Réforme du lycée : encore du travail à faire !

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L’Union Nationale Lycéenne a été reçue ce matin au Ministère de l’Education Nationale dans le cadre de la réforme du lycée. Elle en tire des conclusions mitigées.

 

Loin de réformer le lycée en profondeur, les principes avancés sont intéressants

 

L’UNL se félicite de la mise en place des deux heures d’accompagnement hebdomadaires par élèves, mais tient à souligner que la priorité est à mettre sur les élèves en difficulté ou en cours de réorientation grâce à un Système d’Aide Scolaire (SAS) généralisé.

 

De plus, malgré de bonnes volontés sur l’orientation notamment par l’enseignement d’exploration en seconde, la plateforme internet… la question du Service Public d’Orientation (SPO) n’a pas été abordée. L’UNL tient aussi à rappeler qu’il est primordial d’augmenter le nombre de COPSY afin d’assurer un suivi régulier du lycéen, essentiel dans la construction de son orientation.

 

La question des méthodes pédagogiques est peu développée. Un chantier de discussions doit être ouvert au plus vite afin de mener une réflexion sur les méthodes d’apprentissage et de transmission des connaissances et des compétences. L’UNL propose ainsi la mise en place des TPE en terminale, permettant un apprentissage de l’autonomie et préparant aux études supérieures.

 

Enfin, la volonté de revoir les textes juridiques sur les droits lycéens, de former les délégués de classe et de redéfinir le rôle et la place des instances lycéennes sont des propositions intéressantes. Pour aller plus loin, l’UNL demande que soient généralisées les Maisons Des Lycéens (MDL). Il faut donc revoir les textes juridiques concernant le statut des jeunes de 16 à 18 ans dans les responsabilités associatives.

 

Aucune réponse au malaise social des jeunes !

 

Alors que la crise économique et sociale que nous subissons touche prioritairement les jeunes de 16 à 25 ans, il est impératif d’apporter, via la réforme du lycée, des réponses au malaise social des jeunes.

 

Ainsi l’UNL pose 3 priorités à prendre en compte pour ne pas déconnecter la réforme du lycée du malaise des jeunes :

 

  • Tout d’abord, la hausse du montant des bourses et la diminution du seuil d’attribution de celles-ci permettant aux familles d’assurer la scolarité de leur(s) enfant(s); mais aussi la revalorisation de la Carte Nationale Lycéenne pour favoriser l’accès à la culture pour tous.

 

  • D’autre part, l’Etat doit prendre ses responsabilités en scolarisant tous les jeunes de 16 à 18 ans. Le diplôme est un véritable bouclier face à la crise il est donc temps de ‘former plus pour protéger plus’.

 

 

  • Enfin, afin de favoriser la mixité sociale au sein des établissements, il est primordial d’ouvrir un chantier de négociation sur la restructuration de la Carte Scolaire.

 

L’UNL rappelle que la politique menée actuellement par le Gouvernement met en péril la réussite de la réforme. Il est donc nécessaire d’inverser la tendance en mettant en place un plan pluriannuel de recrutement de personnel.

 

Dans ce cadre, l’UNL appelle tous les lycéens à organiser des réunions d’informations et de débats pour se saisir des enjeux de cette réforme.

 

De plus, L’UNL appelle les lycéens à participer à la journée d’action du 24 novembre afin de continuer à lutter contre la casse du Service Public d’Education.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 



CONFERENCE DEBAT : LA VIOLENCE DES JEUNES EN QUESTION

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