L’UNL s’inquiète de l’état de l’école de la république

Réunie en Conseil National ce weekend, l’Union Nationale Lycéenne a renouvelé son équipe dirigeante, notamment en élisant Antoine Evennou à l’intérim de la présidence pour un mandat courant jusqu’au congrès 2010 qui marquera les 15 ans de l’organisation.

L’Union Nationale Lycéenne a réaffirmé la nécessité de détenir de grands services publics pour la cohésion de notre modèle de société.

On socialise les pertes et on privatise les bénéfices !

Le dogmatisme politique du gouvernement atteint ses limites. Le démantèlement croissant de l’ensemble des services publics particulièrement en ces temps de crise est une attitude irresponsable. Alors que les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’ont rien le gouvernement les démantèle les uns en même temps que les autres.

L’impératif d’investir dans le service public d’éducation

Cette logique est d’autant plus appliquée au service public d’éducation. Pilier de société démocratique et laïque, l’Ecole Républicaine doit  pouvoir continuer à assurer ses devoirs.

Notre service public d’éducation ne répond plus aux attentes qui lui sont fixés : il faut changer la politique de cap en le réformant ambitieusement et en investissant massivement dans notre école ! La mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement est indispensable à toute réforme ambitieuse de notre système scolaire.

Pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée afin protéger tous les jeunes

Il est impératif de rallonger le calendrier de réforme à 2011 afin de prendre le temps de la concertation et du travail sur de multiples chantiers. De plus, l’Union Nationale Lycéenne, première organisation syndicale lycéenne, met en évidence trois revendications pour le lycée de demain sans lesquelles aucune réforme ne sera viable :

1.    La mise en place d’un véritable service public d’orientation scolaire géré nationalement et dotés de moyens budgétaires et humains supplémentaires ainsi que la création d’un système d’aide scolaire ambitieux généralisé à l’ensemble des lycées afin de permettre à tous les lycéens de réussir en fonction de leur choix.

2.    La mise en place d’un Statut Lycéen d’envergure prenant en compte le coût global de la scolarité (transports, cantine, achat de matériel…), permettant à tous les lycéens d’accéder aux ressources culturelles et plaçant le lycéen comme un « jeune travailleur intellectuel » pouvant porter ses choix et ses idées dans les débats publics.

3.    Enfin, l’Etat doit prendre ses responsabilités et faire en sorte que tous les jeunes de 16 à 18 ans soient scolarisés afin de leur apporter une formation initiale indispensable à leur intégration sociale et professionnelle future. La nécessité de massifier et de démocratiser l’enseignement secondaire apparaît comme un besoin évident.

L’Etat doit ainsi fixer des objectifs ambitieux à L’École de la République : 80% d’une classe d’âge doit avoir le baccalauréat, 100% des jeunes doivent réussir et être qualifiés !

L’Union Nationale Lycéenne sera intransigeante quant à la prise en compte effective des revendications des lycéens et de l’ensemble de la communauté éducative dans cette réforme.

L’UNL appelle solennellement le président de la république à faire une réforme ambitieuse et réellement construite avec tous les acteurs de l’éducation. Réformer le lycée c’est faire de véritables choix de société, il devra donc porter la responsabilité de ses échecs s’il continue sa politique délibérément aveugle !

Antoine EVENNOU
Président de l’Union Nationale Lycéenne



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