Mobilisation de toute la profession, avec un temps fort le 10 décembre

Logo SNESLuc Chatel a fait le choix de maintenir  la réforme prévue pour  les Eple (qui concerne les collèges comme les lycées) et celle des voies générale et technologique du lycée, d’ignorer le refus de ces réformes, exprimé par l’intersyndicale du 2nd degré qui représente plus de 80% des enseignants en  lycée.

Face à une décision aussi lourde de conséquences, le SNES appelle la profession à se mobiliser pour se faire entendre  notamment lors de la journée nationale d’action du 10 décembre, date de la réunion du Conseil supérieur de l’Education où cette réforme sera présentée.

C’est pourqoi, à l’appel de l’intersyndicale du second degré (SNES, CGT, SNEP, SNETAP, Sud, SNALC, FO, SNCL), au moment de l’examen au Conseil Supérieur de l’Education des décrets EPLE (autonomie des établissements et renforcement du rôle des chefs d’établissement), lycées, orientation, le Snes appelle à organiser des Assemblées Générales dans tous les établissements, des débrayages, des prises de parole et des initiatives publiques, à prendre l’heure d’information syndicale pour débattre avec les collègues, les informer et les mobiliser, à rédiger collectivement des motions, des lettres ouvertes d’opposition aux projets ministériels, à s’exprimer publiquement auprès des parents, de la population et des media.

Les projets de textes modifiant la gouvernance des établissements, la volonté d’imposer la mise en place d’un conseil pédagogique sous la coupe du chef d’établissement remettent en cause notre métier et les missions du Service Public d’Education. Ils doivent alerter l’ensemble des collègues et mobiliser toute la profession face à des tentatives d’encadrement et de déréglementation qui accroissent les inégalités entre établissements.

En outre, les propositions du ministre sur la revalorisation indispensable de nos métiers n’ont pas évolué et restent totalement inacceptables.

Le Snes entend amplifier ces  mobilisations dès la rentrée de  janvier, avec  de nouveaux rendez-vous nationaux et  une grande manifestation nationale à Paris dans la deuxième quinzaine de janvier, qu’il proposera à la Fsu. Le prochain Bureau national du Snes étudiera les modalités d’action possibles (grèves notamment) en janvier avant la manifestation nationale.
La gravité  des attaques contre le service public d’éducation nécessite une riposte d’ampleur de toute la profession.



La réforme du lycée dans la presse


Réforme du lycée : « un bon compromis » pour Luc Chatel

NOUVELOBS.COM | 07.12.2009 | 10:05

Le
ministre de l’Education nationale estime n’avoir « sacrifié aucune
discipline » après l’appel à la défense de l’histoire-géographie qui
deviendrait facultatif en terminale S.

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel (Reuters)

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel (Reuters)

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, estime dans un entretien au Figaro de lundi 7 décembre, qu’ »un bon compromis » avait été trouvé concernant les modalités de la réforme du lycée qui verrait disparaître l’histoire dans les programmes de terminale S.
« Nous avons trouvé un bon compromis sans sacrifier aucune discipline »,
a-t-il déclaré, rappelant qu’il avait consulté « pendant des mois » et
fait « un tour de France ».
« Le Conseil national de la vie lycéenne a approuvé ce que nous présentions » a confirmé le ministre de l’Education nationale. Pour lui, « il ne faudrait pas prendre le risque de déséquilibrer ce qui a été fait ».
« Mais je me réjouis que certains syndicats fassent preuve de
responsabilité et nous soutiennent, de même que les fédérations de
parents d’élèves », a ajouté Luc Chatel.

Des grands noms s’insurgent


Vingt universitaires de renom, comme Jean-Pierre Azéma, Alain Finkelkraut ou Michel Winock, ont publié dimanche dans le JDD une pétition, dans laquelle ils « s’insurgent » contre la disparition prévue des cours d’histoire en terminale S.
La pétition a également été signée par des personnalités, comme Boris
Cyrulnik, Philippe Delerm ou Michel Onfray, et des responsables
politiques.

(Nouvelobs.com)

 
 

Luc Chatel : «Nous avons trouvé un bon compromis» 

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Alors que la liste des
signataires de la pétition pour maintenir un enseignement obligatoire
d’histoire-géographie en terminale S s’allonge, le ministre de
l’Éducation précise le sens de sa réforme.

La réforme du lycée dans la presse dans Réforme du lycée coeur-

 

Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale : «Il s'agit de mettre l'accent sur l'orientation et l'accompagnement »
Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale : «Il s’agit de mettre l’accent sur l’orientation et l’accompagnement » Crédits photo : Le Figaro

LE
FIGARO. – La perspective de voir supprimer l’histoire-géographie en
terminale S déclenche une levée de boucliers. Comment y répondez-vous ?

Luc CHATEL. – Je
veux tout d’abord redire mon attachement à l’enseignement de
l’histoire-géographie, qui doit conserver la place éminente qui est la
sienne dans le système scolaire français. Il n’est pas question de le
supprimer. Simplement, le programme qui est actuellement traité en
terminale S le sera en première, où nous augmentons les horaires. Nous
avons voulu un tronc commun en première qui permette aux élèves de se
forger une véritable culture commune.

Ce mouvement,
qui affirme un attachement aux savoirs disciplinaires, ne remet-il pas
en question la philosophie de votre réforme, fondée sur des heures
d’accompagnement personnalisé ?

Il faut rappeler la
philosophie de la réforme. Il s’agit de mettre l’accent sur
l’orientation et l’accompagnement. Aussi la spécialisation est-elle
progressive. La seconde redevient une vraie classe de détermination, la
première offre un début de spécialisation avec la possibilité d’une
correction de trajectoire, et la terminale s’appuie sur une plus grande
spécialisation, avec des passerelles vers le supérieur. En terminale,
les lycéens se concentrent donc sur ce qui fait le cœur de leur
orientation. Et ceux qui souhaiteront, après une termi­nale S, faire
par exemple une école de commerce ou Sciences Po pourront choisir de
faire l’option histoire-géographie. Cette option viendra s’ajouter au
programme actuel, qui sera traité en seconde et première. L’inspection
générale va donc s’employer à réécrire progressivement les programmes.
Mais je rappelle que la réforme, c’est aussi l’accompagnement
personnalisé voulu par les chefs d’établissement, les professeurs et
les élèves et qui, évidemment, comportera un enseignement
disciplinaire, y compris d’histoire-géographie, quand l’élève en aura
besoin.

Vous n’envisagez donc pas de rediscuter les modalités de la réforme, même si cette pétition prend de l’ampleur ?

Les
signataires de cette pétition ont lu sur le papier « il n’y aura plus
d’histoire-géographie » ; ils n’ont pas compris qu’il s’agissait d’une
réorganisation. Nous avons consulté pendant des mois, j’ai fait un tour
de France, et, par exemple, le Conseil national de la vie lycéenne, la
semaine der­nière, a approuvé ce que nous présentions. Nous avons
trouvé un bon compromis, sans sacrifier aucune discipline. Il ne
faudrait surtout pas prendre le risque de déséquilibrer ce qui a été
fait. Mais je me réjouis que certains syndicats fassent preuve de
responsabilité et nous soutiennent, de même que les fédérations de
parents d’élèves.

 

» Luc Chatel : «l’histoire-géo va garder une place éminente»

 

L’histoire supprimée en Terminale S : Chatel à rebours

Article Rue89.fr

Deux appels argumentés circulent contre la
suppression des heures obligatoires d’histoire-géographie en Terminale
pour les lycéens de la série S (scientifiques). Les auteurs des appels
ont raison dans leur argumentation sur la nécessité de permettre le
plus longtemps possible de renforcer la culture historique des lycéens,
y compris des scientifiques. Tout comme ils ont raison de refuser une
conception « utilitariste » des programmes d’enseignement des
établissements publics.

Une réponse à côté

La réponse condescendante du Ministre de l’Education nationale est
aussi préoccupante que le projet de réforme lui-même. Les
universitaires signataires des appels n’ont pas mal compris les
changements en cours, comme il le prétend.

C’est lui, le Ministre, qui ne saisit pas combien sa réponse tombe
à côté. Elle repose sur un raisonnement casuiste : les élèves
scientifiques de Terminale qui voudront accéder aux instituts d’études
politiques ou souhaiteront intégrer des classes préparatoires aux
concours des écoles de commerce, pourraient se voir offrir deux heures
optionnelles d’histoire.

Du côté du refus, l’essentiel n’est pas le plaidoyer d’historiens
qui se sentiraient blessés dans leur importance. Ni même le souci
civique de former les citoyens futurs ou déjà électeurs, afin qu’ils
exercent leurs droits politiques de façon d’autant plus réfléchie
qu’ils sauraient de quoi est fait le passé. Il réside dans le fait que
cette proposition aggrave l’isolement des scientifiques.

Le divorce des sciences et des lettres

Une des grandes difficultés à laquelle s’affronte notre société
depuis près d’un siècle, c’est qu’un écart insurmontable s’est creusé
entre les spécialistes des sciences de la nature et leurs concitoyens,
y compris leurs collègues des sciences humaines et sociales.

Cette difficulté a été aggravée par l’éclatement disciplinaire des
universités, consécutif à Mai-68, qui a placé les étudiants dans
l’impossibilité de suivre des enseignements diversifiés. Or, il se
trouve que la Ministre Valérie Pécresse encourage un mouvement de
réunification universitaire qui permettra, à terme, que les étudiants
de Licence puissent composer des menus de formations qui aillent des
lettres aux sciences de la nature, des sciences sociales aux sciences
de la santé, du droit à la physique.

Dans un tel contexte, accentuer les différences de formation au
niveau du lycée est un non-sens. La recherche d’une spécialisation
précoce des lycéens va exactement à contre-courant de ce qui est en
train de se produire à l’Université.

C’est d’autant plus choquant qu’un effort remarquable a été fait,
ces dernières années, pour bâtir des programmes d’histoire-géographie
qui ouvrent les lycéens sur le monde, plutôt que des les enfermer dans
le culte du passé national.

L’échec du « socle commun » ?

Dans une réponse radiophonique, le ministre Luc Chatel a justifié
cette nouvelle usine à gaz dans l’architecture des programmes, au nom
de la nécessaire spécialisation des étudiants scientifiques. De mon
point de vue, c’est bien cela le plus grave. Les priver
d’histoire-géographie, c’est accentuer le divorce entre les sciences et
les lettres. C’est le faire de plus en plus tôt, alors qu’il faudrait
le faire le plus tard possible. A tort, j’avais crû que le modèle du
« socle commun » aurait pour mérite de limiter le processus de
spécialisation. Raté.

 

Avec Luc Chatel, l’histoire-géo ne passe pas en terminale

 
La
décision de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale
scientifique provoque une levée de boucliers chez les profs, chercheurs
et universitaires. Présentée dans quatre jours, la réforme du lycée est
de plus en plus contestée…

Ça chauffe
dangereusement pour Luc Chatel. À quatre jours de sa présentation
détaillée devant le Conseil supérieur de l’éducation – jeudi prochain
–, la réforme du lycée, esquissée dans ses grandes lignes fin novembre,
rassemble contre elle un front du refus de plus en plus large. Aux
protestations de la FSU, première organisation dans l’enseignement, de
la CGT éduc’action, des syndicats de lycéens UNL et Fidl, et des profs
de sciences économiques et sociales, se sont ajoutées, ce week-end,
celles des historiens.

Une mesure utilitariste et À courte vue Hier, dans le Journal du
dimanche, vingt universitaires et chercheurs ont lancé un appel
retentissant contre la décision de rendre optionnelle
l’histoire-géographie en terminale S. Des personnalités tels Jacques Le
Goff, Jean-Pierre Azéma, Antony Beevor ou encore André Kaspi et
Benjamin Stora jugent « impératif d’annuler » cette mesure « inspirée
par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec
les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la
formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de
la réflexion civique des futurs citoyens ». Selon le projet de réforme,
les lycéens ayant choisi la série scientifique n’auront plus de cours
d’histoire-géo obligatoires en terminale. L’épreuve d’histoire-géo du
bac serait organisée à la fin de la première. Année au cours de
laquelle ils bénéficieraient de quatre heures de cours hebdomadaires
pour cette matière, contre 2 h 30 actuellement. Pour ceux qui le
souhaitent, deux heures d’histoire subsisteront sous forme d’option en
terminale. Le but officiel du ministère est de revaloriser ainsi les
filières L et ES en dissuadant les candidats à des études comme
Sciences-Po de passer par la série scientifique, plus valorisée et dans
laquelle se lance un élève de terminale sur deux. Il s’agit aussi de
renforcer la spécialisation en terminale S pour « mieux préparer » aux
études supérieures et de faire de la place à « l’accompagnement
personnalisé ». « On ne supprime pas le programme d’histoire-géo en
terminale scientifique, ce programme sera vu en première, s’est défendu
hier Luc Chatel. Que les élèves soient en filière scientifique ou
littéraire, ils auront en première quatre heures d’histoire-géo, une
discipline qui fait partie du tronc commun de matières partagées.
L’histoire-géo va garder la place éminente qui a toujours été la sienne
dans le système éducatif français. »

le pouvoir face à ses paradoxes L’argumentaire ne convainc pas.
« C’est cocasse, voire ironique, a réagi Benjamin Stora. Rendre une
filière optionnelle, c’est la condamner à terme. Or, tout le monde sait
que l’enseignement de l’histoire est essentiel pour se situer dans le
monde contemporain et affronter les défis du futur. » Et les
signataires de l’appel ne manquent pas de souligner le paradoxe du
pouvoir en place qui glorifie, un jour, les souvenirs de la « France
éternelle » et détruit, le lendemain, leur apprentissage. « Au moment
où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de
lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le
pays, cette mesure, font-ils valoir, va priver une partie de la
jeunesse française des moyens de se faire sur la question une opinion
raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi
la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. » La
polémique fait tâche d’huile. Hier, de nombreuses personnalités – dont
les UMP Hervé Mariton et Renaud Muselier – ont apporté leur soutien à
cet appel des historiens. Pour Luc Chatel, l’affaire pourrait tourner
rapidement au casse-tête. Et cristalliser les mécontentements sur le
dossier de la réforme du lycée, plus que jamais explosif.

Laurent Mouloud

 

 



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