La réforme du lycée, enfin?

Par Laurence Debril, publié le 07/10/2009 18:20

D’ici à la fin de l’année, on devrait connaître le contenu du nouveau lycée. Nicolas Sarkozy pourrait lever un coin du voile la semaine prochaine.
Annoncée, repoussée, offerte à la consultation, commentée, attendue… La réforme du lycée a pris des allures d’Arlésienne. Pourtant, mardi prochain, le 13 octobre, Nicolas Sarkozy, lui même, devrait évoquer la question et en expliquer les enjeux, d’après Europe 1. Seuls 45% des bacheliers inscrits en licence parviennent en troisième année sans redoubler, et ce passage vers le supérieur doit être amélioré.
De son côté, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a annoncé qu’il serait en mesure de la présenter « courant octobre », lors d’une audition devant la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Lundi prochain, il recevra en outre les organisations syndicales pour en débattre. Il pourrait, ensuite, effectuer une tournée des lycées à travers la France, pour aller à la rencontre des enseignants et des élèves. Mais le véritables annonces surviendront vraisemblablement en décembre, devant le Conseil supérieur de l’éducation (CSE)
D’ici là, à quoi peut-on s’attendre?
- La réforme sera celle de tout le lycée, et pas seulement de la seconde, comme l’avait envisagé Xavier Darcos en son temps.
- Elle débutera bien à la rentrée de 2010, mais sera étalée et ne devrait être vraiment effective dans sa globalité qu’en 2013 : ce n’est qu’à ce moment là que les trois niveaux, seconde, première, terminale, auront tous été modifiés, rentrée après rentrée.
- Elle ne devrait pas être révolutionnaire, mais opérer un changement en douceur. Oubliées, l’idée des modules en seconde ou la suppression des filières L, ES et S, qui devraient être maintenues
- A la rentrée de 2010, pour les secondes, ne seront mis en place que les mesures administrativement possible, comme la mise en place du tutorat par les enseignants. Ce point pose la délicate question de l’emploi du temps des élèves. La moyenne de l’OCDE est à 27 heures de cours par semaine. En France, elle est de 25 à 35 heures environ, avec des pointes à 40 heures pour certains. Qui dit accompagnement, dit moins d’heures d’enseignement et donc, des matières négligées. C’est le point de crispation principal des professeurs, prêts à tout pour défendre leur matière.
- L’orientation des élèves figurera au centre des réformes. Luc Chatel le répéte: « il faut passer d’une orientation subie à une orientation choisie et réversible ». Les réorientations en cours de route devraient être facilitées.



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