se vident dans Actualités

Avant
les grandes vacances, les parents d’élèves des collèges Reynerie ou
George-Sand, à Bagatelle tiraient la sonnette d’alarme. Leur crainte ?
Qu’avec l’assouplissement de la carte scolaire, l’augmentation du
nombre de dérogations pour quitter les collèges de quartiers sensibles
ne porte à terme un coup fatal aux cinq établissements classés «
ambition réussite » que compte Toulouse.

La rentrée confirme la tendance. Notamment à l’entrée en sixième : «
+8 %, selon l’inspection d’académie, émanant principalement des élèves
originaires des réseaux ambition réussite, soit 187 demandes, qui se
concentrent sur Toulouse ».

Certes, observe Jean-Louis Baglan, l’inspecteur académique, si le
nombre de demandes de dérogation a augmenté, celui des dérogations
accordées a baissé. Et contrairement à une idée reçue, affirme-t-il, le
déshabillage des collèges de quartiers n’habille pas systématiquement
ceux du centre-ville : «Les gens du Mirail demandent Clémence-Isaure,
Maurice-Bécanne, Lamartine, Vaucquelin…», selon Jean-Louis Baglan.
Mais surtout, ajoute-t-il, les collèges ambition réussite conservent
des moyens identiques, malgré une moyenne descendue à 17 élèves par
classe.

« Pour combien de temps ? s’interroge Abdellatif Mellouki, papa d’un
élève du collège George-Sand. Au rythme où les collèges se vident,
chaque année, l’argument ne tiendra pas éternellement, prédit-il. Si
tous les ans on perd 60 élèves, c’est très inquiétant. Sans compter que
cette année, George-Sand ne propose plus l’option chinois en 6e. Ce qui
veut dire que dans trois ans le chinois aura disparu du collège.
Aujourd’hui Fermat propose cette option. Les parents des élèves de
chinois qui craignent la ghettoïsation des collèges de quartier mettent
leurs enfants à Fermat. »

Un élève sur deux au collège Bellefontaine

Alors, avec la fermeture d’une classe, à la rentrée, le collège
George Sand est-il condamné à disparaître ? Annie Pennarun, la
principale du collège n’a « aucun doute sur la pérennité de
l’établissement. La fermeture de cette classe est logique. Elle
correspond au tassement démographique de cette zone ».

carte_scolaire dans Actualités

N’empêche, l’hémorragie dont souffrent les effectifs de ces collèges
de quartiers est un phénomène général. Et de grande ampleur. Le
principal du collège Bellefontaine, Denis Demersseman dit avoir
enregistré 43 % de demandes de dérogation à l’entrée en sixième. Soit
près d’un élève sur deux souhaitant s’extraire des quartiers. Deux
tiers des demandes ont été satisfaites. « Je peux comprendre qu’un
certain nombre de parents veuillent enlever leurs enfants pour les
mettre dans des collèges à plus forte mixité sociale », dit-il tout en
regrettant de ne pas voir l’inverse se produire, c’est-à-dire une plus
grande mixité sociale dans son collège.

Côté syndicats, pour Monique Degos-Carrère, secrétaire générale du
SNES et professeur d’histoire et géographie au collège Michelet, à
Toulouse, les répercussions de l’ouverture de la carte scolaire sont
connues et identifiées : « Ces collèges se vident et on peut craindre
une ghettoïsation. Ce n’est pas une solution. Il vaut mieux une
jeunesse éduquée que surveillée par des portiques. »

Ce qui est sûr, c’est qu’en déchirant la carte scolaire, le gouvernement a ouvert une fameuse boîte de Pandore.


Le collège de la Reynerie va-t-il fermer ?

La rumeur court avec beaucoup d’insistance du côté de la Reynerie.
Le collège est-il condamné à la fermeture. « Des bruits de couloirs »
circulent en ce sens, confirme Denis Demesserman, principal du collège
Bellefontaine.

Annie Pennarun, son homologue de George-Sand pose la question sans
détour : « Il y a beaucoup d’établissements dans cette zone :
Vaucquelin, Reynerie, Bellefontaine, Bécanne, George-Sand, Stendhal…
N’y en a-t-il pas un de trop ? »

Pour Jean-Louis Baglan, l’inspecteur académique, « il n’en est pas question pour le moment ».

Mais, reconnaît-il, « nous avons fait réaliser un audit qui montre
que ce collège n’apporte pas de mixité sociale. Avec une population
homogène très défavorisée on en fait un ghetto. Et c’est sur ce collège
que nous enregistrons le plus de demandes de sorties. Ce sont les
parents qui veulent fermer le collège ».



Six syndicats appellent à une mobilisation le 7 octobre

Article Le Monde.fr
Six syndicats français appellent à une journée nationale d’action le 7 octobre, a annoncé mardi 8 septembre Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, après une réunion de représentants de ces organisations. Le dirigeant syndical n’a pas précisé les modalités de cette mobilisation. Force ouvrière et la CFTC, qui ne sont pas venus à la réunion, ne devraient pas s’associer à cette journée.

 

« Six organisations appellent à la mobilisation le 7 octobre », a déclaré Bernard Thibault à la tribune d’un meeting régional de la CGT à Paris. La journée d’action rassemblera donc la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l’UNSA. Après plusieurs journées similaires, la mobilisation avait paru s’essoufler lors de la dernière, le 13 juin.

La CGT avait proposé début septembre aux autres organisations « d’organiser des mobilisations ensemble le 7 octobre », journée choisie par la Confédération internationale des syndicats (CSI) pour défendre les salariés victimes de la crise et « combattre le dumping social à l’échelle internationale ».

« Au stade actuel, il y a un accord des six organisations » en vue de « conjuguer leurs efforts pour des mobilisations le 7 octobre », ainsi qu’« un accord sur le fait que les modalités seront dessinées entre les organisations sur un plan local », a affirmé M. Thibault, devant un parterre de militants CGT de la région Ile-de-France réunis au palais de la Mutualité. « Malheureusement, il n’a pas été possible d’avoir tout le monde autour de la table, la question se posera pour ceux qui n’ont pas participé de savoir ce qu’ils feront ». S’ils décident de rejoindre le mouvement, « les autres organisations leur feront la place pour se joindre à la journée ».

 

Article Libé.fr

La CGT, la CFDT, la FSU, l’ Unsa, la CFE-CGC et Solidaires se réunissaient ce mardi, à Paris, pour en arrêter le principe. La CFTC et FO avaient décliné l’invitation, invoquant des raisons d’agendas.

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François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT), à Paris, lors de la journée de mobilisation

François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT), à Paris, lors de la journée de mobilisation du 13 juin (Gonzalo Fuentes / Reuters)

 

Réunis ce mardi au siège de la CFE-CGC pour leur premier rendez-vous de rentrée, six organisations syndicales appellent à une mobilisation nationale, le 7 octobre prochain. C’est le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui en a annoncé la tenue, lors du meeting de rentrée de l’Union régionale Ile-de-France CGT à Paris.

Les confédérations qui ont arrêté le principe de cette «journée nationale d’actions» – dont les modalitées seront fixées localement – sont la CGT, la CFDT, la FSU, l’ Unsa, la CFE-CGC et Solidaires.

Absents de la réunion, la CFTC et FO ont invoqué des problèmes d’agendas.

La CGT avait proposé, début septembre, aux autres organisations «d’organiser des mobilisations ensemble le 7 octobre, journée choisie» par la Confédération internationale des syndicats (CSI) pour exiger «que les salariés ne soient pas rendus victimes de la crise mais s’épaulent pour combattre le dumping social à l’échelle internationale».

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, avait alors répondu que son organisation «avait prévu autre chose» à cette date: «le 7 octobre est une journée mondiale pour sensibiliser au respect du travail décent respectueux des normes internationales», avait-il précisé sur Canal +, voulant rester «dans le cadre de cette approche internationale».

(Source AFP)

 

 



Collège high tech manque de moyens

Article Libé.fr

Le collège Georges Charpak, à Goussainville (Val d’Oise), est un modèle de modernité, avec wifi, un portable pour chaque prof,  une cartablerie numérique, etc. Seul problème en cette rentrée:  les sixièmes sont plus de trente par classe. Et pour certains cours, on doit aller chercher des tables et des chaises dans la salle voisine. Pour protester, enseignants et parents sont restés ce matin dans la cour avec les élèves.

Le problème est simple comme une règle de trois. Lorsque le Rectorat a calculé, au plus serré, les moyens dont le collège allait disposer à la rentrée, on attendait 419 élèves. Mais les inscriptions ont continué d’arriver tout l’été, jusqu’à atteindre 477 inscrits à la rentrée le 2 septembre.

Résultat: des sixièmes à trente et un. Le collège, inauguré le 13 décembre 2008, est tout neuf. Grâce aux largesses du Conseil général du Val  d’Oise, il est remarquablement équipé en matériel  informatique. Souvent présenté comme le premier collège numérisé, il a reçu de multiples visites officielles toute l’année dernière. Xavier Darcos y a lancé l’opération « O papier au collège ». Les journalistes ont afflué. Reste que les salles ne sont pas extensibles…

 

 

L’ensemble des personnels – enseignants, administratifs, surveillants – s’est réuni avec les parents d’élèves hier matin. Ils ont décidé d’une action commune: tant que l’inspection académique (IA) ne leur donnera pas un rendez-vous, ils suspendront les cours et resteront dans la cour avec les élèves. Leurs demandes: création d’une classe de sixième, d’une cinquième et un surveillant supplémentaire.

Pour l’instant, l’IA n’a proposé que du « bidouillage », disent  les enseignants: prendre tout le volant d’heures sups de l’établissement réservé à des projets ou à des besoins spécifiques. « Mais là ça coince, explique un professeur, on ne peut pas absorber toutes ces heures sups. En plus, c’est une sorte de chantage qu’on nous fait ainsi et c’est mal ressenti. »

« Paradoxalement, on est probablement victime de notre succès et de notre surmédiatisation, qui a rendu notre collège très attrayant », ajoute-t-il. Le 3 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée, le recteur Alain Boissinot a encore cité en exemple le collège de Goussainville et promis que Versailles serait d’ici 2 ans l »‘académie de référence en matière d’environnement numérique de travail  (ENT), en pratique de visioconférences et en équipement en tableaux numériques ».

 



Les lycéens de l’UNL sont à l’offensive en cette rentrée

Logo UNLL’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, lance aujourd’hui sa campagne de rentrée. Celle-ci vise à ne pas déconnecter les enjeux de la réforme du lycée du malaise grandissant dans la jeunesse.

En cette rentrée 2009, la hausse du chômage et de la précarité qui touche les jeunes de plein fouet, le désengagement de l’état vis-à-vis des services publics et l’accroissement des inégalités mettent en évidence une véritable crise politique qui vient s’ajouter à la crise économique et sociale.

Dans l’Education Nationale, le processus de réforme du lycée débute dans un contexte qui ne lui est pas favorable. Les suppressions de postes continuent (16 000 à la rentrée 2010) et le calendrier fixé pour la réforme est trop court.

L’UNL demande au Ministre de l’Education Nationale l’arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement, ainsi que le rallongement du calendrier de réforme à 2011, accompagné de l’ouverture de 4 chantiers pour le lycée sur :

l’accès et la réussite d’un plus grand nombre de jeunes au Lycée et l’orientation scolaire.
Des contenus et des pratiques pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée.
Un lycée qui ne soit pas seulement un lieu d’étude mais qui soit aussi un véritable un lieu de vie, d’apprentissage de la citoyenneté et d’intégration.
Une réforme qui permette à un maximum de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur et d’y réussir.
C’est pourquoi, dans le cadre de sa campagne intitulée « Pour mon avenir, je n’ai pas d’actions, j’ai mon éducation ! » et composée pour l’instant d’une pétition, d’un tract et d’une vidéo, l’UNL demande :

La mise en place d’un véritable Service Public d’Orientation ainsi que la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans pour favoriser la réussite de tous et une meilleure insertion des jeunes dans la vie professionnelle,
la création d’un ambitieux Système d’Aide Scolaire pour permettre aux élèves en difficulté d’avoir le même droit à la réussite que les autres lycéens,
La mise en place du droit de vote à 16 ans nous permettant de participer aux prises de décisions politiques et de nous faire entendre par une société qui n’a pas l’air de vouloir de nous

La politique dogmatique et irresponsable menée par le gouvernement dans l’éducation nationale ne peut plus durer : il faut un changement de cap !

http://www.dailymotion.com/unl

http://dl.free.fr/rbcTe7Uwh

http://dl.free.fr/v5JupuVP6

Cordialement


Antoine Evennou
Secrétaire Général de l’Union Nationale Lycéenne
13 Boulevard Rochechouart – 75009 Paris
Tèl : 06 08 91 72 54 – Mail : sg@unl-fr.org



Oui, Monsieur le ministre : un pays qui croit en son avenir est un pays qui investit dans l’éducation !

Ci-joint et ci-dessous la déclaration de l’intersyndicale de l’éducation qui s’est réunie le 3 septembre demandant à Luc Chatel des réponses concrètes d’ici la mi septembre, en particulier sur :
>> l’arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement,

>> La ré-ouverture de multiples chantiers : la préparation du budget 2010, la formation des enseignants, les remplacements, la place de l’école maternelle, primaire et du collège…
>> la révision de la politique concernant la carte scolaire

>> l’allongement du calendrier concernant la réforme du lycée

>> la mise en place de 4 chantiers sur la réforme du lycée.

Les  organisations se retrouveront à la fin du mois pour faire le point et évaluer la situation et les réponses du ministre

 

Nous constatons en cette rentrée 2009 les graves conséquences de la crise financière et économique en France. La hausse exceptionnelle du chômage et de la précarité accompagnée d’un désengagement progressif de l’Etat vis-à-vis des services publics provoquent une véritable crise sociale.

Dans un tel contexte, un grand service public laïque d’éducation est une chance. Pourtant, il est victime de la politique dangereuse du gouvernement : l’appauvrissement de l’Ecole, la suppression de 50 000 postes dans l’Education nationale depuis 2002, la suppression de la carte scolaire, l’abandon de l’Education prioritaire, les menaces sur la maternelle… accentuent inlassablement les inégalités dans notre société et font peser sur les collectivités territoriales des obligations qui relèvent de l’Etat.

Les organisations signataires ne peuvent accepter la programmation de 16 000 suppressions supplémentaires à la rentrée 2010. Elles demandent un changement conséquent de la politique de l’emploi public avec un arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement, mais aussi l’abandon de la politique menée vis-à-vis de la carte scolaire.

Les affirmations sur la nécessité d’investir dans l’Education et de réduire les inégalités doivent se traduire par des décisions en rupture avec les politiques menées ces dernières années.

Après deux années durant lesquelles l’Ecole a été brutalisée, il est temps de renouer un réel dialogue constructif avec l’ensemble de la communauté éducative pour une école qui assure la réussite de tous et connaisse une nouvelle vague de démocratisation. Cela signifie qu’il faut traiter de façon ambitieuse la préparation du budget 2010, la formation des enseignants, les remplacements, la place de l’école maternelle, primaire et du collège, les programmes et les pratiques, le rôle des associations complémentaires… L’orientation scolaire  doit être un levier pour la réussite des jeunes via un service public d’orientation de l’Education nationale doté de moyens importants et de personnels qualifiés.

Tous ces dossiers doivent être ré-ouverts.

Ainsi le processus de réforme du Lycée doit être relancé sans précipitation. Le calendrier fixé par le ministre est trop court pour construire la réforme ambitieuse que la communauté éducative attend, d’autant plus indispensable que la société est en crise.

Alors que Luc Chatel affirme agir dans « un esprit de dialogue et de concertation » les organisations signataires de cet appel, lui demandent d’ouvrir dès la mi-septembre 4 chantiers de réflexion et de travail sur :

-          L’accès et la réussite d’un plus grand nombre de jeunes au Lycée et l’orientation scolaire.

-          Des contenus et des pratiques pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée.

-          Un lycée qui ne soit pas seulement un lieu d’étude mais qui soit aussi un véritable lieu de vie et d’apprentissage de la citoyenneté et de l’intégration.

-          Une réforme qui permette à un maximum de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur et d’y réussir.

Sur tous ces points, les organisations signataires s’adressent solennellement au ministre de l’Education nationale pour qu’il entende et mette ses actes en conformité avec ses paroles en donnant sans tarder de premiers signes concrets et en ouvrant les discussions nécessaires.
Elles se retrouveront à la fin du mois pour faire le point et évaluer la situation et les réponses du ministre.

Ne rajoutons pas à la crise économique celle de l’Education :

investissons pour elle !

Liste des premiers signataires :

CEMEA

CRAP-Cahiers pédagogiques

FAEN

FCPE

FEP-CFDT

FERC-CGT

FOEVEN

FSU

GFEN

ICEM-Pédagogie Freinet

La JPA

La Ligue de l’enseignement

SGEN-CFDT

UNEF

UNL

UNSA Education



Des enseignants en quête de nouveaux modes d’action, par Luc Cédelle

LE MONDE | 02.09.09 |

Les grèves dans l’éducation nationale ? Un « rituel », moquait Xavier Darcos. Son successeur, Luc Chatel, sachant les difficultés qui se présentent devant lui, se garde de prononcer la moindre parole provocatrice. N’empêche : la causticité de M. Darcos touchait un point sensible, et l’actuelle rentrée est en train de le démontrer.
« Les collègues nous renvoient dans la figure ce côté rituel des journées d’action », constate Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, très réservé vis-à-vis des mots d’ordre qui pourraient venir de la fédération syndicale majoritaire, la FSU. Mais même celle-ci, en cette rentrée, semble hésiter devant un obstacle inédit : annoncer une « action » pourrait ne pas être pris au sérieux. Personne ne croit, dans l’éducation, que les syndicats auraient une capacité de mobilisation rapide. Pourtant, les motifs de mécontentement s’amoncellent, en premier lieu la poursuite des suppressions de postes, présentée comme inexorable par le nouveau ministre.

Les deux principales organisations de la FSU ont tenté, ces derniers jours, d’amorcer une mécanique syndicale classique. Le SNES, dans l’enseignement secondaire, a prôné « une initiative de type grève avant les vacances de la Toussaint ». Le SNUipp, son homologue du primaire, avait laissé entendre qu’une réunion des fédérations de l’éducation pourrait se tenir le 28 août afin d’examiner les « perspectives d’action ».

Non seulement les autres organisations ont fait la sourde oreille, mais la fédération UNSA-Education, par l’intermédiaire du Syndicat des enseignants (SE), a mis les pieds dans le plat. Son secrétaire général, Christian Chevalier, a estimé que « vouloir organiser l’action alors qu’on n’a pas encore rencontré nos collègues dans les établissements » n’avait « pas grand sens, surtout pour se retrouver à vingt manifestants devant chaque inspection académique ». M. Chevalier a admis que le problème était, plus profondément, « la faiblesse du syndicalisme enseignant et la vision caricaturale qu’en ont les collègues ». Pour enfoncer le clou, il a estimé, appelant de ses voeux une « adaptation », que « si le syndicalisme est perçu comme désuet, c’est peut-être qu’il l’est »…

Au-delà d’une querelle anecdotique, ces propos posent la question, déjà présente en filigrane au long des deux précédentes années scolaires, de la capacité du syndicalisme traditionnel à influer sur la réalité. Au rythme de deux ou trois par an, les « journées d’action » ont occasionné une participation intermittente de nombreux enseignants. De ce fait, les syndicats n’ont pu se prévaloir d’une montée en puissance suffisante pour impressionner le gouvernement. A chaque fois, celui-ci a laissé passer l’orage, ne modifiant (presque) en rien sa politique, notamment budgétaire.

Les dernières élections professionnelles dans l’éducation, en décembre 2008, ont pourtant montré, avec une participation de 62,6 %, en hausse de 2 points par rapport au précédent scrutin de 2005, que les syndicats d’enseignants restent représentatifs. L’essoufflement des protestations reflète plutôt le souci de ne pas perdre encore une journée de salaire et surtout de ne pas la perdre en vain.

La critique des actions syndicales comme autant de « coups d’épée dans l’eau » contribue à dissocier les enseignants entre une masse désabusée, de moins en moins disponible pour l’action collective, et une minorité tentée par des formes de protestation radicales, comme actuellement celle des « désobéisseurs », qui refusent ouvertement d’appliquer les réformes. Le climat social dans l’éducation entre dans une logique du tout ou rien. Celle-ci a une dimension manichéenne : pour de nombreux protestataires, le véritable programme politique du gouvernement, soigneusement masqué, est de « détruire » le service public. Comment, dans ces conditions, admettre l’idée de possibles compromis ?

De leur côté, entre le communiqué indigné mais sans impact et la journée de grève qui se retourne contre eux, les syndicats recherchent des chaînons intermédiaires, qui leur permettraient de hausser le ton progressivement. Çà et là, certains militants se livrent à des tentatives, pour l’instant peu concluantes, comme, en guise de grève, verser une journée de salaire à une organisation humanitaire. D’autres, avec plus de succès, s’appliquent à maîtriser la mobilisation « numérique » consistant à monter rapidement un blog ou une pétition sur Internet. Les 284 000 signatures obtenues par la pétition intersyndicale de défense des réseaux d’aide (Rased) à l’école primaire, lancée en octobre 2008, ont montré que cela pouvait payer.

Mais dans l’ensemble, les syndicalistes restent démunis. Dans une vision politique de droite, beaucoup penseront : « bien fait ! » ou « bon débarras ! ». C’est une opinion à courte vue, négligeant d’éventuelles et imprévisibles situations de crise qui, à défaut du rôle de régulateur et d’amortisseur joué par le militantisme syndical « historique », seraient l’heure de gloire de collectifs ou de coordinations imperméables à toute négociation. En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d’enseignants : pas de syndicats d’enseignants.



Les cinq chantiers de Luc Chatel

Article Le Figaro.fr

Le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, lors de sa conférence de presse de rentrée hier matin à Paris.
Le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, lors de sa conférence de presse de rentrée hier matin à Paris. Crédits photo : SIPA

Le ministre de l’Éducation nationale a précisé lundi qu’il ne voulait pas «de réformes cosmétiques», tout en promettant une large concertation.

Les cinq chantiers de Luc Chatel dans Revue de presse coeur-Luc Chatel le sait, son passé de commercial chez L’Oréal fait murmurer dans la vénérable maison Éducation, où les agrégés de lettres, tels Xavier Darcos, jouissent d’une aura singulière. Il a donc décidé d’en jouer, de clamer qu’il ne veut pas «de réformes cosmétiques», de rappeler son passé de DRH pour mieux parler de la carrière des enseignants. Le néophyte, c’est juré, reprend à son compte le bilan de son prédécesseur, fin connaisseur du système, et poursuivra l’élan. Mais il peine à convaincre des enseignants échaudés. Il se murmure que le ministre aurait commandé une étude sur les plus populaires locataires de la rue de Grenelle. «Il a dû y découvrir les noms de François Bayrou et de François Fillon, s’amuse Jean-Paul Brighelli, auteur de La Fabrique du crétin. Aucun n’a fait bouger les lignes. Cela laisse présager des modèles que se donne le ministre.» Luc Chatel ne serait-il qu’un ministre de transition, ou bien va-t-il, comme il l’affirme, reprendre le flambeau des réformes ? Cinq chantiers l’attendent.

1. Une urgence : la reconquête des enseignants. Jusqu’à présent, le ministre porte-parole prenait ses marques et privilégiait la concertation. Pour Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principal syndicat du secondaire, «c’est surtout une question psychologique. Les enseignants ont besoin de gestes d’apaisement. Pour l’instant, Luc Chatel a fortement joué la prudence et le dialogue. Il a aussi joué la grippe A.» Mais pour les choix politiques qui détermineront l’avenir de l’école, chacun attend un signe. «Il semble pragmatique, analyse Bernard Kuntz, président du Snalc. À présent, soit il opte, comme ses prédécesseurs, pour une politique de “gauche pédago”, et il aura tout le monde à dos, soit il prend de véritables dispositions pour revaloriser les filières professionnelles, empêcher le passage automatique en seconde, bref, sauver le système.» L’Éducation fut un des chevaux de bataille du candidat Sarkozy et l’un des moteurs de sa victoire. Le statu quo, en ce domaine, s’est souvent révélé plus qu’un crime, une faute.

2. La réforme du lycée : priorité à la concertation.  Le rapport Descoings devait servir de base – très consensuelle – aux nouvelles discussions sur le lycée. Difficulté majeure pour Luc Chatel : les tenants de la réforme dans sa première version, avec semestrialisation et modules, sont les syndicats, tels l’Unsa, les plus éloignés politiquement du gouvernement. Les autres se réjouissaient d’avoir peu à peu amendé la copie. Mais sur le terrain, la réforme est expérimentée à des degrés différents dans une centaine de lycées. Principal but : tester en douceur une forme d’autonomie des établissements pour créer ce «lycée lieu de vie», voulu par le ministre.

3. La formation des enseignants : le terrain tranchera. Le mouvement des universités avait fait émerger un sujet crucial : la formation des enseignants. Sous le nom de «masterisation», il s’agit de modifier les concours de recrutement et de mettre fin au règne des IUFM. Les dernières négociations sur le contenu des épreuves avaient finalement rétabli le poids des connaissances face à la pédagogie. Mais les groupes d’experts mis en place par Luc Chatel pourraient remettre en cause cet équilibre. Autre problème : les programmes de formation des masters qui doivent préparer au concours sont en préparation dans les universités et ceux qui les rédigeront, orienteront la formation des enseignants vers plus de pédagogie ou plus de savoirs disciplinaires. Le véritable statut des IUFM et de leurs experts en sciences de l’éducation dépendra donc du rapport de force universitaire local.

4. La revalorisation du métier : la contrepartie de la baisse des effectifs.  Xavier Darcos avait promis une revalorisation salariale. Une urgence pour attirer vers les concours de recrutement un nombre suffisant de candidats de qualité. «Luc Chatel a donné quelques signes dans ce sens, reconnaît Gérard Aschieri. Il est vrai que donner de l’argent est toujours moins coûteux que de créer des postes.» Et 13 500 postes en moins, l’objectif affiché par l’Éducation nationale, ce sont des marges de manœuvre en plus.

5. Les nouveaux programmes du primaire : le vrai bilan Darcos.  Le mois de juillet a vu la remise en cause par le tribunal administratif des sanctions financières contre les professeurs «désobéisseurs». Mais le mouvement de protestation ne prend pas. Xavier Darcos laissait entendre en son temps que la réforme du lycée n’était pas le principal enjeu : si les bases avaient été posées au primaire, les élèves réussiraient, quelles que soient les formes que prendrait le système éducatif. Les programmes de 2007 constituent son véritable bilan, celui que Luc Chatel se doit de pérenniser.

» Chatel prudent sur le remplacement des profs absents

 

 Article Rue89.fr

Gros moyens pour l’internat de l’« excellence » selon Sarkozy

En cette veille de rentrée, la presse ne bruit que de cela. Un « internat d’excellence » conforme aux vœux de Sarkozy vient donc d’ouvrir ses portes à Sourdun (Seine-et-Marne) pour accueillir 128 élèves, exclusivement recrutés parmi les élèves « méritants » des milieux défavorisés. Ils sont tous curieusement issus de l’académie de Créteil, la seule, sans doute en France, à accueillir ce type d’élèves.

Devant les nombreux journalistes convoqués pour la circonstance, le recteur d’académie, émerveillé, ne tarit pas d’éloge : il s’agirait-là, affirme-t-il de la concrétisation d’une « utopie éducative ».

En quoi s’agit-il d’un établissement d’excellence ? On ne sait, au juste, puisque les programmes et l’enseignement seront ceux de l’Education nationale. Une certitude, néanmoins : les bonnes fées se sont penchées sur son berceau, généreusement doté par son ministère de tutelle.

Une des classes ira à Pondichéry, une autre à Londres…

On apprend en effet que quarante adultes parmi lesquels seize professeurs sont présents pour encadrer les 128 élèves (collège et lycée), ce qui donne un taux d’encadrement d’un adulte pour trois internes, ou encore d’un professeur pour huit élèves. Des chiffres qui feront sans doute rêver les quelque 800 000 autres enseignants confrontés à une troisième année consécutive de suppression de postes, et par corollaire à des classes de plus en plus chargées.

Une première tranche de crédit d’1,5 million d’euros a été débloquée, en attendant la suite. Il faut dire que, pour financer les activités des élèves, on n’a pas lésiné sur les moyens : une classe ira à Pondichéry, une autre à Londres, une troisième travaillera avec l’Opéra de Paris.

Le soir, les élèves vaqueront à de plus modestes occupations, comme l’équitation ou l’horticulture. Les chefs d’établissement, les profs et les parents qui, partout ailleurs doivent racler les fonds de tiroir pour financer leurs projets éducatifs apprécieront à leur juste valeur les faveurs accordées à l’internat de Sourdun par le seul fait du prince.

« Avec ces moyens sans commune mesure avec un collège lambda, on peut réaliser énormément de projets », explique ingénuement une enseignante.

Un coup de com » pour masquer l’abandon d’une ambition pour tous

On n’aura pas l’insolence de demander comment il se fait que dans la France républicaine, un établissement se voit ainsi royalement privilégié au détriment de tous les autres, ni sur quelle légitimité se fonde cette étonnante distinction entre élèves « méritants » et tous les autres qui, nécessairement, auraient démérité.

Si l’on se réjouit pour les heureux élus, on voit bien que l’ouverture de cet internat s’inscrit avant tout dans une campagne de communication médiatique typiquement sarkozyenne.

Dans un contexte de paupérisation de l’école, ces largesses distribuées à une structure dont la pertinence n’est pas démontrée, ne peuvent masquer l’abandon d’un véritable projet éducatif pour le plus grand nombre.

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COMMUNIQUE ECOLE EN DANGER: RENTREE MOBILISEE

Mobilisés depuis de nombreux mois contre les réformes DARCOS & PECRESSE, les collectifs de parents et de salariés de l’éducation annoncent le lancement en ligne de la pétition nationale Ecole en DANGER sur le site : www.ecoleendanger.org . (version papier également disponible)
La coordination nationale Ecole en Danger appelle tous les parents et enseignants à poursuivre la lutte dès la journée de rentrée le 3 septembre en portant le gilet jaune et en signant et faisant signer la pétition à toutes les personnes soucieuses d’un service public d’éducation de qualité pour tous.

Liste des premiers signataires :

- Jacques ARDOINO, professeur (honoraire) des universités, sciences de l’éducation, Paris 8 (75)
- Bastien CAZALS, directeur d’école à St Jean de Védas, auteur de  Je suis prof et je désobéis (34)
- Pierre COHEN, député PS, maire de Toulouse (31)
- Keith DIXON, professeur d’études anglophones, Université Lyon 2 (69)
- Roland GORI,  professeur de psychologie et de psychopathologie cliniques à l’université Paul Valéry à Montpellier 3 (34)
- Hubert MONTAGNIER, docteur ès sciences, professeur des universités, ancien directeur de recherche à l’INSERM, ancien directeur du laboratoire de psycho-physiologie de la faculté des sciences de Besançon (25)
-  Serge QUADRUPPANI, écrivain et traducteur (75)
- Alain REFALO, professeur des écoles à Colommiers, auteur de la lettre à son inspecteur : « En conscience, je refuse d’obéir » (31)
- Thierry RENARD, poète, responsable littéraire de la Passe du vent, fondateur et coordinateur de l’espace Pandora à Vénissieux (69)
-  Marie-Pierre VIEU, Conseillère régionale, PCF  (65)

Porte-parole de la coordination nationale Ecole en Danger :

Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella@free.fr 04 72 00 84 66
Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte.net 06 10 59 62 88
Maïlys LE DEUN (Toulouse) ldmailys@free.fr 06 83 58 11 46
Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@hotmail.fr 06 61 41 20 52



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