Manifestations lycéennes

Article Midi Libre UZES

Lycée Gide: blocus reconduit pour protester contre la réforme

lycée grève mardi.jpg

Divers matériaux, des pancartes et cartons reprenant divers slogans (La suppression n’est pas la solution, préserver notre système, futur cimetière, lycée réformé…) barraient mardi l’entrée du lycée Charles Gide.

La veille au soir, après un vote consultatif (300 pour et 30 contre) de plus de 400 élèves sur les 740 que compte l’établissement, était en effet reconduit le blocus du lycée.

Les lycéens continuaient à informer la population en distribuant l’après-midi des tracts.

Une lycéenne résumait l’accueil reçu:«Les gens snt surpris du calme qui règne dans notre manifestation. Ils posent parfois des questions, écoutent nos doléances et acceptent le tract que nous leur donnons

Que comporte ce tract?

Le rejet d’une réforme « fille » qui a le même objectif que la réforme « mère« : »faire des économies ce qui est le réel et unique soucis du gouvernenemt ».

Sont détaillés les points d’achoppement:

la suppression des postes;

un accompgnement personnalisé de 2 heures par semaine sans alourdir l’emploi du temps donc « on supprime en enseignement« ;

l’incohérence du tronc commun qui faciliterait le passage d’une filière à l’autre et éviterait le redoublement à condition de suivre un stage assuré par des professeurs volontaires pendant les vacances scolaires:

la suppression d’heures en maths, science physique et SVT en filière S, ce qui devrait rendre plus difficile l’intégration en enseignement supérieur;

la valorisation des langues en terminale alors que les lycéens n’ont pas la possibilité d’acquérir correctement les langues.

Les enseignants doivent quant à eux se réunir vendredi 4 décembre, à 11 heures, en salle des professeurs du lycée pour débattre de cette réforme et rédiger un communiqué.

 

Article Midi Libre Nimes

NIMES – Les lycéens renforcent leur mouvement

Un peu partout ce matin à l’entrée des lycées nîmois, des blocus ont été installés de manière plus ou moins éphémère. Le mauvais temps n’a pas dissuadé les opposants à la réforme des lycées de reprendre un mouvement qui, hier mercredi, s’était affaibli. Cet après-midi, les jeunes annoncent une manifestation au départ de la Maison Carrée à 14 h.

Plus d’informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.



Luc Châtel a reçu le SNES mardi 1er décembre.

Logo SNESIl est resté sourd à toutes les demandes sur tous les dossiers évoqués : budget et suppression de postes à la rentrée 2010, autonomie des établissements, réforme du lycée, revalorisation, mastérisation.
La CSL (Commission spécialisée des lycées) s’est réunie mercredi 2 décembre pour examiner la réforme du lycée. Le ministère a affiché sa volonté de maintenir en l’état l’ensemble des textes qu’il présentait et d’imposer sa réforme, malgré la demande du SNES et de l’intersyndicale. Il réunira le CSE (Conseil Supérieur de l’Education) le jeudi 10 décembre, entendant ainsi clore la phase de consultation.
Le ministre a donc décidé de passer en force :
Sur l’autonomie des établissements (collèges et lycées), renforçant les prérogatives pédagogiques du chef d’établissement et installant une hiérarchie intermédiaire désignée par le chef d’établissement.
Sur la réforme des lycées, dénaturant les disciplines, remettant en cause les heures de premières chaires, diminuant les horaires disciplinaires, préparant les suppressions de postes à la rentrée 2011…
Sur la réforme des concours du recrutement, utilisant les étudiants comme moyen de remplacement.
Il faut l’arrêter et imposer une autre politique éducative.
Le SNES est déterminé à poursuivre et amplifier l’action après la grève du 24 novembre.
C’est pourquoi il a décidé le principe d’une manifestation nationale en janvier qu’il proposera dans le cadre de la FSU.

En lien avec l’intersyndicale second degré (SNES, CGT, SNEP, SNETAP, Sud, SNALC, FO, SNCL), le SNES arrêtera vendredi soir un dispositif d’action nationale pour le jour de la réunion du Conseil Supérieur de l’Education (10 décembre). Il vous en fera part immédiatement par une « lettre flash » électronique. Cette action s’articulera avec les initiatives prises le 15 décembre sur le projet de « masterisation » dans le cadre de l’intersyndicale formation des maîtres

L’urgence est d’informer rapidement l’ensemble de nos collègues sur la situation et en particulier sur les projets concernant le lycée et le rôle et fonctionnement du Conseil pédagogique, ainsi que le renforcement du rôle pédagogique du chef d’établissement.



Présentation officielle de le réforme du lycée par le Ministère

A télécharger ci-dessous un diaporama du Ministère :

Présentation officielle de le réforme du lycée par le Ministère dans Réforme du lycée pdf Lycée 2010



Mastérisation : la vérité sort de la bouche du député

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Article Libé.fr
 

 

 

La mastérisation sert à détruire des postes d’enseignants. Et elle se traduira par une accentuation du sentiment de dévalorisation du métier. Tract syndical ? Non, rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l’Assemblée nationale en octobre.

Rassurons tout de suite l’électorat UMP, Jean-François Coppé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est… pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d’autant plus intéressant de le citer. Voici ce qu’il écrit à la page 7 de son rapport : «D’autre part, le schéma d’emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l’un des effets est d’affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s’ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :
9 182 emplois d’enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;
6 733 emplois d’enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d’éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ;
1 876 emplois de stagiaires dans l’enseignement privé (soit 625 ETPT).
»

La vérité sort donc parfois du puits… ou de l’Assemblée Nationale. Une vérité niée par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse l’an dernier, tout au long du conflit qui les a opposé aux universitaires sur ce point. Sur lequel Valérie Pécresse et Luc Chatel viennent de prendre des décisions qui ont soulevé une large protestation. Tout dernièrement, des Conseil d’Administration d’université ont voté des motions refusant cette réforme (Bordeaux-4, Strasbourg, Nice…).
Le député Dominique Le Mèner fait aussi litière d’une rengaine presidentielle et ministérielle : la mastérisation c’est pour permettre une revalorisation salariale conséquente du corps enseignant dont le statut social est mis à mal par des revenus qui n’ont pas suivi l’évolution sociale et leurs niveau de formation. Citons Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2007 : « Je souhaite faire de la revalorisation du métier d’enseignant l’une des priorités de mon quinquennat parce qu’elle est le corollaire de la rénovation de l’école et de la refondation de notre éducation ». Il faut ajouter que notre Président a parfois des accès de franchise, car il ajoutait : «J’ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d’achat se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devient plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail.»

Certes, Le Mèner fait lui aussi reluire cette perspective radieuse… mais comme il n’en croit pas un mot – il est bien placé car il vote le budget – il pointe surtout la perspective de voir des enseignants dont on aura reconnu un niveau de formation à bac plus 5 encore plus en retard sur les salariés de même niveau de formation.
Comme il n’ose pas le dire lui même, il cite la sociologue Agnès van Zanten, auditionnée par ses soins: «Quant aux enseignants les plus jeunes, ils vivent une autre forme de dévalorisation. À la différence de leurs aînés, qui ont vécu en  «vase clos», ils comparent leur statut avec celui des autres professions et mettent par conséquent l’accent sur leurs conditions de travail,jugées usantes (car répétitives), et sur l’absence de reconnaissance financière de leur métier. L’arrivée des nouvelles générations d’enseignants dans la carrière, couplée à la hausse de leur niveau de recrutement qui résultera de la mastérisation, renforcera ce sentiment de dévalorisation. Mais elle peut être aussi l’occasion – « historique » – de rénover le métier d’enseignant.»

Soucieux de précision, Dominique Le Mèner introduit dans son rapport, page 14, le tableau suivant, fort instructif avec le salaire annuel moyen brut des enseignants à plein temps en équivalent dollards US convertis sur la base des parités de pouvoir d’achat (donc ne cherchez pas votre salaire en euros la dedans) :
Tableau comparatif salaires enseignants
Comme on dit dans le milieu sportif : yapaphoto !

Par ailleurs, le rapport confirme la suppression de 15 400 emplois d’enseignants dans le budget 2010, ce qui correspond au remplacment de 53% des départs à la retraite. Curieusement, le député y voit la preuve du sérieux de la promesse de revalorisation : moins nombreux, les enseignants seront donc mieux payés…
Pour que cette idée soit perçue par les enseignants, en espérant qu’ils auront la reconnaissance du ventre lors des élections, le gouvernement et les députés UMP ont donc décidé de faire passer l’essentiel de la «revalorisation» par des mesures de types primes (pour heures supplémentaires, entrée dans le metier…), indemnités diverses (professeurs principaux…), et promotions individuelles sur la base d’un «mérite démontré», car cela fait plus d’effet psychologique qu’une augmentation indiciaire pour tous (page 17 du rapport). Quant cette fameuse augmentation indiciaire, il qualifie de «délicate» la reconnaissance de la qualification à bac plus 5, puisqu’il faudra intervenir sur les niveaux de salaires suivants afin de ne pas provoquer des «inversions de carrières» pour les un peu moins jeunes. Du coup, le montant de la dite revalorisation demeure mystérieux.



Position de l’association des professeurs de SES sur la réforme

Communiqué de presse de l’APSES du 20 novembre 2009 : Les SES et la série ES paient le prix fort de la réforme du lycée

Le contenu de la réforme du lycée rendu public par le Ministre de l’Education nationale suscite un profond mécontentement chez les professeurs de Sciences Economiques et Sociales (SES). Les enseignants de SES tiennent à souligner le décalage qui existe entre la communication de Luc Chatel et le contenu précis de la réforme du lycée qu’il propose.

Les SES dans la classe de seconde

Le Ministre annonce ainsi que les « cours d’économie seront obligatoires » en classe de seconde. Mais de quels cours d’ « économie » parle-t-il ? Que deviennent les autres sciences sociales (notamment la sociologie, l’anthropologie, la science politique) dont chacun se félicite de l’importance à diverses occasions, comme dernièrement lors des hommages rendus à Claude Lévi-Strauss ? Dans quelles conditions ces cours seront-ils dispensés ? La réforme du lycée fait en effet passer les horaires alloués à l’enseignement des SES de 2h30 hebdomadaires à 1h30 en classe de seconde. Cela constitue une étonnante manière de favoriser la formation économique et sociale des lycéens. Le Ministre s’obstine par ailleurs à refuser d’intégrer les SES aux enseignements communs de la classe de seconde. Cet enseignement demeure optionnel, au choix avec un enseignement d’ « économie appliquée et gestion », et les élèves suivant un enseignement artistique, de LV3 ou de langues de l’antiquité pourront en être dispensés.

Son prédécesseur, Xavier Darcos, avait pourtant convenu que les lycéens avaient besoin de SES et avait annoncé son intention de les intégrer aux enseignements obligatoires en classe de seconde. Mais c’était il y a un an : la continuité et la cohérence ne semblent pas de mise au Ministère de l’Education Nationale. Sur les 23h30 d’enseignements dispensés de façon obligatoire aux élèves de seconde, est-il à ce point inconcevable de faire une place à un enseignement de SES ? La demande d’une meilleure compréhension des enjeux contemporains s’exprime très largement dans toute la société. L’école ne peut rester sourde à cette demande que chaque enseignement de l’actuel tronc commun vise à satisfaire, mais qui suppose également de pouvoir mobiliser des connaissances et des méthodes des différentes sciences sociales (et pas seulement ceux de la science économique), ce que permet l’enseignement de SES. Est-il enfin nécessaire de rappeler que les SES sont le seul enseignement général central d’une des trois séries à ne pas être proposé obligatoirement aux élèves de seconde afin d’éclairer leur choix d’orientation tout en participant à leur formation générale en sciences sociales ? Qu’est-ce qui justifie ce traitement discriminatoire de l’enseignement de SES ?

Les SES dans le cycle terminal

La place accordée aux SES dans le cycle terminal pose trois problèmes. Tout d’abord, parmi les disciplines majeures des trois séries, l’enseignement de SES est celui qui dispose du volume horaire le moins élevé : il y a 8 heures de philosophie en série L, 8h30 d’enseignements scientifiques en série S, et seulement 5 heures de SES en série ES. Une égale dignité des différentes séries ne peut donc passer que par un horaire plus conséquent de l’enseignement de SES en cycle terminal, et des marges de manœuvre existent puisque l’horaire total des élèves est plus faible en série ES que dans la série S. Par ailleurs, le volume horaire de l’enseignement de spécialité en série ES est abaissé à 1h30 alors même qu’il est de 2h en série S et de 3h en série L. Cette inégalité de traitement est inacceptable. Enfin, la partition imposée de l’économie (« approfondie ») et des sciences sociales préfigure une dénaturation de la démarche même des SES que les professeurs de SES refusent. L’APSES prend également acte de la création d’un enseignement de spécialité « Droit et grands enjeux du monde contemporain » en TL que les enseignants de SES ont vocation à enseigner, dans la mesure où cet enseignement devra mobiliser des connaissances en économie, sociologie et science politique, et demande à ce que l’inspection générale de SES participe à l’élaboration de son programme.

Un rééquilibrage des séries au détriment de la série ES ?

Plus globalement, la rénovation du cycle terminal du lycée donne le sentiment que le rééquilibrage revendiqué des séries passe en fait par le siphonage d’une série ES déstabilisée (par la réduction des horaires en SES et la suppression des spécialités Mathématiques, Langues et Science politique en première) tout en renforçant l’attractivité des séries L et S alors que le Ministre lui-même reconnaît que l’actuelle série ES fonctionne bien ! Aux trois niveaux d’enseignement, les heures dédoublées ne seront plus garanties nationalement mais affectées localement selon les rapports de force et les ajustements de services établissement par établissement. Cela signifie donc que certains professeurs de SES auront la chance d’utiliser Internet ou des groupes réduits pour faire travailler leurs élèves sur des bases de données INSEE, des enquêtes sociologiques ou des démarches expérimentales en sciences sociales alors que d’autres seront réduits à des cours frontaux à 35 élèves par classe. Quel poids les professeurs de SES auront-ils localement face aux demandes des enseignements de tronc commun pour demander ces dédoublements en seconde, alors même que les élèves découvrent une discipline absente du collège ? Comment mettre en place le nécessaire apprentissage des méthodes des sciences sociales, leur mise en pratique et leur évaluation au baccalauréat s’il n’y a pas d’heures à faible effectif en SES dans tous les établissements ?

Pour toutes ces raisons, l’APSES appelle tous les professeurs de SES et tous ceux, citoyens, parents d’élèves, anciens élèves et élèves qui souhaitent défendre les SES et la série ES à s’intégrer dans les cortèges des manifestations du 24 novembre un peu partout en France, et à manifester le mercredi 2 décembre à Paris (voir http://www.apses.org/initiatives-ac…).



Position de l’association des professeurs de Physique Chimie sur la réforme

UdPPC
La réforme du lycée
Un projet désastreux pour les sciences physiques et chimiques !

Depuis de nombreuses années, l’Union des professeurs de physique et de chimie (UdPPC)
demande :
- une réforme globale des lycées généraux et technologiques,
- un enseignement de culture scientifique pour tous, associé à la possibilité de choix
scientifique ou technologique dès la seconde pour les élèves qui le souhaitent,
- des cycles terminaux très marqués avec, pour la filière scientifique, une augmentation de
l’horaire global de sciences cumulé sur la première et la terminale,
- que l’importance du caractère expérimental des sciences physiques et chimiques soit
réaffirmée ce qui nécessite des activités en groupes à effectifs réduits.
L’UdPPC a pris connaissance du projet de réforme du lycée et fait les constats suivants :
- L’enseignement technologique, qui pourtant concerne plus du quart des élèves
scientifiques, n’est pas intégré dans une réflexion globale ; aucune indication n’est donnée
quant à sa place et à ses objectifs dans le dispositif général.
- Le projet ne prévoit pas d’enseignement de culture scientifique pour tous et remplace en
seconde des enseignements de détermination scientifiques et technologiques de 3h par un
seul enseignement d’exploration de 1,5h.
- La structure proposée en première scientifique entraîne la perte de 4,5h d’enseignement
scientifique : 1,5h en sciences physiques et chimiques (33 % de l’horaire actuel), 1h en
sciences de la vie et de la Terre (25 %), 1h en mathématiques (20 %) et 1h de travaux
personnels encadrés (50 %). Ces diminutions ne sont pas compensées en terminale.
- La gestion locale des moyens horaires ne garantit plus la mise en place d’effectifs réduits
statutaires, ce qui fait peser une lourde menace sur le caractère expérimental des disciplines
scientifiques.
Le projet de réforme se fixe deux objectifs majeurs, une orientation retardée et un
accompagnement personnalisé, objectifs auxquels il sacrifie tout le reste :
- L’orientation positive vers l’enseignement technologique, qui n’intervient qu’en fin
de troisième, est fortement déstabilisée suite à la disparition des enseignements de
détermination adaptés.
- Afin de permettre quelques réorientations marginales en première, le projet réduit la
formation scientifique pour tous.
- Sous couvert de la mise en place des heures d’accompagnement à budget constant,
les horaires diminuent dans toutes les disciplines, ce qui contribuera à accroître les
inégalités sociales entre les élèves qui peuvent recevoir un complément de formation
scientifique ailleurs qu’au lycée et ceux des familles moins favorisées.
Les conséquences immédiates de ce projet de réforme seront désastreuses pour
l’orientation des élèves qui sont actuellement en troisième.
Au nom d’une orientation annoncée plus progressive, plus ouverte, plus juste, ce projet
valorise en réalité l’orientation la plus tardive possible et, en conséquence, met en place des
filières insuffisamment différenciées en première.
Une fois de plus, hélas, pour des raisons de méthodes et de calendrier l’UdPPC ne peut que
demander le retrait de cette réforme.
L’UdPPC réaffirme, en revanche, la nécessité d’une réforme ambitieuse. Il convient de
réfléchir, dans l’ordre : aux objectifs du lycée, aux structures et en dernier lieu aux contenus
de formation.
Le 25 novembre 2009



Position de l’association des professeurs de SVT sur la réforme

APBG



La Réforme du lycée version Luc Chatel : danger ! Avis de tempête !

Éditorial logo SUD

Le projet de réforme du lycée a été dévoilé le 19 novembre. Loin de toute considération pédagogique, il s’explique principalement par l’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans la fonction publique et spécialement dans l’éducation qui doit y contribuer pour 80000 suppressions de postes d’ici 2012. Comme nous le montrerons cela s’accompagne d’une régression des conditions de travail des enseignants, de la qualité des enseignements et en particulier de ce qui peut aider à la construction d’un sens critique par les lycéens. Retour sur un mauvais film… dont nous pouvons encore changer le scénario en nous mobilisant avec les lycéens et leurs parents.

En octobre le président annonçait la reprise de la réforme du lycée abandonnée à l’automne dernier par Darcos devant la mobilisation lycéenne. Affirmation du « droit à l’erreur et à la réorientation » en cours de scolarité, revalorisation des baccalauréats technologiques et de la filière littéraire, accompagnement personnalisé des élèves, renforcement de l’apprentissage des langues étrangères, de la place de la culture et de l’art dans les lycées, renforcement des liens avec le supérieur et les entreprises étaient au programme. Nous constations une réforme allégée par rapport à la mouture Darcos, mais constations sa dangerosité pour les élèves et les personnels. Dans le même temps les syndicats qui avaient déjà signé l’an dernier les points de convergence avec Darcos étaient autorisés à discuter voire à négocier la réforme. [1]

Avec le projet de L. Châtel, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Éducation, nous assistons à un net durcissement. Il s’agit clairement de rentabiliser le travail des enseignants : alourdissement du nombre de classes à prendre en charge, mise au pas de la profession avec la création d’une hiérarchie de professeurs intermédiaires (renforcement du rôle du conseil pédagogique), multiplication des tâches intégrées à nos services (aide) ou effectuées en heures sup. (tutorat, orientation) alors que le gouvernement ne cache plus sa volonté d’en finir avec les COP (conseillers d’orientation psychologues) et le service d’orientation propre à l’Éducation.

Dans le même temps la qualité des enseignements est bradée : ponctions horaires globales importantes, suppressions des dédoublements sous couvert d’une aide « fourre-tout » pour les élèves, mise en concurrence des disciplines entre elles. Dans ces conditions on peut s’interroger sur le maintien du bac comme 1er grade universitaire. Pour les élèves, ce projet renforcera toujours davantage le développement d’un lycée à plusieurs vitesses et aggravera la reproduction des inégalités sociales. SUD Éducation ne se retrouve en rien dans cette vision d’un lycée pour chacun au détriment du droit à l’éducation pour tous.

Le projet doit être présenté au CSE le 10 décembre et entrer en application à la rentrée 2010 en seconde. Pour autant rien n’est joué et le ministère a déjà reculé l’an dernier devant les lycéens. Après la grève du 24 novembre il faut amplifier les mobilisations avec l’ensemble des personnels, les lycéens et les parents qui refusent cette régression. Tous ensemble nous pouvons faire reculer le gouvernement et imposer un débat pour une véritable démocratisation du lycée.



Lycée Charles Gide d’UZES : 3ème jour de blocus

Blocage gide 27/11/09blocus1

Après un vote consultatif, de plus de 400 élèves (sur les 740 élèves de l’établissement), organisé lundi 30 Novembre,

blocus2
les lycéens de Charles Gide d’UZES, ont reconduit le blocus de l’établissement

(330 suffrages exprimés : 300 votes pour le blocus, 30 contre le blocus).

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Ils vont continuer à informer la population d’Uzés en distribuant des tracts cet après midi.

tract gide

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Nimes. LycéeLe blocus a repris à Hemingway et Camus

 

DRPhoto Fabrice ANDRES
RAPPEL : Les manifestations ont débuté mardi dernier dans plusieurs lycées

Rien à voir avec la violence de jeudi dernier. Pas d’agression ni de voitures incendiées ou renversées, pas d’altercations entre jeunes et force de l’ordre, pas d’interpellation non plus. Hier matin, des lycéens d’Hemingway et de Camus ont relancé le blocus des établissements, calmement.
Palettes, barrières et poubelles ont été placées à l’entrée des deux établissements, un feu de container a pris devant le lycée Daudet, sans causer de dégâts. Les lycéens, une centaine à Hemingway (sur 1 200 inscrits), environ 200 à Camus et certains élèves de Mistral, disent s’opposer à la réforme des lycées, en cours d’élaboration par le ministre Luc Chatel. « L’an passé, on s’est mobilisé, la réforme a été annulée, on fait pareil ! » , lâchent Mélissa et Jeanne. Priscilla, déjà manifestante en 2008, s’inquiète des « suppressions de postes, de la disparition de l’histoire géo en terminale S ».
Les proviseurs craignent, eux, un effet boule de neige. S’il ne concerne qu’une minorité de jeunes et perturbe peu les cours, le mouvement peut dégénérer. Hier matin, devant les portes de Camus, la situation s’est tendue en quelques minutes entre les manifestants et Jean-François Pons, proviseur, qui a « débarrassé une entrée de manière assez musclée », comme il l’avoue lui-même, en renvoyant une palette de bois sur les jeunes. « Lorsque les élèves se transforment en voyous, je ne supporte pas », affirme ce chef d’établissement, qui avait déjà insulté des jeunes jeudi dernier. « Ce qui est arrivé ce matin (hier matin, NDLR) , n’était pas prévu, reconnaît Anne-Marie Brugeas, proviseur à Hemingway. Il ne faudrait pas que le mouvement s’installe dans la durée. Ça part d’un noyau qui tient le mouvement. On sait que ça peut tourner rapidement. » A Dhuoda, le personnel a demandé la carte de lycéen à tous ceux qui pénétraient dans l’établissement. Le mouvement n’a pas non plus atteint Philippe-Lamour, mais la responsable Catherine Gwiezdiel reste « très attentive ». Débutées la semaine derrière, ces manifestations qui se déroulent le matin, à la rentrée des classes, sont très localisées, et nimo-nîmoises. Dans les villes voisines, (Montpellier, Avignon), aucun lycée n’est bloqué.

Agathe BEAUDOUIN



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