Compte rendu de la journée du 27 novembre 2009 rédigé par le élèves de Charles Gide

Lycée Charles Gide, vendredi 27 novembre 2009

Durant la matinée, le blocus persiste après le vote de 150 élèves.

Blocage gide 27/11/09
En fin de matinée, une cinquantaine d’élèves prennent l’initiative d’informer les personnes dans la rue à propos de la réforme et d’exposer leurs revendications en distribuant des tracts et en dialoguant. A 13h30, avec l’accord de Monsieur le Proviseur, une Assemblée Générale se tient au sein du lycée. Une centaine d’élèves et quelques professeurs intéressés par le mouvement mais non impliqués dans celui-ci y ont assistée.
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Lors de cette assemblée, les élèves responsables du mouvement ont de nouveaux précisé les gros plans de la réforme à leurs camarades en discutant des points positifs et des points à améliorer, sur lesquels les élèves se sont majoritairement entendus. Ainsi, l’uniformisation des niveaux en histoire, français et langues prévu par la réforme est fortement rejeté car elle suppose un même niveau post-bac dans ces matières pour chaque filière, et par conséquent un bac moins spécialisé, quasi unique (dévalorisation voire disparition des filières…). A cela s’ajoute la création de classes de niveaux basée sur un examen en début d’année. Ces classes auraient un enseignement plus abouti en langue vivante, ce qui génèrerait des inégalités d’enseignement entre les élèves. La suppression des postes d’enseignants (non renouvellement d’un professeur sur deux) ainsi que des documentalistes, CPE et surveillants semble incompatible avec les objectifs d’encadrement prévus par cette réforme. De plus, le manque de moyens accordés à l’Education Nationale va à l’encontre de ses aboutissements prévus.
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A été décidé après vote de lever le blocus lundi afin de prendre le temps d’informer les élèves du lycée de la réforme et des actions prévues pour l’améliorer : un débat ouvert à tous sera organisé à 16h30 dans la cour A. Est aussi prévu de recueillir les améliorations possibles et envisageables de la réforme suggérées par les élèves. Mardi, les élèves participeront à un vote pour décider de la poursuite du mouvement ou de son arrêt. Pour que les revendications se fassent entendre sur une plus grande échelle, il faut mobiliser les élèves pour agir de manière responsable et cohérente.

La cellule de communication du lycée Charles Gide



Blocus du lycée Gide d’UZES

Article Le Républicain d’Uzés

Ce vendredi 27 novembre, des élèves du lycée Charles Gide d’Uzès ont organisé un blocus du lycée pour s’opposer à  » la suppression des postes d’enseignants (…) à la diminution des documentalistes, des surveillants et des CPE ; contre le tronc commun qui dévalorise les filières ; contre un bac unique (…) ; le mélange des filières dans les classes « . Pour ces élèves, il s’agit d’une  » réforme qui manque de moyens pour son application. Une réforme qui nous désaventagera dans notre futur « .



Blocage en douceur du lycée Charles Gide

Article Midi Libre.fr

Enseignement: blocage en douceur du lycée Charles Gide

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Après les enseignants qui étaient en grève mardi dernier à 33 % afin de dénoncer « la réforme du lycée en trompe l’oeil » présentée par le ministre de l’Education nationale, les élèves du lycée Gide d’Uzès ont bloqué dans le calme l’accès à leur établissement avec une barrière infranchissable constituée de matériaux les plus divers.
Réunie en assemblée générale dans une salle du lycée, une centaine d’entre eux ont pu aborder avec attention les divers points de cette réforme expliqués par leurs responsables qui ont mis l’accent sur « les paradoxes de cette nouvelle loi ».
Le proviseur Jean-Michel Cabanis, satisfait de la sérénité qui préside aux débats, ne manque pas de remarquer : « Beaucoup sont d’accord pour qu’il y ait du changement ; mais quand une évolution est annoncée, personne n’en veut ! »

 



Blocus du lycée Gide d’UZES; deuxième jour

Article La Marseillaise du 27 novembre 2009

article marseillaise



M Sarkozy, les mobilisations lycéennes ne sont pas l’occasion de « stages de remise en forme » pour les forces de l’ordre

Logo UNL Alors que depuis quelques jours les lycéens descendent dans la rue pour lutter contre la politique budgétaire du gouvernement, des interventions policières à l’ampleur et à la fréquence démesurée ont lieu devant les établissements.

 Le  délit  de conscience politique des lycéens

La politique menée actuellement par le gouvernement dégrade jour après jour les conditions d’études de l’ensemble des lycéens et les conditions de travail des enseignants. La situation est devenue inadmissible dans beaucoup de lycées, notamment dans les académies déjà les plus en difficultés.

C’est en refusant cette politique qui démantèle l’ensemble des services publics que les lycéens subissent la forte répression des forces de l’ordre : dispersion musclée à Reims mardi 24 novembre, exclusions temporaires de lycéens mobilisés au lycée de La Borde Basse aux environs de Castres, présence policière aux abords des lycées en région parisienne…

Alors que les lycéens attendent des réponses politiques fortes de la part du gouvernement quant à leurs conditions d’études, ce dernier préfère ne pas répondre et mettre à mal toute forme de protestation.

Un changement de cap de la politique indispensable

Les constats s’enchaînent et sont effarants : les classes sont de plus en plus surchargées, des options sont supprimées, des classes n’ont même pas d’enseignants pour certains cours… Remplacer ces éducateurs par des forces de l’ordre à l’entrée des lycées est inacceptable.

L’UNL, premier syndicat lycéen, demande au président de la république de cesser ces pratiques dignes d’une république bananière, dont l’inefficacité pédagogique et le caractère dangereusement électoraliste sont flagrants.

L’UNL constate l’erreur d’appréciation du gouvernement quant à la nature des mobilisations lycéennes : non Monsieur Sarkozy, les jeunes qui descendent dans la rue ne sont pas des « racailles » qu’une intervention musclée calme rapidement, mais des individus en colère face à la destruction du service public d’éducation, en attente de réponses politiques, et non policières.   

Enfin, l’UNL tient à rappeler à M. Sarkozy que les élections régionales ne se préparent pas dans le durcissement des réponses apportées aux jeunes en colère, mais dans l’écoute des attentes et des aspirations d’une société en crise.

L’investissement dans le service public d’éducation, pour protéger les jeunes et préparer l’avenir est plus que jamais urgent, de même que l’arrêt des provocations et autres gesticulations inefficaces.

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



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