Lettre du Ministre de l’Education Nationale aux chefs d’établissements

Ci-joint des documents envoyés aux chefs d’établissements à télécharger :

Lettre du Ministre de l'Education Nationale aux chefs d'établissements dans Réforme du lycée pdf Lettre Ministre

pdf dans Réforme du lycée Documents d’accompagnement



Manifestations lycéennes

Article Midi Libre UZES

Lycée Gide: blocus reconduit pour protester contre la réforme

lycée grève mardi.jpg

Divers matériaux, des pancartes et cartons reprenant divers slogans (La suppression n’est pas la solution, préserver notre système, futur cimetière, lycée réformé…) barraient mardi l’entrée du lycée Charles Gide.

La veille au soir, après un vote consultatif (300 pour et 30 contre) de plus de 400 élèves sur les 740 que compte l’établissement, était en effet reconduit le blocus du lycée.

Les lycéens continuaient à informer la population en distribuant l’après-midi des tracts.

Une lycéenne résumait l’accueil reçu:«Les gens snt surpris du calme qui règne dans notre manifestation. Ils posent parfois des questions, écoutent nos doléances et acceptent le tract que nous leur donnons

Que comporte ce tract?

Le rejet d’une réforme « fille » qui a le même objectif que la réforme « mère« : »faire des économies ce qui est le réel et unique soucis du gouvernenemt ».

Sont détaillés les points d’achoppement:

la suppression des postes;

un accompgnement personnalisé de 2 heures par semaine sans alourdir l’emploi du temps donc « on supprime en enseignement« ;

l’incohérence du tronc commun qui faciliterait le passage d’une filière à l’autre et éviterait le redoublement à condition de suivre un stage assuré par des professeurs volontaires pendant les vacances scolaires:

la suppression d’heures en maths, science physique et SVT en filière S, ce qui devrait rendre plus difficile l’intégration en enseignement supérieur;

la valorisation des langues en terminale alors que les lycéens n’ont pas la possibilité d’acquérir correctement les langues.

Les enseignants doivent quant à eux se réunir vendredi 4 décembre, à 11 heures, en salle des professeurs du lycée pour débattre de cette réforme et rédiger un communiqué.

 

Article Midi Libre Nimes

NIMES – Les lycéens renforcent leur mouvement

Un peu partout ce matin à l’entrée des lycées nîmois, des blocus ont été installés de manière plus ou moins éphémère. Le mauvais temps n’a pas dissuadé les opposants à la réforme des lycées de reprendre un mouvement qui, hier mercredi, s’était affaibli. Cet après-midi, les jeunes annoncent une manifestation au départ de la Maison Carrée à 14 h.

Plus d’informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.



Luc Châtel a reçu le SNES mardi 1er décembre.

Logo SNESIl est resté sourd à toutes les demandes sur tous les dossiers évoqués : budget et suppression de postes à la rentrée 2010, autonomie des établissements, réforme du lycée, revalorisation, mastérisation.
La CSL (Commission spécialisée des lycées) s’est réunie mercredi 2 décembre pour examiner la réforme du lycée. Le ministère a affiché sa volonté de maintenir en l’état l’ensemble des textes qu’il présentait et d’imposer sa réforme, malgré la demande du SNES et de l’intersyndicale. Il réunira le CSE (Conseil Supérieur de l’Education) le jeudi 10 décembre, entendant ainsi clore la phase de consultation.
Le ministre a donc décidé de passer en force :
Sur l’autonomie des établissements (collèges et lycées), renforçant les prérogatives pédagogiques du chef d’établissement et installant une hiérarchie intermédiaire désignée par le chef d’établissement.
Sur la réforme des lycées, dénaturant les disciplines, remettant en cause les heures de premières chaires, diminuant les horaires disciplinaires, préparant les suppressions de postes à la rentrée 2011…
Sur la réforme des concours du recrutement, utilisant les étudiants comme moyen de remplacement.
Il faut l’arrêter et imposer une autre politique éducative.
Le SNES est déterminé à poursuivre et amplifier l’action après la grève du 24 novembre.
C’est pourquoi il a décidé le principe d’une manifestation nationale en janvier qu’il proposera dans le cadre de la FSU.

En lien avec l’intersyndicale second degré (SNES, CGT, SNEP, SNETAP, Sud, SNALC, FO, SNCL), le SNES arrêtera vendredi soir un dispositif d’action nationale pour le jour de la réunion du Conseil Supérieur de l’Education (10 décembre). Il vous en fera part immédiatement par une « lettre flash » électronique. Cette action s’articulera avec les initiatives prises le 15 décembre sur le projet de « masterisation » dans le cadre de l’intersyndicale formation des maîtres

L’urgence est d’informer rapidement l’ensemble de nos collègues sur la situation et en particulier sur les projets concernant le lycée et le rôle et fonctionnement du Conseil pédagogique, ainsi que le renforcement du rôle pédagogique du chef d’établissement.



Présentation officielle de le réforme du lycée par le Ministère

A télécharger ci-dessous un diaporama du Ministère :

Présentation officielle de le réforme du lycée par le Ministère dans Réforme du lycée pdf Lycée 2010



Mastérisation : la vérité sort de la bouche du député

MANIF017

Article Libé.fr
 

 

 

La mastérisation sert à détruire des postes d’enseignants. Et elle se traduira par une accentuation du sentiment de dévalorisation du métier. Tract syndical ? Non, rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l’Assemblée nationale en octobre.

Rassurons tout de suite l’électorat UMP, Jean-François Coppé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est… pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d’autant plus intéressant de le citer. Voici ce qu’il écrit à la page 7 de son rapport : «D’autre part, le schéma d’emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l’un des effets est d’affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s’ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :
9 182 emplois d’enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;
6 733 emplois d’enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d’éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ;
1 876 emplois de stagiaires dans l’enseignement privé (soit 625 ETPT).
»

La vérité sort donc parfois du puits… ou de l’Assemblée Nationale. Une vérité niée par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse l’an dernier, tout au long du conflit qui les a opposé aux universitaires sur ce point. Sur lequel Valérie Pécresse et Luc Chatel viennent de prendre des décisions qui ont soulevé une large protestation. Tout dernièrement, des Conseil d’Administration d’université ont voté des motions refusant cette réforme (Bordeaux-4, Strasbourg, Nice…).
Le député Dominique Le Mèner fait aussi litière d’une rengaine presidentielle et ministérielle : la mastérisation c’est pour permettre une revalorisation salariale conséquente du corps enseignant dont le statut social est mis à mal par des revenus qui n’ont pas suivi l’évolution sociale et leurs niveau de formation. Citons Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2007 : « Je souhaite faire de la revalorisation du métier d’enseignant l’une des priorités de mon quinquennat parce qu’elle est le corollaire de la rénovation de l’école et de la refondation de notre éducation ». Il faut ajouter que notre Président a parfois des accès de franchise, car il ajoutait : «J’ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d’achat se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devient plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail.»

Certes, Le Mèner fait lui aussi reluire cette perspective radieuse… mais comme il n’en croit pas un mot – il est bien placé car il vote le budget – il pointe surtout la perspective de voir des enseignants dont on aura reconnu un niveau de formation à bac plus 5 encore plus en retard sur les salariés de même niveau de formation.
Comme il n’ose pas le dire lui même, il cite la sociologue Agnès van Zanten, auditionnée par ses soins: «Quant aux enseignants les plus jeunes, ils vivent une autre forme de dévalorisation. À la différence de leurs aînés, qui ont vécu en  «vase clos», ils comparent leur statut avec celui des autres professions et mettent par conséquent l’accent sur leurs conditions de travail,jugées usantes (car répétitives), et sur l’absence de reconnaissance financière de leur métier. L’arrivée des nouvelles générations d’enseignants dans la carrière, couplée à la hausse de leur niveau de recrutement qui résultera de la mastérisation, renforcera ce sentiment de dévalorisation. Mais elle peut être aussi l’occasion – « historique » – de rénover le métier d’enseignant.»

Soucieux de précision, Dominique Le Mèner introduit dans son rapport, page 14, le tableau suivant, fort instructif avec le salaire annuel moyen brut des enseignants à plein temps en équivalent dollards US convertis sur la base des parités de pouvoir d’achat (donc ne cherchez pas votre salaire en euros la dedans) :
Tableau comparatif salaires enseignants
Comme on dit dans le milieu sportif : yapaphoto !

Par ailleurs, le rapport confirme la suppression de 15 400 emplois d’enseignants dans le budget 2010, ce qui correspond au remplacment de 53% des départs à la retraite. Curieusement, le député y voit la preuve du sérieux de la promesse de revalorisation : moins nombreux, les enseignants seront donc mieux payés…
Pour que cette idée soit perçue par les enseignants, en espérant qu’ils auront la reconnaissance du ventre lors des élections, le gouvernement et les députés UMP ont donc décidé de faire passer l’essentiel de la «revalorisation» par des mesures de types primes (pour heures supplémentaires, entrée dans le metier…), indemnités diverses (professeurs principaux…), et promotions individuelles sur la base d’un «mérite démontré», car cela fait plus d’effet psychologique qu’une augmentation indiciaire pour tous (page 17 du rapport). Quant cette fameuse augmentation indiciaire, il qualifie de «délicate» la reconnaissance de la qualification à bac plus 5, puisqu’il faudra intervenir sur les niveaux de salaires suivants afin de ne pas provoquer des «inversions de carrières» pour les un peu moins jeunes. Du coup, le montant de la dite revalorisation demeure mystérieux.



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