Lycée : les principaux volets de la réforme

Article La Tribune.fr

Les grandes lignes du projet sont dévoilées dans la presse. Nicolas Sarkozy présentera ce mardi l’intégralité de la réforme qui doit entrer en vigueur l’an prochain.

LUC CHATEL HÉRITE DU MISTIGRI DES SUPPRESSIONS DE POSTES À L'ÉDUCATION NATIONALE

Le sujet est sensible mais Nicolas Sarkozy s’y était engagé. Le président de la République doit présenter ce mardi la réforme du lycée qui entrera en vigueur en 2010. Plusieurs volets sont dévoilés par le JDD ce samedi.

Premier point essentiel : l’instauration de deux heures par semaine de cours de soutien individuel en classe de seconde pour assurer un meilleur suivi, une initiative déjà mise en place dans les écoles et collèges. Ce soutien se fera sur la base du volontariat de l’élève ou sur signalement du professeur.

Le projet prévoit de donner plus d’autonomie aux professeurs et aux proviseurs. Cette flexibilité ne devrait s’appliquer qu’aux cours de soutien que ces derniers pourront organiser comme ils le souhaitent.

Des passerelles seront ensuite instaurées entre les filières des lycées généraux afin que les élèves puissent changer d’orientation en cours d’année. Nicolas Sarkozy insiste beaucoup sur la nécessité de donner une « deuxième chanc » aux lycéens qui se seraient trompés d’orientation. Pour pouvoir rattraper le temps perdu, ces élèves devront toutefois suivre des cours de rattrapage.

Concernant l’orientation justement, elle devrait être renforcée à toutes les échelles. Comme en terminale, une « orientation active » sera mise en place dès la première avec une meilleure information sur la filière, les études supérieures et les débouchés.

Enfin, la réforme du lycée prévoit un rééquilibrage des effectifs entre les filières S, ES et L. Cette dernière souffre d’un désengagement massif des élèves. Le gouvernement veut la rendre plus attractive en communicant sur les possibilités auxquelles elle donne accès pour la suite des études. En revanche, les conditions d’amission en filière S seront durcies avec un renforcement des enseignements scientifique pour mieux cibler les élèves.

 

Dépêche AEF n°120997
Paris, Vendredi 09 octobre 2009 , 17:23:30

Domaine :     Enseignement scolaire – Jeunesse
Rubriquage :      Actualité – Gouvernement – Second degré
La réforme du lycée ne devrait pas bouleverser l’architecture de la scolarité
Accompagnement et soutien personnalisé, développement de la vie lycéenne, orientation et équilibre des filières, renforcement de l’apprentissage des langues et sensibilisation à la culture : tels devraient être les principaux axes de la réforme du lycée, que Nicolas Sarkozy dévoilera mardi 13 octobre 2009, à l’Élysée, près d’un an après la présentation du projet de Xavier Darcos, abandonné en décembre 2008 (AEF n°103288) et (AEF n°106302). Auditionné mardi 6 octobre à l’Assemblée nationale, Luc Chatel a promis une « réforme globale », pour les trois niveaux en même temps, et dont les premières mesures s’appliqueront à la rentrée 2010.

Le contenu de la réforme devrait être discuté dès les prochaines semaines avec les syndicats d’enseignants et de personnels, avant la présentation d’un texte définitif en CSE « en décembre », affirment plusieurs sources syndicales.

Selon le projet annuel de performances de la mission « enseignement scolaire », document budgétaire rendu public cette semaine, « la réforme du lycée général et technologique, dont la première étape interviendra à la rentrée 2010, constituera un élément essentiel de l’adaptation de notre système éducatif aux objectifs que lui fixe la nation ».

« En effet, les attentes à l’égard du lycée général et technologique sont clairement identifiées. » Peuvent notamment être évoqués :
- la volonté de limiter le caractère trop ‘déterminant’ d’une classe de seconde ;
- la volonté d’éviter la hiérarchisation implicite des filières qui nuit aux élèves lors du passage à l’enseignement supérieur ;
- la recherche d’un accompagnement plus personnalisé des élèves aussi bien dans leur travail scolaire que dans leurs choix d’orientation ;
- la recherche d’une meilleure préparation des élèves à la poursuite d’études supérieures ;
- la volonté d’élargir le caractère trop restreint des choix de parcours scolaires ;
- le renforcement de l’autonomie des lycées en matière d’organisation pédagogique. »

Enfin, « une nouvelle ambition pour le lycée doit être portée afin de conduire 50 % d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur et de répondre aux aspirations et aux besoins des lycéens », est-il encore précisé dans le projet annuel de performances.

ÉVITER LES ÉCUEILS DE 2008

Sans « casser ce qui marche », comme l’affirme Luc Chatel, la réforme du lycée ne devrait donc pas remettre en cause la structure et l’architecture de la scolarité. De même, assurent les syndicats, la réforme ne devrait pas modifier le statut des enseignants. Une plus grande autonomie devrait être laissée aux établissements, qui pourraient utiliser selon les besoins de leurs élèves une partie de leur dotation horaire. L’objectif du gouvernement reste de réformer le lycée à partir de la rentrée 2010 en évitant les écueils de la réforme portée par Xavier Darcos : un projet fondé sur un système modulaire complexe, mal compris par l’opinion, et contesté par une partie des lycéens et des enseignants.
 



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