Réforme des lycées : aujourd’hui les trompettes… et demain ?

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Se plaçant d’entrée dans une posture solennelle et théâtrale pour marquer son implication personnelle, le Président de la République a présenté un plan de réforme du lycée prudent et en partie décalé. Il prend acte au passage des dysfonctionnements du lycée actuel sans pour autant reconnaître la responsabilité de sa politique éducative que ce soit sur l’enseignement des langues vivantes, l’orientation scolaire et les conditions de travail.

1) Prudent, le Président de la République a tenu compte des mobilisations de l’année dernière et répondu à des demandes fortes du SNES :
- Reconnaissance de l’importance de la voie technologique dans la démocratisation du lycée, même si l’objectif des 80% d’une génération au niveau baccalauréat n’est pas rappelé
- Urgence d’une rénovation des séries technologiques industrielles
- Nécessité de prendre en compte la diversité de publics scolarisés au lycée général et technologique, même si l’articulation avec la voie professionnelle n’a pas été évoquée
- Rééquilibrage de séries générales avec une rénovation de la série L.

2) Le discours est cependant décalé car les mesures annoncées ne répondent pas à la principale revendication des personnels : améliorer les conditions de travail et d’étude.

3) De nombreuses zones d’ombre subsistent, malgré la réaffirmation du maintien du taux d’encadrement :
- Les contours du cycle terminal restent bien flous
- L’articulation du travail sur l’orientation avec la loi « orientation–formation tout au long de la vie » n’est pas abordée
- Le rôle des Copsy n’est pas réaffirmé
- La définition d’une culture commune reste limitée à une vision patrimoniale qui ne sort pas de la vision d’une culture légitime dont on connaît les limites
- L’autonomie des établissements dans la prise en charge de la difficulté et de l’échec scolaire
- La place du livret de compétences initié par M. Hirsch et son articulation avec le baccalauréat.

4) Plusieurs mesures semblent des copiés collés de mesures mises en place au collège qui prouvent pourtant leur inefficacité (accompagnement éducatif fourre-tout, traitement des difficultés scolaires en dehors du cours…)

Prenant acte d’un discours présidentiel se voulant offensif contre les inégalités constatées au lycée et marqué par la volonté de prendre le temps de la concertation, le SNES portera dans les groupes de travail sa conception du rôle du lycée dans un système éducatif démocratique et les revendications des personnels.



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