M Sarkozy, les mobilisations lycéennes ne sont pas l’occasion de « stages de remise en forme » pour les forces de l’ordre

Logo UNL Alors que depuis quelques jours les lycéens descendent dans la rue pour lutter contre la politique budgétaire du gouvernement, des interventions policières à l’ampleur et à la fréquence démesurée ont lieu devant les établissements.

 Le  délit  de conscience politique des lycéens

La politique menée actuellement par le gouvernement dégrade jour après jour les conditions d’études de l’ensemble des lycéens et les conditions de travail des enseignants. La situation est devenue inadmissible dans beaucoup de lycées, notamment dans les académies déjà les plus en difficultés.

C’est en refusant cette politique qui démantèle l’ensemble des services publics que les lycéens subissent la forte répression des forces de l’ordre : dispersion musclée à Reims mardi 24 novembre, exclusions temporaires de lycéens mobilisés au lycée de La Borde Basse aux environs de Castres, présence policière aux abords des lycées en région parisienne…

Alors que les lycéens attendent des réponses politiques fortes de la part du gouvernement quant à leurs conditions d’études, ce dernier préfère ne pas répondre et mettre à mal toute forme de protestation.

Un changement de cap de la politique indispensable

Les constats s’enchaînent et sont effarants : les classes sont de plus en plus surchargées, des options sont supprimées, des classes n’ont même pas d’enseignants pour certains cours… Remplacer ces éducateurs par des forces de l’ordre à l’entrée des lycées est inacceptable.

L’UNL, premier syndicat lycéen, demande au président de la république de cesser ces pratiques dignes d’une république bananière, dont l’inefficacité pédagogique et le caractère dangereusement électoraliste sont flagrants.

L’UNL constate l’erreur d’appréciation du gouvernement quant à la nature des mobilisations lycéennes : non Monsieur Sarkozy, les jeunes qui descendent dans la rue ne sont pas des « racailles » qu’une intervention musclée calme rapidement, mais des individus en colère face à la destruction du service public d’éducation, en attente de réponses politiques, et non policières.   

Enfin, l’UNL tient à rappeler à M. Sarkozy que les élections régionales ne se préparent pas dans le durcissement des réponses apportées aux jeunes en colère, mais dans l’écoute des attentes et des aspirations d’une société en crise.

L’investissement dans le service public d’éducation, pour protéger les jeunes et préparer l’avenir est plus que jamais urgent, de même que l’arrêt des provocations et autres gesticulations inefficaces.

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



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